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coperhead
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4,0
Publiée le 13 juin 2018
Très bon film d'un des maitres du western contre le racisme primaire que les noirs devaient subir 15 ans seulement après l'abolition de l'esclavage . Grace aux nombreux flash-back souvent réussis , le procès du sergent noir condamné d'avance par beaucoup reste prenant tout le long du récit . Quelques scènes d'anthologie comme l'arrivée du train dans cette gare déserte ou doit débarquer la jeune femme . Certaines critiques peuvent considérer ce film comme mineur chez Ford mais de là à lui attribuer une note de 1 soit très mauvais ....Pour ma part je n'ai jamais mis une note inférieur à 2 par respect pour le travail de Réalisateur.
Un western trop vieillot et trop lisse et propre pour me plaire. Le sergent noir est tout de même une curiosité mi western mi film de procès à l américaine. Le propos anti raciste montrant des noirs américains conscients qu'ils sont jugés et condamnés d'avance trouve encore aujourd'hui un écho troublant dans l actualité. Mais les décors, et surtout le jeu des acteurs font bien trop datés pour faire passer encore correctement le message aujourd'hui et qu'il soit un bon film.
Vers la fin de sa carrière, J. Ford n'a plus rien à rpouver et plus rien à perdre, le voilà donc qui signe un film anti-raciste d'une grande force et qui offre à W. Strodde un rôle en or que le comédien saura apprécier. Le voilà donc magnifié en héros fordien, courageux, brave et intègre et qui braver tous les préjugés, tous les obstacles, pour faire triompher la vérité. Voilà un homme accusé à tort d'un crime ignoble et qui va se battre pour sa vie mais aussi celle des siens, ses compagnons de régiments. La mise en scène de Ford est toujours aussi splendide tandis qu'il alterne avec brio flashbacks et scènes de prétoire, le tout avec quelques petites notes d'humour. Le sujet est sombre, il le traite avec intelligence et malice, signant un film à thèse autant qu'un divertissement, avec des acteurs merveilleux dans une reconstitution soignée. Il n'oublie pas à l'occasion d'être épique et ses plans dans les espaces naturels et sauvages de Monument Valley sont toujours un régal pour les yeux. Un western mâtiné de film de procès prenant, violent parfois et qui nous montre un génie du genre qui s'éclate et qui n'a pas peur d'être frontal. Du beau cinéma, en dépit de quelques petits défauts et qui s'éternise parfois un peu. D'autres critiques sur
John Ford est alors en fin de carrière lorsqu’il nous livre « Le sergent noir», un western humaniste où l’on suit le procès autour d’un sergent noir accusé de viol défendu par un lieutenant dans une situation mal embarquée.
Le film s’ouvre dès le début sur le procès militaire où l’on découvre les différents protagonistes, de l’accusé de noir aux deux avocats et John Ford construira son film avec différents flash-back utilisés intelligemment durant le procès permettant de découvrir l’histoire et les personnages. Il reste toujours sobre et juste dans le traitement du racisme dans l’armée (que ce soit par de grands ou petits gestes). L’histoire est bien écrite et mis en scène, là aussi avec sobriété, et Ford nous captive de bout en bout jusqu’au twist final bien réussi. La reconstitution studio est vraiment bien faite et sublimé par la réalisation et les cadres de Ford. Les personnages sont intéressants que ce soit celui du sergent noir, du lieutenant qui le défend ou bien le personnage féminin, le seul témoin sauvé par ce sergent. De plus ils sont très bien interprétés et notamment par Woody Strode, le sergent en question.
Ford n’oublie pas non plus quelques petites touches d’humour pour ce western qui, s’il ne fait pas parti de ses meilleurs films, s’avère très bien réussi, intelligent, humaniste et captivant de bout en bout.
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3,0
Publiée le 25 avril 2014
John Ford peut-être considèrè indubitablement comme le maître du western! Toutes les histoires du cinèma citent des films lègendaires comme "The Searchers" ou "The Man Who Shot Liberty Valance", mais rarement "Sergeant Rutledge" dans les premiers! Pourtant en 1960, le cinèaste mettait une fois de plus en question le racisme où l'on voyait un lieutenant de l'US Cavalry (Jeffrey Hunter) prendre tous les risques pour sauver un sergent noir accusè de viol et du meurtre de son commandant de poste! Woody Strode se montre à la hauteur de son personnage et trouvait là le meilleur rôle de sa carrière! On le suit des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse de « l'ombre » , un prisonnier avec une mauvaise affaire sur les bras qui voudrait qu'aucun de ses amis du 9e règiment (sa famille, sa libertè, sa vraie raison de vivre) ne subissent aucune consèquence! Un Noir ne peut sortir vainqueur d'un tel combat...et pourtant c'est mal connaître le cinèma de John Ford qui signe là un film antiraciste carrè et èmouvant rappelant la prèsence des Noirs dans la cavalerie! On notera que les plaines dèsertiques et les rochers de Monument Valley sont toujours aussi splendides à regarder...
Cette réalisation de John Ford alterne habillement film de procès et western et utilise avec un certain brio les flash-backs. Un appétissant divertissement où Woody Strode interprète, avec sobriété, ce "Sergent Noir", accusé de viol et d'un double-meurtre. Plaidoyer contre le racisme et l'intolérance, j'ai été emballé par cette histoire plutôt bien construite et assez prenante jusqu'au twist final, malgré 1 ou 2 scènes inutiles, quelques rôles caricaturaux, le tout parsemé d'une touche d'humour sympa mais un poil potache.
Parmi la filmographie de John Ford, Le sergent noir fait figure de film détonant, surtout à l'époque de sa sortie, en 1960, où les noirs américains bataillent pour la reconnaissance de leurs droits civiques. Ford, souvent qualifié à tort de conservateur, fait preuve d'audace en réalisant un film courageux et humaniste. Il utilise abondamment le flashback, ce qui facilite et agrément aisément la compréhension du scénario, au lieu de se contenter du lieu unique du tribunal. Certains personnages sont caricaturaux, comme le président du tribunal, le colonel Fosgate, aux allures comiques et autoritaires, ainsi que sa femme Cornelia, témoin à charge, ouvertement raciste et exagérément maniérée et empruntée, à la limite de l'agacement. Idem, pour le capitaine Shattuck, avocat de l'accusation, volontairement provocateur et incisif. A cpntrario, le lieutenant Cantrell, incarné par Jeffrey Hunter, défend le sergent Rutledge avec conviction et détermination. Habitué des rôles décisifs, Woody Strode interprète brillamment avec justesse et une grande dignité le rôle du sergent accusé. Si l'on peut reprocher à Ford une certaine fantaisie dans le traitement de cette affaire, comme le fantasque président du tribunal ou bien la scène où le tribunal se retire et joue aux cartes, ce film n'en constitue pas moins un formidable plaidoyer en faveur de l'égalité des races.
Ford mélange habillement le film de procès et le western. Dans un plaidoyer contre le racisme intelligent,la façon d'introduire les flashbacks est très bien vue.
Beau plaidoyer de Ford pour la tolérance et contre les préjugés ; avec Les Cheyennes il rendit hommage aux Indiens avec Le Sergent noir c'est aux noirs qu'il rend hommage mais de façon moins appuyé et plus sobre. Sans être le plus connu ni le plus grand film de John Ford Le Sergent noir n'en reste pas moins un remarquable film qui offre un beau rôle à Woody Strode (le sergent noir en question) et comme pour L'Homme qui tua Liberty Valance il utilise avec efficacité les flashback (exercice pas toujours facile dans un film) et le clou final inattendu est bien trouvé. Un beau western.
Cet excellent film met en valeur la pureté et la noblesse d'esprit du Sergent Rutledge ainsi que de son ardent défenseur; c'est passionnant et admirablement tourné. A quand le DVD???
Un très beau plaidoyer contre l'intolérance où le réalisateur John Ford montre que le racisme n'est pas forcèment qu'une affaire de paroles menaçantes ou de grands gestes bléssants mais qui peut aussi au contraire s'exprimer par de petits gestes (voir le soldat qui se bouche le nez à l'approche de l'accusé au début du film !) ou de petites paroles. Par raconter son récit, Ford utilise la méthode des flash-backs qu'il utilisera deux ans plus tard dans l'admirable "Homme qui tua Liberty Valance". La façon dont il obscurcit la salle et éclaire la personnage qui témoigne pour introduire un flash-back est d'une très grande intelligence. De plus, la distribution est de très grande qualité. Un film qui force le respect.
John Ford est un monument,le temps le consacrera,les générations apaisées du 22 ième siècle sauront faire ressortir son amour de la part de grâce qui est en chacun de nous.Ce film qui peut paraitre caricatural est un monument de mise en scène et aussi un gage d'amitié pour Woody Stroode qui ne le décevra jamais ,puisque c'est lui qui lui tiendra la main au moment ou il rendit son âme au Dieu de Jésus-Christ auquel il croyait.C'est un film que j'adore mais je reconnais qu'il existe une bonne vingtaine de ses 58 films parlants qui lui soient supérieurs en tant qu'"oeuvres cinématographiques". Pourtant,il n'y a pas mieux ,pour expliquer à ceux qui ne savent pas voir ce qu'on appelle la "mise en scène" ,que la séquence du train arrivant dans une petite gare d'Arizona en pleine nuit. Vous situez le lieu,l'heure et l'action :un train arrive,il doit déposer une jeune femme,son père doit l'attendre mais il ne sera pas là,le train va repartir et la jeune fille va rester seule,elle découvrira le chef de gare tué par une flèche... 2 indiens rodent,le sergent noir interviendra...Comment filmer tout cela en utilisant les Couleurs, les bruits,les acteurs et les mouvements de la camera?Prenez 10 minutes pour imaginer comment vous ferriez;puis regardez comment fait John Ford...C'est d'une beauté sans pareille.
Un procès, un film en flash-backs perpétuels, le meurtre d'une adolescente, un racisme quotidien, et une population entière voulant lyncher cet officier ! Parfois, drôle et pétillant, ce grand Ford reste par son propos, sobre et unique par sa réalisation, un must-see ! Joyce, it's still the wild wild west !
Une bonne idée du racisme aggravé ( ici, de plus, doublé d'ostracisme ) servi par la cause des fausses-accusations, du pointage de doigt et de ces oui-dires : Curieusement assez réel, le film n'a guère vieilli, surtout quand on observe quelques situations démontrant bien que cette "civilisation" ne s'est de toute façon qu'assez peu amélioré depuis...
"Le sergent noir" n'est pas un western mais plutôt un film de procès, dans lequel le racisme exerce une fonction de fond d'écran plus que de sujet principal. Reprenant le thème et la technique narrative du "Rashômon" de Kurozawa, John Ford multiplie les points de vue par l'intermédiaire des témoins de ce procès dont l'accusé est un de ces "buffalo soldiers" dont le rôle fut prépondérant dans la conquête de l'ouest, accusé du viol et du meurtre d'une femme blanche. Ford n'évite pas toujours l'écueil de la démagogie. En effet, Il faut reconnaître que, à l'instar des rôles interprétés par sidney poitier, "le sergent noir" est l'homme idéal, courageux, droit, honnête, comme si un personnage de couleur devait être pourvu de toute les qualités pour être acceptable. Toutefois, il s'agit là d'un défaut relevé a posteriori, hors du contexte de l'époque. Dans l'ensemble, le film se laisse voir avec un réel plaisir et présente tout de même l'avantage de montrer les noirs américains non pas seulement comme des victimes mais bien comme des acteurs de l'histoire américaine.