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Encore un très bon Miyazaki qui, dès la scène d'ouverture, plonge son spectateur dans une animation renversante. Plus terre à terre Porco Rosso se concentre une fois de plus sur le domaine de l'air, le monde de l'aviation et sur le relationnel qui dicte la vie des individus.
https://m.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
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Le Miyazaki que je préfère, mon coup de cœur, grâce à sa folie pure, ses graphismes uniques, sa musique aussi aérienne que son sujet, son histoire dramatique et hautement drôlatique, et ses doublages français qui sont excellents. Jean Réno est un Porco Rosso parfait, rendant bien le côté "brute au grand cœur" du personnage, Jean-Luc Reichmann est un "ami-ennemi" distingué très crédible, et comment ne pas reconnaître notre papy Gérard Hernandez avec sa voix inimitable... La petite Fio est une femme forte malgré ses apparences de fillette, ce qui est très agréable ! Le gang des pirates de l'air est délicieusement hilarant : ils jouent les durs, mais sont inquiets pour des enfants qui risquent de tomber de leur avion ! Et quelques répliques deviennent vite cultes : lorsque les "prix" de la bataille sont disposés : le chef des pirates qui est mielleux devant la jeune Fio avec un doux "Rhoo... Mademoiselle..." et se retournant vers le subalterne, lui hurle un "Pose-ça là, toi !"... Vraiment très drôle ! Ou encore la réplique culte "Si on a compris, on applaudi ! Allez !"... Ou encore la bataille en avions qui dégénère et termine à coup de chaussures lancées... Bref, tout est culte, tout est excellent, du grand Miyazaki. L'histoire se suit avec un plaisir infini, et le rire laisse place à l'émotion tout en douceur, et le final arrive déjà que l'on voudrait remettre le film au début... Un chef-d’œuvre aussi beau que charismatique.
Tout est bon dans le cochon, jamais cette expression n'avait eu autant de sens XD !!
portant toujours une adoration sans limite à l'oeuvre de Miyazaki que je considère comme l'équivalent (et l'égale) nippon de Walt Disney en terme de génie créatif, à chaque critique que j'ai laissé sur un de ses dessin animé, j'ai stipulé dans 90% des cas avoir pris une bonne gifle transcendante en pleine figure. Porco Rosso était l'un des rares films de Miyazaki que je n'avais pas encore critiqué et, après un nouveau visionnage l'autre soir, je me décide enfin à rédiger quelques lignes sur les aventures d'un des plus célèbres cochon de l'animation !
Porco Rosso, 6ème film d'animation des studios Ghibli sorti en 1992, le 6ème de "Miyazaki sensei " sorti juste après "Souvenirs goutte à goutte" (1991) de l'autre sensei, Isao Takahata, nous propose de quitter un peu l'archipel Japonaise pour aller faire une petite balade dans l'Italie des années 30.
Suite à une guerre lui ayant fait perdre toute foie en l'humanité, l'aviateur italien Marco Pagot se retrouva changé en cochon. Après avoir quitté les forces aériennes italiennes, l'homme-cochon, devenu chasseur de prime passe désormais son temps à traquer à bord de son hydravion, les pirates de l'air semant le trouble en mer Adriatique. Un jour, alors qu'il venait de donner une bonne correction aux voyous des airs, ces derniers firent appel à l'aviateur américain Donald Curtis, aussi talentueux qu'arrogant, pour éliminer Porco une bonne fois pour toutes, mais le cochon ne va pas se laisser faire ! Mais Porco pourra-t-il s'en sortir avec tout ces mercenaires qui veulent sa peau ?
Peut on encore simplement voler avec honneur dans une Italie baignée dans la crise et le Fascisme ? Voilà pour le pitch global.
Verdict : Une claque ! Une claque douce, mais une claque tout de même.
Encore et toujours, la magie Ghibli fait de l'Art avec du cochon et nous emmène dans les cieux !
S'il n'est pas mon Miyazaki préféré, s'il n'a pas le côté sanglant, la puissance du message écologique de "Princesse Mononoké", le côté folklorique WTF de "Chihiro", la grandeur émotionnelle du "Tombeau des Lucioles" ou encore le côté aventure fantastique du "Château dans le Ciel" façon l'Île au Trésor/Jules Verne, Porco Rosso n'en reste pas moins un film Ghibli très agréable dans la veine de "Kiki la petite sorcière", beau et drôle. Si le film a 25 ans dans le moteur, force est de constater qu'il possède toujours un grand charme, comme les anciens classiques Disney qu'on revoit aujourd'hui avec une grande joie nostalgique !
Les graphismes en 2D ont bien entendu un peu vieillit, idem pour la bande son mais c'est justement ce qui rajoute un charme supplémentaire au film. Le dessin est encore plein de vie, plein de couleurs vives, azures-verdoyantes , la plupart du temps claires et cette palette de couleurs nous donne la joyeuse impression d'observer une toile, une oeuvre picturale !
Tout comme il l'avait déjà fait avec la jolie petite sorcière, Hayao parvient à réitérer le tour de magie et à nous faire voyager, à nous dépayser en nous emmenant cette fois en Italie. Le réalisateur de génie ne se repose aucunement sur ses acquis et continu de prendre des risques en quittant le Japon pour aller explorer de nouveaux horizons, de nouvelles cultures Européennes à l'écran.
décors méditerranéens, ambiance un peu mafieuse, le tabac, les billets, les spaghettis, pas seulement les paysage mais c'est toute l'ambiance et la culture historique que Miyazaki a réussi à transmettre avec brio !
Avec Porco Rosso, Miyazaki rédige une véritable lettre d'amour à l'Aviation, thème qui lui a toujours tenu à coeur, une lettre d'amour à l'univers aérien baigné d'accents lyriques et romantiques car comme on le sait tous, c'est de l'avion "Ghibli" de Caproni que le studio éponyme tire son nom donc on peut dire que P.R serait une sorte de remerciement en dessin animé.
Côté scénario, celui de Porco Rosso est léger, vaguement inspiré de l'histoire du "Baron Rouge", le synopsis tient sur un post-it, on est plus dans la succession de péripéties mêlées de gags, à l'instar du "Château de Cagliostro" (1979) avec lequel le réalisateur a fait ses débuts, en misant dans le cas des deux dessins animés sur la carte de l'humour. Le ton est également léger, alors serte c'est pas aussi poignant que les oeuvres majeures du studio mais ce n'est pas à mes yeux un défaut; l'émotion manque un chouia serte mais c'est pas plus mal car au moins, ça rend accessible la filmographie de Miyazaki pour les plus jeunes spectateurs que le caractère W-T-F, parfois perturbant de certains autres films plus adultes pourrait rebuter (quand je pense que mes vieux m'ont montrés "Le Voyage de Chihiro" à 8 ans...o_o).
Mais si le scénario peut paraître moins travaillé, c'est chose voulu car Porco Rosso fait à mon avis parti de ces dessins animé, de ce genre de film ou ce n'est pas l'intrigue mais les personnages qui font le film. C'est les personnages qui font l'intérêt de l'histoire et pas l'inverse (de cette manière on est pas dans le modèle formaté du film d'animation Hollywoodien). En fait, on est même carrément à l'extrême opposé du film d'animation Américain...déjà parce que le héros n'est pas un beau gosse mais un cochon donc direct ça casse les codes.
Le personnage de Porco est très intéressant à analyser, extrêmement bien écrit, physiquement et psychologiquement riche de morales et de sous textes.
Miyazaki choisi ici de ne pas s'intéresser à l'apparence physique du personnage (il aurait pu nous faire un personnage transformé en cochon complexé par son apparence, cherchant à lever le mauvais sort mais non et heureusement car ça deviendra par la suite un ressort plutôt fréquent chez Ghibli avec les parents de Chihiro qui seront changés en porc ou encore Sophie qui sera enlaidie par la sorcière dans "Le Château ambulant", 2004) mais cette apparence de cochon fait sens autrement en portant plein de sous lecture.
Porco est un vétéran de la Première Guerre Mondiale choqué par ses horreurs; pour le coup ça me rappel beaucoup les expressions qui qualifiaient la guerre et les soldats qui étaient de la "chair à canon" envoyés à la "boucherie humaine" (du coup, boucherie, cochon...vous faîtes le lien ? ^^). Le "sortilège" serait donc une suggestion de la perte de son humanité due au conflit. En plus, la couleur de son avion est le rouge, choix qui n'est pas du tout un hasard vu que le rouge peut symboliser l'Honneur...mais aussi le sang et la violence, de cette manière cette peinture rouge éclatante pourrait être une marque visible des combats que Porco a traversé (ouais...c'est un peu glauque quand même là o_o). Le personnage bénéficie en plus d'un doublage 5 étoiles via l'acteur talentueux Jean Reno ("Les Visiteurs", "Léon", "Le Grand Bleu, "Mission Impossible" ect) qui a effectué dans la peau de l'homme cochon ses premiers pas dans l'exercice du doublage et, son timbre de voix calme et rauque va très très bien au tempérament du porc.
Le personnage de Fio, bien que l'on se rend très vite compte de la ressemblance physique marquante avec Nausicaä hime (une jeune rouquine habillée en bleu la plupart du temps), elle n'est pas une Nausicaä bis. Souriante, rêveuse et pleine de vie, elle apporte beaucoup à l'histoire car elle incarne une critique anti-sexiste sur la place des femmes dans l'aviation. Son personnage est vraiment important car elle arrive à redonner espoir en l'humanité à Porco dans un contexte pessimiste de la hausse du fascisme et des retombées en Italie de la grande dépression économique de 1929 aux USA.
Donald Curtis incarne lui la parfaite caricature de l'homme blanc Américain des années 30, pilote et acteur Hollywoodien beau parleur dont le ridicule renforceront encore plus pertinemment la dimension satirique qu'à l'oeuvre (je l'ai dis plus haut, ce sont les personnages qui font l'intérêt, pas l'intrigue ^^). Côté poins faibles, on pourra éventuellement pointer la musique de Joe Hisaishi qui n'apporte pas de mélodie marquante dans ce long métrage contrairement aux autres de Ghibli, peut être pour ça qu'il est considérer comme un "Miyazaki mineur" (?).
Mais bon, au bout du compte, si Porco Rosso ne rivalise pas à mes yeux avec les grands du studio Ghibli (Nausicaä, Chihiro, Kiki, la Château dans le Ciel) il n'en reste pas moins un très bon Ghibli. Un très bel hommage à l'aviation mêlé à une balade dépaysante toute en poésie sur les îles italienne de l'Adriatique qui vous en bouchera un groin !
portant toujours une adoration sans limite à l'oeuvre de Miyazaki que je considère comme l'équivalent (et l'égale) nippon de Walt Disney en terme de génie créatif, à chaque critique que j'ai laissé sur un de ses dessin animé, j'ai stipulé dans 90% des cas avoir pris une bonne gifle transcendante en pleine figure. Porco Rosso était l'un des rares films de Miyazaki que je n'avais pas encore critiqué et, après un nouveau visionnage l'autre soir, je me décide enfin à rédiger quelques lignes sur les aventures d'un des plus célèbres cochon de l'animation !
Porco Rosso, 6ème film d'animation des studios Ghibli sorti en 1992, le 6ème de "Miyazaki sensei " sorti juste après "Souvenirs goutte à goutte" (1991) de l'autre sensei, Isao Takahata, nous propose de quitter un peu l'archipel Japonaise pour aller faire une petite balade dans l'Italie des années 30.
Suite à une guerre lui ayant fait perdre toute foie en l'humanité, l'aviateur italien Marco Pagot se retrouva changé en cochon. Après avoir quitté les forces aériennes italiennes, l'homme-cochon, devenu chasseur de prime passe désormais son temps à traquer à bord de son hydravion, les pirates de l'air semant le trouble en mer Adriatique. Un jour, alors qu'il venait de donner une bonne correction aux voyous des airs, ces derniers firent appel à l'aviateur américain Donald Curtis, aussi talentueux qu'arrogant, pour éliminer Porco une bonne fois pour toutes, mais le cochon ne va pas se laisser faire ! Mais Porco pourra-t-il s'en sortir avec tout ces mercenaires qui veulent sa peau ?
Peut on encore simplement voler avec honneur dans une Italie baignée dans la crise et le Fascisme ? Voilà pour le pitch global.
Verdict : Une claque ! Une claque douce, mais une claque tout de même.
Encore et toujours, la magie Ghibli fait de l'Art avec du cochon et nous emmène dans les cieux !
S'il n'est pas mon Miyazaki préféré, s'il n'a pas le côté sanglant, la puissance du message écologique de "Princesse Mononoké", le côté folklorique WTF de "Chihiro", la grandeur émotionnelle du "Tombeau des Lucioles" ou encore le côté aventure fantastique du "Château dans le Ciel" façon l'Île au Trésor/Jules Verne, Porco Rosso n'en reste pas moins un film Ghibli très agréable dans la veine de "Kiki la petite sorcière", beau et drôle. Si le film a 25 ans dans le moteur, force est de constater qu'il possède toujours un grand charme, comme les anciens classiques Disney qu'on revoit aujourd'hui avec une grande joie nostalgique !
Les graphismes en 2D ont bien entendu un peu vieillit, idem pour la bande son mais c'est justement ce qui rajoute un charme supplémentaire au film. Le dessin est encore plein de vie, plein de couleurs vives, azures-verdoyantes , la plupart du temps claires et cette palette de couleurs nous donne la joyeuse impression d'observer une toile, une oeuvre picturale !
Tout comme il l'avait déjà fait avec la jolie petite sorcière, Hayao parvient à réitérer le tour de magie et à nous faire voyager, à nous dépayser en nous emmenant cette fois en Italie. Le réalisateur de génie ne se repose aucunement sur ses acquis et continu de prendre des risques en quittant le Japon pour aller explorer de nouveaux horizons, de nouvelles cultures Européennes à l'écran.
décors méditerranéens, ambiance un peu mafieuse, le tabac, les billets, les spaghettis, pas seulement les paysage mais c'est toute l'ambiance et la culture historique que Miyazaki a réussi à transmettre avec brio !
Avec Porco Rosso, Miyazaki rédige une véritable lettre d'amour à l'Aviation, thème qui lui a toujours tenu à coeur, une lettre d'amour à l'univers aérien baigné d'accents lyriques et romantiques car comme on le sait tous, c'est de l'avion "Ghibli" de Caproni que le studio éponyme tire son nom donc on peut dire que P.R serait une sorte de remerciement en dessin animé.
Côté scénario, celui de Porco Rosso est léger, vaguement inspiré de l'histoire du "Baron Rouge", le synopsis tient sur un post-it, on est plus dans la succession de péripéties mêlées de gags, à l'instar du "Château de Cagliostro" (1979) avec lequel le réalisateur a fait ses débuts, en misant dans le cas des deux dessins animés sur la carte de l'humour. Le ton est également léger, alors serte c'est pas aussi poignant que les oeuvres majeures du studio mais ce n'est pas à mes yeux un défaut; l'émotion manque un chouia serte mais c'est pas plus mal car au moins, ça rend accessible la filmographie de Miyazaki pour les plus jeunes spectateurs que le caractère W-T-F, parfois perturbant de certains autres films plus adultes pourrait rebuter (quand je pense que mes vieux m'ont montrés "Le Voyage de Chihiro" à 8 ans...o_o).
Mais si le scénario peut paraître moins travaillé, c'est chose voulu car Porco Rosso fait à mon avis parti de ces dessins animé, de ce genre de film ou ce n'est pas l'intrigue mais les personnages qui font le film. C'est les personnages qui font l'intérêt de l'histoire et pas l'inverse (de cette manière on est pas dans le modèle formaté du film d'animation Hollywoodien). En fait, on est même carrément à l'extrême opposé du film d'animation Américain...déjà parce que le héros n'est pas un beau gosse mais un cochon donc direct ça casse les codes.
Le personnage de Porco est très intéressant à analyser, extrêmement bien écrit, physiquement et psychologiquement riche de morales et de sous textes.
Miyazaki choisi ici de ne pas s'intéresser à l'apparence physique du personnage (il aurait pu nous faire un personnage transformé en cochon complexé par son apparence, cherchant à lever le mauvais sort mais non et heureusement car ça deviendra par la suite un ressort plutôt fréquent chez Ghibli avec les parents de Chihiro qui seront changés en porc ou encore Sophie qui sera enlaidie par la sorcière dans "Le Château ambulant", 2004) mais cette apparence de cochon fait sens autrement en portant plein de sous lecture.
Porco est un vétéran de la Première Guerre Mondiale choqué par ses horreurs; pour le coup ça me rappel beaucoup les expressions qui qualifiaient la guerre et les soldats qui étaient de la "chair à canon" envoyés à la "boucherie humaine" (du coup, boucherie, cochon...vous faîtes le lien ? ^^). Le "sortilège" serait donc une suggestion de la perte de son humanité due au conflit. En plus, la couleur de son avion est le rouge, choix qui n'est pas du tout un hasard vu que le rouge peut symboliser l'Honneur...mais aussi le sang et la violence, de cette manière cette peinture rouge éclatante pourrait être une marque visible des combats que Porco a traversé (ouais...c'est un peu glauque quand même là o_o). Le personnage bénéficie en plus d'un doublage 5 étoiles via l'acteur talentueux Jean Reno ("Les Visiteurs", "Léon", "Le Grand Bleu, "Mission Impossible" ect) qui a effectué dans la peau de l'homme cochon ses premiers pas dans l'exercice du doublage et, son timbre de voix calme et rauque va très très bien au tempérament du porc.
Le personnage de Fio, bien que l'on se rend très vite compte de la ressemblance physique marquante avec Nausicaä hime (une jeune rouquine habillée en bleu la plupart du temps), elle n'est pas une Nausicaä bis. Souriante, rêveuse et pleine de vie, elle apporte beaucoup à l'histoire car elle incarne une critique anti-sexiste sur la place des femmes dans l'aviation. Son personnage est vraiment important car elle arrive à redonner espoir en l'humanité à Porco dans un contexte pessimiste de la hausse du fascisme et des retombées en Italie de la grande dépression économique de 1929 aux USA.
Donald Curtis incarne lui la parfaite caricature de l'homme blanc Américain des années 30, pilote et acteur Hollywoodien beau parleur dont le ridicule renforceront encore plus pertinemment la dimension satirique qu'à l'oeuvre (je l'ai dis plus haut, ce sont les personnages qui font l'intérêt, pas l'intrigue ^^). Côté poins faibles, on pourra éventuellement pointer la musique de Joe Hisaishi qui n'apporte pas de mélodie marquante dans ce long métrage contrairement aux autres de Ghibli, peut être pour ça qu'il est considérer comme un "Miyazaki mineur" (?).
Mais bon, au bout du compte, si Porco Rosso ne rivalise pas à mes yeux avec les grands du studio Ghibli (Nausicaä, Chihiro, Kiki, la Château dans le Ciel) il n'en reste pas moins un très bon Ghibli. Un très bel hommage à l'aviation mêlé à une balade dépaysante toute en poésie sur les îles italienne de l'Adriatique qui vous en bouchera un groin !
Même au sein d'une très belle carrière, Porco Rosso se démarque par sa qualité : par ses personnages d'abord, des personnages forts dans les premiers comme dans les seconds rôles, par la qualité de son animation, qui ne semble pas devoir vieillir de sitôt, par la qualité graphique épurée, par la très bonne bande-son de Joe Hisaishi, et par le rythme de l'aventure. En résumé, Miyazaki au sommet de son art.
Quelques longueurs dans les dialogues mais des dessins magnifiques et une ambiance très bien évoquée, à mi chemin entre l'animation japonaise et le fil noir américain. Beaucoup de poésie dans cette touchante histoire, beaucoup d'humour aussi.
Clairement pas le meilleur Miyazaki, moins poétique et magique que le reste de sa filmographie, mais il n'en reste pas moins très agréable à regarder !
Porco Rosso est le genre de film qu'on peut se repasser 10 fois sans jamais se lasser. Tout y est merveilleux : graphisme, musiques, histoire qui d'ailleurs est mise en scène de fabuleuse manière, et les doublages français ! Porco Rosso ne serait plus le même si Jean Reno ne le doublait pas. Un superbe dessin animé, et l'un des chefs-d’œuvres les moins connus de Miyasaki.
Décidément, j’ai du mal avec Miyazaki. Chez les Japonais, le fantastique se passe souvent d’explications. C’est un peu déstabilisant pour nous autres occidentaux. Cependant, « Porco Rosso » s’avère moins métaphorique et donc plus accessible. Pour une fois, le merveilleux est assez ténu (
spoiler:
l’apparence du héros suite à un envoûtement
) ; mais paraît encore plus incongru car les autres personnages et les décors sont réalistes (l’Italie des années 1920). Néanmoins, je ne suis pas resté insensible au côté romanesque, poétique et farfelu de ce dessin animé. De plus, la passion de Miyazaki pour l’aviation est communicative. Mais le dénouement m’a laissé sur ma faim. Et je ne suis pas certain d’avoir compris la morale, s’il y en a une…
) ; mais paraît encore plus incongru car les autres personnages et les décors sont réalistes (l’Italie des années 1920). Néanmoins, je ne suis pas resté insensible au côté romanesque, poétique et farfelu de ce dessin animé. De plus, la passion de Miyazaki pour l’aviation est communicative. Mais le dénouement m’a laissé sur ma faim. Et je ne suis pas certain d’avoir compris la morale, s’il y en a une…
Miyazaki est toujours aussi génial. Poésie et humanité sont au centre de ce splendide film. On ressort léger, et grandi après avoir rêvé durant 90min. Comme à son habitude le maître de l'animation japonaise nous sert une fois de plus un excellent moment. A ne pas manquer.
Et dire que certains considèrent Porco Rosso comme l'un des moins bons Miyasaki, ça situe le niveau du bonhomme ! Cette fois-ci il choisit de placer l'action dans un contexte et un lieu précis. La seule chose surnaturelle que l'on verra dans le film est la malédiction de Marco, qui a une tête de cochon. Tout le film tourne autour de l'aviation dans un décor paradisiaque qui fait le charme de l'oeuvre. On ajoute à cela une grosse part de poésie qui vient alléger les situations les plus tragiques (on est quand-même à l'époque de la montée du fascisme) et des scènes absolument magiques (la mer de nuage) sans oublier des personnages bien écrits, attachants ou charismatiques, non manichéens et de l'humour et on obtient pour moi l'un des meilleurs films du maître. À voir.
Ce film avait tout pour être mon préféré, mais j'ai été horriblement déçu par toute la fin du film, qui fonce au ridicule et ruine tout ce qui avait été si superbement construit : les personnages de Marco, Fio et Gina, le dilemme amoureux de notre Porco, etc...
Je rêve désespérément qu'un jour un autre réalisateur du Studio Ghibli reprenne le film, en s'excusant publiquement pour le bâclage du dernier tiers.
Je rêve désespérément qu'un jour un autre réalisateur du Studio Ghibli reprenne le film, en s'excusant publiquement pour le bâclage du dernier tiers.
Porco Rosso : Encore une fois, Miasaki nous invente une histoire originale, une aventure remplit d’action et d’humour avec une pointe de romanesque. Et c’est avec une de ses passions : l’aviation qui nous fait décoller avec des personnages plus qu’attachants, il y a toujours un coté mystérieux et sorcier dans les héros, la, on suit un ancien homme aviateur qui est devenu un cochon par sorcellerie et ça, en plein guerre des années 20. Il y a toujours un vrai contexte avec un coté imaginaire/merveilleux. Et on a le droit toujours à une petite fille intrépide qui va le suivre et qui va limite tomber sous le charme mais c’est dur de toucher le cœur d’un cochon solitaire. Donc voila, scénario riche en émotion et idée, il y a juste la fin qui est un poil rapide mais on garde ce coté mystérieux avec une fin sans fin, on apprécie quand même. Et pour ce qui est de l’animation, c’est parfait, riche en détail comme d’habitude, très créative avec des musiques qui accompagnent une sublime mise en scène. Et en plus dans ce film d’animation, on a le droit a la voix de Jean Reno pour le rôle principale. Donc voila, encore un Miasaki qui nous fait voyage et qui nous transporte.
Excellente animation sur l'aviation avec la voix de Jean Reno (VF). Les dessins sont superbes, l'aventure est distrayante. J'ai beaucoup apprécié le personnage principal ainsi que les quelques secondaires et la romance particulière. Le nombre d'avion dessiné est impressionnant. J'aime beaucoup la logistique dans le film : Réparation, ravitaillement en essence et munitions... Pas mal du tout !
J'avais oublié à quel point Porco Rosso était un grand film émouvant et sacrément triste... et pour cause : parce qu'il nous parle de la nostalgie d'un temps qui ne reviendra plus : le temps des cerises. Le choix du thème musical n'est évidemment pas un hasard. Mélancolie lorsque Porco Rosso se remémore sa jeunesse (le beau visage qui était le sien) avant de se voir haché menu par la guerre et son cortège de funestes nouvelles (son nouveau visage peu amène est là pour en témoigner, comme imprimant les cicatrices du passé). Le souvenir de souffrances qui l'amène à vouloir ne plus souffrir, et plus encore, ne plus faire souffrir… Mélancolie dans ce jardin où Gina avoue l'attendre depuis toujours. Un lieu rêvé, hors du temps, où ils se croisèrent peut-être un jour, où ils laissèrent hélas passer la chance de vivre une aventure qui ne cessera dès lors de les fuir. Mélancolie dans ces îlots déserts de l'Adriatique constituant le décor propice à célébrer ces amours mortes. Autour, des pirates rigolards et facétieux, un aviateur américain rêvant de grands rôles à Hollywood, et surtout une jeune narratrice (on le comprend à la fin) qui par son rôle et sa voix off renforce dans les derniers instants du film son caractère étrangement bouleversant. Celui d'un témoignage du passé. Et grande dernière idée que celle du visage retrouvé de Porco Rosso qu'on ne pourra faire qu'imaginer pour notre plus grand bonheur...
Le talent de Miyazaki pour vendre des rêves reste assez indescriptible, et "Porco Rosso" en est l'un des meilleurs exemples. Un peu comme "Le château dans le ciel" avec qui le film partage plus d'un de point commun, le monde brossé par l'auteur est enchanteur, il dégage la même beauté naïve qu'un jeu Rareware de la belle époque, mais sans être édulcoré pour autant. L'histoire prend place dans l'Italie des années 20 donc les situations évoquées sont parfois graves, mais quoi qu'il en soit la magie made in Miyazaki prend le pas sur tout le reste. Le héros aussi est très loin d'être niais, renfrogné, taciturne et macho, mais il dégage justement toute la classe d'un héros solitaire typique du cinéma des années 90 (la VF signée Jean Reno aide aussi pas mal) et son aspect porcin le rend paradoxalement mignon tout plein, un cocktail étrange mais fabuleux. Le nom de Miyazaki étant ce qu'il est, parler du dessin ou de l'animation serait une perte de temps, c'est juste splendide et irréprochable. L'histoire n'atteint pas forcément des sommets mais tous les éléments du films participent à créer une ambiance envoûtante qui se suffit à elle-même, en témoigne cette scène de flash-back onirique au-dessus des nuages, et pour couronner le tout le film se aie le luxe d'une fin "ouverte" du plus bel effet. Un énième bijou d'un auteur qui me met décidément à cours de superlatifs !
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