La Maison du diable
Note moyenne
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137 critiques spectateurs

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Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2014
Un grand classique du genre fantastique, qui doit sa réussite à une atmosphère particulière, et aussi grâce à une réalisation très soignée. Le noir et blanc permet un rendu visuel magnifique. Tout est suggéré, jamais réellement montré, grâce aux jeux de sons et de lumière, le réalisateur jouant avec malice avec les ombres pour matérialiser l'existence de forces obscures dans la maison. Le film monte quelque peu en intensité tout du long, jusqu'à un final réussi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mai 2012
Un classique du film fantastique... La maison du diable impose une ambiance pesante, un sentiment de malaise qui va en s'accentuant. Certaines scènes donnent des frissons, et le noir et blanc sied parfaitement à ce type de film. Sympa a découvrir !
STRANGELines
STRANGELines

19 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2021
"La maison du diable", film éponyme du roman "The Haunting Of Hill House" de Shirley Jackson, et réalisé par Robert Wise : est une source intarissable qui a inspiré et continue d'inspirer bon nombre de jeunes cinéastes contemporains du genre (James Wan, David F. Sandberg, Ari Aster (actuellement le meilleur de sa génération) avec sa lecture authentique du surnaturel, et j'en passe).
On plonge en plain pieds dans les prémices conceptuelles qui vont plus tard instituer les fondements à la génération de l'épouvante classique, et où Robert Wise animé d'un savoir-faire inné nous livre une des performances les plus remarquables dans l'histoire du cinéma d'horreur.
En jouant sur certains mécanismes déjà instaurés : il démontre brillamment que la terreur est d'abords une réalité psychologique (existentielle) qui trouve sa quintessence dans le trauma psychique - que son personnage central Eleanor (Julie Harris) arrivera à porter jusqu'au-boutiste, tout en montrant subtilement comment le vécu des événements paranormaux devient à un moment donné un élément cathartique crucial aux blessures psychiques de son personnage hanté par les fantômes du passé.
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2013
La Maison Du Diable, malgré son âge, reste sans doute le meilleur film de maison hantée jamais réalisé. Grâce à un excellent scénario adapté du roman The Haunting Of Hill House de Shirley Jackson, on plonge immédiatement dans l'histoire de ce manoir mystérieux. Au niveau de la mise en scène, on pense parfois à Alfred Hitchcock dont certains plans rappellent clairement Psychose tandis que la direction artistique se rapprocherait plutôt des films de la Hammer. En effet, on trouve dans le film de Robert Wise un charme britannique un peu kitsch mais qui apporte un certain raffinement. Le décor est également très bien exploité. Ce qui est également intéressant c'est que La Maison Du Diable incorpore aussi une importante dimension psychologique en construisant une sorte de parallèle entre la maison et le personnage d'Eleanor : est-ce que c'est la maison qui est hantée ou est-ce Eleanor qui est folle? D'ailleurs, le seul véritable défaut du film est d'avoir laissé le premier rôle à Julie Harris, qui a tendance à surjouer. En fin de compte, même si ce classique du cinéma ne fait plus vraiment peur aujourd'hui, il est néanmoins celui qui synthétise le mieux tous les éléments du film de maison hantée. Ce film sera d'ailleurs une grosse influence pour l'univers de Resident Evil qui y fait de nombreuses références, et ses dialogues seront parfois samplés en guise d'intros musicales chez des artistes comme White Zombie (l'ancien groupe de Rob Zombie), ce qui montre à quel point ce film est resté culte au fur à mesure des années. À quand un remake digne de ce nom?
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 février 2008
Il est de ces films qui ont une face cachée pour certains spectateurs. Pourtant la "maison du diable", qui est en fait un manoir, est très loin d'être du grand cinéma. Le début commence par une mise en route bien lourde sur la malédiction qui pèse. Mais le 1/4 d'heure suivant, la présentation des personnages et du manoir, tombe dans une atmosphère malsaine très hitchcockienne. On ne sait pas du tout ce qui va se passer. Une angoisse palpable monte. Malheureusement le scénario, le jeu, le rôle et les dialogues des acteurs deviennent tellement invraisemblables que ça devient vite lassant. C'est du grand n'importe quoi, avec des coups dans les murs, les poignées des portes qui tournent, le courant d'air froid (ridicule)... le rire a remplacé l'angoisse. Sans oublier les grosses caricatures : la gentille blonde naïve, la brune caractérielle, le scientifique qui sait tout qui n'a rien d'un lover mais dont la blonde tombe amoureuse car elle est, au risque de me répéter de me répéter, vraiment trop naïve, et le bouffon de service qui n'a jamais peur de rien. L'arrivée de la dominatrice femme du doc (elle le vouvoie!!!) est le tournant du film qui prend alors plus de rythme, mais il n'y a pas plus de scénario ni d'acteurs. La fin est encore plus stupide. En matière de films d'angoisse-épouvante, il y a largement mieux. Celui-ci fut un précurseur, bien que totalement décrépit et sans grand intérêt, même en v.o.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2007
Librement adapté du roman de La Maison Hantée, écrit par Shirley Jackson, la version cinématographique de Robert Wise est un classique du cinéma fantastique.
La Maison du diable (1964) se situe entre deux chefs d’œuvres du réalisateur. Avant de le réaliser, il s’était attelé à l’inimitable West Side Story (1962), couronné par 10 Oscars, dont celui du Meilleur Film et juste après, le cultissime La Mélodie du bonheur (1965), auréolé par 5 Oscars, dont celui du Meilleur Film !
Ici, avec son film d’épouvante, il prend le risque de ne jamais nous dévoiler l’identité des fantômes présents dans la maison hantée. Plutôt que de les montrer aux spectateurs, il choisit de les suggérer, et toutes les astuces sont bonnes à prendre.
Robert Wise ayant apporté un soin particulier à sa bande-son, entre grincements, claquements, hurlements et voix off, le mystère reste entier du début à la fin, nous laissant dans l’incompréhension, tout comme les acteurs du film.
Pas de trucages, ni d’effets spéciaux, ici on appréciera d’autant plus le petit côté artisanal, comme cette fameuse séquence de la porte qui sous la pression de cette force mystérieuse, menace d’exploser, en se gonflant ou en se déformant complètement.
Une œuvre devenue un classique et qui n’a hélas pas échappée aux nombreuses tentatives de remakes, toutes inégales ou décevantes, tels que La Maison des damnés (1973) ou Hantise (1999).
Horrophile75
Horrophile75

50 abonnés 419 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2019
Je commencerais en expliquant pourquoi je n'ai pas su apprécier le film, c'est tout simplement parce que je n'ai pas été réceptif à l'ambiance du film. Mais je dois lui reconnaître de nombreuses qualités (jeu des acteurs, scénario, psychologie du personnage, œuvre pionnière du genre...).
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2011
Le film est une étude de caractère avant d'être un film horreur. Les manifestations surnaturelles servent à dévoiler la psychologie des personnages.
L'angoisse repose sur l'ambiance et la mise en scène, pas sur des procédés faciles comme les jump scares.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2010
Voici la véritable référence du film de maison hantée. Pas de fantômes, pas de tables volantes, toute l'épouvante n’est suggérée qu’à travers la mise en scène qui est parfaitement maîtrisée par Robert Wise, qui venait de terminer WEST SIDE STORY. Je ne pense pas qu’aujourd'hui beaucoup de réalisateurs seraient encore capable de plus ne faire passer l’effroi qu’à travers du hors-champs. L’excellent jeu des acteurs est également un facteur particulièrement nous fait partager leurs peurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2015
Ce très bon film de Robert Wyse ne déçoit pas. La photographie, la mise en scène, l'interprétation, tout est réuni pour réussir un chef-d’œuvre de l'ensemble. La seule erreur est de ne pas avoir amener des évènements encore plus fantasmagoriques dans le déroulement de l'action. pour reste tout est parfait.
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2018
C'est un film intéressant, avec une atmosphère, un décor et une belle photographie... mais qui ne fait plus guère peur de nos jours! A voir néanmoins, surtout par ceux qui aiment bien les films d'horreur sans horreurs visuelles.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2025
Robert Wise, maître du classicisme hollywoodien, orchestre avec La maison du diable une symphonie du doute, un film où l’horreur surnaturelle s’efface devant les frissons intérieurs. Tourné en noir et blanc, entre distorsions visuelles et malaises psychiques, ce film n’est ni un choc, ni un souffle coupé – mais un long frisson, feutré, ambigu, hypnotique, parfois frustrant, souvent captivant.

spoiler: Le point de départ semble presque banal : une maison réputée hantée, un petit groupe de volontaires, des événements inexplicables.
spoiler: Et pourtant, tout ici se dérobe : le scénario se refuse à trancher entre les fantômes et la folie, entre la maison et Eleanor, entre ce qui est vu et ce qui est seulement cru.
Cette ambiguïté, tenue avec une remarquable cohérence de ton, confère au film une puissance d’évocation rarement atteinte, mais aussi une certaine froideur, comme si l’obsession du subtil avait fini par émousser la terreur.

La grande force du film réside dans son refus délibéré du spectaculaire. Pas d’apparitions grotesques, pas d’effets criards : La maison du diable fonctionne par insinuation. Les coups dans les murs, les rires étouffés, les portes qui respirent… Autant de manifestations minimales, rendues étouffantes par un usage exceptionnel du son et du cadre. Wise, en artisan exigeant, fait de chaque travellings et contre-plongées des gestes de déséquilibre. Tout penche, tout flotte, rien ne rassure. La caméra devient présence, comme si la maison elle-même regardait.

Mais cette approche, admirable dans son intention, finit par créer une distance. Là où certains films d’horreur vous happent, celui-ci vous observe. On est fasciné, mais rarement pris à la gorge. L’angoisse reste intellectuelle, feutrée, presque trop polie. Le film ne cherche pas à terrifier, mais à inquiéter – ce qui est noble, mais pas toujours viscéral.

Dans le rôle central d’Eleanor, Julie Harris livre une performance intérieure, toute en fragilité et tension rentrée. Son personnage, construit comme une énigme à elle seule, oscille entre victimisation, exaltation mystique et lente dissolution mentale. Harris, tourmentée à la ville, infuse à l’écran une nervosité palpable, parfois même dérangeante. On sent que le danger n’est pas seulement dans les murs, mais dans ses pensées. L’identification fonctionne – jusqu’à un certain point. Car à force de refuser les certitudes, le film finit par perdre un peu de sa chair : l’errance d’Eleanor, poignante, devient aussi parfois un monologue trop intérieur pour nous impliquer pleinement.

À ses côtés, Claire Bloom incarne une Theodora brillante, mordante, audacieusement ambiguë. spoiler: Le film ne cache pas son orientation sexuelle, chose rare pour l’époque, et s’en sert avec intelligence pour créer une tension sourde avec Eleanor. Cette relation, jamais totalement éclaircie, donne lieu à des scènes chargées d’un sous-texte émotionnel intense, quoique parfois sous-exploité.


Richard Johnson, en Dr Markway, et Russ Tamblyn, en Luke Sannerson, complètent un quatuor de personnages où l’opacité domine : spoiler: chacun semble fuir quelque chose, et cette fuite – davantage que la maison elle-même – devient la vraie force maligne du film.


Hill House, filmée à Ettington Park et transfigurée par la lentille grand angle, est le personnage principal. Rarement un décor aura été aussi organique, aussi vivant. Les plafonds écrasants, les couloirs obliques, les escaliers qui chancellent – tout y est conçu pour rendre l’espace irrationnel. Elliot Scott, le chef décorateur, mérite ici un hommage particulier : jamais la symétrie n’a paru aussi menaçante, jamais un décor n’a autant transpiré la démence.

Mais cette perfection plastique engendre une tension paradoxale : à trop être une œuvre d’esthète, La maison du diable manque parfois de nerf. Son obsession du cadre, du son, de l’allusion, ralentit le récit. Les moments de bascule émotionnelle, notamment dans le dernier acte, arrivent trop tard ou trop vite. spoiler: L’apogée dramatique – la mort d’Eleanor – se veut bouleversante, mais elle semble précipitée, comme si le film avait construit un crescendo pour un coup de vent.
Ce n’est pas un échec, mais une promesse à moitié tenue.

La musique d’Humphrey Searle, atonale et dissonante, enveloppe le film d’un voile de désorientation. Utilisée avec parcimonie, elle complète un dispositif sonore magistral. Certaines séquences n’ont presque que le bruit pour décor : bruissements, soupirs, raclements. Cela fonctionne brillamment – surtout lors des scènes de chambre entre Eleanor et Theo. Mais là encore, un léger déséquilibre se fait sentir : le choix du minimalisme musical, s’il souligne la tension, participe aussi à l’impression de retenue générale du film.

La maison du diable est une œuvre double : elle fascine par sa précision et désarme par sa pudeur. Elle impressionne par son ambition esthétique, mais se heurte parfois à son propre intellectualisme. Ce n’est pas un film qui happe, c’est un film qui insiste. On le quitte avec des images gravées, des sons incrustés, des silences qui résonnent – mais aussi avec un sentiment d’inachèvement, comme si la maison elle-même nous avait fermé une porte trop tôt.

Il ne s’agit pas ici de pointer un raté. La maison du diable est une réussite, sans aucun doute. Mais c’est une réussite elliptique, inégale, fascinante et un peu frustrante. Comme Eleanor, il cherche une place : entre chef-d’œuvre du genre et exercice de style habité. Il la trouve, sans totalement s’y installer.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 mai 2012
Que dire que : Tout simplement génial. Ce film à 50 ans mais vaut largement toutes les daubes en couleur qui sortent chaque années depuis des décennies sur les maisons hantées. Avec des bouts de ficelles mais avec beaucoup d'idées, Robert Wise nous laisse "pantois" pendant plus de 1h45. Indéniablement un des tous meilleurs films du genre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 janvier 2012
Evidemment, il ne faut pas s'attendre à des scènes pleines d'horreur ou d'hémoglobine. Datant de 1963, ce film est surtout intéressant pour son ambiance inquiétante renforcée par un bon travail sonore et une photographie en noir et blanc.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 juin 2008
Un classique assez méconnu à ce jour, avec un suberbe noir et blanc. Le film est sans nul doute bon mais long et mou, oui très mou avec des actions lentes mais qui restent interessantes. L'angoisse est présente parce que le castel est impressionant et même pour 10 000 euros je n'y dormirais pas dedans, non monsieur!!! L'actrice principale est convaincante. La maison du diable vaut la peine d'être vu.
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