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Americo
23 abonnés
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5,0
Publiée le 12 mars 2017
Quelle grâce, quelle poésie. Les acteurs sont merveilleux. Gaël Morel a l'air fait pour ce rôle, e bouchez est parfaite. Et stéphane rideau aussi. Il me fait penser à l'acteur de Lacombe Lucien. J'adore ce film. Drôle aussi. Sur la jeunesse, la sexualité, l'engagement politique et la sensualité. L'amour et l'amitié. Le "courage " et la lâcheté.
Je ne suis pas un grand fan des chroniques de ce genre, mais celle ci est très convaincante car très bien scénarisé. Les dialogues et les personnages sont parfaits (Elodie Bouchez est super). Une mise en scène subtil et printanière.
Les roseaux sauvages sont pour moi ma troisième incursion dans le cinéma de son auteur, André Téchiné. Ma découverte de Hotel des Amériques m'avais laisser sur le coté, un autre visionnage serait surement nécessaire pour m'en faire une autre opinion. Pour en revenir à ce long métrage ci, j'ai ressentis pareil sensation que pour le précédent film ( Les Innocents ), le récit ma captivé mais certains passages à vides me laisse sur ma faim ... Le film s'essouffle au fil des minutes, le constat est similaire pour ces comédiens qui perdent de leurs forces au fur et à mesure. Les interprètes sont malgré tout au niveau, Elodie Bouchez est a en pleurer dans les prémices de cette histoire, dommage qu'elle finisse par m'agacer ! Malgré ces défauts, ce film gagne ma sympathie et mon attachement tant cette histoire est joliment conté et son sujet maîtrisé de main de maître. Un bon moment, mais pas exceptionnelle non plus ...
Première fois que je plonge dans le cinéma d'André Téchiné et j'en ressors avec une impression mitigée. D'un côté, l'histoire, sur fond d'homosexualité, de Guerre d'Algérie (le sujet méga-giga-supra tabou de la mort du cinéma hexagonal!) et de PCF qui avait encore une part importante dans la politique du pays (oui, ça remonte loin dans le passé!), est intéressante, et le cinéaste sait très bien diriger ses comédiens. D'un autre, Téchiné a l'air parfois d'oublier que si le cinéma est un art sonore, il est aussi un art visuel. Les comédiens discutent énormément, d'ailleurs ils ne font que cela pendant toute la durée du film. Le réalisateur n'exploite donc pas tout le potentiel émotionnel de l'histoire se refusant à laisser parler la caméra, ne sachant peut-être pas qu'une image bien mise en scène peut en dire autant sinon plus que cinq minutes de dialogues. Et puis, à l'exception d'Elodie Bouchez, les comédiens sont certes talentueux mais manquent sévèrement de charisme. A voir d'autres oeuvres du cinéaste avant de se faire un avis définitif.
Ce film est une œuvre touchante sur la jeunesse mais les dialogues sont trop littéraires et trop lyriques, personnellement je m’en suis lassé. Un joli film tout de même, intéressant à regarder.
Très joli film sur le désir et l'éveil à la sensualité. Mise en scène sensible, belle photo, scénario bien écrit... Reconstitution intéressante de l'époque aussi (fin de la guerre d'Algérie, retour des pieds noirs). Surtout le film est emmené par quatre jeunes acteurs investis (même si le jeu de Stéphane Rideau est parfois un peu abrupt)
Ce qui est assez étrange avec Les Roseaux Sauvages, c'est que ce n'est pas plus un film qu'une pièce de théâtre et en même temps pas du tout. Je m'explique. Si l'on regarde les acteurs, qui ne sont pas médiocre mais qui ne font pas un travaille fabuleux non plus. On remarquera qu'il s'agit de choses que l'on a déjà vue au théâtre. C'est très bavard en sommes. Maintenant c'est complètement un film car ce n'est pas une captation, mais alors pas du tout. On dirait que les décors les plans sont tombés dans les mains d'un monteur pour être projeté comme par magie sur un écran de cinéma. Chose à laquelle je ne m'attendais pas pour être franc. C'est tellement fluide que la direction très moyenne des acteurs devient vite du piniolage. Cela suffirai à mon argumentaire en y pensant. Après je pense important de préciser que c'est un film de Romance que vous n'avez jamais vue et vous n'avez jamais pue voir. C'est si peu complaisant avec le spectateur que s'en est sûre. On va pas faire les ampoulés. Alors c'est quoi? C'est pas chiant. C'est envoûtant. Ça donne envie de tomber amoureux. C'est jovial et jouissif. Compliqué de donner tous les adjectifs correspondant à la description de cette fresque de l'amour champêtre.
Je n'ai pas accroché ni sur le sujet (de la guerre d'Algérie, je ne sais que ce que les bouquins d'histoire du lycée ont bien voulu me raconter c'est à dire absolument rien), ni sur le scénario, ni sur les dialogues, ni sur les personnages.
Ce film, moi, il me fait déprimer… Je ne comprends pas l’intérêt d’un ton aussi morne et finalement aussi désincarné, surtout pour une histoire de cette nature. En fin de compte, tout me parait banal et plat, tant la forme et le fond sont finalement tué par une mise en scène trop froide.
Dans le Sud‑Ouest des années 60, l’adolescence tangue entre vents contraires. Sous la lumière douce des paysages, Téchiné filme l’éveil des désirs, la peur de se découvrir, les certitudes qui vacillent. Tout semble suspendu, fragile, jusqu’à ce que les événements s’emballent et que les illusions se brisent. Derrière la grâce des instants captés, une mélancolie sourde s’installe. Un film d’une justesse rare, où le trouble des sentiments rencontre la brutalité du passage à l’âge adulte.
Ce film, réalisé par André Téchiné et sorti en 1994, n'est pas mal mais sans plus. Adapté du téléfilm "Le Chêne et le roseau", faisant partie de la collection "Tous les garçons et les filles de leur âge" (que je n'ai d'ailleurs pas vu et que je ne pourrais donc pas comparer), le scénario nous présente un jeune homme qui découvre sa sexualité en plein contexte de guerre d'Algérie. Le synopsis me tentais pourtant assez, trouvant le sujet très intéressant, mais malheureusement, j'avoue que le film m'a en réalité un peu perdu. Pourtant, je lui reconnais ses évidentes qualités que je ne nie pas, cet avis est purement subjectif. J'ai été très étonné que, pour un film des années 90, l'homosexualité soit traitée de façon aussi légère et douce. C'est-à-dire que nous n'avons pas de voyeurisme, les personnages ne culpabilisent pas mais la vive au contraire de façon très "détendue". Enfin bien évidemment, François se pose de nombreuses questions liées à la découverte de sa sexualité mais, là encore, le film n'insiste pas lourdement dessus, cette question de l'homosexualité se mêle naturellement aux autres sujets du film, c'est-à-dire la confrontation à la guerre et à la mort et puis à la vie adolescente des années 60. J'ai également trouvé très intéressant le fait que Maïté ne soit attirée par aucune forme de sexualité, ce qui est assez "original" pour l'époque. Le film est également très intéressant puisqu'il serait (apparemment) en grande partie autobiographique et nous donnerait ainsi une idée de la jeunesse du réalisateur. De plus, l'ambiance est très bonne, surtout en cette période d'été, et les très beaux paysages nous plonge directement dans les années 60 et dans la chaleur du midi. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Gaël Morel, Stéphane Rideau, Élodie Bouchez et Frédéric Gorny qui sont très bons et l'alchimie fonctionne très bien. "Les Roseaux sauvages" est donc un bon film mais qui ne m'a personnellement pas plus emballé que ça.
Largement inspiré de son propre vécu, ce long-métrage d’André Téchiné constitue une œuvre intimiste sur les troubles de l’adolescence. L’histoire nous plonge au début des années 1960 avec le parcours croisé de trois garçons et une fille (Élodie Bouchez, dans l’un de ses premiers grands rôles au cinéma). L’éveil à l’amour, les convictions politiques, la découverte de l’homosexualité, la guerre d’Algérie, etc. sont autant de sujets qui s’entremêlent parfois maladroitement. En effet, sans être mauvais, cela manque profondément de rythme et d’émotion malgré la sincérité du propos. Bref, ce drame ténébreux, lauréat du César du meilleur film en 1995, mérite une attention pour sa description intemporelle des émois de la jeunesse.