403 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
60 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
11 critiques
3
29 critiques
2
13 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 septembre 2008
Ce film est un chef d'oeuvre, ni plus ni moins.. Je mettrais bien 5 étoiles si je le pouvais ^^ Les acteurs sont remarquables, surtout David Carradine qui fait ses débuts, et Barbara Hershey, qui illuminé véritablement l'écran. On voit bien ici la patte de Scorsese, avec l'humour noir et la violence qui parsème ce film... Une belle critique de la société en général, et un vrai film à voir a tout prix !
Le propos est incroyablement efficace dans la satire et la violence de l'Amérique que Scorsese cherche à décrire. La mise en scène est grandiose, en fait les premiers films de Scorsese sont ceux qui ont la mise en scène la plus originale et recherchée, ce dernier cherche moins à surprendre ou à être créatif dans ses derniers films où il compte peut-être un peu trop peu sur DiCaprio... On retrouve des thématiques communes au reste de sa filmographie comme la violence qui inspirera sans doute des réalisateurs comme Tarantino (d'aillleurs David Carradine y joue un personnage nommé Bill...)
Aaaaah ! Les débuts de Martin Scorsese... "Bertha Boxcar" n'est clairement pas ce qu'il a fait de mieux mais on retrouve au moins dans ce long métrage son attirance pour les histoires de gangsters. "Bertha Boxcare" est loin de présenter toutes les qualités qu'auront de nombreuses oeuvres ultèrieures du cinéaste. Ici, les bonnes idées de mise en scène sont rares, le montage laborieux et les acteurs franchement mauvais (désolé pour la famille Carradine). Même l'intrigue suit un schéma répétitif vite lassant. Il y a bien pire dans le genre mais ce film prouve que Scorsese n'a pas pondu que des chefs d'oeuvre.
La balade sauvage d'un couple en cavale pendant la Grande Dépression. Deuxième film de Scorsese, au vent libertaire, un peu brouillon dans l'ensemble mais rendu attachant par la radieuse Barbara Hershey et David Carradine. 2,75
Un film surprenant, assez brouillon dans sa réalisation, caméra à l’épaule, pas toujours assuré , mais au message très fort . On va suivre pendant la grande récession de 1929 un couple constitué de laisser pour compte, par hasard, une jeune fille dont le père meurt dès l’ouverture du film qui va prendre la route en solitaire et partir en aventure. Dans un wagon de train de marchandise elle rencontrera un syndicaliste très engagé dont elle va croiser la route à plusieurs reprises. Ils prennent des trains en passagers clandestins, puis très vite se transforment en braqueurs de banque avec un groupe de copains. On est à mi-chemin entre « la Bande à Bonnot » et « Bonny & Clyde ».La réalisation néo- naturaliste donne beaucoup de charme au film, on s’émeut pour cette bande libertaire qui brave l’ordre établi, même si on ressent très vite le côté dramatique du sujet le film est fort dans son message, sur le féminisme, l’anti-racisme, la violence sociale. Le ton est grave, il y a peu d’espoir pour ces « damnés » , « low grade », et l’on comprend bien que les tenants de l’ordre établi sont trop fort pour eux : policiers, juge , grand patron des chemins de fers . Mais le film n’est pas manichéen, et il y a un lyrisme envoutant et très poétique . Le couple d’acteurs est formidable : Barbara Hershey que je ne connaissais pas bien , qui possède pourtant une belle carrière, est étonnante de naturel, de spontanéité, la vraie rebelle , fraîche qui disposera de son corps librement quand il le faudra. Et David Carradine , surprenant en beau syndicaliste radical, un peu taiseux, hésitant à franchir le pas de l’illégalisme. Un couple qui fonctionne très bien et qui se retrouvera plus tard dans plusieurs films. Un final d’un dureté , et d’une violence incroyable, presque insoutenable. Une œuvre de Scorcèse, forte, sincère, authentique, brute comme un gros diamant pas taillé.
L'histoire de 4 marginaux partis sur des chemins de traverse au temps de la grande dépression. Poussés par la pauvreté et leur statuts, ils franchiront la ligne jaune de la morale. Avec à leur tête David Carradine en homme de tête et syndiqué et la charmante Barbara Hersey qui a sa fougue, et ses 20 ans pour elle. Chacun des 4 personnages subit les évènements plus qu'il les dicte malgré leurs vies en marge et, malgré des choix moraux contestables, chacun restera attachant aux yeux du spectateur. C'est la principale qualité du second film de Martin Scorsese, qui avait déja ce ton frénétique et nerveux qui allait irradier sa filmographie. Par contre, le récit a les imperfections des premiers films, la fougue du film n'empèche pas une narration cahotique et des raccourcis scénaristiques
Film de Scorsese de 1972 retraçant une histoire vraie, celle de Bertha Thompson, une fille livrée à elle-même suite à la mort de son père. Très volage, elle se prostitue, traîne avec des voyous, se déplace en montant illégalement dans des trains de marchandises. Bien sûr, elle s'empêtra dans de nombreux problèmes. Ce long métrage est un film sur commande demandé par Roger Corman à Martin Scorsese, une production se voulant être une ode à la liberté malgré le contexte de Grande Dépression entraînant crise économique et lutte des classes. Boxcar Bertha est un mélange entre "Bonnie and Clyde" et "Jesse James" assez brouillon sur fond de scènes de violence et d'érotismes. D'ailleurs, Barbara Hershey a un corps superbe et convient parfaitement pour ce rôle. David Carradine quant à lui est assez décevant, je le trouve bien meilleur dans ses films de karaté. La fin tragique et cruel en crucifixion est tout à fait représentative des obsessions de Scorsese pour le catholicisme comme c'est le cas "Dans la dernière tentation du Christ" ou plus récemment "Silence". Un Scorsese intéressant bien que mineur .
Sans doute pas l'une des œuvres les plus marquantes de Scorsese, mais "Bertha Boxcar" est un film à voir pour tout cinéphile fan de l'œuvre du maître. Il s'agit là en effet de son second film, mettant en scène une bande de vagabonds, dont David Carradine et Barbara Hershey dans les rôles de Bill et Bertha. Une sorte de Bonnye & Clyde période Grande Dépression, avec tous les ingrédients du film de fugitif. Le film met en avant le Sud profond, avec son cortège de flics sadiques et de politiciens corrompus. La scène finale dantesque réveille un film globalement assez plat bien que pas déplaisant à voir grâce à quelques bons moments.
Deuxième film de Martin Scorsese, Bertha Boxcar est une comédie dramatique assez mineure. L'histoire nous plonge dans un road movie ou l'on va suivre Bertha évoluer au fil de ses rencontres, sillonnant l'Amérique de la Grande Dépression. Il souffle un vent de liberté très appréciable et la bande de jeunes est sympathiques mais l'histoire n'est pas franchement passionnante. La grande force de ce long-métrage et le seul grand intérêt à mes yeux, vient de la prestation de Barbara Hershey qui est rayonnante et qui joue une jeune fille à la fois insouciante mais rempli d'assurance. Elle illumine par sa présence chaque scène. Il faut dire aussi qu'il se dégage par moments des passages sensuels bienvenus. Pour autant le film sait aussi se montrer violent quand il le faut. Pour le reste, la réalisation est de qualité tout comme la petite b.o. qui est très sympathique. La fin pour sa part est correcte mais de toute façon l'histoire n'est pas la plus grande qualité de ce film. Au final Bertha Boxcar vaut surtout pour sa sublime actrice qui porte ce projet, le reste est malheureusement très vite oubliable.
C’est le 2éme long métrage de Scorsese, difficile à dire qu’il deviendra un très grand : film au budget limité, une mise en scène simpliste et etriquée, ainsi que quelques facilités scénaristiques. Reste une vision sordide des USA en Grande Dépression triste, raciste et au bord du goufre... B.Hershey sublime le film par son interprétation hors du commun et une beauté rare.
Une des premières réalisations de Martin Scorsese, qui visiblement très country, semble déjà dégagé un air, très gangster, où seme la violence, mêlée aux racisme, prostitution et à la politique. Une réalisation expérimentale, qui n'oublie pas l'humour, les Carradine, et Barbara Hershey. Un final particulièrement radicale.
Qui est le film ? En 1972, Martin Scorsese n’est encore qu’un jeune cinéaste tâtonnant. Boxcar Bertha, produit par Roger Corman, est son deuxième long-métrage. Film de commande tourné rapidement avec un budget modeste, il s’inscrit dans le sillage des polars criminels d’exploitation qui fleurissaient alors. En surface, il raconte la trajectoire d’une vagabonde, Bertha Thompson, qui s’allie à un syndicaliste et à quelques marginaux pour mener des braquages contre les compagnies de chemins de fer. Le pitch semble appeler l’aventure pulp et le romantisme criminel façon Bonnie and Clyde. Mais déjà, Scorsese déplace les lignes : au lieu de s’abandonner à l’imagerie convenue, il utilise ce canevas comme terrain d’expérimentation pour interroger la violence, la communauté et les rapports de pouvoir.
Que cherche-t-il à dire ? Sous les dehors d’un récit d’exploitation, le film pose une thèse précise : la criminalité n’est pas un choix individuel mais un produit des infrastructures sociales. Les rails, les dépôts, les wagons : tout dans l’univers visuel ramène au capital ferroviaire qui ordonne l’Amérique de la Dépression et fabrique mécaniquement ses exclus. À travers Bertha, Scorsese esquisse aussi une réflexion sur la féminité dans ce contexte. Le projet du film n’est donc pas d’élever ses personnages en figures héroïques, mais de montrer comment leurs vies se débattent dans une géométrie de contraintes.
Par quels moyens ? La brutalité qui traverse le film n’est jamais gratuite : coups de matraque, lynchages, exécutions sommaires sont filmés comme le langage du capital ferroviaire, qui substitue la punition à la justice. La violence n’a pas de grandeur, seulement une fonction.
Bertha agit, désire, prend l’initiative. Mais la mise en scène la renvoie sans cesse à une position d’objet, à travers des plans érotisés qui appartiennent au cahier des charges Corman sans doute. Ce décalage, loin de n’être qu’un défaut, révèle une vérité sur la condition féminine dans ce cinéma d’exploitation : une puissance narrative toujours en négociation avec les images qui la capturent.
Les rails ne sont pas décor, ils imposent au récit une ligne droite, une vitesse, une géométrie. Sauter dans un boxcar, c’est habiter un interstice de liberté, toujours précaire. La caméra épouse ces bords, ces lisières, ces lieux où les corps chutent, s’accrochent, disparaissent.
Le groupe que forment Bertha, Bill, Rake et Von compose une fraternité éphémère des précaires. Chaque solidarité est fissurée par l’appât du gain ou le ressentiment. Scorsese filme ces moments de fraternité comme des parenthèses précieuses, mais toujours vouées à l’éclatement.
Où me situer ? Je suis frappé par la cohérence avec laquelle Scorsese transforme une commande d’exploitation en laboratoire d’auteur. Certes, le film reste contraint par ses obligations pulp : scènes de nudité ou de bagarre semblent parfois plaquées. Mais c’est précisément dans ces contraintes que Scorsese invente un langage : inscrire chaque geste sexuel, chaque explosion de violence dans une dramaturgie de classe. J’admire ce refus du romantisme criminel, cette manière de montrer que la criminalité n’ouvre pas à la liberté mais à un cercle sans issue. Boxcar Bertha n’est pas encore un grand film, mais il contient déjà une vision du monde.
Quelle lecture en tirer ? Regarder Boxcar Bertha aujourd’hui, c’est mesurer comment Scorsese, dès ses débuts, pensait le cinéma comme enquête matérielle. Ce n’est pas une fresque historique, encore moins un mythe romantique. C’est un récit de rails et de corps, de machines qui organisent l’espace et de marginaux qui tentent de s’y glisser. Ce film mineur dans la carrière de Scorsese devient alors fascinant : un brouillon incandescent où l’on voit naître des obsessions qui irrigueront toute son œuvre, de Mean Streets à The Irishman.
Deuxième long-métrage de l'ami Scorsese, qui donne plus l'impression d'être plus une production de Roger Corman qu'une réalisation du futur cinéaste de "Taxi Driver". D'ailleurs l'ensemble n'est pas sans rappeler par son côté "gangsters qui agissent dans l’Amérique de la Crise économique le tout réalisé avec un petit budget" "Bloody Mama" du même Roger Corman. Le film, qui est franchement un peu mou, qui a un scénario un peu trop décousu et qui n'arrive à maintenir son intérêt que grâce à la beauté et à la fraîcheur de Barbara Hershey dans le rôle-titre, reste donc pendant pratiquement toute sa durée une production de Corman... pratiquement car heureusement que Scorsese arrive à montrer in-extremis que c'est bien lui qui est derrière la caméra lors d'une scène finale aussi intense que sanglante, bien dans son style futur.
Sur une très belle prestation d'actrice de Barbara Hershe et une bonne présence de David Carradine, le réalisateur nous offre une formidable reconstitution de l'ambiance de l'Amérique des années 1930. Il nous conte très bien l'histoire d'une bande de marginaux cernés par le chômage, le racisme et la crise sociale. Ce Thriller dirigé de main de maitre par Martin Scorsese, nous propose une histoire attractive, bien rythmée et soutenue par une BO bien placée. Dommage que le scénario très romancé nous montre autant de stéréotypes.
Les débuts d'un grand et prolifique réalisateur sont toujours intéressants. Le second film de Scorsese inspiré d'un livre sur une histoire vraie est une réussite. Les acteurs sont bien dirigés et plein de fougue pour emballer cette tranche de vie violente (beau duo amoureux), la réalisation est assez brute et froide et l'ambiance de ces années noires bien retranscrite. Un film certes pas percutant mais bien soigné pour se laisser prendre.