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JulienAllard
39 abonnés
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3,0
Publiée le 29 novembre 2013
Un bon cru des frères Coen mais clairement pas leur meilleur. La légereté du scénario me fait parfois penser à un téléfilm malgré de bons acteurs. Des frères Coen, je préfère leurs films dramatiques à leurs films comiques.
Qu'ont-ils voulu dire dans ce grand saut? N'ai-je rien compris aux sous-entendus? En tout cas, c'est le moins bon film des freres Coen. Heureusement qu'il y a les acteurs qui limitent la catastrophe
Une satire sociale du monde du travail signée par les frères Coen. Usant de leur si particulier sens de l’écriture, ils donnent un film un poil absurde, au ton franchement burlesque mais pourtant très juste et souvent drôle.
Très inspiré par Brazil il me semble avec une dose de Capra ce qui donne un excellent résultat drôle et inventif au moins jusqu'au trois quart du film. Je retiens en particulier la performance de Jennifer Jason Leigh, on a droit aussi à du bon Newman que j'aurai aimé plus présent. Par contre, sur la fin le soufflet retombe avec un Tim Robbins qui en fait des tonnes, là ou un James Stewart pour Capra avait juste le détachement suffisant.
Une comédie noire au scénario original et à l’humour bien dosé. Le président d’une très grande entreprise se suicide en sautant par la fenêtre du 45ème étage du building de sa société, suite à cet événement (qui peut paraître tragique, sauf aux yeux de certains des salariés), les membres du conseil d'administration décident d’embaucher un novice à l’allure simplet pour reprendre les rennes de la société afin de la faire couler pour que les actions chutent, comme cela ils pourront toutes les racheter à bas prix. Le Grand saut (1994) est la cinquième réalisation des frères Coen et elle se distingue très largement par son aspect visuel et sa mise en scène. Des dialogues riches et un casting énorme (le mot est faible), où l’on retrouve pour le plus grand plaisir dans les rôles titre un duo impensable : le regretté Paul Newman et l’hilarant Tim Robbins. Sans oublier les seconds rôles : Jennifer Jason Leigh, Anna Nicole Smith, Bruce Campbell, Steve Buscemi, John Goodman, etc. Si le film accuse quelques longueurs et baisses de régime, cette comédie n’en reste pas moins agréable à regarder. Au final, Le Grand saut nous donne irrémédiablement envie de faire du Houla-Hop !
Du bon Coen, d'une inventivité et d'une loufoquerie aussi surprenante qu'incroyable. L'histoire lorgne du côté de Billy Wilder (ce qui est un compliment), la direction d'acteurs est remarquable mais il faut souligner la prestation extraordinaire de Jennifer Jason Leigh. On déplorera juste le dernier quart d'heure où le film s'enlise dans un fantastique de pacotille qui n'avait rien de nécessaire.
Les Coen excellent quand ils s'attaquent ( au sens propre) aux différents genres cinématographiques pour nous les retricoter aussi acides que désopilants Ce grand saut dans une saga hollywoodienne teinte de tendresse leur démonstration sarcastique habituelle .Il nous emporte par la créativité des transpositions de leur propre univers:de l'horizontal au vertical ,du temps à l'espace et avec cet épilogue spoiler: suspendu en guise de suspens ...
Après le déjà très kafkaïen Barton Fink, les frères Coen repartent à l'assaut du conte moral, cette fois quelque part entre Chaplin et Gilliam, sur un air Looney Tunes (jusqu'à la limite du supportable parfois), bref, un condensé des influences des deux frères.
Revisitant le cinéma américain au fil de leurs pérégrinations temporelles, les voici à la fin des années '50 dans une histoire à la Capra, parfois encore un rien surjouée, opposant la simplicité imbécile et la duplicité féroce, mais au dénouement positif où le burlesque côtoie le ridicule assumé jusqu'à en faire jaillir de l'émotion, comme cette scène où Jennifer Jason Leigh entame l'hymne de Muncie dans un bar beatnik où on ne sert que du jus de fruits et du café.
Comme dans leurs autres oeuvres, les personnages féminins sont très peu nombreux mais l'héroïne n'est pas un faire-valoir, bien au contraire, et on finit par tomber amoureux de la journaliste qui était particulièrement crispante au début.
Enfin, on notera la présence d'un personnage angélique, maître du temps, sorte d'antithèse du démon tirant les ficelles dans Barton Fink.
En cinq films seulement, les frères Coen ont construit une oeuvre dense, à la fois variée, dans le scénario et la mise en scène, et cohérente dans ces petits détails et symboles qui constituent un univers propre.
A la suite du suicide du fondateur d'une grande entreprise, le conseil de direction élabore un plan pour qu'ils reprennent les actions de ce dernier, et ce plan inclue de mettre un "débile" à la tête de l'entreprise pour que ses actions baissent. Mais cette combine sera flairée par une journaliste têtu et le "débile" provoquera un succès inattendus en inventant le Hula Hoop. Tournée comme un conte moderne, il y a beaucoup de très bonne idée dans ce film des frères Coen, malheureux elles ne sont pas toutes bien exploités, et si l'idée est bonne, le scénario est pas forcément bien construit et le déroulement est prévisible et pire que tout moraliste. Après ce n'est pas ennuyant, on rentre bien dans le film, mais c'est une déception au vues des idées proposées. Les décors sont impeccables et en général la reconstitution est bien faite. Les acteurs sont excellent et en premier lieu Paul Newman et Tim Robbins. Un peu déçu, sans que ce soit nul ou mauvais, c'est même pas mal mais c'est un Coen mineur.
Un film brillantissime : drôle, ascerbe, loufoque et émouvant. La réalisation est impéccable ; "as usual" pour les deux frères les plus doués du cinéma américain. Leur regard est on ne peut plus lucide sur les dérives déshumanisantes du capitalisme moderne et leur réponse se résume en trois mots : ironie et détachement désabusé. Quand d'autres nous livreraient un film lourd, pessimiste et moralisateur, eux parviennent à transformer ce triste constat en farce tragi-comique percutante. Par leur récit, ils nous livrent un conte post-moderne pétillant qui, une fois terminé, nous donne l'envie de jouer les grains de sables illuminés dans les rouages de notre impitoyable société de consommation.
Sam Raimi et les frères Coen sont de très bons amis qui ont souvent bossé ensemble. Si la carrière individuelle de chacun est très bonne, leur premier film vraiment en commun n’a pas été une réussite, Crimewave.
Les trois compères réalisèrent un nouveau film ensemble, avec les Coen à la réalisation et Sam Raimi à la production. Comme d’habitude chez les Coen, les décors sont absolument fantastiques, les effets spéciaux au diapason des décors et certaines séquences (comme celle de la découverte du hula-hoop par un gamin) vraiment réussies. Comme d’habitude chez Raimi, on retrouve Bruce Campbell (très proche de son rôle dans Crimewave), du slapstick plus qu’il n’en faut et des personnages excités comme celui de l’excellent Jim True-Frost. Le film est-il alors réussi ?
Malheureusement non. The Hudsucker Proxy est un bien mauvais film, aussi loupé qu’ambitieux. Le film est bien trop long, jamais drôle, les acteurs principaux sont bons, à l’exception de Jennifer Jason Leigh, dans une mauvaise imitation des actrices gouailleuses des années 40’s. De plus, la mise en scène est bien trop outrancière et finit par agacer un spectateur qui s’attendait à un peu plus de finesse de la part des Coen, pourtant tout auréolés de leur Palme d’Or avec Barton Fink.
Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, offrant à ce film un dédain et un mépris assez terrible en salle. Il ne mérite pas mieux, tant le film est complètement raté.