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White Fingers
29 abonnés
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3,5
Publiée le 13 janvier 2023
Je suis tombé par hasard sur ce film en zappant dans le désert de la médiocrité télévisuelle. Voilà des années que je ne l’avais pas revu. « Pour une poignée de dollars » est le premier volet de la « Trilogie du dollar » de Sergio Leone avec en 1965 « Et pour quelques dollars de plus » et en 1966 « Le Bon, la Brute et le Truand ». Premier point, « Pour une poignée de dollars » est l’un des premiers films d’un genre nouveau de western, dit « spaghetti » ou « Italien », donc il est historiquement très important. Deuxième point, c'est un remake du « Yōjimbō » d’Akira Kurosawa (1961) ce qui prouve que le cinéma « mouvement » peut se montrer inspirant. J’aime assez l’idée qu’un as de la gâchette, un brin manipulateur, débarque dans une ville (où il n’y a qu’une poignée d’habitants) et que pour une raison inconnue, certainement pas que vénale (la vengeance ?), il va pousser deux clans à s’entretuer. Sergio Leone sait filmer et j’adore sa façon d’insister avec des gros plans sur les visages des protagonistes ; il sait provoquer et entretenir la tension. L’unité d’espace et de temps donne énormément de consistance et d’énergie au film. Enfin, les deux dernières séquences du film sont d’une efficacité redoutable Cela préfigure le meilleur à venir avec ses films suivants. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Un western sympa avec un Clint Eastwood très bon dans son rôle de cow boy solitaire et silencieux dont on ignore les réels motivations , le scénario accompagné par une bonne musique est ingénieux sans être prise de tête , ça flingue dans tous les sens et on passe au final un bon moment devant ce qui reste un classique du genre .
Deux bandes rivales d’un village à la frontière mexicaine s’opposent pour avoir la suprématie locale de contrebande. Un curieux étranger, dont on ne connaitra jamais le nom, vêtu d’un poncho arrive dans le village et va mettre un sérieux souk entre les deux familles. Ce personnage sans nom au poncho et taiseux à souhait est une des plus grandes trouvailles de Sergio Leone ; Clint Eastwood marqua le western définitivement avec ce personnage. Sergio Leone s’attaque avec ce film au western. Super audacieux de faire un western italien tourné en Espagne. Ce film a tout d’une ébauche de ce que l’on nommera plus tard avec dédain le western spaghetti. C’est vrai que Leone rompt violemment avec les codes très classiques du western made in US. Il garde le sens de la narration, mais il gonfle ses films aux hormones… l’exagération, l’amplification sont de rigueur. Et puis on se concentre plus sur de long plan de visage et de regards. Il pose avec ce premier opus les bases du chef d’œuvre du western spaghetti : « Le bon la brute et le truand ». Ce film a donc un goût de trop peu. Et puis dans les suivants de Leone apparaitront Maria Volonte et surtout le méchant de service Lee Van Cleef… Mais aussi les partitions inoubliables d’Ennio Morricone, une parenthèse enchantée du cinéma italien. A voir pour une leçon de cinéma… mais le film s’essouffle trop rapidement. PS : Leone ira dans un de ces derniers films jusqu’à se moquer de son héro sans nom vêtu d’un poncho avec un film mythique « Mon nom est personne ».
Certainement pas le meilleur Leone, ce western mou du genoux ne brille que dans son dernier tiers, brillant et palpitant, ne faisant à part ça qu'accumuler les intrigues les plus vues dans ce genre de western spaghetti...
Un bon western mais un pu mou.On s'ennuie par moment et pas qu'un peu. La seule chose qui reste intense du début à la fin, c'est la classe de Clint Eastwood, la réalisation et la Musique
Le film laisse peu de place au lyrisme qui était pour moi un élément magistral dans "le bon, la brute...". Ici la violence des clans est au coeur du film et on assiste davantage à une véritable guerre qu'à une réflexion sur la justice ou autre chose.... Niveau action on est servi.
Premier volet de la trilogie des dollars, un western spaghetti savoureux à la sauce Sergio Leone, saupoudré par la BO entêtante de Morricone et porté par un Clint imperturbable. 4,25
C’est en 1964 que fut tourné le premier vrai western spaghetti Pour une Poignée de Dollars, et ce sera aussi le premier opus de la Trilogie du Dollar de Sergio Leone. Il pose les bases du genre, loin des mignons westerns américains avec de la crasse et de la violence. C’est aussi le rôle qui propulsera au devant de la scène le grand Clint Eastwood qui traverse le métrage de sa classe et de son immense charisme, son retard de braise et son cigarillo dans le bec lui donnent un air inimitable, lui qui traversera toute la période western magistralement. En ce qui concerne cet opus, baigné de la belle bande originale d’Ennio Morricone, le scénario est plutôt classique et les gueules de ciné s’entrechoquent avec violence et parfois humour pour notre plus grand plaisir. Il y a également pas mal de temps creux et de bavardages futiles mais certains dialogues font mouche et c’est surtout une certaine classe qui se dégage ici. Ce n’est évidemment pas parfait mais on retrouve pèle mêle tout ce qui fera le succès du genre pendant une bonne décennie et il demeure toujours aussi sympathique à revoir.
Rôle clé pour le grand Clint Eastwood. Ce film signé Sergio Leone fait mouche de par ses plans superbes, de par ses répliques jubilatoires, et bien sûr de par sa musique magnifique (Ennio Morricone, ce génie).
1er volet de la trilogie du dollar, cet opus est loin d'être parfait notamment dans sa mise en scène avec des plans répétitifs de tir puis de chutes sans réelle impact de balles !! De même le scénario n'est pas toujours clair et fluide !! A côté de ça, le final est très bon , je comprends mieux le clin d'oeil dans retour vers le futur 3, Clint Eastwood à l'aise dans son personnage et la BO d'Ennio Morricone impactante !!
Sergio Leone nous fournit un joli western où Clint Eastwood excelle et nous montre que dans ce film on attend tout d'un bon film de ce genre : de la castagne, des pistolets, des jolis plans, et de l'harmonica !
Hormis cet étranger mystérieux, les personnages manquent d'épaisseur (et de discernement!), en vrais stéréotypes habituels, à l'instar de cette cité funèbre où toute âme semble déjà morte. Ancrant ainsi son western dans une sombre atmosphère, Sergio Leone manifeste une maîtrise indubitable de la mise en scène par une dramatisation qu'accompagne l'emphatique musique d'Ennio Morricone. Cependant les péripéties s'enchaînent de façon très classique, l'intéressante rouerie du héros s'effaçant devant les duels, pétarades, cruautés ou autres traitrises habituels - entraînant une certaine lassitude face à une narration attendue. Un classique du genre...pour qui adhère!
Le western comme on l'imagine, grâce à un trio efficace : Sergio Leone, Ennio Morricone et Clint Eastwood. Ce dernier incarne ici en 1964 un tueur solitaire d'un siècle plus tôt (difficile d'être plus précis sur la date des faits) et servira de modèle vingt-six ans après la sortie du film, à Marty McFly projeté en 1885 (voir Retour Vers Le Futur 3). Joe est un malin et lorsqu'il arrive à San Miguel il comprend vite le parti qu'il peut tirer à se positionner entre les deux familles dominantes qui font la loi et aussi les trafics. La sueur qui perle sur les visages, les yeux plissés du héros, les balles qui fusent, le croque-mort qui rigole, les femmes apeurées, la poussière qui se soulève à chaque instant, tout respire le far west. L'histoire ne dit pas si le héros a réglé sa note à l'aubergiste. Un must du genre.
Un très bon western qui offre un rôle en or à Clint Eastwood. Ce dernier incarne un cow boy solitaire qui arrive par hasard dans une petite ville tiraillée entre-deux bandes rivales. Il va s'en mêler et les cadavres vont s'amonceler. Serie Leone met en scène cette histoire avec beaucoup de talent et nous offre des scènes d'anthologie. A cela se rajoute la musique envoûtante d'Ennio Morricone.