La Maison du diable
Note moyenne
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137 critiques spectateurs

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Démencia
Démencia

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2026
Quel grand film , si passionnant , si flippant , sans doute un de ceux qui m'auront marqué le plus dans ma jeunesse , et encore quand je le regarde aujourd'hui . Quelle réussite on a les jetons du début à la fin , et le pire .....c'est qu'on ne voit rien !! pas un monstre , pas un fantôme , que de la suggestion , des bruits , des jeux d'ombre, le jeu des comédiens ( comédiennes ) et ça fonctionne pleine balle !!!
Un des plus grands films "" d'horreur"", quoique , rien d'horrible , finalement ici ,seulement quelques scènes bien stressantes , et c'est au final nous , par notre ressentit qui rendons ce film épouvantable ,par sa qualité , ses acteurs , ce noir et blanc je dirais presque obligatoire pour c genre d'histoire car cela imprime davantage l'ambiance du scénario , enfin ,avis perso .
Peu de films du genre ont atteint cette qualité .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Eleanor, une jeune femme dépressive, se rend dans un manoir isolé afin de participer à une expérience de parapsychologie que dirige le professeur Makway. Sont également présents Theodora, une séduisante médium, et le sympathique Luke Sannerson. Très vite, ils se rendent compte que l'imposante demeure est hantée...Sorti en 1963, "La Maison du diable" fait partie des plus beaux joyaux du cinéma fantastique. La réalisation magistrale de Robert Wise et l'étrangeté onirique du manoir (qui évoque certains tableaux surréalistes) procurent une sensation indicible _ mélange d'angoisse et d'émerveillement. Julie Harris incarne à la perfection Eleanor, femme psychologiquement fragile et dévorée par ses démons intérieurs mais qui suscite une grande empathie. De la première à la dernière scène, le film baigne dans une atmosphère mystérieuse et totalement envoûtante, digne des meilleurs contes d'Edgar Allan Poe. Un chef-d'oeuvre absolu et intemporel.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2025
Robert Wise, maître du classicisme hollywoodien, orchestre avec La maison du diable une symphonie du doute, un film où l’horreur surnaturelle s’efface devant les frissons intérieurs. Tourné en noir et blanc, entre distorsions visuelles et malaises psychiques, ce film n’est ni un choc, ni un souffle coupé – mais un long frisson, feutré, ambigu, hypnotique, parfois frustrant, souvent captivant.

spoiler: Le point de départ semble presque banal : une maison réputée hantée, un petit groupe de volontaires, des événements inexplicables.
spoiler: Et pourtant, tout ici se dérobe : le scénario se refuse à trancher entre les fantômes et la folie, entre la maison et Eleanor, entre ce qui est vu et ce qui est seulement cru.
Cette ambiguïté, tenue avec une remarquable cohérence de ton, confère au film une puissance d’évocation rarement atteinte, mais aussi une certaine froideur, comme si l’obsession du subtil avait fini par émousser la terreur.

La grande force du film réside dans son refus délibéré du spectaculaire. Pas d’apparitions grotesques, pas d’effets criards : La maison du diable fonctionne par insinuation. Les coups dans les murs, les rires étouffés, les portes qui respirent… Autant de manifestations minimales, rendues étouffantes par un usage exceptionnel du son et du cadre. Wise, en artisan exigeant, fait de chaque travellings et contre-plongées des gestes de déséquilibre. Tout penche, tout flotte, rien ne rassure. La caméra devient présence, comme si la maison elle-même regardait.

Mais cette approche, admirable dans son intention, finit par créer une distance. Là où certains films d’horreur vous happent, celui-ci vous observe. On est fasciné, mais rarement pris à la gorge. L’angoisse reste intellectuelle, feutrée, presque trop polie. Le film ne cherche pas à terrifier, mais à inquiéter – ce qui est noble, mais pas toujours viscéral.

Dans le rôle central d’Eleanor, Julie Harris livre une performance intérieure, toute en fragilité et tension rentrée. Son personnage, construit comme une énigme à elle seule, oscille entre victimisation, exaltation mystique et lente dissolution mentale. Harris, tourmentée à la ville, infuse à l’écran une nervosité palpable, parfois même dérangeante. On sent que le danger n’est pas seulement dans les murs, mais dans ses pensées. L’identification fonctionne – jusqu’à un certain point. Car à force de refuser les certitudes, le film finit par perdre un peu de sa chair : l’errance d’Eleanor, poignante, devient aussi parfois un monologue trop intérieur pour nous impliquer pleinement.

À ses côtés, Claire Bloom incarne une Theodora brillante, mordante, audacieusement ambiguë. spoiler: Le film ne cache pas son orientation sexuelle, chose rare pour l’époque, et s’en sert avec intelligence pour créer une tension sourde avec Eleanor. Cette relation, jamais totalement éclaircie, donne lieu à des scènes chargées d’un sous-texte émotionnel intense, quoique parfois sous-exploité.


Richard Johnson, en Dr Markway, et Russ Tamblyn, en Luke Sannerson, complètent un quatuor de personnages où l’opacité domine : spoiler: chacun semble fuir quelque chose, et cette fuite – davantage que la maison elle-même – devient la vraie force maligne du film.


Hill House, filmée à Ettington Park et transfigurée par la lentille grand angle, est le personnage principal. Rarement un décor aura été aussi organique, aussi vivant. Les plafonds écrasants, les couloirs obliques, les escaliers qui chancellent – tout y est conçu pour rendre l’espace irrationnel. Elliot Scott, le chef décorateur, mérite ici un hommage particulier : jamais la symétrie n’a paru aussi menaçante, jamais un décor n’a autant transpiré la démence.

Mais cette perfection plastique engendre une tension paradoxale : à trop être une œuvre d’esthète, La maison du diable manque parfois de nerf. Son obsession du cadre, du son, de l’allusion, ralentit le récit. Les moments de bascule émotionnelle, notamment dans le dernier acte, arrivent trop tard ou trop vite. spoiler: L’apogée dramatique – la mort d’Eleanor – se veut bouleversante, mais elle semble précipitée, comme si le film avait construit un crescendo pour un coup de vent.
Ce n’est pas un échec, mais une promesse à moitié tenue.

La musique d’Humphrey Searle, atonale et dissonante, enveloppe le film d’un voile de désorientation. Utilisée avec parcimonie, elle complète un dispositif sonore magistral. Certaines séquences n’ont presque que le bruit pour décor : bruissements, soupirs, raclements. Cela fonctionne brillamment – surtout lors des scènes de chambre entre Eleanor et Theo. Mais là encore, un léger déséquilibre se fait sentir : le choix du minimalisme musical, s’il souligne la tension, participe aussi à l’impression de retenue générale du film.

La maison du diable est une œuvre double : elle fascine par sa précision et désarme par sa pudeur. Elle impressionne par son ambition esthétique, mais se heurte parfois à son propre intellectualisme. Ce n’est pas un film qui happe, c’est un film qui insiste. On le quitte avec des images gravées, des sons incrustés, des silences qui résonnent – mais aussi avec un sentiment d’inachèvement, comme si la maison elle-même nous avait fermé une porte trop tôt.

Il ne s’agit pas ici de pointer un raté. La maison du diable est une réussite, sans aucun doute. Mais c’est une réussite elliptique, inégale, fascinante et un peu frustrante. Comme Eleanor, il cherche une place : entre chef-d’œuvre du genre et exercice de style habité. Il la trouve, sans totalement s’y installer.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 173 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2025
Le film qui m’a laissé plutôt mitigé. Si l’ambiance et les décors sont soignés, j’ai trouvé l’ensemble assez lent et daté. Le seul véritable point fort, à mes yeux, réside dans l’ambiguïté constante entre le surnaturel, la réalité et le delire. Ce doute permanent maintient un certain intérêt.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2024
Film d'épouvante du début des années 60, j'imagine qu'à l'époque il a dû en faire frissonner plus d'un ! Beau récit, magnifique mise en scène, mouvements de caméra habiles et oppressants, très bon casting... Le film a vieilli c'est évident, mais il est efficace aujourd'hui encore pour les cinéphiles fans du genre.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 août 2024
peut être aveuglé par la version en série de Mike Flanagan, ce film, qui a l'époque devait faire bien peur, a mal vieilli avec le temps. la réalisation n'en est pas bien autant déroutant que l'interprétation, un scénario évidemment bon, mais un peu confus. le côté frisson est éventé, et ne surprend guère. en tous cas, pas pour moi.
amonavis
amonavis

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 mars 2024
Je ne m'attendais pas à pareil naufrage.
à aucun moment je n'ai eu peur bien sûr il faut quand même le préciser, mais aussi à aucun moment je ne suis rentré dans ce film, à aucun moment je n'ai été, ne serait-ce qu'un tout petit peu tendu. ce film est parfaitement ridicule les mimiques des acteurs et surtout de l'actrice principale sont risibles, le film lui-même est risible d'ailleurs.je pourrais passer du temps mais j'ai pas de temps à perdre sur chaque personnage à quel point il n'est pas réaliste, logique.
Les réactions des personnages sont irréels et ça n'a pas l'air du tout d'être intentionnel. Je commence à être habitué aux films "Intouchables" encensés par beaucoup de gens comme étant des "classiques" , mais là vraiment c'est pathétique c'est risible c'est nul c'est mauvais.Attention attention messieurs dames préparez-vous pour le grand spectacle! des portes qui claquent en veux-tu en voilà ! préparez-vous pour le grand suspense! vont-ils tomber de l'escalier? préparez-vous pour les grands questionnements! mais qu'est-il arrivé à l'épouse du professeur? elle a disparu mais ça n'a pas l'air de trop l'inquiéter? Comment ce fait-ce? Un problème de scénario peut être?!
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2024
Robert Wise réalisateur qui à l’image de Richard Fleischer demeure un peu méconnu, fait partie des 18 cinéastes qui au cours de leur carrière ont reçu deux Oscars du meilleur réalisateur. À ses côtés Billy Wilder, Frank Borzage, Joseph L. Mankiewicz, David Lean Clint Eastwood ou Steven Spielberg. Une carrière qui s’étend sur 49 ans et 39 films réalisés. Connu pour son éclectisme qui lui a permis de briller aussi bien dans le film noir, la science-fiction, le péplum, le drame, la comédie, le film catastrophe, le western comme dans le film d’épouvante avec « Audrey Rose » (1977 ou « La maison du diable » qui nous occupe ici. En 1962, Robert Wise qui a lu le roman de l’écrivaine spécialisée dans le fantastique, Shirley Jackson, « The Haunting of Hill House » paru en 1959, le fait lire à Nelson Gidding qui a écrit quatre ans plus tôt « Je veux vivre ! » qui a valu un Oscar de la meilleure actrice à Susan Hayward. Durant six mois Gidding rédige le scénario alors que Wise met la dernière main à « West Side Story ». Le réalisateur approche United Artists qui montre assez peu d’intérêt pour le projet. Finalement la MGM s’engage mais en accordant à Wise un budget limité à un million de dollars. Celui-ci comprend dès lors très vite qu’il lui faut délocaliser le tournage en Angleterre où des conditions fiscales très avantageuses sont accordées aux sociétés de production étrangères venant tourner sur place. Le scénario écrit par Gidding s’écarte quelque peu de l’aspect fantastique du roman pour l’axer sur le caractère névrotique des deux personnages féminins notamment celui d’Eleanor Lance qui sera interprété par Julie Harris après que Susan Hayward a renoncé à apparaître dans le film. Cette vision reçoit l’assentiment de Shirley Jackson après que les deux hommes soient venus lui rendre visite à North Bennington dans le Vermont. Le tournage commence le 1er octobre 1962. La coïncidence veut qu’au même moment Julie Harris spoiler: souffre elle-même d’une grave dépression qui la voit très peu communiquer avec ses partenaires. Malgré un recours parcimonieux aux effets spéciaux essentiellement sonores, Robert Wise parvient à rendre parfaitement la sensation de claustrophobie qui oppresse à différents degrés les quatre protagonistes dont les deux femmes recrutées à dessein par un professeur en parapsychologie
cherchant à démontrer la réalité de la survivance de certains esprits après la mort. Les deux jeunes femmes en question interprétées par Julie Harris et Claire Bloom déjà sujettes chacune à une très forte émotivité vont être très réceptives à l’ambiance spectrale qui règne dans le vieux manoir. Eleanor (Julie Harris), en rupture affective visiblement spoiler: incapable d’assumer jusque-là une vie autonome aussi bien matérielle que sexuelle va projeter toutes ses frustrations sur la maison et le professeur Markway (Richard Johnson) avec lequel elle va nouer une sorte de relation d’ordre psychanalytique changeant très vite de nature
. Robert Wise via la voix-off d’Eleanor qui explicite les tourments de sa psyché orchestre magnifiquement la tension que la jeune femme distille autour d’elle, contaminant par ses déclarations et ses perturbations sensorielles celle des trois autres. C’est essentiellement par le bruitage (grincements, craquements, chuchotements, ricanements, cris d’enfants, clefs tournant dans une serrure…) que l’angoisse saisit le spectateur qui ne sait plus très bien spoiler: si la maison est réellement la proie de phénomènes paranormaux ou si c’est le caractère hautement sensible d’Eleanor au bord de l’hystérie qui emmène sur la voie du délire
avec un environnement d’emblée réceptif. Sans doute chacun se nourrit de l’autre pour un résultat remarquable d’étrangeté qui démontre que l’angoisse est une sensation profondément humaine qui n’a parfois besoin que d’un environnement favorable pour prendre des dimensions paroxystiques. C’est manifestement le cas avec cette « Maison du diable » qui reste encore aujourd’hui une référence seulement égalée dans son domaine très spécifique par « les Innocents » de Jack Clayton en 1961 et surtout par le sublime et envoûtant « Les autres » d’Alejandro Amenabar sorti sur les écrans en 2001.
Iggy bebs
Iggy bebs

10 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2023
chef d œuvre du cinéma d epouvante, un noir et blanc superbe, un grand réalisateur injustement reconnu et pourtant , robert wise est un immense réalisateur.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2023
Jouant sur l'implicite ce thriller fantastique use d'effets sonores très désuets, emphatiques, à l'instar de l'interprétation de Julie Harris, agaçante. Cependant le procédé des voix-off augmente la pertinence psychologique de l'héroïne à laquelle Claire Bloom offre un pertinent miroir équivoque. L'atmosphère glauque s'incarne parfaitement dans le prologue ou les réactions malaisantes des domestiques mais pâtit d'un rythme inégal alourdi par de nombreux dialogues. Avènement d'un genre devenu depuis prolifique le récit ne parvient plus à effrayer (malgré une dernière partie très nerveuse) mais impose des codes que la réalisation souligne habilement. Une curiosité de cinéphile.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2023
Robert Wise est l'auteur d'une filmographie qui comporte plusieurs grands films, même s'il ne fût reconnu comme un auteur de grande importance que tardivement par la critique hexagonale .

" haunted" appartient au film de genre ( l'épouvante) et bénéficie d'une bonne réputation qui ne s'est pas démentie avec les années.

Malgré ses évidentes qualités, il ne réserve pourtant pas beaucoup de surprises et si l'ambiance inquietante est très bien rendue, il laisse selon moi, un petit arrière-goût de déception.

Particulièrement bien filmé et mis en scène, le casting est aussi à la hauteur, on peut lui reprocher sans doute, l'absence de scènes spectaculaires.

Dans un registre voisin " Rendez-vous avec la peur" de Jacques Tourneur est nettement plus accompli.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2023
Un belle réalisation en N&B de Robert Wise. Ce film n'est pas à classer dans le genre Épouvante ou Horreur mais plutôt dans celui du Fantastique. Sans effets spéciaux extraordinaires mais avec des artifices simples comme la lumière et les bruitages, Robert Wise arrive à maintenir une grande tension chez le spectateur. Mme si le scénario de Nelson Gidding ne transcende pas l'ensemble de l'histoire, les situations sont bien exploitées avec les comédiens comme la belle Claire Bloom et le fantastique duo formé par Julie Harris dans le rôle central de Eleanor Lance et Richard Johnson dans celui du Dr. John Markway.
Le pitch : Luke Sanderson jeune héritier d'un manoir en Nouvelle Angleterre se rend sur place avec trois spécialistes en phénomènes surnaturels pour observer et étudier les faits dans ce Castel soi-disant hanté.
Saintenoy Samuel
Saintenoy Samuel

5 abonnés 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2023
"La Maison du Diable" a le mérite de continuer à faire son petit effet bien des décénnies après sa sortie là ou bon nombre d'autres films du même genre n'ont pas résister à l'épreuve du temps. Et c'est en grande partie grâce à la réalisation de Robert Wise qui joue subtilement sur la suggestion de la peur graçe une utilisation de plans hors champs, de sons, de mouvements de caméra qui crée un climat d'angoisse saisissant ! Le jeu de Julie Harris est remarquable également, on croit vraiment qu'elle fini par perdre la raison.. Un très bon classique d'épouvante !
MARC MAZ
MARC MAZ

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2023
film genial ..il fait peur sans aucune violence ...que des bons acteurs...du bon noir et blanc...
un film a voir et a revoir....
jerome s.
jerome s.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2021
Un film a l'esthétique millimétré, chaque plan est un tableau signifiant la folie et l'isolement. Ce manoir à l'architecture labyrinthique est trop détaillé en terme d'histoire et de forme. Le manoir est vivant. Certain plan nous indique son point de vue.
Les acteurs sont dans le juste sans dériver dans l'absurde. Le problème que j'ai avec ce film c'est les plans trop millimétré tout est censé nous faire refléter la complexité et la lugubritée du lieu mais c'est trop appuyé trop esthétique. C'est un prédécesseur de shinning mais en plus ridicule de part l'écriture des personnages et son style vieillot entre la personnage principal qui cède a la panique par des monologues intérieurs qui sont là pour exprimer une certaine instabilité mais qui manque tellement de subtilité à base de "cette maison me lance un dernier avertissement pour que je parte.", "je suis ici chez moi" et d'autres. Mais je retiens de positif son esthétique bien que trop belle et qui en fait trop, l'architecture du bâtiment très complexe et qui semble étrangère à nos yeux, ainsi que ses effets sonores ou encore ces jeux d'acteurs qui sont pas mal pour un film pareille elle reste à leur place, créé une ambiance lugubre et sordide.
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