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HamsterPsycho
152 abonnés
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1,5
Publiée le 6 avril 2020
Petit j'avais adoré ce film. Un western-road-movie, avec l'esprit d'aventure et de justice. Aujourd'hui je le vois d'un autre oeil. Ce film fait partie de la vague d'oeuvres contestataires des années 70, notamment face à des forces de police tout en muscles. Le problème est que les camionneurs dépeints sont assez critiquables de leur côté et qu'il y a beaucoup de problèmes de crédibilité sur les juridictions par exemple, ainsi qu'une destruction sans discernement des camionneurs que l'on cherche pourtant à nous présenter comme sympathiques. Dans son désir contestataire, Sam Peckinpah en a beaucoup trop fait et dessert son propre sujet.
Le premier quart d'heure du "Convoi" font peur tant elles sont un éloge de la virilité la plus crasse, empreintes d'un humour bien gras et présentant une intrigue qui ne semble pas posséder le moindre intérêt. Pourtant, la fascination de Peckinpah pour les camions et sa faculté à créer une alchimie entre ses acteurs finit par convaincre : il y a en effet une réelle élégance dans ces fondus enchaînés qui dévoilent cet improbable convoi et une émotion assez fine dans la manière de lier les personnages par des messages radio qui font prendre conscience de leur solidarité et de leur amitié. Le film n'est certes pas le plus personnel du cinéaste, à tel point que les ralentis, assez laids pour la plupart, paraissent davantage être un effet de signature qu'une véritable marque formelle, mais il parvient à s'élever au-delà de son idée initiale anecdotique pour prendre en compte une dimension plus politique avec la mise en scène des conséquences médiatiques de ces camions qui traversent les États sans but. "Le Convoi" est indéniablement un film mineur de Peckinpah mais demeure assez plaisant, nettement plus intéressant que ce que son entrée en matière promettait, à savoir le néant.
Le film me fait malheureusement penser un peu à la coccinelle !!!! C’est pas vraiment flatteur mais la course poursuite avec le shérif est aussi filmée avec un humour moyen voire niais. Le policier a beau dire tout de go « je casse du camionneur », il n’empêche qu’ils passent tous pour des bras cassés. Le spectacle est un peu pataud mais les camions crèvent l’écran !!
C'est au détour d'un stand de vide-grenier que j'ai « dégoté » cet étonnant film de Sam Peckinpah. Inutile de préciser qu'il a vite changé de main et que je suis rentré à la maison, illico presto, pour visionner cette perle rare. Bien que ce ne soit sans doute pas sa meilleure réalisation, « Le convoi » se révèle tout de même une œuvre très honnête dans laquelle on retrouve la plupart des grands thèmes habituellement traités par le cinéaste. Le scénario, un peu minimaliste tout de même, raconte l'histoire d'une bande de camionneurs qui se rebellent contre un shérif autoritaire et sadique. Par défi, ils forment ce fameux convoi spoiler: qui s'ébranle lentement en direction de la frontière Mexicaine, « entraînant » toutes les forces de police dans leur sillage . L'esprit du grand ouest Américain est omniprésent et rappelle les grandes chevauchées d'antan, même si les camions ont aujourd'hui remplacé les purs sangs de la « Horde sauvage ». Côté distribution, Kris Kristofferson, Ernest Borgnine, Ali McGraw et bien d'autres honorables « seconds couteaux » donnent le maximum pour que l'entreprise fonctionne et on prend un réel plaisir à retrouver ces « gueules » du passé. Au bout du compte, malgré un léger manque de rythme, notamment dans la première partie, je me suis beaucoup amusé à découvrir cette œuvre attachante et vintage. A voir, donc, pour les petits veinards qui, comme moi, parviendront à le retrouver...
Un film qui a particulièrement mal vieilli, seul contre tous il réussit à rallier tout le monde à sa cause qu'il estime juste, c'est beau, petite larme à l'oeil. PLV : A réserver à ceux qui ont peur des surprises
Peckinpah est vraiment un ovni du cinéma américain. En version uncut ce film prend une forte dimension grâce à des ajouts subtiles qui appuient les intentions politiques du scénario. En gros ça raconte la résistance d'un convoi de routiers face à une police aux agissements dégueulasses. Un must.
Entre Western moderne et road-movie, ce petit film d'action sans prétention sur fond de musique country est un bon moment, avec de belles scènes d'actions savoureuses. Alors oui le scénario ne vole pas haut avec cette vengeance des routiers sur un sheriff un peu cavalier mais on s'en carre un peu, non ?
Bien que considéré comme une œuvre mineure dans la filmographie de Sam Peckinpah, Le convoi n’en reste un parfait exemple de son gout pour les provocations antiautoritaires et les personnages borderline ainsi que son talent pour filmer la brutalité humaine avec une indiscutable beauté. Porté par des musiques country qui accentuent l’identité purement américaine du film, le récit de cette colonne de poids-lourds se réunissant par solidarité pour défier les abus de pouvoir d’un shérif sadique s’apparente à un western moderne. Dans la peau de ce policier opiniâtre, Ernest Borgnine est un choix évident tant il retrouve un personnage similaire à celui qu’interprétait dans notamment Tant qu'il y aura des hommes ou L’empereur du Nord. La horde de camionneurs, menés par Kris Kristofferson (que Peckinpah avait fait connaitre cinq ans plus tôt dans Pat Garrett et Billy le Kid), est composée de personnages hétérogènes et attachants. C’est surtout dans la fluidité et la violence des scènes de courses-poursuites filmées dans de magnifiques décors désertiques entre l’Arizona et le Nouveau-Mexique que le réalisateur prouve une nouvelle fois sa maitrise de la mise en scène et du montage. Ces quelques passages purement jouissifs réussissent tant bien que mal à rattraper ce long-métrage auquel on peut reprocher que la frugalité et la linéarité du scénario en aient fait un road-movie quelque peu monotone.
L'avant dernier film de Sam Peckinpah aurait pu être une belle merde sans queue ni tête mais le réalisateur arrive tout de même à proposer quelque chose de plutôt correct. Partant du postulat qu'il pouvait presque transposer son chef d'oeuvre, « La horde sauvage », à l'ère moderne et en remplaçant les cowboys par des routiers (voilà en somme l'idée de base qui avait tout d'une gageure pouvant potentiellement générer un navet), l'américain arrive à divertir, ce qui n'était pas forcément gagné d'avance. « Le convoi » est un film beaucoup plus léger que ce que son réalisateur avait coutume de proposer mais la marque de fabrique est bien présente. Au menu : le bon vieux temps qui fout le camp et la défiance envers l'ordre établi. Et même si, sur ce second point, l'ami Sammy chausse ses plus gros sabots pour nous exposer son propos, on retient un rythme sans temps morts, un humour sympathique et quelques bonnes scènes de course poursuite. L'opposition entre Kris Kristofferson, barbe drue et pectoraux affûtés, et Ernest Borgnine, bedaine proéminente et petite moustache règlementaire, porte très bien l'ensemble et après presque 20 ans de carrière, Peckinpah arrive enfin à diriger correctement une femme, Ali McGraw s'en sortant très bien après une prestation un peu légère dans « The Getaway ». Une pointe de machisme, quelques clichés mais globalement la réalisation nerveuse et cette petite pointe contestataire et sauvage font de ce film un divertissement tout à fait honnête.
A l'époque, enfin, il y a 20 ans de cela quand j'ai découvert le film étant ado, j'aurais mis 5 étoiles direct : une vraie merveille. Aujourd'hui, je l'ai trop vu et revu, du coup j'ai du mal à le revoir ^^ Mais c'est un film superbe, à voir absolument pour qui ne l'a jamais vu, il ne faut pas passer à côté de ce chef d'oeuvre !
Un vrai road-movie bourré d'aventures pour les routiers et les passionnés de camions. Un film culte qui avait montré l'utilité de la radio CB à l'époque.
Film plutôt positif et léger, donc carrément à contre-courant dans la filmographie de Peckinpah, "le convoi" se laisse regarder malgré tout mais ne laissera pas une trace indélébile dans la mémoire du spectateur. Dans la veine des films des années soixante dix où s'est opéré la mutation du western en roadmovie, ce film s'inscrit complètement à l'opposé de cette mouvance de manière décontracté et bon enfant, bagarres et poursuites routières sont donc traités avec dérision malgré les ralentis peckinpiens qui les jalonnent et même si le coté contestataires de l'ordre établi représenté par le shérif est présent on à plus affaire à une comédie d'action qu'à un drame sociologique. Une réalisation plus que mineure pour un Peckinpah qui fait vivement résonner le rire finale d'Ernest Borgnine comme pour nous signifier la bonne blague auquel on vient d'assister, un pied de nez cinématographique indigne de son auteur.
Le film est considéré à juste titre comme un film mineur dans la carrière de S. Peckinpah, un réal qui compte autant de chefs d'oeuvre que de doigts sur une main (voire un peu plus). Est-il pour autant à jeter ? Pas totalement car il porte encore en lui un discours frondeur et anti-conformiste voire rebelle que le réal défend depuis ses débuts. C'est juste que le ton général est plus festif, plus joyeux, plus insouciant (difficile de faire plus sombre que "Croix de fer" en même temps, film sortit l'année d'avant et au tournage plus chaotique et énorme crash au box-office). On est donc là dans une histoire simple, qui va commencer avec une bagarre type "L'agence tout risques") avant d'enchaîner avec une poursuite style "Shérif fais-moi peur". Oui, pas des références de haut vol mais bon, c'est un film distrayant, avec quelques fulgurances du génie filmique de Peckinpah, qui apparaît ici assez fatigué. Entouré de potes devant la caméra (K. Kristofferson, E. Borgnine et B. Young plus la charmante A. McGraw qu'il avait déjà dirigé), Peckinpah s'amuse un peu mais ne nous fait pas rêver. Pas infamant donc mais pas indispensable non plus. D'autres critiques sur