Grosse fatigue
Note moyenne
2,8
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133 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2024
Le sosie est évidemment un gros psychopathe, mais on comprend mal pourquoi le "vrai" Michel Blanc s'est écrit un personnage faux, à savoir pleutre et même légèrement benêt. Il se retrouve ainsi complètement vampirisé par sa partenaire Carole Bouquet, femme forte par excellence mais avec qui on aurait préféré une complicité moins en rapport de force. Néanmoins le duo fonctionne à merveille et offre quelques échanges pas piqué des hannetons comme on dit. L'idée de base est excellente et permet une mise en abîme savoureuse de l'acteur et de son statut. Le film est scindé en deux, la première partie quand Michel Blanc doit affronter les conséquences causées par les méfaits du sosie Patrick, puis la seconde après sa rencontre avec son sosie et l'espérance que tout va rentrer dans l'ordre. On aime l'auto-dérision de Michel Blanc évidemment, mais on aime surtout cet humour caustique et sarcastique non dénué de pessimisme d'ailleurs qui ne manquera pas d'une certaine ironie quand arrive la fin avec un grand acteur qui impose son grand final. La réflexion sur la célébrité est au centre du récit forcément, mais ça reste pertinent et plein d'acuité, jamais pris au sérieux dans une aventure jubilatoire à défaut d'être réellement hilarant. Un très bon moment.
Site : Selenie.fr
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2024
C'est ce qu'on peut appeler une comédie angoissée, ce qui explique un peu sa faible renommée. Un rire grincant ou l'on joue sur le malaise, les angoisses et le côté obscur du comédien. Une mise en abyme de la célébrité, entre passe-droit, jalousie. schizophrénie mais qui ne maintient pas son intérêt apres un debut réussi. Michel Blanc n'aimait pas la campagne et cette partie du film n'est pas la plus réussie. L'écriture est inspirée,( on sent la patte de Bertrand Blier) mais se ressent parfois quand la mise en scène est assez terne et empêche les situations de se développer. La vie des vedettes n'est pas forcément plus intéressante que celle du quidam, et on sent la sincérité de Michel Blanc. On retrouve avec plaisir le grand Philippe Noiret et sa voix irrésistible pour clore le spectacle d'un film peu aimable, pas toujours intéressant mais assez vertigineux.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 novembre 2022
En plus d'une grosse fatigue c'est une grosse bouse que nous avons en cadeau offert par Michel Blanc. Je n'ai jamais trouvé ça drôle malgré un casting en béton armé. Tous les plus grands acteurs français ont au moins une scène dans le film mais à quoi cela sert-il? On se le demande? Par contre, j'aime beaucoup Carole Bouquet qui est superbe et bonne actrice. Par contre, Michel Blanc est moins drôle que d'habitude. Ce film est un ratage complet.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2023
« Grosse fatigue » de Michel Blanc (1994) est un film singulier. Un célèbre acteur (Michel Blanc) fait un burn-out et il s’avère qu’un sosie – Patrick Olivier - va le remplacer, le mettant dans des situations abracadabrantes. C’est Carole Bouquet qui dans un rôle tranchant avec ses rôles habituels, va le prendre en charge et l’emmener au calme dans sa maison du Lubéron. Tous les 2 vont découvrir l’imposture et pister Patrick Olivier avec au passage une scène assez bluffante dans laquelle Carole Bouquet accomplit un miracle auprès d’un paralytique. Une comédie très bien menée même si elle se termine de façon grave : Michel Blanc et Philippe Noiret vont remonter les Champs-Elysées en clamant le caractère spécifique du Cinéma Français en train de mourir. Ironiquement, en repartant ils vont être embauchés comme figurants dans un film que Roman Polanski tourne devant le Fouquet’s.
Le scénario est de Michel Blanc avec l’aide de Bertrand Blier, de Jacques Audiard et de Josiane Balasko... c’est dire le rythme imposé à ce film drôle mais poignant, joué par une kirielle d’acteurs connus.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2020
Idée plutot originale, avec un beau casting, puisqu'on retrouve toute une pleiade d'acteurs bien connus. C'est assez plaisant, meme si on se tape pas des rires de dingues.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2024
Film concept, mettant en scène un acteur qui joue son propre rôle, en jouant des artifices que le grand public perçoit de lui. A la fin de "Grosse Fatigue", vous ne saurez pas pour autant qui est le vrai M.Blanc. Cataloguant toutes les images qu'on se fait de lui, tout le côté réducteur qu'on se fait de la personnalité d'un acteur telle que le public se la façonnerait uniquement par les rôles qu'il interprète: le réalisateur-acteur brasse ici tous les clichés qu'on se fait de l'image d'un acteur célèbre, en l'occurence de lui-même (l'éternel comique) jouant avec l'ambivalence de son sosie inopportun, qui bouscule les lignes établies par le spectateur. lui-même Le pitch est très malin, le scénario amène à des situations exquises dont l'écriture savoureuse des dialogues pimente les nombreuses situations rocambolesques. Même s'il a déjà prouvé auparavant qu'il était un réalisateur-acteur qui pouvait faire autre chose que du "Jean-Claude Dusse" ("Marche à l'Ombre", Tenue de Soirée"...), M.Blanc re-légitime ici son statut d'un auteur à multiples facettes à ceux qui ne l'auraient pas compris, alliant la comédie et le drame, avec beaucoup de cynisme et beaucoup de coeur.
Michel1664
Michel1664

28 abonnés 826 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 octobre 2024
Une idée de scénario originale assez bien développé et beaucoup de guests connus. Malheureusement c’est beaucoup trop invraisemblable et rarement marrant (même limite glauque !). C’est dommage, je n’ai pas accroché.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2023
"Grosse fatigue" est une intéressante réflexion sur le vedettariat. Pour illustrer son trouble métaphysique, Michel Blanc (et Bertrand Blier, crédité de l'idée originale) tient deux rôles: le sien propre et celui d'un sosie, deux mêmes figures signifiant le personnage public de Blanc et son double "privé"
Michel Blanc, désabusé, dénonce l'usurpation du premier au détriment du second et la dualité, proche de la schizophrénie, si difficile à assumer pour un homme médiatique. Il évite l'écueil de la mégalomanie par sa sincérité et par un courage certain à se décrire comme il est, comme sont sans doute la plupart des vedettes. Sous l'effet de cette thérapie, l'auteur-acteur avoue ses tourments et ses caprices de star tout autant que sa personnalité ordinaire.
Le film, malgré une certaine complexité narrative, n'exclut pas l'humour et on retrouve la qualité des dialogues de Blanc, toutefois moins axés qu'habituellement sur les mots d'auteur. La mise en scène et le sujet lui-même rappellent souvent l'univers de Bertrand Blier et l'influence de ce dernier sur le travail de Blanc est évidente. Par ailleurs, la présence rayonnante de Carole Bouquet ajoute un supplément d'esprit au film. Le duo qu'elle forme avec Michel Blanc est aussi amusant que surprenant.
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2011
D'un postulat de départ des plus intéressants, Michel Blanc n'en fait pas grand chose si ce n'est rien. Passé la mise en place de l'idée (intéressante dans sa première demi-heure), Grosse Fatigue se noit pour des raisons assez simples et courantes de la comédie française : aucun travail de scénario, mise en scène poussive, humour absent (où la grosse gaudriole dans la vision des faits de société), dialogues grandiloquents (ah ! le final Noiret/Blanc, on touche le fond...) et fin moralisatrice. Donc, pas grand chose à retenir de Grosse Fatigue qui ne survole même pas son idée de départ (sosie, notoriété, etc.), peut-être la prestation de Bouquet en vedette nunuche et gnangnan (une mise en abyme ?).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juillet 2009
En réalisant Grosse Fatigue, Michel Blanc décroche sans encombre la palme du meilleur promoteur de toute la troupe du Splendid. Excepté Monsieur Batignole, Gérard Jugnot se sera essayé, tout comme Josiane Balasko, à la satire sociale, sans jamais décoller d'un discours pompeux qui étale bêtement ce qui serait les failles de notre société. La prétention n'est pas systématique, mais couramment de la partie. Chez Michel Blanc, l'humour se définit autrement. Le réalisateur ne donne pas l'impression de construire ses personnages comme le ferait une fiction ordinaire. Au contraire, ils sont dans le film ce qu'ils sont dans la réalité. Par exemple, Thierry Lhermitte joue le personnage de Thierry Lhermitte, et Michel Blanc incarne Michel Blanc. Comme un documentaire, le cinéaste renforce l'illusion de nous faire croire ce qui n'est pourtant qu'un récit inventé de toute pièce. L'immersion est immédiate, instantanée. Mais le coeur du sujet est une authentique pensée de la célébrité. En effet, Michel Blanc découvre qu'un sosie sabote sa réputation. Il y a celui qui vit dans la lumière, et celui qui n'est que l'ombre de la star qu'il représente. L'acteur se ridiculise dans de nombreuses situations, incarne deux rôles au même visage, que l'on discerne d'ailleurs très bien, comme s'il n'était qu'un seul homme à double personnalité. Réciproquement, ces deux portraits se refusent, se confrontent et cherchent à se détruire mutuellement. Comme dans une tragédie grecque, il y a un retournement de situation. Le sosie devient la star, et la star la sosie, et cela définitivement. Ainsi, tout ce qu'a connu la célébrité auparavant le sera aussi pour son remplaçant; c'est en quelque sorte le signe d'une fatalité. De fait, Michel Blanc compare la célébrité comme un moment éphémère, rarement sincère et profondément équivoque. Il est peu commun qu'un artiste puisse avoir une liberté de ton aussi audacieuse que celle-ci. C'est un mélange précieux d'intelligence et de divertissement.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2021
Déjà, rien que le casting vaut le détour ! L'histoire est originale et captivante, c'est très bien mis en scène et très bien joué, bref Michel Blanc nous confirme une énième fois son talent devant et derrière la caméra.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2015
Du scénario et la drôlerie des dialogues, voilà une comédie fort sympathique sur l’usurpation d’identité et le petit monde du cinéma français. Porté par Michel Blanc et la géniale Carole Bouquet, « Grosse Fatigue » nous gratifie de la participation, souvent anecdotique, d’une pléiade de personnalités jouant leurs propres rôles, à l’instar de celle de toute l’équipe du Splendid. Atteignant sa cible, ce film m’a vraiment séduit et l’intervention de l’immense Philippe Noiret dans les scènes finales est des plus savoureuses.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 septembre 2008
film à moitié reussi, le film part plutôt bien mais Blanc comme réalisateur n'a pas su préserver un humour mordant qui allait bien avec le sujet, il retombe dans de la grosse comédie De plus je n'ai pas trop aimé la prestation de Carole Bouquet pas vraiment crédible.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 août 2011
c est ce qu on ressent quand on voit michel blanc envie de dormir
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2025
Grosse Fatigue est une farce schizophrène où Michel Blanc s’ausculte lui-même avec la cruauté d’un médecin de garde à bout de nerfs — drôle, sale, et furieusement lucide. Le cinéma y devient miroir brisé, chaque reflet plus grotesque que le précédent, jusqu’à ce que la célébrité suinte comme une maladie de peau. C’est une comédie, oui, mais une comédie qui ronge, gratte, démasque — un suicide en gags acides. Un chef-d’œuvre d’autofiction ravagé, où l’humour est l’arme… et la blessure.
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