Note moyenne
3,4
835 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
27 critiques
4
27 critiques
3
29 critiques
2
17 critiques
1
11 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Joël Seria est essentiellement connu pour avoir réalisé ce long-métrage désormais considéré comme culte. Il faut reconnaître que même replacée dans son contexte, cette comédie, sortie en 1975, contient un vent de folie complétement mystifiant. Le récit évoque les multiples rencontres d’un homme marié décidé à vivre sans plus aucune contrainte. Entre beuveries et plaisirs charnels, Jean-Pierre Marielle interprète de manière magistrale ce personnage profondément anticonformiste. Le ton provocateur n’empêche pas de proposer une réflexion sur l’émancipation d’un homme mûr. Bref, un film d’une autre époque, celle où on pouvait voir un acteur renifler les fesses d’une femme en disant « Ah, quel cul ! » sans que cela puisse paraître vulgaire.
Je fais rarement la chronique d'un film sur ce site mais celui-ci le mérite amplement.
Les galettes de Pont-Aven est tout simplement l'un des plus grands films du cinéma français.
Un chef d'oeuvre, pour résumer.
Sorti en 1975, c'est le quartième long-métrage de Joel Séria, qui réalise, après un premier film prometteur en 1970 (Mais ne nous délivrez pas du mal) trois films merveilleux dans les années 70 :
- Charlie et ses deux nenettes (1973)
- Les galettes... (1975)
- Comme la Lune (1977)
Une sorte de trilogie de la comédie sociale française comme on n'en fait - presque - plus.
Car le cinéma de Séria, c'est d'abord, formellement, d'excellentes comédies : du rythme, des situations surprenantes, des répliques qui font mouche avec une gouaille à la Audiard, une galerie de personnages truculents et hauts en couleur...
Toujours sur le plan formel, on a affaire à une réalisation "naturaliste" qui confère un caractère quasiment documentaire à ces trois films. Certaines scènes m'ont marqué : celles des marchés dans "Charlie" où l'on (re)découvre littéralement une France des années 70 aujourd'hui disparue, les scènes de bistrots bretons dans Les Galettes (ces trognes de clients plus vraies que nature - d'ailleurs Séria a certainement pris les gars du coin comme figurants !)
Et sur le fond, un mélange de légéreté et de gravité car le personnage principal, Henri Sérin, quadragénaire représentant en parapluies de la Maison Godineau ("notre cheval de bataille : le parapluie d'éclésiastique à 8 baleines !") qui écume les commerces de l'Ouest de la France et qui, à l'occasion, s'envoie en l'air avec ses plus jolies clientes, vit une véritable crise existentielle. Il aspire à autre vie que la sienne, très morne il est vrai. (la scène d'introduction dans la chambre conjugale est à ce titre terrible - Séria est très fort dans les scènes d'intimité, d'ailleurs...)
C'est là qu'il faut s'arrêter 2 minutes sur Jean-Pierre Marielle, interprète principal. Sa performance est tout bonnement phénoménale. Que dire sinon qu'il incarne liitéralement son personnage. Quand en plus il donne la réplique à Bernard Fresson - fabuleux en peintre partouzeur - on a affaire à un acting de très très haut niveau.
Bref, je pourrais parler de ce film pendant des heures.
Je concluerais en répondant à ceux qui taxent ce film de "vulgaire" - tant il est vrai que le parler est souvent cru - qu'il confondent grossiereté et vulgarité. Car ce film est au contaire pétri d'humanité et de compréhension pour ses personnages.
Je recommande donc chaudement pour ceux qui ne l'ont jamais vu.
Les galettes de Pont-Aven est tout simplement l'un des plus grands films du cinéma français.
Un chef d'oeuvre, pour résumer.
Sorti en 1975, c'est le quartième long-métrage de Joel Séria, qui réalise, après un premier film prometteur en 1970 (Mais ne nous délivrez pas du mal) trois films merveilleux dans les années 70 :
- Charlie et ses deux nenettes (1973)
- Les galettes... (1975)
- Comme la Lune (1977)
Une sorte de trilogie de la comédie sociale française comme on n'en fait - presque - plus.
Car le cinéma de Séria, c'est d'abord, formellement, d'excellentes comédies : du rythme, des situations surprenantes, des répliques qui font mouche avec une gouaille à la Audiard, une galerie de personnages truculents et hauts en couleur...
Toujours sur le plan formel, on a affaire à une réalisation "naturaliste" qui confère un caractère quasiment documentaire à ces trois films. Certaines scènes m'ont marqué : celles des marchés dans "Charlie" où l'on (re)découvre littéralement une France des années 70 aujourd'hui disparue, les scènes de bistrots bretons dans Les Galettes (ces trognes de clients plus vraies que nature - d'ailleurs Séria a certainement pris les gars du coin comme figurants !)
Et sur le fond, un mélange de légéreté et de gravité car le personnage principal, Henri Sérin, quadragénaire représentant en parapluies de la Maison Godineau ("notre cheval de bataille : le parapluie d'éclésiastique à 8 baleines !") qui écume les commerces de l'Ouest de la France et qui, à l'occasion, s'envoie en l'air avec ses plus jolies clientes, vit une véritable crise existentielle. Il aspire à autre vie que la sienne, très morne il est vrai. (la scène d'introduction dans la chambre conjugale est à ce titre terrible - Séria est très fort dans les scènes d'intimité, d'ailleurs...)
C'est là qu'il faut s'arrêter 2 minutes sur Jean-Pierre Marielle, interprète principal. Sa performance est tout bonnement phénoménale. Que dire sinon qu'il incarne liitéralement son personnage. Quand en plus il donne la réplique à Bernard Fresson - fabuleux en peintre partouzeur - on a affaire à un acting de très très haut niveau.
Bref, je pourrais parler de ce film pendant des heures.
Je concluerais en répondant à ceux qui taxent ce film de "vulgaire" - tant il est vrai que le parler est souvent cru - qu'il confondent grossiereté et vulgarité. Car ce film est au contaire pétri d'humanité et de compréhension pour ses personnages.
Je recommande donc chaudement pour ceux qui ne l'ont jamais vu.
Je pense que c'est le meilleur film de Jean-Pierre Marielle c'est même un film qu'on ne pourrait même plus réaliser maintenant tellement c'est osé. Jean-Pierre Marielle rencontre plein d'individus dans sa quête de l'amour alors qu'il est marié et marchand de parapluie peintre occasionnel et qui est obsédé par les fesses. Bernard Fresson doit lui aussi tenir le meilleur rôle de sa carrière dans ce film ainsi que l'actrice qui envoûte Jean-Pierre Marielle et qui n'a eu que ce rôle dans sa vie. Jean-Pierre Marielle passe par toutes les étapes de la vie de la jalousie à l'amour fou à la perception du bonheur absolu et croit à un moment qu'il tient les clés du royaume du comment faire pour être heureux. Il sera alcoolique aussi et finira finalement peut être heureux ? Des scènes très decalées dignes d'un Tarantino Français un peu vicelard en avance sur son temps. Excellent moment de Jean Pierre Marielle.
décidément ce genre de cinéma fait par et pour les hommes est désolant de médiocrité tant par le scénario que par la réalisation. en Bretagne ou n'importe où ailleurs.
heureusement les temps et les mentalités ont changé. et ce film a bien vieilli.
heureusement les temps et les mentalités ont changé. et ce film a bien vieilli.
La renaissance d'un petit VRP peintre à ses heures de loisirs. C'est un peu long mais ça repose entièrement sur la performance de Jean-Pierre Marielle.
Incroyable que ce genre de film soit encore diffusé sans alerte-disclaimer sur le viol que notre cher patriarcat considère comme quasiment normal. Bon sang. À quand les mises à jour de la normalité ou non. Marielle est super acteur mais j'ai vraiment envie de tuer son personnage sur l'avant dernière-scène. Sinon film sympa.
Regarder un film datant de 1975, dans lequel le rôle des femmes se réduit à celui d'objets sexuels jetables pour les hommes, n'a plus de pertinence aujourd'hui. En plus de cette représentation dépassée, le film pâtit d'un scénario défaillant où l'intrigue traîne en longueur, et d'une interprétation des acteurs médiocre et exagérée, typiquement années 70. Jean-Pierre Marielle est certainement un bon acteur, cependant, ses rôles se ressemblent tellement qu'ils en deviennent redondants.
Pour faire un bon film, il faut de bons acteurs, et Jean Pierre Marielle nous donne une prestation excellent. Il faut aussi de beaux décors : la Bretagne nous les apporte! Mais il faut aussi un scénario intéressant : et là, c'est un peu aux abonnés absents!
C'est léger, c'est osé, cela a du faire "fureur " lors de sa sortie, voire même révolutionnaire de part la libération des mœurs que ce film nous montre, et de l'émancipation de la femme. Mais voilà, cela ne m'a guère intéressé.
A voir par les amateurs de comédie humaine, que les affaires sentimantalo-sexuelles attirent.
C'est léger, c'est osé, cela a du faire "fureur " lors de sa sortie, voire même révolutionnaire de part la libération des mœurs que ce film nous montre, et de l'émancipation de la femme. Mais voilà, cela ne m'a guère intéressé.
A voir par les amateurs de comédie humaine, que les affaires sentimantalo-sexuelles attirent.
Est ce que ce film mérite le bandeau de film culte? Pas sûr ... Le revoir en 2023 permet de mesurer ce que nous avons perdu en liberté de ton mais aussi de constater que l'époque a changé...
Comme "Calmos" de Blier tourné l'année suivante, "Les galettes de Pont-Aven" de Joël Séria, moins libertaire sans doute, mais plus jubilatoire, s'essouffle assez vite avec des blagues un peu grasses qui datent d'un autre âge. Bref, j'ai trouvé que le film avait mal vieilli car la vulgarité n'est pas de l'argot qui lui est une langue...
L'argument était pourtant assez intéressant: Henri Serin, représentant de commerce en parapluies, s'ennuie dans sa vie nomade. Il rêve de devenir peintre et est obsédé par la partie charnue des dames pour laquelle il a un coup de crayon assez flatteur. Quand il rencontre sa muse chez un peintre également amateur, sa vie bascule. Il se fixe à Pont Aven où, comme Gauguin avant lui, il barbouille des toiles et lutine les dames avec visiblement moins de bonheur... La belle Angela finit par le quitter et le peintre amateur choisit la jeune Marie avec laquelle il finira par vendre des pommes d'apis et des beignets sur la plage...
Le film est, vu d'aujourd'hui, un bon témoignage de la vie en province où le quotidien est bien terne comme la pellicule employée dans les films de cette époque. Mais le piment est ailleurs, comme dans les films de Claude Chabrol, où sont croqués des personnages apparement sages mais dont le calme cache quelques vices de forme: un peinture lubrique (Bernard Fresson), un prédicateur agité (Claude Pieplu) et sa sœur voyeuse, une vendeuse de parapluie qui rêve de devenir modèle (Andrea Ferreol) ou encore une prostituée qui tapine en coiffe bretonne (Dominique Lavanant) ... toute une faune qui fait l'originalité du scénario.
A revoir donc ... pour voir
Comme "Calmos" de Blier tourné l'année suivante, "Les galettes de Pont-Aven" de Joël Séria, moins libertaire sans doute, mais plus jubilatoire, s'essouffle assez vite avec des blagues un peu grasses qui datent d'un autre âge. Bref, j'ai trouvé que le film avait mal vieilli car la vulgarité n'est pas de l'argot qui lui est une langue...
L'argument était pourtant assez intéressant: Henri Serin, représentant de commerce en parapluies, s'ennuie dans sa vie nomade. Il rêve de devenir peintre et est obsédé par la partie charnue des dames pour laquelle il a un coup de crayon assez flatteur. Quand il rencontre sa muse chez un peintre également amateur, sa vie bascule. Il se fixe à Pont Aven où, comme Gauguin avant lui, il barbouille des toiles et lutine les dames avec visiblement moins de bonheur... La belle Angela finit par le quitter et le peintre amateur choisit la jeune Marie avec laquelle il finira par vendre des pommes d'apis et des beignets sur la plage...
Le film est, vu d'aujourd'hui, un bon témoignage de la vie en province où le quotidien est bien terne comme la pellicule employée dans les films de cette époque. Mais le piment est ailleurs, comme dans les films de Claude Chabrol, où sont croqués des personnages apparement sages mais dont le calme cache quelques vices de forme: un peinture lubrique (Bernard Fresson), un prédicateur agité (Claude Pieplu) et sa sœur voyeuse, une vendeuse de parapluie qui rêve de devenir modèle (Andrea Ferreol) ou encore une prostituée qui tapine en coiffe bretonne (Dominique Lavanant) ... toute une faune qui fait l'originalité du scénario.
A revoir donc ... pour voir
Le génie de Marielle dans un film un peu bordélique. Mais un bordel rendu joyeux. Le problème, c'est qu'on reste un peu extérieur à l'émotion, et on admire. Mais admirer n'est pas aimer.
Comment ai je pu si longtemps passer à côté de cette merveille.... Marielle au sommet de son art, à
l'heure où l'autocensure devient la regle ce film génial fait tellement plaisir à voir.... Délicieusement transgressif
l'heure où l'autocensure devient la regle ce film génial fait tellement plaisir à voir.... Délicieusement transgressif
Le charme des films de cette époque avec un jp marielle que j'apprécie. Les femmes qui font tourner la tête des hommes un sujet depuis la nuit des temps.
Très bon film des année 70 , avec un grand Marielle. Humour décalé, Érotisme très propre. C'était ça les années seventies . Jeanne Goupil est sublime . On se régal de voir de tel films. Séria avait le pouvoir de faire des films de ce style .
« Les galettes de Pont-Aven » de Joël Seria (1975) est assurément un film cul-te ! Quel superbe talent que Jean-Pierre Marielle qu’il interprète un VRP en parapluies, un peintre adepte de la dive bouteille ou dans la dernière scène un vendeur sur la plage de beignets et de pomme d’api. Quel plaisir aussi de revoir dans des seconds rôles saugrenus : Andréa Ferréol en vendeuse de parapluie cédant aisément aux charmes de Mr Serin ; Claude Piéplu en prédicateur allant en Bretagne de pèlerinage en pèlerinage accompagné de sa sœur ; Bernard Fresson en peintre pour faire de l’argent et pervers ; Dominique Lavanant en prostituée habillée en bigoudène ; Romain Bouteille en curé avec sa kermesse et le fameux Kenavo de Théodore Botrel interprété par Jean-Pierre Marielle et Marie (Jeanne Goupil, la muse du réalisateur), la petite bonne de l’hôtel où il réside et qui le ramènera à la raison et à la vie !
Un film boudé à sa sortie du fait de son langage très cru voire vulgaire mais truculent, et de son esprit libertaire et anticonformiste pour l’époque (le fameux film « Les Valseuses » de Bertrand Blier ne sortira qu’en 1974)… mais un film sur la recherche de l’amour qui fit plus d’un million d’entrée grâce à sa lecture au second degré.
Un film boudé à sa sortie du fait de son langage très cru voire vulgaire mais truculent, et de son esprit libertaire et anticonformiste pour l’époque (le fameux film « Les Valseuses » de Bertrand Blier ne sortira qu’en 1974)… mais un film sur la recherche de l’amour qui fit plus d’un million d’entrée grâce à sa lecture au second degré.
Une belle claque ce film, une liberté de ton comme il n'y a plus aujourd'hui.
Mélange d'érotisme sur fond de comédie raconte l'histoire d'un homme qui a tout pour plaire et réussir qui tombe... Travaille routinier avec une femme très sèche alors qu'il n'aime que peintre des "beaux-cu" comme le dit si bien Marielle.
Une petite pépite comme on aime en dénicher.
Mélange d'érotisme sur fond de comédie raconte l'histoire d'un homme qui a tout pour plaire et réussir qui tombe... Travaille routinier avec une femme très sèche alors qu'il n'aime que peintre des "beaux-cu" comme le dit si bien Marielle.
Une petite pépite comme on aime en dénicher.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse