Note moyenne
4,2
15063 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
123 critiques
4
111 critiques
3
55 critiques
2
15 critiques
1
9 critiques
0
1 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Ce sixième long-métrage d’animation des studios Ghibli, réalisé par Hayao Miyazaki et sorti en 1992, n'est pas mal du tout ! Bon effectivement, il n'est pas mal mais j'avoue qu'il ne m'a pas enchanté plus que cela, enfin en tout cas par rapport aux autres films du studio que j'ai pu voir. C'est ici l'histoire d'un homme devenu cochon, suite à une malédiction, qui, avec son hydravion, vient en aide aux personnes en difficulté. Bon voilà, le scénario n'est honnêtement pas trop mal mais j'ai eu malgré tout un peu de mal à rentrer totalement dans l'histoire. J'ai effectivement, sans jeux de mots, plus survolé le tout et, même si je reconnais les évidentes qualités du film, je pense qu'il ne restera pas gravé dans ma mémoire, contrairement à certains films du studio qui m'ont quant à eux beaucoup plus marqué. Bon, en réalité, l'histoire est dans la forme assez simple, nous avons beaucoup de combats aériens etc. mais nous avons un sous-texte beaucoup plus adulte, comme dans la majorité des films du studio Ghibli d'ailleurs, qui peut être perçu comme un message autour de l'absurdité de la Guerre, surtout étant donné le contexte dans lequel se passe l'histoire. Présent durant tout le film, notamment avec toute la trame autour du fascisme, c'est surtout à la fin que le message devient plus évident. L'animation est quant à elle très réussie, de même que la B.O., comme d'habitude, même si elle a ici un peu moins d'importance que dans d'autres films du studio. "Porco Rosso" est donc dans l'ensemble un film d'animation sympathique qui se laisse facilement regarder mais qui ne m'a personnellement pas plus transcendé que ça.
Porco Rosso est un délice à contemplé. Le long métrage de Hayao Miyazaki embrasse comme il est souvent le cas dans ces œuvres des thématiques tout à la fois très pointu mais trouve par de multiples prouesses à les racontés avec une simplicité en rien simpliste ! La suggestion s’insère aux dessins, elle n'altère en rien son humour elle ne le rend que plus émouvant encore. Un film sur la complicité qui m'a rappelé Le Chateau dans le Ciel mon film préféré de son réalisateur. La musique de Joe Hisaishi m'a aussi complètement envoûté, elle magnifie son ensemble et confère au film une grâce certaine. La fin aussi m'a retourné ... Une perle !
Le manga ne m'a pas intéressé plus que cela, je n'ai pas été transcendé par l'histoire, ni été attaché par les personnages, je pense qu'il s'adresse plus à un public masculin, ça se laisse regarder mais ce n'est pas exceptionnel
Bijou poétique !!! Et j'adore quand Miyazaki raconte des histoires qui se passent en Europe... Son œil "extérieur" décrit alors un monde fantasmé qui nous rappelle les beauté de notre continent. Walt Disney est mort, Miyazaki respire toujours !!
En 1992, le cofondateur du Studio Ghibli, Hayao Miyazaki, réalise son sixième long-métrage, juste après Kiki la petite sorcière, trois ans plus tôt. Mais à la différences de ses précédentes créations, celle-ci est marquée par un certain réalisme, et par la volonté d'ancrer l'histoire dans une période historique ayant existé et des frontières géographiques qui existent toujours.
En effet, dans l'Italie de l'entre-deux-guerres (1929), alors que la crise économique et la montée du fascisme frappent le pays, Marco Pagot dit "le Porc rouge", ancien pilote réputé de l'armée aérienne de son pays, oeuvre désormais en tant que chasseur de primes et doit affronter les dangereux pirates du ciel qui gagnent leur vie en volant des voyageurs innocents sur les mers de la Méditerranée et de l'Adriatique. Accompagné dans sa mission par la jeune et brillante Fio, le pilote torturé, solitaire et marginal devra défendre les innocents et son honneur, sur fond de rivalité avec un pilote peu scrupuleux et d'amour inavoué avec une belle et célèbre chanteuse Gina, gérante de l'hôtel Adriano.
A la différence des autres créations existant déjà en 1992, ou même de la plupart de celles à venir, Porco Rosso marque par son réalisme (appuyé également par les apparitions de marques connues, un fait rare dans l'univers de Miyazaki) son sérieux, sa mélancolie (un sentiment accentué par les couchers de soleil à plusieurs reprises) et par une certaine forme de violence ( spoiler: le combat final à mains nues entre les deux pilotes chevronnés
). La dénonciation de la guerre et de ses conséquences terribles et absurdes est également un élément majeur du film, mais n'est pas pour autant une nouveauté (Nausicaä de la vallée du vent, le Château ambulant et Princesse Mononoké). La dimension historique du film est également nourrie par l'introduction d'une célèbre chanson du répertoire français : le Temps des cerises, interprété à merveille dans la version originale par Tokiko Kato, une doubleuse japonaise. Ici, nous sommes donc loin des images poétiques des traditionnels films du Studio Ghibli, encore qu'on peut profiter de la beauté et de la féerie de certains paysages à l'occasion de quelques séances de vol au-dessus de la mer.
Enfin, plusieurs anecdotes sont intéressantes au sujet de cette création. D'abord, le fait que le format final du film, ainsi que la finalité de ce dernier, ne correspondent pas du tout au projet original (45 minutes destinées à être projetées lors des vols de la compagnie Japan Airlines). C'est au fur et à mesure de la création du film et de son aspect sérieux et grave qu'il fut choisi pour le cinéma. Ensuite, cet hommage à l'aviation, que Miyazaki, grand passionné du sujet, a attendu cinq films avant de réaliser. D'ailleurs, le nom du studio (Ghibli) est avant tout celui d'un avion de reconnaissance développé par l'Italie entre 1936 et 1947. Enfin, un parallèle amusant lorsqu'on se penche sur les doublages français et les personnages interprétés par ces derniers : le héros chasseur de primes, doublé par Jean Reno, est accompagné d'une jeune fille dans son aventure, deux ans avant la création du film Léon et de la répétition troublante de ce rapport.
En effet, dans l'Italie de l'entre-deux-guerres (1929), alors que la crise économique et la montée du fascisme frappent le pays, Marco Pagot dit "le Porc rouge", ancien pilote réputé de l'armée aérienne de son pays, oeuvre désormais en tant que chasseur de primes et doit affronter les dangereux pirates du ciel qui gagnent leur vie en volant des voyageurs innocents sur les mers de la Méditerranée et de l'Adriatique. Accompagné dans sa mission par la jeune et brillante Fio, le pilote torturé, solitaire et marginal devra défendre les innocents et son honneur, sur fond de rivalité avec un pilote peu scrupuleux et d'amour inavoué avec une belle et célèbre chanteuse Gina, gérante de l'hôtel Adriano.
A la différence des autres créations existant déjà en 1992, ou même de la plupart de celles à venir, Porco Rosso marque par son réalisme (appuyé également par les apparitions de marques connues, un fait rare dans l'univers de Miyazaki) son sérieux, sa mélancolie (un sentiment accentué par les couchers de soleil à plusieurs reprises) et par une certaine forme de violence ( spoiler: le combat final à mains nues entre les deux pilotes chevronnés
). La dénonciation de la guerre et de ses conséquences terribles et absurdes est également un élément majeur du film, mais n'est pas pour autant une nouveauté (Nausicaä de la vallée du vent, le Château ambulant et Princesse Mononoké). La dimension historique du film est également nourrie par l'introduction d'une célèbre chanson du répertoire français : le Temps des cerises, interprété à merveille dans la version originale par Tokiko Kato, une doubleuse japonaise. Ici, nous sommes donc loin des images poétiques des traditionnels films du Studio Ghibli, encore qu'on peut profiter de la beauté et de la féerie de certains paysages à l'occasion de quelques séances de vol au-dessus de la mer.
Enfin, plusieurs anecdotes sont intéressantes au sujet de cette création. D'abord, le fait que le format final du film, ainsi que la finalité de ce dernier, ne correspondent pas du tout au projet original (45 minutes destinées à être projetées lors des vols de la compagnie Japan Airlines). C'est au fur et à mesure de la création du film et de son aspect sérieux et grave qu'il fut choisi pour le cinéma. Ensuite, cet hommage à l'aviation, que Miyazaki, grand passionné du sujet, a attendu cinq films avant de réaliser. D'ailleurs, le nom du studio (Ghibli) est avant tout celui d'un avion de reconnaissance développé par l'Italie entre 1936 et 1947. Enfin, un parallèle amusant lorsqu'on se penche sur les doublages français et les personnages interprétés par ces derniers : le héros chasseur de primes, doublé par Jean Reno, est accompagné d'une jeune fille dans son aventure, deux ans avant la création du film Léon et de la répétition troublante de ce rapport.
Un régal de dessin animé par un des maîtres du genre. Beauté du graphisme, originalité de l’intrigue, humour, tout concorde ici pour créer une œuvre intemporelle qui ravit les grands et les petits.
Pour ce long métrage, Hayao Miyazaki s’intéresse de nouveau à l’élément de l’air. Mais ce film est très différent de ce qu’on a pu voir de la part du réalisateur, puisqu’il n’est, à très peu de choses près, pas un film fantastique. Il n’a pas non plus pour but de titiller notre imagination, et ne laisse pas non plus une grande place à l’interprétation ormis la transformation en cochon de l’Homme.
On retrouve encore les thèmes chers à Miyazaki : la guerre, l’aviation, l’Italie et les grands espaces.
De plus, il créé des grands personnages. Les 2 figures féminines peuvent même paraître plus puissante que Marco. Elles agissent pour montrer quelque chose.
Voilà comment le réalisateur arrive à soulever des questions très adultes dans un film qui paraît enfantin, léger et romantique.
On retrouve encore les thèmes chers à Miyazaki : la guerre, l’aviation, l’Italie et les grands espaces.
De plus, il créé des grands personnages. Les 2 figures féminines peuvent même paraître plus puissante que Marco. Elles agissent pour montrer quelque chose.
Voilà comment le réalisateur arrive à soulever des questions très adultes dans un film qui paraît enfantin, léger et romantique.
J’aime la nonchalance du cochon (en plus avec la voix de Jean Reno) mais le style assez hétéroclite ne m’attire vraiment pas ni le genre guerre et bataille
Miyazaki se renouvelle dans le style et ici c’est plutôt enfantin et parfois niaiseux.
Miyazaki se renouvelle dans le style et ici c’est plutôt enfantin et parfois niaiseux.
Hayao Miyazaki, le génie du studio Ghibli, signe ici un nouveau film regroupant certaines thématiques qui lui sont chères, notamment les voyages dans les nuages. Malgré quelques idées originales, le film n’a pas la grande prétention de plaire à tous. Il perd son rythme, surtout par l’absence d’une véritable histoire, et d’un réel enjeu. C’est bien simple, le film sera fini que vous n’aurez toujours pas trouvé où était la crise. On trouvera bien une histoire d’amour et d’amitié, et une dualité entre deux pilotes d’avion rivaux, mais pas de quoi nous tenir en plein suspens tout le long du film. Pour cela, on se rabattra sur l’animation qui, comme toujours, est sublime. L’ambiance sonore est très sympa. De quoi passer un bon moment sans pour autant vous marquer à jamais.
Lorsqu'on évoque un pilote de légende, on imagine mal un porcin moustachu en salopette. Bienvenu dans l'univers d'Hayao Miyazaki, féministe convaincu et passionné d'aviation. Des thématiques qui reviennent souvent sur le tapis, avec des odyssées aériennes et des femmes entreprenantes. Porco Rosso ne s'adresse manifestement pas à un public de jeunes enfants, car il fait appelle à certaines connaissances historiques, notamment l'Italie des années 20. En 1995, l'animation était déjà marque de fabrique chez Miyazaki. On y reconnait son style et sa fantaisie à travers des personnages bien campés. La voix de Jean Reno est d’ailleurs du plus bel effet, bien qu'improbable sur un tel personnage. Un ballet aérien tout en élégance, scindé entre compétition et justice, sans oublier la poésie d'une mer de nuages. Un animé atypique mais intelligent. 3/5
Avec ce dessin animé on peut découvrir la richesse de l'animation japonaise quand elle est subtile, tendre et imaginative. C'est un univers qui est aussi riche historiquement et original avec ces figures changeantes humaines, animales. Une bizarrerie délayée dans des formes de poésie orientaliste appliquée à une universalité de la condition humaine. Tout une forme de parcours initiatique aussi ; une subtilité de l'art cinématographique dans le sens de l'animation qui est plus permissive. Le tout ne manque pas d'humour. Je reste en deçà du chef d'œuvre car dans ce décalage culturel il me manque certaines justesses de sentiments et de profondeurs, un certain vide de sens dans l'imaginaire et l'exubérance des apparences. Une certaine limite du contexte et du message délivré qui est préjudiciable.
La beauté des images exerce un ascendant très fort sur le spectateur, ce flot continu de scènes qui se situent au-dessus des nuages subjugue et fascine (nous retiendrons le moment tout bonnement somptueux où Porco se retrouve dans son avion avant sa métamorphose entouré par les âmes des pilotes morts au combat), c’est toute la magie Ghibli qui opère devant nos yeux.
Il souffle sur Porco Rosso un doux parfum d’aventure et de volupté dont seul Miyazaki a le secret. Ce chef d’œuvre de l’animation japonaise qui s’adresse plus spontanément à un public adulte n’a pas pris une seule ride un peu plus de 20 ans après sa création. Une magnifique pierre angulaire dans la filmographie d’un grand.
Il souffle sur Porco Rosso un doux parfum d’aventure et de volupté dont seul Miyazaki a le secret. Ce chef d’œuvre de l’animation japonaise qui s’adresse plus spontanément à un public adulte n’a pas pris une seule ride un peu plus de 20 ans après sa création. Une magnifique pierre angulaire dans la filmographie d’un grand.
Miyazaki nous fait part de son aventure aérienne avec "Porco Rosso".
Les sujets qui lui sont chers seront condensés dans ce long-métrage, que ce soit l'aviation, l'Italie, la guerre, la femme guerrière, et même le cochon (animal que l'on retrouvera à de multiples reprises dans les œuvres de Miyazaki). "Porco Rosso" n'est pas un Miyazaki fantastique et déjanté laissant une grande place à l'interprétation comme peuvent l'être "Le voyage de Chihiro" par exemple, ou encore "Mon voisin Totoro". L'imagination est donc moindre, mais la qualité est pourtant toujours au rendez-vous. Une aventure aérienne porcine (oui il y a toujours un aspect décalé bien entendu) remarquable et agréablement doublé par Jean Reno, mais qui toutefois ne trouvera pas la force de certaines de ses autres œuvres qui nous charment davantage par leur complexité et leur mystère.
Les sujets qui lui sont chers seront condensés dans ce long-métrage, que ce soit l'aviation, l'Italie, la guerre, la femme guerrière, et même le cochon (animal que l'on retrouvera à de multiples reprises dans les œuvres de Miyazaki). "Porco Rosso" n'est pas un Miyazaki fantastique et déjanté laissant une grande place à l'interprétation comme peuvent l'être "Le voyage de Chihiro" par exemple, ou encore "Mon voisin Totoro". L'imagination est donc moindre, mais la qualité est pourtant toujours au rendez-vous. Une aventure aérienne porcine (oui il y a toujours un aspect décalé bien entendu) remarquable et agréablement doublé par Jean Reno, mais qui toutefois ne trouvera pas la force de certaines de ses autres œuvres qui nous charment davantage par leur complexité et leur mystère.
On ressent déjà dans ce porcs rosso le génie à venir à du Maitre !! Beaucoup moins aboutit dans son scénario , ses personnages , ses thèmes... Que ses grands succès mais néanmoins un Bonn film d animation simple efficace et plaisant... On y trouve déjà les traits de ses personnages fétiches que nous apercevons à chaque film , la belle musique de joie hisaishi même si ici elle est moins audible et prends moins de place donc moins d intensité, il aborde aussi un de ses thèmes favoris l aviation mis à l honneur ici ! Ainsi que la guerre et une petite part de mystique ou magie comme on veut.
Pour autant et malgré le fait que le film se trame sur un fond de bannière italien ce qui donne un esprit très léger presque un air de vacance à l ensemble , le scénario très simpliste tout compte fait ne décolle pas vraiment et on ne se passionne pas autant. Les relations aussi entre nos protagonistes restent flous et pas assez exploités. La magie n opére pas autant malgré le bon film qu il est. Le personnage principal n est pas facile à aimer aussi !!
Tout compte fait ce film est le prémice de son univers !!
Pour autant et malgré le fait que le film se trame sur un fond de bannière italien ce qui donne un esprit très léger presque un air de vacance à l ensemble , le scénario très simpliste tout compte fait ne décolle pas vraiment et on ne se passionne pas autant. Les relations aussi entre nos protagonistes restent flous et pas assez exploités. La magie n opére pas autant malgré le bon film qu il est. Le personnage principal n est pas facile à aimer aussi !!
Tout compte fait ce film est le prémice de son univers !!
Ils sont fous ces Japonais, on ne le dira jamais assez. Les gars sont torchés devant la machine à café quand y en a un qui balance juste après avoir vomi : "et si le héros était un cochon qui pilote des hydravions dans les années 20 ?"... Même les scénaristes les plus défoncés d'Hollywood n'auraient pu imaginer un tel canular.
Un cochon italien bien entendu, élégant et raffiné... et doublé par Jean Reno, la classe. Il a pour rival un amerloque imbécile très imbus de sa personne et est amoureux d'une chanteuse qui nous couine sa chansonnette "le temps des cerises" (!) rien que ça ! On a jamais rien vu de pareil, d'autant que les jeux de mots vont bon train sur Porco Rosso et son caractère de cochon, combinant ainsi l'humour potache habituel des animés japonais avec un sentimentalisme à fleur de peau, pacifiste et naïf.
Entre nostalgie et eau de rose, on ne sait plus si c'est de l'art ou du cochon : on ne saura pas pourquoi ni comment Porco est devenu ce qu'il est dans son coucou Ferrari. Nous voilà emporté dans cette curiosité dont la réalisation montre ses limites avec ses décors parfois affreux et son animation qui fait mal aux yeux. Cela dit, si on a vu Goldorak ou Albator juste avant, on est blindé.
Mais contre toute attente on adhère irrémédiablement au concept Porco Rosso malgré les nombreuses fautes de l'italien écrit (porca miseria !). Tant d'audace et d'inventivité nous interpellent et fascinent tandis que les mômes, ravis, ont les yeux qui brillent. Forza Porco !
Un cochon italien bien entendu, élégant et raffiné... et doublé par Jean Reno, la classe. Il a pour rival un amerloque imbécile très imbus de sa personne et est amoureux d'une chanteuse qui nous couine sa chansonnette "le temps des cerises" (!) rien que ça ! On a jamais rien vu de pareil, d'autant que les jeux de mots vont bon train sur Porco Rosso et son caractère de cochon, combinant ainsi l'humour potache habituel des animés japonais avec un sentimentalisme à fleur de peau, pacifiste et naïf.
Entre nostalgie et eau de rose, on ne sait plus si c'est de l'art ou du cochon : on ne saura pas pourquoi ni comment Porco est devenu ce qu'il est dans son coucou Ferrari. Nous voilà emporté dans cette curiosité dont la réalisation montre ses limites avec ses décors parfois affreux et son animation qui fait mal aux yeux. Cela dit, si on a vu Goldorak ou Albator juste avant, on est blindé.
Mais contre toute attente on adhère irrémédiablement au concept Porco Rosso malgré les nombreuses fautes de l'italien écrit (porca miseria !). Tant d'audace et d'inventivité nous interpellent et fascinent tandis que les mômes, ravis, ont les yeux qui brillent. Forza Porco !
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse

