Journal intime
Note moyenne
3,7
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41 critiques spectateurs

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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2022
Nanni Moretti nous offrait en 1994 ce film intime, politique et poétique divisé en trois chapitres distincts, dans lequel il joue lui-même le rôle principal, et où il s’amuse à brouiller les pistes entre fiction et autobiographie. Le premier chapitre est une balade dans Rome en Vespa, qui met en lumière l’architecture contemporaine de la ville, entrecoupé d’extraits de films vus en plein été dans les cinémas de la capitale italienne. Le deuxième est une exploration humoristique des Îles Éoliennes, au large de la Sicile, dans laquelle chacune des îles est imaginée avec une caractéristique singulière et farfelue. Ainsi l’île de Salina est dépeinte comme un endroit où il n’y a que des enfants uniques, qui ont fini par prendre le pouvoir sur leurs parents. Le troisième chapitre, clairement le plus personnel, montre le cinéaste incommodé par un prurit persistant, qu’aucun médecin ne parvient à apaiser : spoiler: des examens plus poussés révéleront un cancer, qu’il devra traiter par chimiothérapie.
Une séquence le montre au moment de la prise de son traitement dans la vraie vie. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, Journal intime est un délicat mélange de comédie à l’italienne, d’autofiction, et de film politique à la sauce des années 70.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

96 abonnés 4 391 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2025
Qu'il arpente les rues de Rome qu'il aime sur sa Vespa ou, dans un deuxième chapitre, qu'il visite les îles pour y trouver le calme et l'inspiration, Nanni Moretti ne parvient pas à me faire partager sa sensibilité et ses interrogations. Le troisième volet du film, où le cinéaste parle spoiler: de sa maladie est sans doute le plus amusant dans la façon qu'a Moretti d'ironiser sur l'incapacité des médecins à diagnostiquer justement ou sur leur propension à imaginer des ordonnances à rallonge
. C'est dans ce triptyque hétéroclite, l'épisode où Moretti se montre le plus résolument explicite...
Auparavant, ses badineries intellectuelles, pédestres ou motorisées, par lesquelles il disserte sur l'architecture romaine, au son de musiques légères, ou se moque de l'ineptie des programmes de la télévision, feignant d'y trouver quelque portée philosophique, restent trop vagues, trop personnelles sans doute, pour que sa mise en scène singulière en restitue tout l'intérêt. La fantaisie du récit, son charme peut-être, m'ont laissé le plus souvent indifférent.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 juillet 2026
Le film est constitué de 3 chapitres très inégaux. Le 1er, « En vespa » est sans intérêt puisque le réalisateur est filmé en train de parcourir Rome, l’été, en Vespa, jusqu’à une plage d’Ostie où Pier Paolo Pasolini fut tué le 1er novembre 1975 à 53 ans. Utile pour faire défiler un générique mais totalement ennuyeux (30 mn quand même !) et relevant d’un amateurisme narcissique [ spoiler: il va dans un bal, chanter et danser et même voir au cinéma « Henry, portrait d’un tueur en série (1986) de John McNaughton »
]. Heureusement, la bande son évite au spectateur de s’assoupir, avec « Le concert de Cologne » de Keith Jarett et du raï. spoiler: Chose improbable, il rencontre Jennifer Beals (30 ans) et son mari Alexander Rockwell : logique car le film qui l’a révélée, « Flashdance » (1983) d’Adrian Lyne, a fortement impressionné Nanni Moretti.
On s’en fout et faut-il révéler le contenu d’un journal intime ? Est-ce du cinéma ? Le 2e, « Les îles », se déroule dans les îles Eoliennes, en compagnie d’un ami. On a compris qu’il s’agit d’une critique de la télévision de Silvio Berlusconi et des soap-operas américains (« Amour, gloire et beauté », 9 808 épisodes en 40 saisons depuis 1987 !) mais fallait-il aller si loin pour les dénoncer ? D’autant que beaucoup de scènes sont gratuites (déambulation dans Lipari) ou relèvent de la digression (enfant-roi à Salina). Seule la 3e partie, « Les médecins », est intéressante et aurait pu faire l’objet d’un moyen métrage : tout autant narcissique, voire voyeuriste, le cinéaste narre ses errements médicaux, dénonçant l’incompétence de certains médecins qui ne savent pas écouter spoiler: (il souffrait en fait d’un lymphome d’Hodgkin
). Comment le film a pu obtenir le prix de la mise en scène à la 47e édition du festival de Cannes en 1994 (jury présidé par Clint Eastwood et qui attribua la Palme d’or à « Pulp fiction » (1994) de Quentin Tarantino) ? spoiler:
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Trois chapitres qui constituent plutôt trois court-métrages indépendants, avec pour seul fil rouge le ton autobiographique d’un journal intime. Le premier segment, où Moretti digresse sur les paysages urbains romains en jugeant ses contemporains de manière légèrement condescendante, n’a que peu d’intérêt, à part les interminables et très beaux travellings qui suivent la Vespa de Moretti sur une BO magnifique. Le deuxième, déambulation dans les îles éoliennes, est plus mélancolique et émouvant et m’a fait penser à L’Eternité et un jour et à son réalisme magique, avec en plus quelques traits d’humour très Woody Allen, comme la géniale satire du règne de l’enfant-roi, mon passage préféré. Le troisième est presque un documentaire, qui relate avec une colère froide le calvaire des faux diagnostics qu’a traversé Moretti avant d’être soigné pour un lymphome de Hodgkin. Visiblement cathartique, ce segment parlera surtout aux plus hypocondriaques d’entre nous. L’ensemble est une sorte de Woody Allen en trois temps et sépare des ingrédients qui auraient peut-être mieux fonctionné ensemble. Le prix de la mise en scène à Cannes n’est pas volé, mais ça reste très inégal.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

180 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2008
Sorti en 1994, "Caro Diario" est véritablement le film qui a consacré Nanni Moretti auprès du grand public. Cette comédie originale et fantaisiste, construite sur la base de la présentation d'un journal intime (d'où le titre Français) sur grand écran, est en fait une compilation de pensées du cinéaste avec des liens pas toujours évidents, une suite de scènes décalées et en général assez drôles que l'on prend plaisir à regarder sans forcément y trouver une logique imparable. Moretti expose sans détours ses notes au public, par l'intermédiaire du traditionnel mais efficace procédé de la voix-off, servant à mettre en relief des situations un peu statiques. Avec un talent indéniable en terme d'écriture et de narration littéraire, il parvient à imposer un ton doux-amer particulièrement séduisant, usant d'un humour décalé voire corrosif tirant à boulets rouges sur les "ennemis" du réalisateur et ce qu'il méprise en général. N.M. l'interprète s'en sort également avec les honneurs, évidemment parfait lorsqu'il s'agit de grossir pour les besoins de sa démonstration des faits qu'il a lui-même vécu. "Caro Diario" fait donc mouche lorsqu'il enchaîne sans trop se poser de questions des situations parfois inattendues et qu'il ne daigne sortir de la comédie claire et assumée. Néanmoins, on peut ressentir aussi une légère frustration à son égard, du fait de séquences contemplatives pour le moins ennuyeuses et décoratives, donnant la désagréable impression d'être présentes pour faire du remplissage. Outre ces airs de Gus Van Sant (berk !) heureusement très occasionnels, on pourra aussi lui reprocher un certain manque d'inspiration au cours d'un second acte ma foi très lisse. Certes, les paysages et les images sont belles, l'Italie est magnifique (ce n'est pas moi qui vais dire le contraire !) mais franchement, qu'est-ce-qu'on s'en balance ! Et puis la plume et le cynisme reviennent à travers une bonne dernière demie-heure et ce, pour notre plus grand bonheur. Un bon moment.
brunocinoche
brunocinoche

138 abonnés 1 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2012
Une caméra pour tenir un jouranl intime, savré Nanni Moretti toujours inspiré pour se faire remarquer en toute discrétion. J'adore le premier volet qui nous propose une visite de Rome et de ses environs en vespa. Le 2ème volet est un régal d'humour. Le 3ème nous ferait plutot rire jaune. Que du bonheur!
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2011
Cinéphile, ce film de Nanni Moretti exige de son spectateur qu'il ait une culture solide, notamment cinématographique et sur l'Italie du XXe siècle, ne serait-ce que pour suivre un minimum les monologues de l'acteur-narrateur-réalisateur Moretti. Le titre du film est explicite : Nanni Moretti raconte sa vie. Et va jusqu'à confier au spectateur qu'il est atteint d'un cancer. Il commence par nous promener en Vespa dans sa Rome de toujours. La ballade s'achève à Ostie, près du monument érigé à la mémoire de Pier Paolo Pasolini. Dans un deuxième chapitre, nous visitons les îles éoliennes, à la recherche de calme pour travailler. Là encore, les allusions abondent, de L'Avventura à Stromboli, en passant par Silvana Mangano. Le troisième et dernier chapitre, le plus intime, est complètement autobiographique et raconte comment Nanni Moretti était désemparé face aux médecins lui prescrivant des remèdes contradictoires pour guérir son mal.
SebD31
SebD31

103 abonnés 553 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2009
Un film qui respire la joie de vivre, normal puisqu'il s'agit de la vie de Nanni Moretti. Pas son meilleur film, mais réussi tout de même, notamment grâce à une bande-son décoiffante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2018
Vu quatre fois déjà. Ah, ce plan où Nanni Moretti marche, les mains dans les poches, tandis qu'au fond un bateau passe ...
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2012
Nanni Moretti, primé à Cannes pour ce film, réalise avec ce "Caro diario", ou "Jounal intime" une œuvre pour le moins personnelle, pleine de sensibilité et de sincérité. Le réalisateur italien endosse en effet son propre rôle, et raconte, en trois chapitres, ses passions, ses peurs, ses plaisirs, son travail... bref, sa vie, composée de petits riens, qui forment un grand tout. On pourrait craindre l'extravagance ou au contraire une certaine distanciation vis-à-vis de lui-même de sa part, mais au contraire, les thèmes et petites histoires qu'il aborde sont traités avec beaucoup de pudeur et de justesse, et parfois avec beaucoup d'humour. On a donc droit à quelques passages savoureux, drôles, fins, mais surtout, la joie et la liberté de l'ensemble vont droit au cœur, et après avoir vu ce film, on a presque envie de considérer Nanni Moretti comme un ami. C'est fort, et charmant.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 décembre 2013
Je ne sais pas trop quoi dire, si la première partie m'a paru sympathique, avec en prime une jolie référence à Pasolini, et contenant quelques scènes vraiment sympa (la rencontre avec Jennifer Beals, et surtout Moretti qui lit les critiques des journaux), la suite est beaucoup moins passionnante. La troisième partie est un peu mieux, plus corrosive. Ce qui me gène, je crois, c'est le procédé du film. Vu le titre, je m'attendais à un documentaire intime à la Cavalier par exemple, ce n'est pas tout à fait ça, mais dans le fond ça y ressemble. Sauf que là j'ai l'impression que c'est filmé comme une fiction, j'aurais adoré avoir Moretti qui pendant une heure et demi nous raconte sa vie de cinéaste, là je trouve le procédé un peu artificiel, comme s'il recréait des moments de sa vie. Je trouve ça bien moins émouvant que Cavalier filmant sa propre vie pendant des années, on sent que c'est du vécu, on est émeu, on rit parce qu'on sait que tout est vrai. Là ça ne m'a pas émeu. Alors il y a quand même de jolies scènes, dont un plan long derrière Moretti en Vespa. Mais je ne suis pas rentré dans le film, j'en suis sorti à partir de la deuxième partie. Du coup, je dirais que les trente premières minutes valent à peu près le coup et que le reste n'est guère passionnant, malgré de bonnes idées. Je n'ai pas accroché à ce film.
soliloo
soliloo

17 abonnés 588 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2009
On passe un très bon moment devant ce classique du cinéma italien. Nanni Moretti nous offre son regard plein de sincérité et de dérision sur de nombreux sujets : la vie, la maladie, la médecine, les gens, les enfants, la télévision, le cinéma, et lui-même. Sa voix-off jalonne le film de commentaires bien écrits, toujours justes. Les longs plans sans paroles ne sont pas ennuyeux pour autant, grâce à la musique et aux belles images qui nous entraînent avec elles. On retient des scènes mémorables et hilarantes, notamment une conversation téléphonique insensée avec un jeune enfant et un clin d'oeil amusé à un fameux feuilleton qui illustre parfaitement l'addiction aux soaps opera et par la même occasion le grand pouvoir du petit écran. Une réflexion sur la vie, la technologie, le progrès et ses limites, une philosophie qui nous est transmise, douce et fraîche, comme une glace à l'italienne.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 668 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 août 2021
3 parties assez décousues avec une mise en scène très minimaliste. Fait penser aux vieux Woody Allen dans ses thèmes, ses gags et la mise en avant du réalisateur.
EricDebarnot
EricDebarnot

241 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2007
13 ans plus tard, "Journal Intime" nous parle toujours aussi magnifiquement de l'état du monde à travers l'état (d'esprit, de santé) de ce diable de Moretti : en 13 ans, le monde est devenu plus dangereux, plus hystérique, et Moretti à la fois plus médiatique et plus silencieux. Mais ses réflexions amusées sur l'addiction aux séries TV ne sont-elles pas plus justes encore aujourd'hui ? Son recueillement (il arrête son Vespa !) devant le lieu de l'assassinat de Pasolini ne nous rappelle-t-il pas que la barbarie anti-intellectuelle est encore plus virulente de nos jours ? Quant à sa description cruellement simple des errements de médecins indifférents et incompétents face à sa maladie, ne souligne-t-elle pas le sentiment de fausse sécurité dans laquelle la société nous tient ? Le dernier regard-caméra, intense, humain, de Moretti est alors le point d'orgue d'un beau film libre, mêlant avec tendresse (une nouveauté à l'époque chez lui) le mouvement et la parole en un acte aussi politique qu'intime.
Patjob
Patjob

44 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2019
Un grand film en trois parties. La première, la balade en scooter dans Rome, est une pure merveille de fraîcheur, de liberté, d’amour de la ville et du cinéma ; elle se termine par l’émouvant passage près de la stèle de Pasolini, perdue dans un terrain vague, sur la non moins merveilleuse musique de Keith Jarret. La seconde, un moment de pérégrinations dans les îles éoliennes, consacrée en grande partie à la critique de la dépendance au média « télévision », est plus faible. On retrouve dans la troisième partie le caractère intime de la première, lorsque l’auteur parle, avec humour et distanciation, de son désarroi face à la maladie et au corps médical. Elle se termine, concluant ainsi le film, sur une note d’humilité et de complicité émouvante, nous ramenant symboliquement à l’amour de la vie, dans le simple plaisir de boire un verre d’eau. Merci à Nanni Moretti pour cette expression personnelle, pour ce vrai film d’auteur.
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