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issanissa2017
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4,5
Publiée le 11 avril 2026
Anne Fontaine et ses acteurs dans un plongeon hallucinant vers le prévisible. L'ange ne parviendra pas à faire sortir le mari d'un profond refoulement tout en réussissant le contraire, ici tromperie, avec la femme. Film brillant et passionnant.
La réalisatrice a trouvé son sujet dans le "théorème" de Pasolini. Mais si théorème est un grand film cela tient au talent de Pasolini --en regard ici c'est un filmage laborieux et sans talent ; il manque surtout cette force de vérité où la puissance du désir sexuel et surtout les ravages de la perversion traversaient le film de Pasolini . Dans ce film il n'y a ni sexualité, ni perversion ; ce sont des scènes convenues et invraisemblables où des acteurs peinent à se situer. C'est du "comme si" qui frise parfois le grotesque comme la scène du coït surpris par le mari !
Une étude du couple dont la fantaisie soudaine va déstabiliser l'équilibre fragile. A. Fontaine explore la relation à trois avec les tensions, les non dits et la frustration jusqu'à l'inéluctable. Autour d'une distribution bien dirigée, ce drame de meurs est toutefois un peu pâle.
Un bon film à l'accent tres chabrolien où l'on voit la vie étriquée d'un couple de bourgeois provinciaux totalement bouleversée par la rencontre d'un jeune paumé qui les attire irrésistiblement...
Comme souvent, Anne Fontaine traité de la rencontre entre un couple bourgeois et un élément extérieur à ce milieu social. Ici, c'est Nicole et Jean-Marie, gérants d'une blanchisserie à Belfort, qui font connaissance d'un travesti bisexuel. Évidemment, cela ne sera pas sans conséquences sur leur vie de couple. Mention spéciale à Miou Miou et à Charles Berling, excelle comédiens auxquels le film doit beaucoup.
De tous les films que j ai vu d Anne fontaine, j ai remarqué qu elle essaie de retranscrire le trouble amoureux, transgressif tel que Martin et la bonne éducation ou perfect Mother. Nettoyage a sec illustre bien ses propos à son paroxysme. Cela pourrait être intéressant mais à la fin pose ses limites car trop toc, bourgeois on y croit pas. Ce n est pas la faute des acteurs ou actrice qui sont très bon, miou miou y est extraordinaire, sensuel ou stanislas mehrar en transformiste bi sexuel, qui va s installer dans ce couple et y installer ce trouble, qui me fait penser au film théorème mais à petit pieds qui n a pas cette force et ce côté transgressif qu anne fontaine n arrive pas à faire.
En 1997, Anne Fontaine propose une œuvre qui dégage un sentiment de malaise constant. L’histoire de ce couple de commerçants un peu coincé (Miou-Miou et Charles Berling) se prenant d’affection pour un jeune homme désinhibé aux orientations sexuelles mouvantes s’apparente à un véritable drame psychologique. Dans ce qui devient rapidement un ménage à trois, la réalisatrice aborde avec maîtrise une multitude de thèmes (le frisson malgré la routine, l’acceptation de la manipulation et du mensonge, l’homosexualité refoulée, etc.). Pour nous guider à travers ce labyrinthe émotionnel, on a le droit à la prestation troublante de Stanislas Merhar (obtenant le César du meilleur espoir masculin pour son rôle). Bref, un film sulfureux flirtant autant avec la comédie de mœurs que le thriller.
Une sorte de huis-clos érotique qui démarre comme une amitié particulière et qui se développe comme un poison dans le couple. Deux visons différentes de la femme et de l’homme qui ne partagent pas cette passion déviante. Beau portrait quelque peu malsain mais qui comporte pourtant une part d’amour caché.
"Nettoyage à sec" (dans tous les sens du terme) m'a sulfureusement pris en otage toute une après midi. Un jeune éphèbe "chaser", Stanislas Merhard, s'"invite" dans une famille bobo bourgeoise, et là où ça fait "bobo", il "cautérise", le Stanislas, à grands coups de témoignages affectueux et "pourfendeurs" d'idées reçues et préjugés en conserves. A regarder pour le plaisir du "conventionnel" dézingué, d'une conformité monotone et maquillée, ne demandant qu'à exploser. Stanislas, c'est l'"icare" qui s'"étouffe à trop s'approcher de la "lune"..
C'est vraiment très bon, traiter de cette façon le thème du travestisme et de la bisexualité sans tomber dans la facilité, il fallait le faire. La direction d'acteur est impeccable avec une Miou Miou qui joue avec un naturel désarmant et le jeune Stanislas Merhar excellent et troublant. Bien sûr Anne Fontaine a choisi d'être pessimiste, elle n'y était pas obligé, mais paradoxalement cela renforce le film en renvoyant la société pour ce qu'elle est : se voulant tolérante mais ne l'étant pas tant que ça, les conventions sociales et morales dont on a beau se moquer finissant par étouffer le désir. Très fort
Excellent film que j'avais vu à sa sortie au ciné et que je viens de revoir. Les acteurs sont excellents, en particulier Miou-Miou, Mathilde Seigner et le jeune Stanislas Mehrar qui joue un personnage troublant, avec bcp de charime et un coté ambigu qui bouscule la vie rangée d'un couple bien tranquille. Les scènes dans le cabaret sont surprenantes et le film se laisse voir avec une certaine émotion. On y découvre aussi le difficile métier du pressing qui situe le cadre du film, . J'ai revu ce film avec plaisir, sans lassitude en redécouvrant certaines scènes oubliées mais marquantes. Je lui donne 4.5 car peu de films sont de ce cru, surtout tournés en province et non en ville, ce qui donne du cachet au film.