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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2007
J'interviens pour faire remonter la cote de ce sublime film rare de sensibilités subtiles, qui ne fait pas partie des arts et essaies, contrairement a ce qu’Eddy_le_Méchant se permet de critiquer faussement ici. Uniquement parce que d’évidence il n'a pas les capacités intellectuelles, ou juste basiquement sensorielles pour pouvoir ressentir la finesse ce petit chef-d'oeuvre et qu'il lui faut naivement que la terre entière le sache, car son avis se doit d'écraser les autres, en faisant semblant d'être objectif pour tenter plus d'efficacité (égocentrisme manipulateur). Je suis intolérant face à l’intolérance ! Comment peut-on se laissez allez à descendre un film, uniquement parce qu'on n'a pas su, pas pu, ou pas voulu se laisser pénétrer par les nombreuses et discrètes émotions qu'il transporte, filtrant au travers des archaiques censures religieuses et politiques, parvenant miraculeusement au-delà des frontières. Ce film démontre sans prétention que parallèlement à l'obscurantisme, il transparait un part d'humanité, qui parfois se trompe, est trompée, ou muselée, mais qui ne demande qu’à se révéler. Derrière ces voiles noirs se cache la lumière éternelle, qui toujours traverse les époques, quelles qu’en soit les dogmes et les contraintes politiques. L’espoir.
Un grand poème cinématographique...Sept années avant le brillant Ten, Abbas Kiarostami filme l'incommunicabilité entre deux êtres: un jeune maçon participe au tournage d'un film intitulé Et la Vie Continue. Amoureux de la fille qui lui donne la réplique, il cherche entre deux prises à lui déclarer sa flamme. Celle-ci se montrant plutôt réticente, le jeune homme illettré persiste malgré le refus de la grand mère de la jeune fille ( dont les parents sont morts lors d'un tremblement de terre, quelques temps auparavant )...Kiarostami filme alors une oeuvre sur le langage, sur le combat et l'acharnement d'un garçon à trouver l'amour, et ce par le biais d'une caméra sobre et élégante, d'un personnage placide et pourtant désespéré. Voici le film d'un cinéaste anticonformiste et unique qui n'a jamais cessé, tout au long de son parcours, de laisser libre cours à l'imagination de ses spectateurs. Au Travers des Oliviers est un très bon film en définitive, dans lequel se démarque notamment un travail important sur la profondeur de champ, la mise en abîme ou encore le hors-champ. A voir absolument, ce genre de film n'est que trop rare dans le cinéma d'aujourd'hui. Un hymne à l'amour.
« Au Travers des Oliviers » est peut-être le plus beau film de Kiarostami aux côtés de « Où est la maison de mon ami ? » Le cinéaste y tourne un « film dans le film » concentré sur le tournage dune séquence de son film précédent « Et la vie continue ». Le réalisateur tente de réaliser une scène mettant à limage deux jeunes acteurs. Sauf que le jeune homme a, dans la vraie vie, demandé la main de la jeune femme et que celle-ci a refusé. A cause de cela, le tournage va être des plus mouvementés. A travers cette douce parabole sur le couple iranien, Kiarostami nous livre un véritable état des lieux de son pays quil aime avec ardeur même sil met en évidence toutes ses absurdités. Un film dune poésie rare.