803 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
116 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
26 critiques
3
28 critiques
2
17 critiques
1
11 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
LAvisDuNeophyte
4 abonnés
656 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 1 mai 2026
Jean Pierre Marielle fait son numéro, avec un certain talent pour faire un peu oublier la grossièreté de son personnage. La crise de la quarantaine est intéressante bien que maintenant fois traitée depuis : un représentant de commerce change de vie, fuyant son métier creux (malgré son talent de vendeur) pour se consacrer à la peinture et s’échappant au passage d’un foyer familial maussade. A part cela le film, dans l’esprit des années 70, est une surenchère inutile de vulgarité, d’alcool, de nudité avec des dialogues qui aujourd'hui paraissent misogynes. Par ailleurs les différentes péripéties et les personnages secondaires ne sont pas drôles c’est pourquoi on pardonne difficilement les défauts du film.
Jean Pierre Marielle incarne ici Henri, un homme vendeur de parapluie itinérant qui s’ennuie profondément, car sa vraie passion c’est la peinture. Sa femme semble frigide et c’est lors d’un de ses voyage en Bretagne que tout va changer. Sur le thème d’un road trip notre héros va partir en visite de la France rurale, on y trouve des gens assez abimés, fourbes, mais qui ouvrent leur foyers assez facilement. C’est souvent l’occasion de voir que leurs travers, ils sont alcooliques, voyeurs, frustrés, bigots. spoiler:
C’est un accident qui va être le déclencheur ! Un artiste lui propose de l'héberger chez lui. Il vit avec une créature lascive et pleine de vie, Angela. Cet “artiste” qui dévoie l’art fait coucher les hommes avec elle pour ensuite la posséder. Écoeuré, Henri qui commence à tomber sous le charme de cette jeune fille finit par prendre sa défense et ils s'enfuient tous les deux à Pont Aven, petit port breton charmant.
Là, sous le regard des fesses de la nymphe, il commence enfin à vivre, il peint, ris, est épanoui. Mais ça ne devait pas durer. Un soir, elle part avec le peintre et ça le détruit …
En rentrant chez lui il découvre que sa femme le trompait, il s’intalle alors à Pont Aven et vit de la peinture, mais toujours ivre, en vivant de misère, moqué par ses collèges peintre, il n’est plus que l’ombre de lui même. Comme Van Gogh, il vit dans une auberge et paie avec ses tableaux. Son alcoolisme commença vraiment à le miner, il vit dans le souvenir d’Angela.
Une scène assez drôle c’est Daniel Lavanant en prostituée bretonne. Le sexe est le principal thême du film, ou qu’est ce que lie la créativité d’unartiste et le corps des femmes. Pour vivre, Henri a besoin d’une femme pour l’inspirer on pourrait le qualifier de jouisseur, cochon, parfois brusque, passionné, sensible et en recherche de pureté.
spoiler: Justement la pureté de Marie, la jeune fille qui travaille à l'auberge l’inspire de nouveau. Comme la dernière fois, il embrasse ce nouvel Eden . Même si ça ne durera pas, c'est comme ça qu'il revit et enrichit son art, comme les personnalité souvent troublés des artistes. Une histoire forte, tragique et belle, à l'opposé de ce que à quoi je m'attendais. Marielle est très troublant, le gouailleur qu’on connait, mais avec une touche destructrice, à fleur de peau.
Marielle est un chef d’œuvre à lui tout seul mais bien sûr le film est presque aussi parfait, c’est une époque, une façon de tourner, de voir une vie, un délire.
J’ai eu du mal à rentrer dedans au début. On suit ce représentant de parapluies bretons, visiblement un homme lassé de son épouse et qui n’aime pas réellement son travail. À mesure que le film avance, Henry s’avère être un homme qui aime profondément la vie. Il a un don pour la peinture et il vénère la femme pour sa beauté quasi mystique. Il va lui arriver toutes sortes de rencontres, d’aventures et de mésaventures dans le pays de la Bretagne.
Parce qu’il aime inconditionnellement les femmes, Henry va souffrir mais de là, il va renaître. Beaucoup de passages ont mal vieilli avec le temps, et les dialogues sont parfois datés. Il est évident que si ce film apparaissait aujourd’hui, il serait lynché dès sa sortie. Cela est normal : les temps ont changé et heureusement. Mais au-delà de son côté ringard, si on creuse un peu, ce film montre la beauté sans égale que la femme est. Et je l’aime pour ça !
La dérive d'un représentant d'une maison de parapluie en Bretagne, usé par la routine de son mariage et se laissant griser par les plaisirs que sa vie d'itinérance lui amène. Remarquablement bien joué par tous, avec des tirades mémorables d'un Jean-Pierre Marielle en grande forme. Un film à voir !
L'idée de départ était pas forcément mauvaise, mais c'est mal joué, mal réalisé. Beaucoup de personages et de scènes inutiles. Pratiquement tous les personages sont loufoques. Ca n'a pas l'effet excompté. On trouve juste que c'est pas crédible et on s'ennuie.
C'est avant tout un être sensible, séducteur, un obsédé de la femme et du corps féminin. Si dans ce film qui peut léser beaucoup de personnes par le côté cru sur le plan de certaines paroles et des quelques scènes de nudité, Jean Pierre Marielle n'a aucune scène de rapport sexuel. Et donc, son jeu de rôle est grandiose et subtil, tout au long du film. D'autres diront qu'il n'y a pas de scénario ou que ce dernier est pauvre. Tout tourne autour du personnage de Jean Pierre Marielle et de son voyage en Bretagne (certains Bretons ont été blessés lors de sa sortie). Il ne faut pas, car Marielle est aussi culte que ce film. C'est aussi un bon vivant honnête et connaît deux échecs affectifs énormes dans ce film à l'humour débridé... En tout cas, il ne laisse personne indifférent. J'adore
Le film raconte les aventures sentimentalo-sexuelles d'un quadragénaire saisi par le démon de midi. Jouisseur et esthète -c'est la dualité à peine comique du personnage- ce VRP quelconque plaque un jour famille et métier. De rencontres en expériences erotiques, Henri Serin ne semble plus exister que pour satisfaire sa libido et son appétence pour les rondeurs féminines. Portrait isolé ou satire de comportements masculins? Le personnage de Jean-Pierre Marielle parait tellement futile qu'on imagine mal que le réalisateur Joël Séria ait voulu en faire un héros de comédie. Dans cette succession de scènes scabreuses et de propos graveleux, la truculence fait vite place à la vulgarité. De sorte que Marielle a bien du mal à suggérer la lassitude et l'humanité de son personnage. Le film n'a pas même les vertus d'une comédie de caractères, et les figures médiocrement populaires qui traversent la Bretagne pluvieuse ne déterminent aucunement, trop insignifiantes et caricaturales, une étude de moeurs. Rien n'est amusant et Marielle n'y peut rien.
Ce.film est repassé hier à la TV. Je n'ai pas pu le regarder en entier. Coté comme non indiqué aux moins de 10 ans, il est à réserver à un public averti. Extrême vulgarité de langage, nudité féminine omniprésente, situations scabreuses. Je ne sais pas quel est le.message que le réalisateur a voulu faire passer. Le seul charme que j'ai trouvé à ce film est de revoir les anciennes voitures des années 70.
Désormais un classique, à sa façon. Film reflet des excès d’une époque, ses biais, ses libertés aussi. Passée la farce parfois grossière, il reste le sentiment d’avoir la chance de pouvoir encore visionner ce type de film que la France a su faire : excessif, drôle parfois, cru, libre. Avant que la nouvelle police des pensées ne parviennent totalement à priver le spectateur, pris pour un débile, de son libre arbitre. Œuvre en péril avant l’autodafé !
Joël Seria est essentiellement connu pour avoir réalisé ce long-métrage désormais considéré comme culte. Il faut reconnaître que même replacée dans son contexte, cette comédie, sortie en 1975, contient un vent de folie complétement mystifiant. Le récit évoque les multiples rencontres d’un homme marié décidé à vivre sans plus aucune contrainte. Entre beuveries et plaisirs charnels, Jean-Pierre Marielle interprète de manière magistrale ce personnage profondément anticonformiste. Le ton provocateur n’empêche pas de proposer une réflexion sur l’émancipation d’un homme mûr. Bref, un film d’une autre époque, celle où on pouvait voir un acteur renifler les fesses d’une femme en disant « Ah, quel cul ! » sans que cela puisse paraître vulgaire.
Je fais rarement la chronique d'un film sur ce site mais celui-ci le mérite amplement. Les galettes de Pont-Aven est tout simplement l'un des plus grands films du cinéma français. Un chef d'oeuvre, pour résumer. Sorti en 1975, c'est le quartième long-métrage de Joel Séria, qui réalise, après un premier film prometteur en 1970 (Mais ne nous délivrez pas du mal) trois films merveilleux dans les années 70 : - Charlie et ses deux nenettes (1973) - Les galettes... (1975) - Comme la Lune (1977) Une sorte de trilogie de la comédie sociale française comme on n'en fait - presque - plus. Car le cinéma de Séria, c'est d'abord, formellement, d'excellentes comédies : du rythme, des situations surprenantes, des répliques qui font mouche avec une gouaille à la Audiard, une galerie de personnages truculents et hauts en couleur... Toujours sur le plan formel, on a affaire à une réalisation "naturaliste" qui confère un caractère quasiment documentaire à ces trois films. Certaines scènes m'ont marqué : celles des marchés dans "Charlie" où l'on (re)découvre littéralement une France des années 70 aujourd'hui disparue, les scènes de bistrots bretons dans Les Galettes (ces trognes de clients plus vraies que nature - d'ailleurs Séria a certainement pris les gars du coin comme figurants !) Et sur le fond, un mélange de légéreté et de gravité car le personnage principal, Henri Sérin, quadragénaire représentant en parapluies de la Maison Godineau ("notre cheval de bataille : le parapluie d'éclésiastique à 8 baleines !") qui écume les commerces de l'Ouest de la France et qui, à l'occasion, s'envoie en l'air avec ses plus jolies clientes, vit une véritable crise existentielle. Il aspire à autre vie que la sienne, très morne il est vrai. (la scène d'introduction dans la chambre conjugale est à ce titre terrible - Séria est très fort dans les scènes d'intimité, d'ailleurs...) C'est là qu'il faut s'arrêter 2 minutes sur Jean-Pierre Marielle, interprète principal. Sa performance est tout bonnement phénoménale. Que dire sinon qu'il incarne liitéralement son personnage. Quand en plus il donne la réplique à Bernard Fresson - fabuleux en peintre partouzeur - on a affaire à un acting de très très haut niveau. Bref, je pourrais parler de ce film pendant des heures. Je concluerais en répondant à ceux qui taxent ce film de "vulgaire" - tant il est vrai que le parler est souvent cru - qu'il confondent grossiereté et vulgarité. Car ce film est au contaire pétri d'humanité et de compréhension pour ses personnages. Je recommande donc chaudement pour ceux qui ne l'ont jamais vu.
Je pense que c'est le meilleur film de Jean-Pierre Marielle c'est même un film qu'on ne pourrait même plus réaliser maintenant tellement c'est osé. Jean-Pierre Marielle rencontre plein d'individus dans sa quête de l'amour alors qu'il est marié et marchand de parapluie peintre occasionnel et qui est obsédé par les fesses. Bernard Fresson doit lui aussi tenir le meilleur rôle de sa carrière dans ce film ainsi que l'actrice qui envoûte Jean-Pierre Marielle et qui n'a eu que ce rôle dans sa vie. Jean-Pierre Marielle passe par toutes les étapes de la vie de la jalousie à l'amour fou à la perception du bonheur absolu et croit à un moment qu'il tient les clés du royaume du comment faire pour être heureux. Il sera alcoolique aussi et finira finalement peut être heureux ? Des scènes très decalées dignes d'un Tarantino Français un peu vicelard en avance sur son temps. Excellent moment de Jean Pierre Marielle.
décidément ce genre de cinéma fait par et pour les hommes est désolant de médiocrité tant par le scénario que par la réalisation. en Bretagne ou n'importe où ailleurs. heureusement les temps et les mentalités ont changé. et ce film a bien vieilli.
La renaissance d'un petit VRP peintre à ses heures de loisirs. C'est un peu long mais ça repose entièrement sur la performance de Jean-Pierre Marielle.