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cinéman
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3,5
Publiée le 18 avril 2021
Risqué mais plutôt efficace. Michel Blanc joue son propre rôle et subit dans le même temps un sosie qui lui fait du tort ou lui pique la vedette. Carole Bouquet, Philippe Noiret, Josiane Balasko, Guillaume Durand, Roman Polanski etc... jouent aussi leur propre rôle dans cette comédie hors-norme mais assez réussie, notamment par un style narratif inhabituel, un bon rythme et un humour déjanté plutôt bon.
Une satire sur lui-même, sur le métier ? Sans doute que oui. On peut considérer que çà secoue le cocotier pour l'époque. Mais ce monde est tellement critiqué aujourd'hui que le film, ou du moins l'histoire, vieillit mal. Michel Blanc fait dans la satire ici. Il choisit Carole Bouquet pour jouer l'évasion. Le film manque de loufoque et aurait du encore plus tiré à vue pour que çà en devient intéressant.
Film original, avec de hauts et des bas, mais qui au final laisse une bonne impression. Les acteurs jouent eux-memes, et Michel Blanc se dédouble pour se faire terroriser et arnaquer par un "sosie". Ce qui donne lieu à quelques passages comiques et une belle refléxion sur le métier d'acteur avec ses avantages et inconvénients.
Une bien bonne et originale satyre du monde de la célébrité, à la Français en plus pour une fois ! Particulièrement drôle, avec un Michel Blanc excellent, tous comme tous les autres acteurs et actrices présents dans leur propre rôle !
Michel Blanc s'inspire du cinéma de Bertrand Blier pour offrir cette joyeuse satire sur le monde du cinéma . Très inspiré du cinéma de Bertrand Blier et c'est normal car il est le scénariste . On retrouve un concept très sympa et original offrant son lot de scènes hilarantes à la limite du "culte" . " -Prends moi comme une ouvrière !" On retrouve aussi un casting quatre étoiles avec Michel Blanc, Carole Bouquet et pleins de petits rôles secondaires exquis . Un film aussi original que drôle rempli d'auto-dérision, un brin de folie ou Michel Blanc se lâche dans une dénonciation du monde du cinéma .
Un film des plus originaux avec une distribution impressionnante, à voir au second degré bien entendu, mais qui manque singulièrement d'humour pour nous intéresser vraiment.
C'est sous la forme d'une comédie que Michel Blanc choisit de mettre en scène cette histoire qui finalement n'avait rien d'une comédie, qu'il avait coécrit avec Blier, Audiard et Balasko. Un second degré permanent permet au réalisateur de jouer avec son image et autorise des situations très amusantes, puis fait la part belle à Carole Bouquet, ici impériale, avant de quitter les chemins de la comédie facile pour s'aventurer ensuite dans l'inconnu et entreprendre la voie de l'absurde (merci Blier), avant de terminer par une fable sur la célébrité et le cinéma. Dans ce film, Blanc fait plus que se parodier, il propose une oeuvre complexe et remarquablement construite, qui en plus, prend soin de nous faire rire. Ce n'est peut-être par ce qu'attendaient les amateurs des Bronzés, mais ça ne l'empêche pas d'être une vraie réussite.
Si tout est cousu de fil blanc dès les premières minutes, "Grosse fatigue" a le mérite d'être un vrai bon divertissement au scénario savamment imaginé. Michel Blanc nous propose une belle dérision de sa personne et du comédien qu'il est, sans ménagement et pour notre plus grand plaisir. Tout cela en entrainant dans ce projet ambitieux tout ses amis acteurs de renom, pour un rendu qui flirte agréablement entre fiction et réalité. Certaines scènes sont franchement drôles et resteront dans les mémoires (la scène au supermarché, celle de l'ANPE, ou avec Balasko par exemple), certaines volontairement grossières mais assumées de façon à tourner le tout encore plus en dérision sans nuire au film. Une vraie bonne blague authentique qu'il faut savourer à sa pleine mesure ! Michel Blanc est excellent dans son double rôle, et Carole Bouquet est succulente, pleine de talent et au sommet de son élégance.
Une comédie plutôt drôle, et qui a le bon goût de critiquer le mécanisme du cinéma français et certains de ses buts (décrocher des césars par exemple). Du bon boulot par Michel, qui malgré une fin en queue de poisson, est parvenu à bien nous amuser pendant une heure et demi.
Cette histoire d'usurpation d'identité est plutôt bien taillée. Le final, étonnant et inhabituel surprend et peut laisser sur notre fin. Et ça c'est un coup de maître, car en fait qui est l'original et qui est le sosie. On peut tout imaginer. Michel Blanc est vraiment bon !
Commentaire acide sur le cinéma français et ses tendances nombrilistes, le film pousse jusqu'à la limite de la vraisemblance les moindres ficelles de son scénario. Carole Bouquet jubile à piétiner son image de glace, Michel Blanc nous offre une régalade de comédie nous délivrant en point d'orgue, avec la voix de l'incomparable Noiret, un message final qui a dû résonner douloureusement dans plus d'une oreille de nos "instances". A la fois drôle, décapant et intelligent, Grosse Fatigue est une très belle réussite.
Parmi tous les hommages télévisés au regretté Michel Blanc, j'ai pioché dans celui-ci, réalisé par lui-même et sorti en 1994, que je n'avais pas vu depuis bien longtemps ! Et il était temps que je le revoie car c'est un film que je n'avais pas trop apprécié malgré son concept très original. En effet, je me souvenais d'un film assez mou et surtout, je m’attendais à retrouver le Splendid au complet, ce qui survient tout de même mais seulement pendant une scène ; scène qui se suffit finalement amplement à elle-même pour justement laisser la place à Michel Blanc et à son histoire. Histoire originale donc qui s’inspire de plus de faits réels, celle de Gérard Jugnot qui s'est fait usurper son identité par un sosie pour vendre des VHS dans un magasin. Blanc et Bertrand Blier décident donc de reprendre cette histoire mais en allant beaucoup plus loin : ici, le sosie tente de carrément prendre la place de l'acteur. Ce dernier va alors mener l'enquête avec Carole Bouquet, qui n'est pas désintéressée non plus puisque Blanc tente de lui écrire un rôle pour son prochain film. Le film est une comédie réellement savoureuse dans laquelle on retrouve de nombreux caméos forcément (notamment pendant tout le passage à Cannes qui est excellent) mais également dans laquelle on (re)découvre des acteurs comme Carole Bouquet par exemple dont le film est sa première incursion dans la comédie. Et on peut dire qu'elle la joue franchement très bien ! D'autant plus savoureux qu'elle parodie son image de femme fatale et n'hésite pas une seconde à l'exercice de l'auto-dérision. Mais celui qui excelle le plus dans ce domaine, c'est évidemment Michel Blanc qui en profite alors pour revenir sur sa carrière, balancer des pics à son sosie et inversement, comme si l'acteur prenait finalement le film comme une espèce de thérapie ouverte. "Grosse Fatigue" est donc un film rempli de situations cocasses mais également de dialogues particulièrement bien écrits et surtout très drôles !
Si le début est un peu lourd, dès le premier quart d'heure, ça devient une comédie sympa. L'ombre au tableau qui gâche toute la lumière : la fin impossible et bâclée n'a pas sa place dans une comédie.
Le film aborde un sujet très originale!Michel BLANC fait de l'auto-dérision et les acteurs s'amusent à détruire leur images!Le spectateur prend lui aussi du plaisir à vivre pendant 1h30 un véritable cauchemar en compagnie de Michel BLANC.