La Maison du diable
Note moyenne
3,8
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137 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 octobre 2015
Ce film est la preuve concrète que l'on peut faire peur sans ne jamais rien montrer. Ici pas d'apparitions fantomatiques, pas de jumpscares et pourtant la tension est là à chaque instant. Tout n'est pas servi sur un plateau, il ne suffit pas de regarder le film, il faut entrer dans l'histoire pour ressentir toute la tension vécue par les personnages.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2015
Ce qui est principalement intéressant dans ce film c’est ce qui est suggéré par le son et les angles de caméra, deux trois scènes sont excellentes dans ce sens, garder les portes fermées, les espaces vides, les ombres portées, l’angoisse est belle et bien là, à ce niveau c’est très réussi, sans compter l’intro qui est génialissime. Cependant je dois avouer que l’intrigue m’a quelque peu déçu et le final complètement, les personnages sont bien introduit mais Wise ne va pas insister pour appuyer leurs interactions, mis à part peut être concernant les deux femmes. Et à un moment ça tourne (assez inévitablement il faut bien le dire) en rond pour ne mener à pas grand chose ou du moins une résolution qui s’en sort sur une pirouette (pouvait-il en être autrement cela dit ?).
En gros tout ce qui concerne la maison, son côté mystique etc c’est du velours (surtout que la part de mystère est respectée et rien n’est grossier) mais les protagonistes peinent à surélever le scénario, Eleanor en est même agaçante, un film qui méritait sans doute un second souffle en son coeur mais qui reste tout de même efficace par son ambiance glaçante.
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2015
La maison du diable de Robert Wise est un monument et un chef d’œuvre du film d'épouvante, sorti en 1963. Il relate l'histoire d'un professeur d'université, le docteur Markway, qui, afin de poursuivre ses recherches dans la paranormal, décide de réunir dans une demeure hantée (le Castel) un petit groupe de protagonistes ayant été par le passé témoins de phénomènes surnaturels ou inexplicables.

Seules deux femmes répondront à son appel, Theo, une femme d'une grande beauté qui présente des dons de médium et Nel (Eleanor), jeune fille fragile et perturbée, en conflit avec sa famille, qui a passé les dernières années à s'occuper de sa mère malade et qui inconsciemment se croit coupable de sa mort.
Un troisième larron, Luke, fera partie du groupe en sa qualité de neveu de la propriétaire du Castel, mais sans participer directement à l'expérience, c'est d'ailleurs un rationaliste et un matérialiste très éloigné des préoccupations de Dr Markway. Le Dr Markway, enfin, sera le dernier membre du groupe, dirigeant l'ensemble de l'étude et donnant les consignes pour le bon déroulement de l'expérience.

Le décor est presque planté en totalité, il ne manque que le couple de gardiens du Castel, les Dudley, le mari, rustre à souhait, et la femme sinistre et inquiétante dont la présence fantomatique colle bien à l'ambiance de la demeure.

Le Castel, enfin, pourrait à lui seul constituer un personnage, omniprésent, oppressant et malfaisant, toujours présent, mais jamais visible.

C'est justement là la grande réussite de ce film, devenu depuis un modèle du genre, la demeure est au centre de tout, la cause de tout, c'est une entité à part entière que Wise se gardera bien de montrer ou de matérialiser de quelle façon que ce soit. Tout, absolument tout dans the haunting (on pourra regretter la traduction française du titre, car il n'est jamais question de diable, mais bien de hantise) est suggéré, jamais montré, ni expliqué. Notre imagination fait le reste ... et on en a pour son argent !

Une voix off présente un courte histoire (sanglante) du Castel, on peut supposer qu'il s'agit de celle de Markway, tandis que dans la suite du film, il s'agit de la voix de Nel qui décrit ses pensées ou ses interrogations. Dès son arrivée Nel décrit le Castel comme une entité visible : "la maison me regarde", elle est probablement la seule à voir ou a ressentir la demeure comme un être à part entière animé par un but et non pas comme une simple bâtisse. L'avertissement tombe immédiatement, elle sent qu'elle doit partir, qu'elle doit renoncer pour ne pas tomber dans le piège que constitue le Castel. Partir, mais pour aller où ? Elle a fui les siens, sans espoir de retour, le seul avenir qui lui reste est ici, dans cette demeure avec tout ce qui peut s'y trouver.

De fait, le Castel se comporte comme un prédateur qui va porter son dévolu sur le membre le plus vulnérable du groupe, Nel. La suite se déroule comme une mécanique bien huilée, le noir et blanc, l'architecture et le décor délirants de la vieille demeure, les phénomènes inexplicables qui se manifestent dès le premier soir ... la tension va monter tout au long de l'intrigue jusqu'au dénouement.

La scène dans la chambre, la première nuit, est un vrai bijou, ces deux femmes serrées l'une contre l'autre, la porte qui se déforme sous l'effet d'une entité formidable qui tente de pénétrer dans la pièce, les coups qui ébranlent la demeure, rien je pense dans l'histoire du cinéma n'a atteint un tel paroxysme. Les autres scènes qui se déroulent à mesure que les protagonistes découvrent les différentes parties de la demeure, jusqu'à la fameuse chambre d'enfant, sont également particulièrement réussies, comme celle qui se passe dans la bibliothèque notamment. Entre chacune de ces scènes les personnages discutent et se rassurent en se disant qu'ils n'ont finalement rien craindre et que les phénomènes de hantise, s'ils sont avérés, ne sont pas dangereux et qu'ils ont probablement une explication scientifique. C'est d'ailleurs la même remarque que peut se faire le spectateur qui se demande pourquoi il s'est cramponné à l'accoudoir du fauteuil l'instant d'avant. Pour quelques bruits ? Une poignée de porte qui tourne dans le vide ? Une inscription sur un mur ? Rien de bien effrayant dans tout cela ... et pourtant ...

Je terminerai avec la scène dans la chambre où Eleanor est persuadée de serrer la main Nel couchée à ses côtés, qui réalise quand la lumière revient que cette dernière est à l'autre bout de la chambre : mais alors à qui ai-je serré la main ? ... A qui ou a quoi, plutôt !

Nel tient le rôle le plus marquant du groupe. Luke est assez discret, Markway bien qu'assez présent en qualité de chef du groupe reste un personnage assez peu travaillé. Theo, quant à elle, est plus intéressante, car c'est l'autre femme du groupe, plus âgée que Nel, plus mûre et plus solide, du moins dans une certaine mesure, car ses dons de medium lui donne une grande sensibilité et elle n'est pas insensible au climat du Castel, loin s'en faut et on peut supposer qu'en l'absence de Nel le Castel s'en serait pris à elle plutôt qu'à un autre membre du groupe.
Nel est vraisemblablement amoureuse de Markway, ou du moins nourrit un sentiment amoureux envers cet homme plus âgé, marié, stable. On peut y reconnaître sans peine l'image d'un père, dont Nel se serait amourachée. Pourquoi lui et pas Luke, jeune, séduisant, un peu dragueur et probablement plus proche de Nel, du moins par l'âge. La réponse est probablement psychanalytique. On ne peut que s'étonner du rapport entre les deux femmes, d'abord affectueux, car Theo plus âgée prend Nel sous sont aile et décide de la dégourdir un peu et de la traiter comme une femme, puis par moments très tendus quand Theo apparait à Nel comme une rivale possible, puis à nouveau protecteur, du moins de la part de Theo, quand les événements l'exigent. En fait, il semble que Nel, vivant seule avec sa sœur et son beau-frère, sans amis, sans relations amoureuses, soit particulièrement naïve et maladroite dans ses rapports avec les autres, qu'elle peine à trouver sa place dans le petit groupe et à nouer des relations normales et harmonieuses avec les autres.Nel ne sait pas partager, elle se comporte avec l'autre de façon exclusive, n'admettant pas qu'une tierce personne y participe, tout comme un enfant pourrait le faire. Peut être reproduit-elle la relation exclusive qu'elle a vécu avec sa mère malade et qui est pour elle le seul modèle de rapport à l'autre qu'elle connait. C'est finalement vers le Castel qu'elle se tournera, désirant y demeurer seule jusqu'à la fin de ses jours.

The haunting, vous l'aurez compris, est un chef d’œuvre à mes yeux, une réussite inégalée à ce jour et pour longtemps encore. Restez soigneusement à l'écart de son remake, très mauvais, sur lequel j'ai rédigé également une critique. Tout le talent de Wise réside dans le choix de ne rien montrer, choix que les réalisateurs modernes, effets spéciaux à l'appui, ne savent plus faire. Si vous êtes amateur de films de maisons hantées, c'est un classique incontournable à voir absolument, si ce n'est pas votre tasse de thé et que vous décidiez d'en voir un juste pour votre culture générale, c'est celui-ci qu'il faut avoir vu et par un autre. Pour les inconditionnels de zombis à dézinguer à grands coups de tronçonneuse, ce n'est pas la bonne porte, il faut aller voir à côté ... et le choix est large !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juillet 2015
La réalisation est parfaite dans ce film, pas un plan qui sert à rien, découpage parfait, symbolismes flippants, mouvements de caméra géniaux. En plus le scénario et les dialogues sont aussi parfaits, les acteurs magnifiques, le montage, vraiment tout est parfait dans ce film, sans bout de gras, d'une évidence absolue quoi, une leçon de cinéma. Il me faut le Blu-ray.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2015
Ce très bon film de Robert Wyse ne déçoit pas. La photographie, la mise en scène, l'interprétation, tout est réuni pour réussir un chef-d’œuvre de l'ensemble. La seule erreur est de ne pas avoir amener des évènements encore plus fantasmagoriques dans le déroulement de l'action. pour reste tout est parfait.
nanarophile
nanarophile

21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2015
Véritable bijou du cinéma horrifique des 60's il arrive à tenir en haleine du début à la fin sans violence ni effets spéciaux, juste en jouant sur les ambiances, les peurs et les ambiguités des personnages.

Tenant en haleine tout du long il est merveilleusement réalisé, les mouvements de caméra sont sublimes, et les acteurs au diapason avec Robert Wise à la réalisation au sommet de son art et qui enchaînera derrière avec des films totalement différents mais cultes "la mélodie du bonheur" et "la cannonière du yang-tsé"
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 avril 2015
C'est un film que j'avais vu à la télévision dans les années 80 et qui m'avait "flanqué la trouille" (j'avais une quinzaine d'années). Un des premiers films d'épouvante en noir et blanc, avec peu de moyens et pas d'effets spéciaux. De bons acteurs, une atmosphère pesante... Un très bon film.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2022
Robert Wise est décidément un vrai touche-à-tout, malheureusement jamais reconnu au même titre que le seront Spielberg ou Kubrick. Guerre, science-fiction, drame, péplum... et entre deux classiques de la comédie musicale gentillette, il nous pond "The Haunting", une référence du cinéma d'horreur ! On y suit un scientifique qui embauche un petit groupe de personnes, pour mener un expérience paranormale, au sein d'une maison réputée hantée. Evidemment, leur séjour deviendra vite inconfortable. Passée l'introduction des plus inquiétantes, on peut reprocher au film son démarrage un peu lent ou son utilisation poussive de la voix-off. Mais une fois que les choses sérieuses commencent, Robert Wise se montre particulièrement à l'aise et inventif en matière d'horreur. Globalement, à l'inverse de son médiocre remake qui nous envoyait dans la figure une palette de CGI grand-guignol, cette version de 1963 mise tout sur le suggéré. Le réalisateur a compris que la terreur est beaucoup plus efficace quand elle vient de l'atmosphère et des réactions des acteurs, plutôt que d'effets spéciaux. Et à ce niveau, Robert Wise se lâche ! A commencer par les lieux, sinistres au possible. Un extérieur grandiloquent, presque organique (le manoir d'Ettington Park, photographié en infrarouge). Et des intérieurs étranges, construits pour les besoins du film. Peu d'angles droits, des pièces énormes dont les moindres recoins sont éclairés pour mettre mal à l'aise les personnages, des plafonds oppressants (là où les décors de studio n'en possèdent normalement pas), et une décoration rococo envahissante. Le tout filmé avec un panel de techniques anxiogènes, subtilement dosées : plans débullés, contre-plongées, double focales, travelings frénétiques malins pour l'époque, jeux de miroirs, et on en passe. Sans compter un montage qui perturbe volontairement le spectateur, l'empêchant de se repérer dans le temps ou l'espace (il est régulièrement difficile de dire s'il fait jour ou nuit). Un style dynamique et réfléchi, qui aurait pu facilement être un exercice de style stérile, mais il n'en est rien. "The Haunting" est un film d'horreur qui met réellement mal à l'aise, même des décennies après sa sortie, et dont quelques scènes restent en tête. D'autant plus qu'il propose des thématiques intéressantes, telle que la tension sexuelle entre une protagoniste fébrile (excellente Julie Harris), un scientifique protecteur, et une lesbienne féline (l'un des rares rôle lesbiens de l'époque qui ne soit pas négatif !). Mais surtout la folie, l'état d'esprit de la protagoniste se dégradant au fur et à mesure qu'avance l'intrigue (pour l'anecdote, Julie Harris souffrait réellement de dépression durant le tournage !). Une référence du genre, qui a peu vieilli.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 janvier 2015
La Maison du diable (The Haunting) est un excellent film sur la parapsychologie américano-britannique réalisé par Robert Wise, écrit par Nelson Gidding, d'après le roman The Haunting of Hill House de Shirley Jackson ou on trouve Julie Harris (excellente) qui joue Eleanor 'Nell' Lance une jeune vieille fille qui est au bord de la dépression et Hantée par la Maison, Richard Johnson (excellent) est le professeur John Markway un para-psychologue qui faire une expérience dans la Maison, Claire Bloom (excellente) qui joue Theodora 'Théo' une medium lesbienne et Russ Tamblyn (très bien) qui joue Luke Sanderson l’héritier de la Maison... A noter la superbe photographie (en noir et blanc) de Davis Boulton et la superbe direction artistique de Elliot Scott (les décors de la Maison qu'on croirai vivante) e sans oubliés les effets speciaux de Tom Howard (très suggérés) et la bande son (qui fait tout dans le film) qui est de J.B. Smith et Gerry Turner... Je vais pas aller par quatre chemin, La Maison du Diable est un chef-d’œuvre, pas seulement parce qu'il est l'un des dignes représentants de l'épouvante à l'ancienne, et source d'inspiration de nombreuses oeuvres misant sur la suggestion et la psychologie de ses personnages, de Dark Water à Les Autres, de Shining à Amityville, mais également parce qu'il se nourrit d'un véritable point de vue... Mais sur une mise en scène, réfléchie et brillante, de Robert Wise (ancien monteur d'Orson Welles sur Citizen Kane et le grand cinéaste de film comme Nous avons gagné ce soir (très bon film tourné en temps réel), Le Jour où la Terre s'arrêta (excellent de science fiction pacifiste) et West Side Story (l'un des dix plus beau film musical de l’histoire du cinéma) qui fait de cette œuvre cinématographique... l'un des grand film de fantôme ou d'horreur de l'histoire du cinéma... À noter que le film connaîtra un indigeste remake sous la direction du pas très bon Jan de Bont, Hantise, un film à oublier, car il est totalement ridicule par son overdose d'effets spéciaux totalement inutile. En même temps toucher à un chef-d’œuvre est rarement une bonne initiative, la preuve...
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2015
Deux ans après l'énorme succès de "West Side Story", Robert Wise se lance dans l'adaptation du roman "The Hauting of Hill House" de Shirley Jackson et nous fait suivre un professeur qui réunit un groupe de trois personnes dans un vieux manoir réputé hanté...

L'une des réussites du film de Robert Wise, c'est qu'il met en scène une galerie de personnages passionnants où l'on trouve un docteur travaillant sur les phénomènes paranormaux, un jeune héritier, une femme refoulée et marquée par la longue maladie de sa mère et une autre plus sûre d'elle. Mais c'est aussi le château qui pourrait être considéré comme un personnage à part entière. Un château terrifiant que ce soit par ses bruits, son espace et ses portes qui, du point de vue des personnages, se ferment sans raison.

Peu à peu, la tension s'intensifie, les étrangetés sont de plus en plus présentes, les voix s'élèvent et la peur monte. Il met aussi le spectateur dans la tête des personnages et surtout de la principale (merveilleusement interprétée par Julie Harris qui donne de la folie à son personnage) et nous fait vivre ses pensées intérieures. Il étudie leur psychologie, leurs ambitions et ce pourquoi ils sont là. Wise effraie et fascine en même temps, il hypnotise le spectateur et met en place une atmosphère de plus en plus malsaine, angoissante et prenante.

C'est intelligemment mis en scène par Wise qui provoque l'ambiguïté et le frisson sans être démonstratif et, bénéficiant d'une superbe photographie en noir et blanc qu'il exploite bien en usant notamment du jeu d'ombres et de lumières pour créer le doute. Il est régulièrement dans la suggestion à travers les effets sonores et l'imagination des personnages pour finalement faire cogiter la nôtre. Ses plans sont savamment pensés et il met aussi bien en valeur le château (le film a été tourné dans une vraie maison et non en studio), ses décors et son immensité.

Non, Wise n'a pas besoin d'effets spéciaux en tous genres pour créer la peur et le frisson, quelques regards, effets sonores, décors ou pensées subjectives suffissent et il laisse le soin à l'imagination du spectateur pour faire le reste. Brillant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juin 2014
Robert Wise a tout compris de l'auteur Shirley Jackson et de son roman-phare "Maison hantée" dont s'inspire le film. Cette femme se disait sorcière. Intrigante, mystérieuse, Jackson est à l'image de ses œuvres oniriques. Tout y est suggéré et donc, angoissant. La maison est un endroit clos et intime. Un lieu qui protège ou qui détruit, à l'abri des regards. Un lieu de hantises, de tragédies et de mémoire. Un endroit auquel on s'attache, emprunt de nostalgie. Un lieu qui rassure et qui terrifie. Une maison repousse l'indésirable et envoûte celui ou celle qui la comprend le mieux... Tout cela est magnifiquement raconté dans l'excellent roman de Shirley Jackson et tout cela transparaît avec talent et fidélité dans le film qui en découle directement. Une oeuvre culte du cinéma d'épouvante, où le noir et blanc vient obscurcir davantage les recoins de cette étrange demeure avec une frayeur insidieuse, prenante et obsédante...
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2014
A l'époque où le cinéma d'épouvante commence à se concrétiser, le genre connaît les bonnes et les mauvaises réalisations ; la plupart font preuve d'un certain ringardisme, mais surtout se contentent d'essayer ( parfois de façon ratée ) de faire peur au spectateur en montrant du maquillage horrible et des masques de monstres. Robert Wise, chargé de ses précédentes prestations en réalisation et montage et connaissant assez bien le genre d'épouvante, a très bien réfléchi à la manière de faire peur dans un film de fantômes. Il a compris que par un seul procédé cinématographique, son film allait être totalement réussi : le hors-champ visuel et surtout sonore. Les séquences de manifestations des spectres ont gardé un effet incroyable encore aujourd'hui, le design sonore est superbe, et l'objectif, celui de mettre mal à l'aise et d'accroître la tension, est atteint. La prestation des acteurs est plus que correcte, l'histoire est classique bien qu'un brin de psychologie soit présent, certains effets sont faciles, certains éléments obscurs ( le personnage de la servante complètement absent dans la seconde partie ), mais tout cela passe comparé à l'ambiance délivré par la mise en scène, la décoration et la lumière ( même si on s'étonne que la maison est trop éclairée par endroits ). Il n'est pas étonnant que Scorsese l'aie inclus dans sa liste des films les plus terrifiants. Certains réalisateurs de films d'horreur d'aujourd'hui devraient s'inspirer du travail de Wise pour approfondir le genre.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2014
Un grand classique du genre fantastique, qui doit sa réussite à une atmosphère particulière, et aussi grâce à une réalisation très soignée. Le noir et blanc permet un rendu visuel magnifique. Tout est suggéré, jamais réellement montré, grâce aux jeux de sons et de lumière, le réalisateur jouant avec malice avec les ombres pour matérialiser l'existence de forces obscures dans la maison. Le film monte quelque peu en intensité tout du long, jusqu'à un final réussi.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2014
L’exploit de Robert Wise fût de réaliser ce chef d’œuvre avec des moyens limités en utilisant de façon habile le noir et blanc, des sons terrifiants et des effets visuels brillants grâce aux décors majestueux de ce manoir labyrinthique. Car le manoir de Hill House est le personnage principal du film et le réalisateur joue la carte de la suggestion, plutôt que de faire sursauter en montrant des fantômes, comme c’est le cas de Hantise, remake néanmoins efficace de 1999. Les quatre autres personnages de l’histoire sont les pions de cet échiquier maléfique dont le scénario sans faille laisse pantois. "The Haunting" demeure à ce jour l’un des films les plus effrayants et perturbants qu’il m’ait été donné de voir à l’écran.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2014
La maison du diable est une petite déception. Le film est bien foutu, bien mis en scène et il y a une jolie photographie. Il y a un joli noir et blanc, et je trouve que Robert Wise parvient à créer des moments de tensions, il y a des plans inquiétants... Mais ça ne marche pas complètement. J'ai trouvé le scénario assez mal écrit, et le personnage principal particulièrement pénible... Du coup, là où on aurait du être accroché à son fauteuil, rentré à fond dans le film, on est au final vraiment agacé par cette histoire et au final ce qu'il leur arrive, leurs mésaventures, je n'y crois vraiment plus du tout... et je m'en contrefous. C'est quand même dommage. Ça me donne envie d'en voir plus du réalisateur, de Robert Wise, parce qu'il a une bonne mise en scène dans ce film, mais j'ai pas trop aimé celui-ci.
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