Le Grand saut
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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Le grand saut est une comédie tout à fait sympathique des frères Coen (ou plutôt de Joel Coen, Ethan Coen n'étant crédité qu'au scénario).
L'histoire est assez loufoque : un PDG d'une multinationale (en manque de sens à sa vie) se défenestre en plein conseil d'administration et les actionnaires s'accordent dans un objectif de magouille financière à donner son poste à un jeune homme candide qui va s'avérer être plein d'idées révolutionnaires pour l'entreprise. Tim Robbins est parfait dans le rôle du jeune homme naïf.
Les amateurs du style des frères Coen seront ravis.
Legid
Legid

43 abonnés 716 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2026
« Le Grand Saut » est un film des frères Cohen moins connu que d’autres.
Comédie mélangeant le décalé et le burlesque, le film retrace l’histoire d’une manipulation au sein d’une grande compagnie cotée en Bourse sur fond de la création d’un célèbre jouet pour les enfants, le Hula Hoop.
On retrouve toujours une qualité de production digne des meilleurs œuvres des frères Cohen et un casting impeccable avec un Tim Robbins et un Paul Newman excellents.
Je serais moins enthousiaste sur les excès de la mise en scène, qui donne un sentiment de déséquilibre, associé à quelques longueurs, pour un résultat assez inégal.
« Le Grand Saut » n’est pas le meilleur du duo mais possède suffisamment de qualités pour mériter quand même le coup d’œil.
Note : 13/20
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2025
Comédie loufoque coécrite par Sam Raimi et les frères Ethan et Joel Coen, et réalisée par ce dernier, Le Grand Saut est un film possédant de belles qualités, notamment esthétiques, pour un résultat cependant correct mais sans plus. L'histoire se déroule en 1958, à New York, et nous fait suivre Norville Barnes, un jeune et naïf diplômé d'une école de commerce qui, à la suite du suicide du directeur et fondateur d'une grande entreprise, se voit propulsé à la tête ce celle-ci par le conseil de direction afin de faire baisser temporairement le cours de l'action dans le dessein de les racheter avant qu'elles soient mises en vente publiquement. Malheureusement, le plan des directeurs se voit contrecarrer quand l'entreprise rencontre finalement encore plus de succès qu'auparavant grâce à l'invention du nouveau président en poste, le hula hoop, qui s'avère être un succès fulgurant. Mais tout ne va pas se passer pour autant aussi bien pour cet homme car une journaliste, envoyée pour en apprendre plus sur cet inconnu, lui cache son identité pour gagner sa confiance et le faire tomber. Ce scénario s'avère hélas pas des plus intéressant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. La faute à une intrigue peu palpitante, traitant de l'histoire imaginaire de l'invention de ce jeu consistant à faire tourner un cerceau autour des diverses parties de son corps. Surtout que cette invention prend beaucoup de temps à arriver dans le récit et que celle-ci n'est pas vraiment exploitée. Elle n'est en réalité qu'un prétexte pour traiter du monde de l'entreprise, du business et de ses jeux de pouvoirs qui se jouent dans les bureaux. Mais tout ceci n'est pas très réjouissant. Pourtant, quelques scènes sortent tout de même du lot lors de cette ascension suivie de sa chute. Mais on a le plus souvent le droit à beaucoup de bavardage pas très captivant, pour ne pas dire ennuyant. Le ton décalé et saugrenu ne parvient pas pour sa part à se montrer très drôle. L'humour ne prend pas, provoquant à peine quelques sourires et aucun rires francs. L'ensemble est porté par des personnages qui en font des tonnes mais qui ne sont pas vraiment appréciables. Des rôles pourtant bien interprétés par une distribution comprenant Tim Robbins, Jennifer Jason Leigh, Paul Newman, Charles Durning, John Mahoney, Jim True-Frost, Bill Cobbs, Bruce Campbell ou encore Harry Bugin. Tous ces personnages caricaturaux entretiennent des rapports franchement pas amusants malgré les nombreuses tentatives. Des échanges soutenus par d'innombrables dialogues pas vraiment intéressants. Si le fond n'est pas une franche réussite, le métrage brille tout de même sur sa forme. En effet, la réalisation du cinéaste américain se veut particulièrement qualitative. Sa mise en scène est léchée, très bien éclairée, créative et nous offre de très beaux mouvements de caméra enchaînant parfaitement les plans. C'est totalement maîtrisé et soigné. De plus, elle évolue dans de superbes environnements, dont le building où se déroule une grande partie de l'action, qui est presque un protagoniste à part entière tant il a une véritable identité avec ses grands espaces. Le travail de reconstitution d'époque est lui également remarquable, nous replongeant à la fin des années cinquante de fort belle façon. Ce visuel exemplaire est accompagné par une bande originale de bonne facture signée Carter Burwell. Ses compositions, reprenant de nombreux passages des ballets de La Danse Du Sabre et de Spartacus, collent bien aux situations. Cependant, elles sont loin d'être mémorables. Reste une fin plutôt satisfaisante venant mettre un terme à cette œuvre en hélas décevante. En conclusion, Le Grand Saut est avant tout un film à voir pour son aspect formel admirable, alors que le fond est lui moins convaincant.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2025
Une satire sociale du monde du travail signée par les frères Coen. Usant de leur si particulier sens de l’écriture, ils donnent un film un poil absurde, au ton franchement burlesque mais pourtant très juste et souvent drôle.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2025
Sans dénier sa personnalité à la comédie des frères Coen, la similitude avec les thèmes sociaux de Frank Capra et avec les prouesses techniques de Terry Gilliam est flagrante. L'ascension professionnelle fulgurante, telle que l'incarne Norville Barnes (Tim Robbins), initiant un vedettariat égocentrique et vaniteux, est une thématique éminente et récurrente du premier. Le rythme et la virtuosité, la vision surréaliste de la bureaucratie évoquent le style du second.
Toujours soigneux quant à la mise en scène et la photographie, les frères Coen (associés à Sam Raimi pour le scénario) imaginent une fable amusante sur l'affairisme, peuplée de personnages caricaturaux et excentriques, voire parodiques. Toutefois, et indépendamment de brillantes et élégantes idées de mise en scène, le film semble parfois manquer de fond. L'apparition du personnage féminin freine les ardeurs du réalisateur et le récit s'enlise dans un long passage ni véritablement amusant ni très significatif.
De l'estimable interprétation d'ensemble, je retiendrai surtout la composition de Tim Robbins, mi-clown, mi-candide.
Ezhirel
Ezhirel

61 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2022
Je n'ai pas aimé Le Grand Saut plus que ça pour un film des Coen. Je l'ai trouvé sympa, sans plus. La fin sauve un peu le film, à mon sens, qui s'essouffle en cours de route. J'ai largement préféré Arizona Junior par exemple, que j'ai visionné la semaine dernière. Mais alors gros point positif, le film est très beau ! Chaque plan est magnifiquement composé, comme dans The Man Who Wasn't Here.

Réflexion marrante que je me suis faite, certains plans sur les gratte-ciels semblent à la lisière entre les Batman de Burton et le Spider-Man de Sam Raimi. Qu'elle n'a donc pas été ma surprise de voir Sam Raimi crédité au générique de fin. Je ne sais pas quelle influence il a eu sur le film, ou bien si c'est ce film qui l'a influencé par la suite pour réaliser les plans de ville de son Spider-Man, mais je pense qu'il y a eu connivence quelque part.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2022
Après le déjà très kafkaïen Barton Fink, les frères Coen repartent à l'assaut du conte moral, cette fois quelque part entre Chaplin et Gilliam, sur un air Looney Tunes (jusqu'à la limite du supportable parfois), bref, un condensé des influences des deux frères.

Revisitant le cinéma américain au fil de leurs pérégrinations temporelles, les voici à la fin des années '50 dans une histoire à la Capra, parfois encore un rien surjouée, opposant la simplicité imbécile et la duplicité féroce, mais au dénouement positif où le burlesque côtoie le ridicule assumé jusqu'à en faire jaillir de l'émotion, comme cette scène où Jennifer Jason Leigh entame l'hymne de Muncie dans un bar beatnik où on ne sert que du jus de fruits et du café.

Comme dans leurs autres oeuvres, les personnages féminins sont très peu nombreux mais l'héroïne n'est pas un faire-valoir, bien au contraire, et on finit par tomber amoureux de la journaliste qui était particulièrement crispante au début.

Enfin, on notera la présence d'un personnage angélique, maître du temps, sorte d'antithèse du démon tirant les ficelles dans Barton Fink.

En cinq films seulement, les frères Coen ont construit une oeuvre dense, à la fois variée, dans le scénario et la mise en scène, et cohérente dans ces petits détails et symboles qui constituent un univers propre.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2022
Inspiré, décalé, The Hudsucker Proxy démarre comme une comédie qui cohenifie les intrigues souvent explorées qui se tiennent dans les gratte-ciels new-yorkais. Peuplé d'allégories, juste assez caustique pour faire rire sans abîmer la magie de Noël, et assez amoureux de l'architecture et de la photographie (en même temps, c'est Deakins) pour savoir faire de l'immeuble un antre inquiétant pour les loups de la finance, le film a tout ce qu'il faut pour tenir la route en offrant un univers un peu sinistre mais hilarant dont le goût reste longtemps en bouche.

Cependant il a aussi un schéma. Je ne sais pas qui l'a voulu mais ce n'est peut-être pas un hasard si c'est le seul film tous publics des Cohen : The Hudsucker Proxy *se devait* d'être un film de Noël. Tim Robbins était la tête toute trouvée pour jouer sur les deux tableaux, mais le reste suit docilement. De moins en moins acerbe et de plus en plus conformiste à mesure qu'on progresse, il devient un conte manichéen à laquelle l'inspiration n'aurait peut-être pas manqué si on l'avait autorisée à rester.

Ce n'est pas tant son côté moral croissant qui pose problème, mais l'attirail qu'il requiert, et ni Robbins ni Jason-Leigh ne sortiront indemnes de cette touche festive envahissante.
Jeune Ras
Jeune Ras

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2021
Encore un classique humaniste des frères Coen. Le scénario et la réalisation sont subtiles et jouissifs
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2024
Dans la filmographie des frères Coen « Le Grand saut » occupe une place peu enviable. Boudé par la critique et par le public, il reste à ce jour leur plus cuisant échec. Écrit aux trois quarts en collaboration avec leur ami Sam Raimi, juste avant le tournage d’« Arizona Junior » (1987); les deux frères avaient remisé le projet, conscients que leur statut encore précaire de l’époque ne leur permettrait pas de trouver le financement pour cette fable se déroulant au cœur même de la machine capitaliste triomphante. La Palme d’or à Cannes reçue par « Barton Fink » convaincra le producteur mainstream Joel Silver qui lui-même convaincra la Warner du potentiel du film. Ses décors urbains grandioses ainsi que son atmosphère tout à la fois bon-enfant et féroce, font espérer que l’esprit de Frank Capra, l’ex-golden boy de la Columbia, teintera le film d’une nostalgie bienfaitrice. Un pari osé pour les deux frères dont les deux derniers films ont été des échecs financiers certes limités au regard de leurs budgets mais qui leur valent d’être cette fois-ci attendus au tournant avec 25 millions de dollars à dépenser sans un cahier des charges contraignant que Joe Silver se refusa à leur imposer.
Cela tombe bien car c’est du capitalisme roi aux Etats-Unis dont les Coen vont faire le thème central de leur film. Celui-ci s’ouvre le 31 décembre 1958, juste avant minuit alors qu’un homme juché au dernier étage d’un gratte-ciel se demande s’il va sauter dans le vide. Une voix off qui nous a tout d’abord rappelé la fuite du temps que chacun cherche à retenir en vain, le stoppe brutalement dans son élan en nous ramenant un mois avant cet événement tragique sur le point de se produire. Dans le bureau du top management situé au dernier étage de la Hudsucker Industrie, un des membres du conseil de direction présente en termes fleuris et guerriers les résultats de la compagnie qui n’ont jamais été aussi excellents, assurant à chacun des dirigeants et actionnaires d’être plein aux as pour les fêtes qui s’annoncent. C’est le moment que choisit Waring Hudsucker (Charles Durning), le père fondateur, pour monter sur la longue table du conseil et s’en servir de tremplin pour effectuer un saut de l’ange du 45ème étage.
Au même moment, débarque de sa province natale, fraîchement diplômé d’une petite école de commerce, Norville Barnes (Tim Robbins), celui que le préambule nous a présenté comme le nouveau candidat au saut de l’ange. Pour lui, ce ne sera pas midi comme pour Waring Hudsucker mais minuit. Douze heures de décalage mais la même précision. Entre les deux événements, juste après le suicide de Waring Hudsucker, entre en scène Sidney J. Mussburger (Paul Newman) qui portant à ses lèvres le cigare encore tiède de celui dont il est l’adjoint, propose déjà la parade à la mise des actions dans le domaine public prévue par les statuts. Le conseil d’administration passe en quelques secondes de la compassion surjouée à une panique beaucoup plus sincère pour instantanément retrouver des couleurs après que Mussburger a proposé de placer temporairement à la tête de la Compagnie un incompétent docile qui provoquera une panique boursière permettant le rachat à bas prix des actions. Dans ces cinq premières minutes brillantes et signifiantes au possible, nous est présenté un bref Vademecum des méthodes d’un capitalisme qui a horreur du vide sauf pour ses plus dociles victimes quand elles décident d’en finir.
À ce sujet, il faut peut-être s’arrêter un instant sur le suicide du père fondateur de l’entreprise interprété pour un court instant par l’ineffable Charles Durning. Poussant au suicide celui qui est arrivé au sommet, le capitalisme peut se révéler être un poison y compris pour ceux qui l’ont servi le plus brillamment et qui ont en apparence tout reçu de lui. Waring Hudsucker fait-il le saut de l’ange car grisé par le discours laudateur de son financier, il se croit désormais invincible et se persuade en un éclair qu’il va pouvoir se rendre plus léger que l’air ? Prend-t-il conscience qu’ayant atteint ce sommet de réussite, il ne peut plus désormais qu’amorcer une chute qu’il ne pourra pas affronter ? Est-il tout simplement usé par la solitude du pouvoir et l’inanité de son existence qui l’ont coupé du reste de l’humanité ? Les Coen à travers les différents regards lancés par Charles Durning, ne donnent aucune indication précise mais invite le spectateur à se poser la question. Avec un peu de recul et d’ironie, on peut même se demander si l’imposant Charles Durning n’est pas tout simplement la représentation métaphorique prémonitoire des deux frères se lançant à corps perdus dans ce film coûteux et craignant de se ramasser.
Le capitalisme est empreint d’une verticalité, symbolisée par le dernier étage de l’Hudsucker Building où tout se décide, en contraste avec le reste de l’immeuble qui constitue la ruche soumise aux injonctions. De verticalité, il en sera beaucoup question dans le film auquel le titre français fait explicitement référence. De vide aussi il sera question à travers les sauts que font les dirigeants quand ils sont à bout de force ou pensent qu’ils ont été trahis par le système auquel ils ont tout donné mais aussi avec le cercle dessiné sur son cahier par Norville Barnes qui vient d’inventer le « hula hoop ». Même avec du vide et une idée que beaucoup jugent saugrenue, l’hydre capitaliste parviendra à se nourrir, sachant se saisir du hasard quand le cerceau qui peine à trouver son marché va rencontrer un jeune prodige, comprenant d’instinct toutes les figures qu’il peut tirer de cette invention basique.
« Le Grand Saut » qui s’est vu reproché de n’être qu’une imitation pompeuse et hors de propos de l’univers autrefois adulé de Frank Capra a sans aucun doute été un peu vite porté sur le bûcher à défaut d’être lui aussi jeté dans le vide. C’est en réalité un véritable brûlot que les frères Coen ont réalisé dont la dimension tragique, habilement voilée par les gags inspirés du slapstick, la démesure des décors, l’extravagance expressionniste de la lumière ou encore l’emphase des acteurs, le rapproche plutôt du magnifique et désespérant « Patterns » réalisé en 1956 par Fielder Cook avec Van Heflin et Ed Begley qui explorait de manière plus réaliste les rouages de la machine à broyer capitaliste quand elle doit avancer à toute force. Le film se terminait lui aussi par un saut de l’ange. Alors que « Le Grand Saut » loge sa parodie cruelle dans les plus hauts et les plus bas étages de l’immeuble, « Patterns » se déployait dans les étages intermédiaires où les ravages peuvent être plus sournois mais tout aussi dévastateurs.
Si le film recèle quelques faiblesses comme une certaine propension à tenir quelquefois trop serrée, la main du spectateur ou à se réfugier dans une emphase pas toujours de bon aloi, son intrigue en revanche sert très bien la grenade qu’ont voulu dégoupiller les frères Coen à la face du credo qui anime consubstantiellement tous les politiques et dirigeants américains. Les acteurs sont encore une fois parfaitement choisis, avec un Paul Newman reptilien à souhait, un Tim Robbins qui n’avait pas la tâche facile notamment dans la première partie du film et une Jennifer Jason Leigh à moult facettes qui propose un mélange détonant entre Barbara Stanwyck, Jean Arthur et Rosalind Russel. Pas dans l’humeur de son époque, le film n’a pas été un succès, ramenant les deux frères à une économie plus conforme à leur volonté d’indépendance. Ainsi « Fargo » produit en 1996 pour seulement 7 millions de dollars, en rapportera 61. « Le Grand Saut » réalisé par les frères Coen leur aura été finalement salutaire. Toutefois chacun peut voir ou revoir le film pour l’apprécier à sa juste valeur qui se niche derrière une façade par moment sans doute un peu trop encombrante.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2021
Dans l'univers si particulier des Coen, Le Grand Saut, a bien-sûr sa place. Même s'il fait pâle figure comparé à Fargo et autres.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 décembre 2020
Le Grand saut est exemple spectaculaire de la surface qui remplace l'absence de substance. J'ai vu cela pour la première fois alors qu'il était diffusé sur une chaîne câblée. C'est gros c'est énorme, c'est bruyant et pas le moins du monde drôle intéressant ou crédible. Qui se soucie de ces personnages. Ça aurait pu marcher mais personne ici ne s'est soucié des personnages. Le scénariste et réalisateur Joel Coen certainement pas. Nous nous retrouvons avec des caricatures mal présentées et mal traitées. Le personnage de Tim Robbins n'a aucune ressemblance originale à laquelle nous pourrions nous accrocher nous ne le connaissons pas et nous ne le soutenons donc pas. Le charme naturel de Tim Robbins est enclin à la bouffonnerie et il a donc besoin d'un scénario et d'une certaine mise en scène. Il peut jouer il suffit de lui donner quelques indices. Lorsqu'un moment de vrai sentiment de contact humain se produit c'est parce que Jennifer Jason Leigh le fait en travaillant contre les mauvais dialogues. Je l'aime bien elle continue à essayer de nouvelles choses mais malheureusement la valeur de curiosité de cette histoire n'en fait pas un bon film...
DanielOceanAndCo
DanielOceanAndCo

3 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2020
De tous les films des frères Coen, "Le Grand Saut" est probablement celui qui m'a le moins marqué, il n'en reste pas moins un film aux nombreuses qualités propres à l'univers de nos deux génies : un mélange de comédie loufoque, de drame, et de fantastique pour un hommage aux films des 50's très agréable (une photographie magnifique et des décors renversants!!). Pas un chef d'oeuvre, mais un bon film qui mérite d'être vu!!
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2020
Le grand patron d’une riche entreprise se suicide. Les actionnaires (avec à leur tête Sidney Mussburger / Paul Newman) décident de nommer à sa place un homme qu’ils considèrent comme un imbécile (Norville Barnes, interprété par Tim Robbins) afin que les actions chutent et qu’ils puissent les racheter à bon prix. Une journaliste, Amy Archer interprétée par Jennifer Jason Leigh, parvient à devenir la secrétaire de Norville, dans le but de percer le mystère de cette ascension fulgurante.
J’ai aimé la narration, les idées, l’humour, les personnages, l’esthétique générale et le soin donné à chaque plan, ainsi que le rythme rapide du début.
En revanche, je trouve que le film s'essouffle un peu, au milieu, j’ai trouvé un peu le temps long, c’est dommage.
oooooooooo
oooooooooo

108 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2020
Ce film de jeunesse des frères Cohen, qui précède tout juste l’affirmation définitive de leur talent singulier que marquera la doublette Fargo et The Big Lebowski, fut à sa sortie un échec. Un échec financier et critique, le second n’étant pas étranger au premier. En effet après deux films de signature plus auteur dont sont tout aussi capables les frangins, ils revenaient ici avec un film de divertissement absolu (ce qui n’empêche pas la noirceur, celle de l’humour qui a toujours été le leur) dans la lignée de leur premier Arizona Junior (la présence de Sam Raimi en comparse, alors lui aussi bouillonnant, n’y étant probablement pas pour rien).
Cette marche arrière couplée avec l’association au producteur de blockbuster Joel Silver fut clairement sanctionnée par les critiques. Geste juste impardonnable.
Car ce film n’a de la jeunesse que les qualités, elles sont là nombreuses, et jamais un si gros bugdet ne fut utilisé avec autant de respect, d’intelligence et d'efficacité (hors Gilliam avec celui que lui avait accordé Arnon Milchan pour son Brazil).
La débauche de moyens octroyés par Silver se traduit par un film à la plastique renversante. Décors sublimes (y compris les maquettes et les mate-paintings), le moindre objet témoignant d’un souci de conception qui rappelle sans mal Brazil. Photo, mouvements d’appareils magnifiques. Couplés à une des plus belle musique qu’est composée Burwell pour le duo. Un pur casting à la Cohen où aucun second rôle n’est négligé, tous porté par des acteurs à la plastique et au jeu réjouissant. Le film regorge de trouvailles scénaristiques et plastiques (ces mêmes calembours visuels qui peuplaient … Brazil). Et cerise sur la gâteau, le film constitue un des plus gourmands et réjouissant hommage à l’oeuvre de Sir Capra. Réussite totale, de bout en bout. Une gourmandise absolue à réhabilité de toute urgence.
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