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Ricco92
293 abonnés
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4,5
Publiée le 2 août 2016
Après Une époque formidable, Gérard Jugnot continue à mélanger sujet dramatique et humour. En effet, on pourrait croire, en voyant le début de Casque bleu, qu’il va tourner une nouvelle vision des Bronzés en utilisant différents stéréotypes de vacanciers : le couple en crise (Patrick/Alicia) ; la vieille fillespoiler: (faussement) amoureuse de son patron (Laurette) ; le couple de jeunes amoureux qui passe son temps à s’embrasser ; le couple de retraités constitué d’un ancien professeur qui vante sans arrêt la culture et qui filme toutes ses vacances (Pierre) et de son épouse qui reporte son amour maternelle sur son chien(Gisèle) ; le dragueur invétéré (Gianni) ; le couple d’homosexuels honteux issu de La Cage au folles (Nicolas et Freddy)… Jugnot est parfaitement conscient de ce rapprochement et en joue ("C’est vraiment les Bronzés ici !", "La moustache avant, non ?"). Puis, d’un coup, le film prend une tournure plus dramatique en insérant le thème de la guerre civile (fortement inspiré par le conflit se passant à cette époque en Yougoslavie) tout en conservant certains aspects humoristiquesspoiler: (la tentative de fuite qui se conclut par des bris de glaces dans les fesses…) . Jugnot réussit habilement à effectuer un mélange subtil entre les deux tons, rapprochant ainsi le film de la réalité de la vie. Il y déploie son talent de dialoguiste (« Tu m’avais même promis qu’au retour on passerait par Venise. J’ai jamais vu Venise ! Mais, toi, t’es passé sur Florence ! ») tout en continuant à prouver qu’il est un très bon directement d’acteurs (ces derniers sont tous parfaits que ce soit Victoria Abril, Claude Piéplu, Valérie Lemercier, Jean-Pierre Cassel, Micheline Presle ou Jugnot lui-même) et qu’il sait jouer intelligemment de la musique (le contre-point musical entre L’Hymne à l’amour chanté par Edith Piaf et des images de guerre). Après Une époque formidable, Gérard Jugnot prouve une nouvelle fois que (contrairement à son ex-compère Michel Blanc qui, en tant que réalisateur, a tendance à privilégier l’ironie et à s’éloigner de la comédie) le cinéaste est capable d’utiliser la comédie en insérant plus de fond et en possédant toujours autant de tendresse envers ses personnages.
Un film à la critique très mauvaise, et, même si ce n’est pas affreux, je dois reconnaître que Jugnot, après son excellent Une époque formidable, déçoit. Il livre un produit peu enthousiasmant, brouillon, et peu ambitieux. Entouré d’un casting séduisant, malheureusement les numéros d’acteurs ne suffisent pas à rendre l’ensemble très attrayant. Les acteurs s’en donnent à cœur joie, certains tirent leur épingle du jeu à l’image d’une Valérie Lemercier déchainée, d’autres sont plus transparents, mais dans l’ensemble la galerie de personnages assez excentriques qu’ils composent, quoiqu’à la limite de l’hystérie, reste l’atout principal du métrage. Ça apporte un peu de couleurs, ça nourrit quelques gags pas mal vus, et il y a d’assez bonnes répliques. Malheureusement force est de constater que le scénario ne tient pas. On ne ressent que rarement la situation géopolitique qui forme le cadre du film. La narration est décousue, le rythme très inégal, et le manque d’enjeux véritables, le quasi huis-clos qui s’impose par moment rend l’ensemble peu attrayant, ou tout du moins, pas assez emballant pour vraiment se passionner pour cette histoire. Assez long à se mettre en place de surcroit, le final n’est pas non plus ce que j’ai vu de plus concluant. Jugnot ne se force pas non plus sur la forme. Peut-être avait-il trop d’ambition ou ne connaissait-il pas bien le milieu qu’il filmait ici à l’inverse de ses précédents films, mais l’essentiel du métrage se passe dans des intérieurs assez vilains, la photographie n’a rien d’enthousiasmant, et la mise en scène est assez pâlichonne, alors que Jugnot en général se montre plutôt vif dans ses réalisations. Pour ainsi dire le film n’est pas vraiment décevant sur la forme, mais n’a rien de significatif, tout comme la bande son, assez fade. Casque bleu est un des films les moins bien noté de Jugnot en tant que réalisateur, et je rejoins assez les critiques. Ce n’est pas ignoble car les acteurs se démènent, et on sent une approche originale à la base, mais le résultat est bien trop brouillon et dégingandé pour séduire. Dommage. 1.5
Un film sans grande prétention, mais qui a le mérite de distraire en se régalant du malheur des autres ! Vous imaginez votre séjour au club Med sous les bombes ? Quelques bons moments hilarants et un superbe casting qui ne pouvait que contribuer à nous amuser. D'ailleurs ce n'est pas un hasard s'il a attiré un million de spectateurs en salles,.et quelle joie de revoir Claude Piéplu et Micheline Presle ! willycopresto
Pure comédie à la seule ambition de faire rire ou sourire, "Casque Bleu" se permet, comme G.Jugnot-réalisateur aime le faire, de déborder sur la satire, ici sur fond de guerre. Certes, le comédien-réalisateur n'a pas la prétention de filmer la guerre, mais ses écarts sérieux entre deux tirades drolatiques et situations rocambolesques sont plutôt bien sentis même si un peu maladroits. Il n'empêche que G.Jugnot filme avec son coeur et avec une générosité évidente. Sacrément aidé par une troupe de comédiens inspirés et très démonstratifs, il nous livre un film plaisant et sans prétention.
Un film sympathique qui se laisse regarder avec plaisir. Même s'il ne révolutionne pas le genre, Jugnot sait faire des films sans prétention et drôles. Cependant il est moins réussi que "fallait pas" bien que l'action dans un centre de vacances prête pourtant bien au comique
Ce n'est pas le meilleur film de Jugnot mais sa galerie de personnages et le sujet de cette comédie dramatique sont suffisamment bien traités pour en faire un film sympathique.
Une chose est sûre Jugnot sait choisir des sujets qui pourront lui donner toute une galerie de personnages. C'est encore une fois le cas avec casque bleu,maintenant arrive t'il à traiter ces sujets de la bonne manière? La question reste posée,en tout cas ici elle ne pose pas puisque casque bleu à un bien un sujet. Mais celui-ci ne décolle pas et vient même s'embourber dans des gags peu efficaces et de l'émotion mal ficelée.
Enorme inspiration sur la guerre en Yougoslavie à l'époque. Un casting plus ou moins inégal en qualité mais une réalisation sans saveur, qui fait furieusement penser à une production TF1.