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J’ai trouvé PORCO ROSSO de Miyazaki un peu surcôté, plusieurs aspects dans le récit m’ont gêné, à commencer par la misogynie ambiante : je pense que c’est sensé être une dénonciation, de base, mais le film tombe lui-même dans ce qu’il dénonce, et je trouve ça dommage… ou peut-être est-ce mon impression de spectateur européen de 2026 ? Il en va de même pour la relation ambiguë entre Porco et Fio.
Cependant, la satire de la guerre et de ses absurdités reste on ne peut plus efficace (encore plus dans le contexte actuel), avec des personnages véritablement tournés au ridicule, afin d’amuser le spectateur qui se moque véritablement de ces personnages.
Comme toujours, l’animation est magnifique, une scène en particulier est extrêmement émouvante et touchante, et une vraie place est accordée aux silences (pas de dialogue ni de musique).
PORCO ROSSO reste un bon film !
Cependant, la satire de la guerre et de ses absurdités reste on ne peut plus efficace (encore plus dans le contexte actuel), avec des personnages véritablement tournés au ridicule, afin d’amuser le spectateur qui se moque véritablement de ces personnages.
Comme toujours, l’animation est magnifique, une scène en particulier est extrêmement émouvante et touchante, et une vraie place est accordée aux silences (pas de dialogue ni de musique).
PORCO ROSSO reste un bon film !
C'est un homme qui préfère avoir une tête de cochon plutôt que de continuer à ressembler au monde qui l'entoure. Le postulat est presque comique, sauf qu'il ne l'est pas vraiment. Sous ce refus tranquille se cache une Italie qui glisse vers le fascisme et la guerre. Fait rare chez Miyazaki, ce n'est pas une enfant qui porte le film mais un adulte fatigué, hanté par des copains tombés en plein ciel pour une cause à laquelle plus personne ne croit. Le ciel reste son seul refuge, le seul endroit où la bêtise des hommes ne le rattrape pas. Et quand l'amour s'invite quand même, dans un regard qu'on n'ose pas soutenir, Miyazaki a la pudeur de ne pas en faire un remède. Ça console un instant mais ça ne guérit rien.
Le film avance par haltes plutôt que par intrigue, et cette liberté de rythme se ressent jusque dans ses personnages, qu'on croise davantage qu'on ne les suit. La cadence est lente, presque méditative, et laisse à la retenue une place rare, entre deux blagues toujours un peu tristes. Seul le duel final m'a déçu, expédié comme si Miyazaki avait soudain voulu tourner la page trop vite. De manière générale, le film n'explique pas, il préfère suggérer.
Visuellement, c'est franchement splendide. La lumière sur l'Adriatique, les carlingues rivetées, un bar Art déco filmé comme un tableau plutôt que dessiné comme un cartoon. On sent l'enfance de Miyazaki, élevé dans l'atelier d'un père ingénieur aéronautique, et chaque vol du film en garde la sincérité. La scène où les avions des camarades morts montent en silence vers les étoiles est magnifique. Le piano de Joe Hisaishi, tendre et nostalgique, enveloppe toute cette mélancolie, et Jean Reno donne au cochon une carrure bourrue et fragile à la fois. Porco Rosso, c'est une Belle Époque qui sourit une dernière fois avant que le ciel ne se couvre pour de bon.
Le film avance par haltes plutôt que par intrigue, et cette liberté de rythme se ressent jusque dans ses personnages, qu'on croise davantage qu'on ne les suit. La cadence est lente, presque méditative, et laisse à la retenue une place rare, entre deux blagues toujours un peu tristes. Seul le duel final m'a déçu, expédié comme si Miyazaki avait soudain voulu tourner la page trop vite. De manière générale, le film n'explique pas, il préfère suggérer.
Visuellement, c'est franchement splendide. La lumière sur l'Adriatique, les carlingues rivetées, un bar Art déco filmé comme un tableau plutôt que dessiné comme un cartoon. On sent l'enfance de Miyazaki, élevé dans l'atelier d'un père ingénieur aéronautique, et chaque vol du film en garde la sincérité. La scène où les avions des camarades morts montent en silence vers les étoiles est magnifique. Le piano de Joe Hisaishi, tendre et nostalgique, enveloppe toute cette mélancolie, et Jean Reno donne au cochon une carrure bourrue et fragile à la fois. Porco Rosso, c'est une Belle Époque qui sourit une dernière fois avant que le ciel ne se couvre pour de bon.
Histoire hyper étrange, car elle pourrait être normale à part que le héros a une tête de cochon dans un environnement humain. On ne sait trop pourquoi.
Le film a un rythme vraiment très lent par rapport aux autres Ghibli que j'ai pu voir jusqu'ici. De plus, le doublage français (que je défends pourtant d'habitude) me fait étrangement penser à un vieux film de l'époque de Jean Gabin, ce qui ne colle pas trop avec le style d'un animé japonais. À cause de cela, j'ai beaucoup plus de mal à m'immerger dans cette œuvre et à en profiter pleinement...
En revanche, le film reste très intéressant : tout l'aspect sur la fabrication des avions est vraiment instructif, même si cela reste de l'animation. De plus, on retrouve comme toujours des images splendides. Pour son époque (1992), cette patte graphique était quand même super impressionnante quand on compare à ce qui se faisait à côté dans les mêmes années ; on n'a pas du tout ce flou qui caractérisait souvent les productions de l'époque. De leur côté, les musiques collent parfaitement aux diverses scènes ^^ j'aime beaucoup. Dommage, je peine encore à retrouver des compositions aussi prenantes que celles du Château ambulant :)
En revanche, le film reste très intéressant : tout l'aspect sur la fabrication des avions est vraiment instructif, même si cela reste de l'animation. De plus, on retrouve comme toujours des images splendides. Pour son époque (1992), cette patte graphique était quand même super impressionnante quand on compare à ce qui se faisait à côté dans les mêmes années ; on n'a pas du tout ce flou qui caractérisait souvent les productions de l'époque. De leur côté, les musiques collent parfaitement aux diverses scènes ^^ j'aime beaucoup. Dommage, je peine encore à retrouver des compositions aussi prenantes que celles du Château ambulant :)
Porco Rosso, 6ème film du grand maître de l'animation japonaise Hayao Miyazaki sorti en 1992.
Un film parlant de la montée du fascisme en Europe, de féminisme et encore et toujours d'aviation ! C'est avec "Le vent se lève", le film qui met l'aviation le plus au devant de la scène dans sa filmographie.
spoiler: Porco Rosso c'est un film d'un calme et d'une douceur absolument incroyable. Mais ce serait mentir que de dire que le film n'est que ça, car ce film est aussi l'histoire d'un pilote d'hydravions solitaire et mélancolique traumatisé par la guerre et devenu catégoriquement opposé à cela. Mais Porco est un chasseur de prime et le meilleur pilote de l'Adriatique, il gagne sa vie comme cela et vit paisiblement sur son île paradisiaque.
Porco Rosso c'est aussi un film comique et sans doute le plus comique de la filmographie de son réalisateur. C'est un film aux dialogues extrêmements juste, bien placé et très travaillé.
Ce que j'adore avec ce film, c'est qu'il nous transporte dans l'univers d'un homme en traversant les moments très drôle, puis les moments de contemplation si réussi et les moments de mélancolie concernant la guerre. C'est un film profondément antimilitariste et de façon assez subtil.
C'est également une oeuvre engagé politiquement et anti fasciste : spoiler: "Je préfère être un cochon décadent qu'un fasciste".
Comme tous ses films il est selon moi nécessaire de les voirs plusieurs fois et à des âges différents pour les apprécier de plus en plus à chaque visionnage et de les comprendre également de plus en plus.
spoiler: On assiste à la transformation mentale d'un homme déjà transformé en cochon pour être hors du temps, pour avoir "ni lois, ni patrie" et je dépendre de personne. Un homme très solitaire qui se retrouve chez son vieil ami Piccolo pour faire réparer son avion et à sa grande surprise c'est sa petite fille qui va s'occuper de son "vieux coucou". Mais Marco refuse de voir confier la réparation à une jeune fille sans expérience. Finalement convaincu il évolue au long du film et ouvre les yeux sur le travail de la femme.
spoiler: J'aimerais parler d'une scène précise du film, celle de la mer de nuages. Je trouve cette scène raconté par Porco absolument magnifique. Miyazaki utilise les métaphores pour tout dans ses films et il n'a pas peur de décevoir ou de ne pas assumer un choix artistique. Porco raconte "l'enfer" autour de lui avec ses camarades pendant la guerre en avion et nous avons une scène où les avions se pirchassent. Mais pas un son de tire, pas une balle tiré, pas un avion touché et un ciel d'un bleu magnifique en pleine journée. N'importe quel autre film aurait imagé cette histoire avec une scène sombre en plein orage ou pénombre avec des rires de partout des bruits stridents de mitraillette, d'explosions... Mais non Miyazaki nous laisse imaginer par nous même l'horreur de la scène et nous prouve que l'on a pas besoin de montrer l'horreur pour en parler. Il l'a suggère simplement et créer un mystère. C'est pour une scène comme celle ci que ce réalisateur est un génie et je pèse mes mots. Marco raconte qu'il est le seul survivant de cette bataille, qu'il voit ses alliés "tomber comme des mouches". Il est alors sur une mer de nuages où il voit une traînée semblable à une voie lactée. Mais cette scène est en réalité simplement notre personnage principal qui voit la mort en face, qui assiste à la montée au ciel de ses camarades et qui ne veut pas que son ami Berlini laisse Gina, sa femme, marié deux jours plus tôt.
Toutes ses scènes sont très visuels et pas simple à comprendre au premier visionnage surtout étant enfant mais c'est justement la chose à faire, car Miyazaki le dit très bien, "les enfants ne sont pas idiots" et on ressent les choses même si on ne les comprends pas forcément.
Je me souviens de cette scène comme fun énorme mystère où je m'imaginais tellement de chose. C'est un film qui a fait mûrir tellement d'histoire dans la tête, tellement d'hypothèse et de rêves. Et c'est un énorme plaisir de grandir avec ses films, puis de les comprendre au fur et à mesure que nous grandissons !
Comme presque tous ses films, Porco Rosso est encore une fois un film parfait de Miyazaki qui allie humour, mélancolie, tristesse et contemplation. Un film à voir à tout âge avec plusieurs niveaux de lectures. C'est un film profond avec des dialogues absolument génial et un Jean Renaud grandiose dans la version française, qui d'ailleurs est la version préféré de Miyazaki !!
Un film parlant de la montée du fascisme en Europe, de féminisme et encore et toujours d'aviation ! C'est avec "Le vent se lève", le film qui met l'aviation le plus au devant de la scène dans sa filmographie.
spoiler: Porco Rosso c'est un film d'un calme et d'une douceur absolument incroyable. Mais ce serait mentir que de dire que le film n'est que ça, car ce film est aussi l'histoire d'un pilote d'hydravions solitaire et mélancolique traumatisé par la guerre et devenu catégoriquement opposé à cela. Mais Porco est un chasseur de prime et le meilleur pilote de l'Adriatique, il gagne sa vie comme cela et vit paisiblement sur son île paradisiaque.
Porco Rosso c'est aussi un film comique et sans doute le plus comique de la filmographie de son réalisateur. C'est un film aux dialogues extrêmements juste, bien placé et très travaillé.
Ce que j'adore avec ce film, c'est qu'il nous transporte dans l'univers d'un homme en traversant les moments très drôle, puis les moments de contemplation si réussi et les moments de mélancolie concernant la guerre. C'est un film profondément antimilitariste et de façon assez subtil.
C'est également une oeuvre engagé politiquement et anti fasciste : spoiler: "Je préfère être un cochon décadent qu'un fasciste".
Comme tous ses films il est selon moi nécessaire de les voirs plusieurs fois et à des âges différents pour les apprécier de plus en plus à chaque visionnage et de les comprendre également de plus en plus.
spoiler: On assiste à la transformation mentale d'un homme déjà transformé en cochon pour être hors du temps, pour avoir "ni lois, ni patrie" et je dépendre de personne. Un homme très solitaire qui se retrouve chez son vieil ami Piccolo pour faire réparer son avion et à sa grande surprise c'est sa petite fille qui va s'occuper de son "vieux coucou". Mais Marco refuse de voir confier la réparation à une jeune fille sans expérience. Finalement convaincu il évolue au long du film et ouvre les yeux sur le travail de la femme.
spoiler: J'aimerais parler d'une scène précise du film, celle de la mer de nuages. Je trouve cette scène raconté par Porco absolument magnifique. Miyazaki utilise les métaphores pour tout dans ses films et il n'a pas peur de décevoir ou de ne pas assumer un choix artistique. Porco raconte "l'enfer" autour de lui avec ses camarades pendant la guerre en avion et nous avons une scène où les avions se pirchassent. Mais pas un son de tire, pas une balle tiré, pas un avion touché et un ciel d'un bleu magnifique en pleine journée. N'importe quel autre film aurait imagé cette histoire avec une scène sombre en plein orage ou pénombre avec des rires de partout des bruits stridents de mitraillette, d'explosions... Mais non Miyazaki nous laisse imaginer par nous même l'horreur de la scène et nous prouve que l'on a pas besoin de montrer l'horreur pour en parler. Il l'a suggère simplement et créer un mystère. C'est pour une scène comme celle ci que ce réalisateur est un génie et je pèse mes mots. Marco raconte qu'il est le seul survivant de cette bataille, qu'il voit ses alliés "tomber comme des mouches". Il est alors sur une mer de nuages où il voit une traînée semblable à une voie lactée. Mais cette scène est en réalité simplement notre personnage principal qui voit la mort en face, qui assiste à la montée au ciel de ses camarades et qui ne veut pas que son ami Berlini laisse Gina, sa femme, marié deux jours plus tôt.
Toutes ses scènes sont très visuels et pas simple à comprendre au premier visionnage surtout étant enfant mais c'est justement la chose à faire, car Miyazaki le dit très bien, "les enfants ne sont pas idiots" et on ressent les choses même si on ne les comprends pas forcément.
Je me souviens de cette scène comme fun énorme mystère où je m'imaginais tellement de chose. C'est un film qui a fait mûrir tellement d'histoire dans la tête, tellement d'hypothèse et de rêves. Et c'est un énorme plaisir de grandir avec ses films, puis de les comprendre au fur et à mesure que nous grandissons !
Comme presque tous ses films, Porco Rosso est encore une fois un film parfait de Miyazaki qui allie humour, mélancolie, tristesse et contemplation. Un film à voir à tout âge avec plusieurs niveaux de lectures. C'est un film profond avec des dialogues absolument génial et un Jean Renaud grandiose dans la version française, qui d'ailleurs est la version préféré de Miyazaki !!
C'est le dernier Miyazaki qui me manquais et j'ai enfin complété ma collection. À vrai dire, c'est loin d'être le meilleur, je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire. Cependant, c'est toujours aussi beau graphiquement, les personnages sont attachants et c'est sympa d'avoir les voix de Jean Reno et Jean-Luc Reichmann pour le doublage de la VF. L'univers du film est sympa de manière générale mais je ne suis pas arrivé à me mettre dedans, du coup je suis mi-figue mi-raisin. 10/20.
Porco Rosso d’Hayao Miyazaki est une vraie perle du cinéma japonais. Cette animé comme tous les Miyazaki est graphiquement magnifique. De plus ce film est un film vraiment bien travaillé au niveau de l’histoire et du scénario
Eft mon problèmes (mais c’est avec tous les films) c’est que j’attends toujours une finalité à l’histoire, des réponses etc… je veux toujours comprendre alors que des fois y’a rien à comprendre. Et la porco rosso c’est un film très implicite. Je pensais à la fin il serait plus cochon et non ? On sait même pas comment il est devenu cochon. Je pensais il retrouverai Gina à la fin et Eft non ? Pareil je savais que ça parlait de la guerre et que c’était un film politique mais je pensais ce serait un point majeur de l’histoire et Eft c’est juste un élément du décors. Après c’est un miyasaki cetait hyper beau. L’esthétique est dingue
Parfois, la guerre ne se contente pas de détruire le monde ; elle transforme aussi ceux qui y survivent. C’est de cette blessure que naît le destin de Marco Pagot, ancien as de l’aviation devenu chasseur de primes dans l’Adriatique des années 1920 et mystérieusement transformé en cochon. Loin d’être une simple fantaisie, cette métamorphose traduit la position d’un survivant qui choisit de se tenir à l’écart des hommes plutôt que de réintégrer un monde qu’il juge indigne - mieux vaut être un cochon qu’un fasciste.
Cette posture trouve son prolongement dans l’espace même du film. Entre îles rocheuses, criques isolées et étendues d’eau turquoise, Miyazaki compose une Adriatique mythologique où circule une étrange confrérie aérienne faite de pirates maladroits, de pilotes indépendants et d’ingénieurs rêveurs. Bien que l’action se situe dans les années 1920, ce monde semble légèrement décalé, comme suspendu entre la réalité historique et l’imaginaire de l’aventure romanesque. Cette stylisation permet au récit de conserver une légèreté ludique tout en laissant affleurer, en arrière-plan, l’ombre montante du fascisme qui traverse l’Europe.
Dans ce paysage suspendu, l’aviation devient naturellement le cœur de la mise en scène. Passionné d’aéronautique, Miyazaki filme les hydravions avec passion : les moteurs vibrent, les coques glissent sur l’eau avant de s’arracher à la surface, et les combats aériens prennent la forme de véritables chorégraphies dans le ciel, où les avions semblent parfois évoluer comme des créatures marines dans un océan inversé. Pourtant, au milieu de cette énergie ludique, un souvenir vient soudain fissurer le ton du film lorsque Porco imagine les avions de ses camarades morts s’élever dans le ciel comme une procession silencieuse. À travers cette vision, sa transformation acquiert une résonance plus profonde, comme si ce corps animal exprimait la culpabilité d’avoir survécu là où d’autres ont disparu.
C’est peut-être là que réside la véritable singularité de Porco Rosso. Derrière l’apparente légèreté de ses aventures aériennes, la question n’est donc pas tant de savoir si Porco redeviendra un homme que de se demander si les hommes méritent encore de l’être.
Cette posture trouve son prolongement dans l’espace même du film. Entre îles rocheuses, criques isolées et étendues d’eau turquoise, Miyazaki compose une Adriatique mythologique où circule une étrange confrérie aérienne faite de pirates maladroits, de pilotes indépendants et d’ingénieurs rêveurs. Bien que l’action se situe dans les années 1920, ce monde semble légèrement décalé, comme suspendu entre la réalité historique et l’imaginaire de l’aventure romanesque. Cette stylisation permet au récit de conserver une légèreté ludique tout en laissant affleurer, en arrière-plan, l’ombre montante du fascisme qui traverse l’Europe.
Dans ce paysage suspendu, l’aviation devient naturellement le cœur de la mise en scène. Passionné d’aéronautique, Miyazaki filme les hydravions avec passion : les moteurs vibrent, les coques glissent sur l’eau avant de s’arracher à la surface, et les combats aériens prennent la forme de véritables chorégraphies dans le ciel, où les avions semblent parfois évoluer comme des créatures marines dans un océan inversé. Pourtant, au milieu de cette énergie ludique, un souvenir vient soudain fissurer le ton du film lorsque Porco imagine les avions de ses camarades morts s’élever dans le ciel comme une procession silencieuse. À travers cette vision, sa transformation acquiert une résonance plus profonde, comme si ce corps animal exprimait la culpabilité d’avoir survécu là où d’autres ont disparu.
C’est peut-être là que réside la véritable singularité de Porco Rosso. Derrière l’apparente légèreté de ses aventures aériennes, la question n’est donc pas tant de savoir si Porco redeviendra un homme que de se demander si les hommes méritent encore de l’être.
Peut-être moins épique qu'un Princesse Mononoke, peut-être moins intriguant qu'un voyage de Chihiro, peut-être de moins grande ampleur dans un conflit que le Château dans le Ciel.
Mais Porco Rosso est terriblement envoûtant dans son symbolisme et ses propos.
Cette scène où les "avions fantômes" de toutes nations tournoyant dans le Ciel comme un cimetière de ceux qui sont tombés pour des causes différentes mais qui se trouvent réunis au même endroit est tout simplement magnifique.
Un moment qui reste en mémoire.
Mais Porco Rosso est terriblement envoûtant dans son symbolisme et ses propos.
Cette scène où les "avions fantômes" de toutes nations tournoyant dans le Ciel comme un cimetière de ceux qui sont tombés pour des causes différentes mais qui se trouvent réunis au même endroit est tout simplement magnifique.
Un moment qui reste en mémoire.
Histoire réaliste pour une animation, combats aériens:une pépite encore aujourd'hui, beaux paysages.
Porco Rosso - un joli dessin animé très américanisé dans le scénario. Une aventure réussie qui plaira aux adultes !
3,6/5
3,6/5
Ce film va plonger quiconque le visionne dans l'entre deux-guerre, en Italie qui est confronté au fascisme. Porco Rosso est celui qui a reçu les honneurs après avoir servi dans l'aviation italienne.
Miyazaki transporte au ciel ce qu'on a connu pendant de nombreux siècles sur les mers et les océans. Je parle évidemment des pirates, plus exactement des "pirates du ciel" qui n'hésite pas à piller, attaquer ou kidnapper. Et c'est un américain, Donald Curtis, qui ne semble couver aucune peur en défiant le talentueux Porco dans un duel ; pour trophée, la main de Fio.
Ce film s'exprime également sur la condition de la femme, un chant sur la puissance féminine. Malgré son jeune âge et appartenant au beau sexe, Gio se montre talentueuse et ne montre aucune faiblesse face au danger. Cependant, ce film ne se veut pas uniquement sérieux. L'humour se manifeste à de nombreuses reprises, à travers l'emprunt et l'utilisation d'un lexique autour du cochon.
Miyazaki transporte au ciel ce qu'on a connu pendant de nombreux siècles sur les mers et les océans. Je parle évidemment des pirates, plus exactement des "pirates du ciel" qui n'hésite pas à piller, attaquer ou kidnapper. Et c'est un américain, Donald Curtis, qui ne semble couver aucune peur en défiant le talentueux Porco dans un duel ; pour trophée, la main de Fio.
Ce film s'exprime également sur la condition de la femme, un chant sur la puissance féminine. Malgré son jeune âge et appartenant au beau sexe, Gio se montre talentueuse et ne montre aucune faiblesse face au danger. Cependant, ce film ne se veut pas uniquement sérieux. L'humour se manifeste à de nombreuses reprises, à travers l'emprunt et l'utilisation d'un lexique autour du cochon.
L’aviation, véritable passion du cinéaste Hayao Miyazaki est au centre de ce film d’animation sympathique mais néanmoins peu mémorable. Le récit demeure très simple, on apprécie l’ambiance qu’insuffle le réalisateur ainsi que les séquences aérienne virevoltantes. Cependant, peu d’émotion se dégage du long-métrage dû à un personnage principal ne dégageant que peu d’empathie. Néanmoins, des fulgurances parsèment le film.
La musique et l’animation ne déçoivent jamais dans un Miyazaki mais plutôt quelques longueurs le manque d’explications en ce qui concerne les éléments magiques : ici la malédiction de Marco.
Mis à part ça le film régale de part le charisme de Porco et cette ambiance italienne à souhait. En parallèle, bien sur un contexte historique plutôt bien retranscrit.
A noter que c’est Jean Reno qui double Porco Rosso en vf !
Mis à part ça le film régale de part le charisme de Porco et cette ambiance italienne à souhait. En parallèle, bien sur un contexte historique plutôt bien retranscrit.
A noter que c’est Jean Reno qui double Porco Rosso en vf !
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