un film intense et prenant porté essentiellement par un Jean-Pierre Marielle excellent/. L'histoire d'un représentant de commerce, mal marié, mal aimé qui profite de ses déplacements pour prendre du bon temps et finit par tomber amoureux d'une femme disons légère mais qui partage un moment sa passion...et l'amour déçu fait un homme déchu qui partage sa vie entre beuveries et peinture, jusqu'à une forme de renaissance grâce à une kermesse organisée par un curé avec qui il partage ses cuites. Le film est émaillé de rencontres improbables ( la vendeuse de parapluies, le colporteur de chapelet et sa sœur coincée, l'artiste peintre débauché, la prostituée en coiffe bretonne), autant de personnages truculents et de seconds rôles très bien interprétés, de scènes tendres, de scène égrillardes. Mais sou le scénario très réussi, ce qui est traité c'est le problème de la difficulté d'être soi, de s'assumer
Joël Seria est essentiellement connu pour avoir réalisé ce long-métrage désormais considéré comme culte. Il faut reconnaître que même replacée dans son contexte, cette comédie, sortie en 1975, contient un vent de folie complétement mystifiant. Le récit évoque les multiples rencontres d’un homme marié décidé à vivre sans plus aucune contrainte. Entre beuveries et plaisirs charnels, Jean-Pierre Marielle interprète de manière magistrale ce personnage profondément anticonformiste. Le ton provocateur n’empêche pas de proposer une réflexion sur l’émancipation d’un homme mûr. Bref, un film d’une autre époque, celle où on pouvait voir un acteur renifler les fesses d’une femme en disant « Ah, quel cul ! » sans que cela puisse paraître vulgaire.
Après "Mais ne nous délivrez pas du mal", c'est mon deuxième Joël Seria-Jeanne Goupil. Regrettant les films incluant le graveleux sans état d'âme, j'ai apprécié ce sympathique film dans la mesure où le propos reste léger et touche au coeur du paradoxe de la beauté des femmes. L'homme-artiste est un homme Icare de la femme : si elle le sublime - en superficie, elle le désoeuvre aussi. Seria continue d'explorer cette relation à sens unique, avec un oeil phallocrate mais bon enfant. La scène du bar m'a rappelé Uranus. Marielle fait un fabuleux interprète sans qui j'aurais avalé de travers "les Galettes de Pont-Aven".
Libre cinéma des cinéma 70, alors que le vent de la fronde de Mai 68 (et de la libération sexuelle tout azimut) soufflait sur la France pompidolienne. Tout était possible : changer de vie pour le VRP qui se rêvait peintre érotomane sur les traces de Gauguin, faire des films avec des foufounes poilues et des seins non siliconés. "Les Galettes de Pont-Aven", découvert (très) tardivement en 2008 parle de la liberté d'aimer et de mourir d'amour, mais aussi celle de boire son chagrin de la vie jusqu'à la lie, de conchier les tristes puritains, et de vendre des pommes d'amour au rouge inoubliable sur une plage bretonne. Pas sûr que ce cinéma-là ait encore la place en notre monde, pas sûr pour autant que notre coeur batte aussi fort sans rien ni personne pour remplacer la passion de Marielle pour les culs !
La quintessence du jeu de Marielle avec evidemment ses excès mais c'est ça qui est bon. Il faut compter aussi sur les autres acteurs, Fresson excellent en artiste déjanté ... et les dialogues énormes.
Un énorme Jean-Pierre Marielle qui est très en forme, enthousiasme, déchaîner et à mourir de rire. On sent bien l'érotisme qui se dégage et bien amené des années 70 comme c’était dans "Les Valseuses". Henri Serin n'est qu'un petit commerçant de voyage recherchant de l'oxygène dans une société et dans son ménage qui l'étouffe, il cherche sa voie et s’octroie des moments de bonheurs dans quelques fresque amoureuses. Plein d'originalité et poétique, on ne tombe pas dans le graveleux ni le voyeurisme et la vulgarité. Les films de Séria sont quand même au dessus que des pornos de Max Pecas ou de Dorcel.
Film et rôle de culte de Jean-Pierre Marielle. Les galettes du Pont-Aven sont à déguster sans modération.
Malgré les pointures (Piéplu, Marielle, Lavanant, Fresson, et les autres), le film ne décolle pas vraiment et l'on s'y ennuie vite. Le scénario bâclé, les dialogues indigestes et les scènes frôlant la vulgarité laissent un goût plutôt amer.
Pour faire un bon film, il faut de bons acteurs, et Jean Pierre Marielle nous donne une prestation excellent. Il faut aussi de beaux décors : la Bretagne nous les apporte! Mais il faut aussi un scénario intéressant : et là, c'est un peu aux abonnés absents! C'est léger, c'est osé, cela a du faire "fureur " lors de sa sortie, voire même révolutionnaire de part la libération des mœurs que ce film nous montre, et de l'émancipation de la femme. Mais voilà, cela ne m'a guère intéressé. A voir par les amateurs de comédie humaine, que les affaires sentimantalo-sexuelles attirent.
Jean-Pierre Marielle nous rejoue son emblématique rôle d'hommes à femmes et d'obsédé sexuel, dans lequel il excelle et que je trouve lui va bien. Mais après il faut que l'histoire tienne la route. et pour le coup, dans le cas qui nous occupe, si le film est culte, j'ai du mal à comprendre pourquoi Le film sombre dans le n'importe quoi en seconde partie lorsque fou de douleur de ne point retrouver Angela, qui n'est pour lui pourtant qu'une aventure de passage come une autre; 'il devient alcoolique et se clochardise - bien que logeant à l'hôtel, On sombre dans le ridicule par moment
C'est pas un chef d'oeuvre, Séria a fait plus juste et plus fort, bien pire aussi, mais ça étudie bien les ressorts de la psychologie masculine. Marielle a été marqué par ce rôle, à tel point qu'on lui a rarement proposé autre chose par la suite. Après c'est du cinéma de tonton, il faut avouer une nostalgie incompréhensible pour les comportements sexistes, ce qui nous mène droit à ...
Un Marielle époustouflant mais à ne pas mettre en n'importe quelles mains visiblement. Un peintre libidineux, porté sur l'alcool, une sorte de Montmartre des années 1890-1900 transposé sur les côtes bretonnes !... Des répliques me sont restées mais les tairai pour la décence.
Un film culte et un Jean-Pierre Marielle phénoménal avec une tirade d'anthologie à mi-film à savourer encore et encore et encore ! "on dirait un courbet dis-donc..."
Un film comme on en fait plus et heureusement! Les galettes de pont aven est une comédie avec des scènes érotiques, pas de scénario, pas d'histoire, la majorité des personnages qui croisent le héros n'ont qu'un rôle mineur et sont tous plus déjantés les uns que les autres. Il y a un certain malaise à la vue de ce film, toutes les femmes commencent par dire non et finissent par céder la scéne avec Andréol Ferréol en ait l'exemple typique elle dit non et 30 secondes plus tard demande a être peinte nue et commende a se déshabiller . Tout le film est l'avenant.