Le premier grand jalon du western spaghetti est déjà un film culte de Sergio Leone. On reste toujours scotché face à l'aptitude du cinéaste à mêler lyrisme et sobriété en étirant l'action et en ayant subtilement recours à la partition de Morricone.
"Pour une poignée de dollars" est poignant du début à la fin. Très belle réussite pour le tandem Leone-Eastwood-Morricone qui récidiva avec les deux autres opus de la saga "dollars" : "Le bon, la brute et le truand" et "Et pour quelques dollars". Prémice du genre western spaghetti, Leone nous entraîne dans une plongée virtuose où tout s'enchaîne et se déchaîne : coups de gueule, musique envoutante et bruit de pétoires. Spectacle, garanti pour tout fan de genre, qui se laisse voir sans déplaisir. Du pur régal, qui laissait deviner la carrière des trois géants : Sergio, Clint et Ennio.
Ok c'est un bon film quand même, ok c'est mythique et ça annonce une trilogie géniale des western, Ok ia Clint qui dame le pion à Wayne (John hein ?), ok les musiques sublimes de Morricone, ok le style est entièrement revu et dépoussiéré par Sergio Leone, ok les filles sont pas mals et jouent leur rôle de potiches... Oui mais que c'est long et dépassé. Le western spaghetti c'est un genre certes, révolutionnaire d'un côté, mais plus vraiment à la page actuelle car il y a trop de longueurs, 3 scènes en 1h, une histoire qu'on pourrait raconter en 20 minutes fait un film d'1h40. La preuve ? Clint n'a pas refait de western ainsi, il l'a actualisé... Au final les 3 étoiles correspondent plus aux bons points relevés dans le film, car désolé mais on ne peut plus suivre ce genre de film. Au passage je trouve que celui-ci est le moins bon opus de la trilogie.
Un excellent western qui sert de tremplin(mais aussi de brouillon) aux futurs chefs d'oeuvre de Leone.Un des premiers western spaghetti plutot réussi dans l'ensemble avec un Clint Eastwood qui éclatait au grand jour.Les deux films suivants de la trilogie de "l'homme sans nom" restent supérieur.
Les débuts d’une légende… En choisissant de transposer le Yojimbo de Kurosawa dans l’univers encore vacillant du western spaghetti, Sergio Leone allait réussir un coup de maître et par la même occasion signer le premier opus d’une future trilogie rapidement devenue culte. Ce film est un préambule sanglant à ce qui suivra car il s’agit aussi de l’épisode le plus sombre, notamment deux scènes de massacre, celle de la cavalerie puis un peu plus tard celle du clan Baxter. Dans les deux cas, celui qui a le doigt sur la gâchette c’est le grand Gian Maria Volonte, l’autre révélation avec Eastwood. Enfin, pour en finir avec le casting, un petit mot sur la présence de Joseph Egger, alias « Piripero », le croque-mort à barbichette, vétéran du cinéma teuton qui tirera sa révérence peu après avoir incarné le vieux prophète, lui aussi de retour dans Et pour quelques dollars de plus… L’autre point fort du métrage c’est bien sûr la bande originale composée par Ennio Morricone. Elle participe pleinement de la magie qui se dégage des images de Leone. On peut d'ailleurs se demander honnêtement si le film aurait connu un tel succès sans la bo du maître. En tout cas, les yeux calculateurs et la démarche nonchalante d’Eastwood d’un côté, le regard d’allumé et les coups de sang de Gian Maria Volonte de l’autre, Pour une poignée de dollars offre quelques moments d’une rare intensité sans pour autant se départir d’un humour bienvenu évitant au récit de sombrer dans la noirceur. Finalement, la seule chose qui manque c’est peut-être un côté épique impossible ici à cause de l’atmosphère de huis clos propre à la petite ville et fidèle à l'original japonais. Bref, un bon moment à passer.
Un peu de jugement critique pour changer : ce film n'est qu'un vaste bouillon, à peine esquissé des futurs chef d'œuvre de Sergio Leone que sont Et pour quelques dollars de plus et Il était une fois dans l'Ouest. Le film est incroyablement long malgré ses 1h30. L'histoire est insipide et se traîne, aucune motifs qui sous-tendrais le film comme c'était le cas pour les suivants : la vengeance, l'argent, la femme, le pouvoir. Ici, le héros crée une guerre entre deux familles rivales, qui vont s'entretuer sans raisons particulières, juste pour le fun. La photographie ne met pas encore en valeur les protagonistes, les duels sont peu aboutis, et la musique, si elle rappelle indéniablement son successeur Et pour quelques dollars de plus, elle est laide à écouter. En somme, Sergio Leone, comme tous les grands réalisateurs, a fait des chef d'œuvre, mais également des films ratés voir des navets, et ce, en dépit de l'avis de certains fans qui l'idolâtrent jusqu'à en altérer leur propre jugement (on parle de bouffée délirante).
Le cinéma est beaucoup une question d'influence. Déjà quand Akira Kurosawa réalisait "Yojimbo", il le faisait avec une mise en scène inspirée du western américain sur un scénario qui devait beaucoup aux romans noirs de Dashiell Hammett. Trois ans plus tard, Sergio Leone s'inspire largement de "Yojimbo" (le scénario est quasiment identique) pour donner naissance à "Pour une poignée de dollars", premier opus d'une trilogie culte, premier western spaghetti marquant et premier film où Leone pose les bases de son style. Dans l'univers qu'il décrit, nous sommes loin du mythe largement érigé par John Ford. Ici le cynisme, la cupidité et la violence l'emportent. Les cadavres s'amoncellent, les femmes se font abuser et les hommes ne vivent que pour étancher leur pulsions. C'est dans un village où deux clans ennemis se déchirent que débarque Joe, mystérieux cowboy qui va mettre son art de la gâchette au service de celui qui paiera le mieux, le tout dans le but de voir ces deux familles se déchirer jusqu'à la mort. Roublard, cynique, malin et quasiment sans scrupules, Clint Eastwood immortalise le personnage de l'Homme sans nom sur lequel son mythe s'est créé. Son charisme dévore l'écran tandis que Sergio Leone met en scène un jeu de massacre aussi sublime que morbide, s'attardant sur les trognes des bandits et sur tous ces moments de latence avant que la mort ne frappe. Le tout est bien évidemment souligné par la composition entêtante d'Ennio Morricone. Un film charnière de l'histoire du cinéma avec son ambiance crasseuse et son atmosphère si particulière, qui lança plusieurs carrières et qui ne fait qu'annoncer les chefs-d’œuvre du cinéaste à venir.
Personnellement je trouve que la trilogie du dollar de Sergio Leone avec Clint Eastwood en acteur (deux grands maîtres du western) font parti des meilleurs du genre!! Et la musique d'Ennio Morricone est génial encore une fois! A VOIR!
Un très grand classique, certes moins abouti que "Et pour quelques dollars de plus", mais qui se regarde toujours avec une jubilation intacte, grâce à une technique infaillible et une interprétation malicieuse de Clint Eastwood. Sergio Leone pose les bases de son art et révolutionne, techniquement et scénaristiquement, les règles du western, donnant ainsi naissance au western spaghetti.
le premier film de la (première) trilogie, très bien menée, des séquences à retenir, de l'action a tout va, mais un Clint Eastwood un peu trop bavard :s
Bien que pour ce premier western Sergio Leone n'ait pas bénéficié de moyens impressionants, le résultat est comme toujours excellent. Je crois que je pourrais regarder les Leone en boucle sans jamais me lasser...