Ca ne va pas fort pour Michel Blanc. L’acteur-réalisateur est confronté à un sosie parfait qui nuit à sa réputation, voire l’empêtre dans des accusations criminelles ! Une spirale infernale démarre… « Grosse Fatigue » part ainsi d’une excellente idée… par ailleurs inspirée d’une mésaventure réellement arrivée à Gérard Jugnot (!). L’occasion de plusieurs situations cocasses ou absurdes, et surtout d’une réflexion bienvenue sur le cinéma et la célébrité. Michel Blanc incarne son rôle habituel de Woody Allen à la française… mais en joue aussi, avec ce sosie qui n’est pas du même tempérament. Carole Bouquet est malicieuse à souhait dans une variation d’elle-même, l’actrice qui soutient Michel avec divers stratagèmes. On y verra également moult caméos, allant du totalement gratuit au sympathique mais un peu court (dont toute la bande du Splendid réunie dans une scène !). Jusqu’à un final inattendu mais touchant. Par contre, le récit n’est pas toujours hyper maîtrisé. Quelques passes à vide, et il y avait moyen d‘exploiter davantage de matière dans l’acte central. Quant à la réalisation, si certains moments sont très amusants, d’autres paraissent datés. A l’image du film d’ailleurs, très ancré 90’s. Entre les costards et voitures de l’époque, ou les références récurrentes au cinéma français des années 80 !
De et avec Michel Blanc, Grosse Fatigue est un film tout simplement brillant. Son scénario est implacable, drôle et cruel (récompensé au festival de Cannes) nous plonge dans le monde du cinéma par un angle tout à fait original. La mise en est classique mais sert totalement le récit. Et l'ensemble d'acteurs et actrice joue parfaitement bien, réussissant à alterner entre la pure comédie et le thriller paranoïaque. Un film à voir absolument.
Au moins, voilà un film qui a de la personnalité, original et ayant le mérite de poser pas mal de questions pertinentes, le tout porté par un ton souvent grinçant et parfois vraiment drôle. Dommage alors que Michel Blanc se repose trop régulièrement (notamment dans la seconde partie) sur son sujet, le scénario, s'il réserve donc de bons moments, n'atteignant jamais l'ampleur de la dimension tragi-comique qu'aurait pu être cette étrange histoire de sosies, à laquelle s'ajoute une sympathique critique du star-system. De plus, si Blanc joue de son image avec un certain talent, plusieurs répliques faisant mouche (notamment lors de sa « collaboration » avec Carole Bouquet ou face à son double), celui-ci a tendance à en rajouter, ne semblant jamais vraiment savoir où aller ou quand s'arrêter, certains caméos censés renforcer cette vision tombant un peu à plat. Heureusement, l'acteur-réalisateur ne cède pas à la facilité lors d'un dernier quart d'heure assez étonnant, auquel le grand spoiler: Philippe Noiret vient offrir sa formidable présence, laissant ainsi présager ce qu'aurait pu être le film avec plus de rigueur et de cohérence... Un peu raté donc, mais quand même bien tenté.
Rien ne va plus pour Michel Blanc : on l'insulte, on lui reproche d'avoir fait des choses dont il ne se souvient pas, Josiane Balasko l'accuse de viol... Alors qu'il commence à douter de sa santé mentale, Carole Bouquet l'aide à découvrir qu'il a un sosie qui profite de sa célébrité. Mise en abyme géniale, "Grosse Fatigue" signe le retour de Michel Blanc derrière la caméra dix ans après "Marche à l'ombre" et l'acteur nous livre ainsi une réflexion acide et irrésistible sur le statut de star, pas toujours facile à gérer. Écrit avec un sens de la dérision assez jouissif, le film réunit une pléiade de stars dans leur propre rôle (dont Philippe Noiret et Roman Polanski !) et pose un regard assez dur sur le cinéma et ses conséquences tout en étant tout de même empli de tendresse pour lui. A travers les angoisses de Michel Blanc, on obtient un film profondément original qui s'inquiète pour l'avenir du cinéma français ("il sent le sapin le cinéma français" dit Philippe Noiret dans le film) mais qui en même temps nous rassure par sa qualité d'écriture.
Dix ans après Marche à l’ombre, Michel Blanc offre un second film en tant que réalisateur qui est toujours une comédie mais qui lui permet de se pencher vers un versant plus sombre. Sur une idée inspirée à Michel Blanc et Bertrand Blier par une mésaventure réellement arrivée à Gérard Jugnot, le cinéaste offre un film drôle et paranoïaque aux dialogues brillants et qui bénéficie du très efficace duo Michel Blanc-Carole Bouquet (actrice qui prouve au passage son talent pour la comédie). Au niveau du casting, on peut souligner la performance du comédien-réalisateur d’avoir réussi à réunir un nombre impressionnant de célébrités acceptant de jouer avec humour leurs propres rôles. Avec ce film très rythmé, Michel Blanc prouve que, malgré sa rareté (4 films en 30 ans), Michel Blanc est un excellent cinéaste qui vaut plus qu’un statut de « sous-Woody Allen franchouillard » (pour reprendre une réplique Carole Bouquet) et qui arrive à parler de ses angoisses en réussissant à nous faire rire. Un film intelligent et drôle à voir et à revoir.
En 1994, Michel Blanc passe pour la deuxième fois de sa carrière derrière la caméra. Dans cette fiction remplie d’autodérision, il interprète son propre personnage, à savoir une célébrité en proie à des doutes existentiels. Cette comédie aurait pu se transformer en simple vaudeville si elle ne disposait de solides arguments. D’une part, elle possède quelques répliques hilarantes savamment distillées au fil du récit. D’autre part, le réalisateur a utilisé son carnet d’adresses pour faire intervenir de nombreux acteurs (toute la bande du Splendid, mais aussi Carole Bouquet, Charlotte Gainsbourg, Philippe Noiret, Roman Polanski, etc. à chaque fois dans leur propre rôle). Enfin, le fond propose une petite réflexion sur le métier d’acteur et le statut de star tout en portant un regard amer sur le devenir du cinéma français. Bref, un divertissement original.
Une explosion d'autodérision et une réflexion sur le statut de star sont les piliers de cette sympathique petite comédie. Le thème source à une superbe mise en abyme de la difficulté d'écrire un film, est lui aussi également évoqué au début du film. Michel Blanc, entouré d'un casting plus qu'impressionnant, réussi à jouer de sa propre image comme rarement avant lui en se créant un sosie profitant de son physique pour ne pas avoir que les « inconvénients de ressembler à un comédien qui accumule les rôles de cons ». Si, par moments, le film semble toutefois en perte de vitesse, sa conclusion est un très beau requiem au cinéma français.
Le numéro de dépressif chronique de MR Blanc est pathétique à souhait, et ça dure plus de 30 minutes interminables. Pour le reste, le script et les dialogues ressemblent furieusement à du Bertrand Blier. Copie conforme ? Comme le sosie du film peut-être… En tout cas, à part quelques rares scènes un peu subtiles, ce film n’a aucun intérêt.
Un film bizarre et drôle, l'idée est géniale, des apparitions burlesques, à voir. ------Octobre 2009------
Un scénario intelligent et plus qu'original, en effet c'est du jamais vu d'où ma généreuse notation. Un film qui peut faire réfléchir voir en rendre certains paranoïaques. ------Août 2013------
Excellent délire de notre ami Michel Blanc. Marrant, original, une pleïade d'acteurs jouant leur propre rôle, probablement son meilleur film. Court mais bon.