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Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2010
Souvent déçue par la lourdeur du tandem Coen, j'ai trouvé ce film extrêmement drôle et bourré de réminiscences tant cinématographiques que littéraires: Tati pour les bureaux à la "Playtime" et les fameux Hoola Hoop qui dans la séquence où l'on nous décrit par le menu leur processus de production ressemblent à s'y méprendre aux tuyaux en plastique que produit l'usine de M. Arpel dans "Mon oncle", Kafka(ils ont surement pensé au Jeremy du Château pour bâtir ce personnage de groom désespérant de bêtise et constamment à contre-temps) et même Musil pour le personnage de Paul Newman qui fait fortement penser à un certain Mussberger de "L'homme sans qualités" qui tout comme le héros du film presque homonyme est un méchant qui finit à l'asile de fous. Une seule faille: le choix de Jennifer Jason Leigh, sorte de Katherine Hepburn du pauvre(même accent, même débit saccadé mais sans le pétillant et la finesse), absolument dépourvue de charme et pas même jolie. Mais j'ai toujours pensé que cette actrice-là avec son jeu forcé et mécanique, ses grimaces, était une erreur. Quand à Tim Robbins, dans le genre benet magnifique il est épatant et parvient même à être séduisant sur la fin. Bref un film excellent; tout le monde ne peut pas se targuer de réussir un film burlesque en étant inventif et sans user des ficelles grossières auxquelles nous ont habitué le cinéma français dit comique des 50 dernières années...
Déception, malgré une mise en scène originale et des caméras inspirées. Les acteurs sont bons mais le scénario trop imprécis. Je n'ai pas apprécié la constante hystérie qui règne sur ce film. Les frères Cohen m'ont habitué à mieux quand même, même si les fans retrouveront sans difficulté la pâte des deux bougres.
Une histoire aussi banale racontée par les frères Coen, cela ne pouvait que nous surprendre. Cette comédie dans le monde des affaires est d'ailleurs parfaitement maîtrisée et Tim Robbins est excellent (comme d'habitude?). On passe donc un bon moment mais que l'on oublie sitôt le clap de fin.
Dans l'oeuvre incroyablement dense des frères Coen, "Le Grand Saut", co-scénarisé par Sam Raimi, est d'assez loin le film plus méconnu. Pourtant, on retrouve très vite l'imagination féconde et totalement fêlée de la géniale fratrie dans cette fable pseudo-capitaliste qui traite principalement de la relativité. Relativité du succès, relativité de l'idiotie, relativité du bonheur... Comme point de départ, les cinéastes utilisent un procédé scénaristique dont l'efficacité, quasi-systématique dans leur filmographie, n'est plus à prouver : le plan qui foire. Un des traits les plus forts de l'oeuvre des frères Coen est leur cynisme grandissant et la méchanceté sans concession (et souvent hilarante) avec laquelle ils observent le genre humain. Dans cette optique, il est vraiment passionnant de voir leurs premiers films, comme "Le Grand Saut" ou "Miller's Crossing", et de voir qu'il était une époque où ils avaient encore un tout petit peu foi en l'être humain. Suffisamment en tout cas pour faire surgir un Deux Ex Machina, grand horloger vaguement humaniste, pour assurer un happy end inhabituel. Par ailleurs, ils sont fidèles à ce qu'on aime chez eux : leur goût pour les galeries de personnages aussi stupides que truculents, leur sens du rythme et leur immense talent de réalisation. Les magnifiques décors en carton-pâte ajoutent au plaisir, entre hommage parodique à l'âge d'or du cinéma hollywoodien et mise en scène de l'aliénation de l'individu par un capitalisme galopant.
ce que j'aime quand on me raconte une histoire de cette façon, avec une narration à la fluidité exemplaire, la réalisation est pensée au millimètre de poil de cul de moucheron pour un effet sensitif immédiat, c'est franchement hilarant, trop de bonnes idées casse-gueules mais parfaitement exécutées, un superbe hommage à l'age d'or hollywoodien passé à la moulinette cartoon. Sam Raimi a co-écrit le scénario et il est peu dire que ça se ressent puisque le film contient un bonne louché de motifs qui parsème toute sa filmo.
De très bonnes idées dans ce cinquième film des frères Coen et notamment au niveau d’un scénario toujours aussi rempli d’inventivité et de trouvailles vraiment créatrices. Mais ce que les deux frères avaient réussi dans Barton Fink, ils le ratent ici par faute d’une précision suffisante dans l’exposition et la réalisation. Tout a l’air d’être en vrac, dispersé, précipité. Cela donne un ton inégal, parfois fatigant à regarder et finalement peu convaincant. Malgré la présence - surprenante mais ô combien efficace - de Paul Newman qui se livre à un très grand numéro, à force d’en faire trop, les frères Coen manquent cette fois leur coup et ce « grand saut » retombe un peu sur son élan… Dommage !
Une première heure fabuleuse, inventive, osée, truculente....et puis patatras...le scénario devient triste et la fantaisie disparait...pour revenir juste au final. Dommage, un hit potentiel.
Pas le plus connu du duo mais ça ne l'empêche pas pour autant d'être une réussite. Prenant place dans une ville indéterminée (comme dans «Miller's crossing») mais que l'on devine en temps que New York, le long-métrage est pourtant le 1er volet de leur trilogie des Idiots. On va donc suivre les aventures d'un nouvel arrivant propulsé au sommet d'une grosse compagnie afin de couler celle ci. Critique acide du système Wall Street et du capitalisme, le film nous offre de nombreux gags et permet à T. Robbins de signer une prestation impeccable, à P. Newman de nous offrir une prestation loin de ses standards habituels et J. J. Leigh épate en journaliste à la langue bien pendue (et au débit mitraillette) et forte tête. Quelques seconds rôles savoureux, pas mal de rire, une image très soignée (comme toujours), de numéros d'acteurs délicieux sans oublier la très iconoclaste apparition de Dieu himself, un vrai bonheur. Dommage que le scénario ramollisse au milieu (un passage obligé) et que la mise en scène, tous comme les décors et la musique de C. Burwell, prennent parfois des accents un peu trop «burtonnniens». D'autres critiques sur
Qu'ont-ils voulu dire dans ce grand saut? N'ai-je rien compris aux sous-entendus? En tout cas, c'est le moins bon film des freres Coen. Heureusement qu'il y a les acteurs qui limitent la catastrophe
Un bon cru des Cohen, mais pas à la hauteur des excellents "Big Lebowski", "Fargo" ou "Barton Fink". Un film très plaisant à regarder, même si Jennifer Jason Leigh tend à surjouer un peu, ce qui la rend fatigante à la fin. Par contre, Tim Robbins, Paul Newman et Charles Durning sont excellents.
C'etait la première fois que les Coen avait accés à un budget conséquent et même si le film fût un bide il n'en reste pas moins une oeuvre profondément intéressante brassant les genres avec toute la verve de ses auteurs. Plastiquement irréprochable et joué par un casting de qualité, Le grand saut n'a qu'un seul défaut c'est justemet sa trop grande originalité une sorte de conte entre le cinéma de Capra et la comédie avec des élans burlesques qui peuvent déconcerter tout en restant cohérent dans sa démarche. Les frangins ont fait mieux dans le passé et feront également mieux dans le futur mais il n'en reste pas moins que le film se pose comme un oeuvre agréabe et réflexif.
De grands acteurs au service d'une histoire simple parfois longuette mais la mise en scene ,certaines situations et les decors ont la patte Coen 's brothers ce qui pardonne beaucoup de choses.Robbins est vraiment excellent dans le role du "benet" embauché pour faire couler les actions mais il invente le houla oup ce qui aboutit au contraire , Leigh a tendance a surjouer certaines scenes mais monsieur Newman est la en bigboss et il realise une bien belle composition digne de son talent Pas le meilleur film des Coen mais l'humour et la direction d'acteurs permettent de passer quand meme un agreable moment dans cet univers si particulier.
Très agréable surprise que ce film des frères Coen. The big Lebowski et Fargo lui sont supérieurs et demeurent incontournables mais l'on plonge avec délice dans cette satire faussement naïve du capitalisme.