Le Pavillon d'or
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JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2016
Film assez faible de Ichikawa. Sur un sujet moyen : un jeune homme, bègue donc timide et complexé, veut devenir prêtre, mais incompris de tous, il devient un peu fou et mettra le feu à un temple bouddhiste. Difficile à comprendre pour un occidental, les actes de cet homme relève de la psychiatrie, pour un japonisant, des idées d'idéal et d'absolu et de pureté peuvent apparaître. La réalisation est assez terne, les acteurs passables, le décor et les extérieurs sont moyens. Une déception connaissant le talent de Kon Ichikawa...
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2025
Ressortie en salle de cette adaptation cinématographique du célèbre roman de Mishima " le pavillon d'or" , par un des metteurs en scène majeurs de l'âge d'or du cinéma japonais Kon Ichikawa.

Malheureusement trop peu diffusée dans l'hexagone à part quelques titres, dont le très beau " la vengeance d'un acteur", la filmographie de Kon Ichikawa est pourtant longue comme le bras et mériterait, au combien, d'être explorée par les éditeurs.

Produit par la Daiei ( sans doute compagnie de production la plus importante de l'époque), " le pavillon d'or" propose une réflexion existentielle sur la société japonaise après la défaite de 1945.

La culture de l'honneur, de la droiture ne sont plus alors ( selon Mishima) des figures tutélaires de la société nippone.

La réponse de l'écrivain sera de faire table rase de tout ( même du magnifique pavillon d'or - d'où le titre ) afin d'effacer le sentiment de honte ( blessure émotionnelle suprême dans la culture nippone)

Dans un superbe scope noir et blanc, le trio d'acteurs vedettes compte parmi ce que le cinéma japonais propose alors de mieux.

Tatsuya Nakadai merveilleux acteur largement employé par A.Kurosawa, G.Nakamura acteur de tabuki que les aficionados de la dernière période de Y.Ozu connaissent et R.Ichikawa jeune premier, star de la Daiei, dont la mort soudaine entraînera une décennie plus tard la fin de la compagnie de production.

Tout est splendide dans ce titre intimiste, réalisé de main de maître, mais qui repose uniquement sur des dialogues, en phase avec une civilisation dont les valeurs sont différentes de la notre. Le spectateur éventuel est prévenu.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2025
Adaptation cinématographique d'un de mes romans préférés : "Le Pavillon d'or" de Yukio Mishima. Kon Ichikawa, le réalisateur de "La harpe de Birmanie" est aux manettes.
Malheureusement, sa version du roman de Mishima n'a rien d'exceptionnel . Elle manque cruellement de profondeur. La psychologie du personnage principal faisait le sel du livre et n'est ici pas suffisamment travaillée. C'est plat malgré quelques tentatives et libertés pour rendre le scénario plus dynamique et visuel. Les sauts dans le temps se font aussi de manière brouillonne et rendent parfois le récit confus.
"La Pavillon d'or" se regarde sans grand plus. En revanche, le roman est un chef d'oeuvre.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
Adapté d'un roman de Mishima, lui-même inspiré par un fait divers célèbre, "Le pavillon d'or" ne manque pas de qualités mais échoue dans le portrait psychologique de certains personnages importants, comme celui de la mère de Mizoguchi. De même, la motivation du jeune moine, ses diverses tergiversations en font un être plus fade que dans l'histoire racontée par le grand écrivain. En revanche, le personnage de l'étudiant boiteux, remarquablement interprété, est subtilement cerné ; il figure d'ailleurs dans certaines des meilleures scènes du film (celle où les deux compères abordent une fille, celles où les amies de l'étudiant lui rendent visite dans sa chambre). De même, le supérieur du temple, formidable Ganjirō Nakamura, est assez bien dépeint, comme l'évocation de ses doutes au sujet de sa charge.
Enfin, on relèvera la qualité de la mise en scène, qui saisit brillamment l'architecture des lieux, jouant également fort bien avec les clairs-obscurs.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 avril 2019
Mizoguchi, apprenti moine/étudiant, se retrouve interrogé au poste de police : on l'a retrouvé non loin du célèbre pavillon d'or parti en fumée la nuit précédente. Les policiers lui demandent ce qui s'est passé, il repense alors à son passé et aux évènements qui ont précédé la tragédie...

Vu en japonais non sous-titré, il m'est donc humblement impossible de confirmer au niveau des dialogues les éventuelles similitudes ou différences par rapport au récit de Mishima. Mais l'image reste, et quelques petites choses m'ont sauté aux yeux. Tout d'abord le film s'ouvre sur l'interrogatoire du jeune apprenti, dont le nom diffère de la réalité apparemment. Cela donne comme un fil directeur à l'histoire, mais il y a un côté tellemment artisanal à la chose que le rythme global, basé sur cette hiérarchie des évènements qui inclut des flashbacks en guise de souvenirs, s'en voit un peu meurtri. Les actions ne sont pas légion, ça parle énormément, et le réalisateur aurait pu insister sur la beauté visuelle du pavillon, montré mais pas encensé par l'image.
La mère du futur pyromane est quant à elle bien plus présente que dans le livre, dans lequel le jeune l'évite soigneusement. Ici, elle le harcèle et lui colle au train, avec une voix et un phrasé insupportables !!
Si les évènements marquants du livre restent présents, on sent quand même une réorganisation et un aplanissement. Certains passages du livre se retrouvent du coup absents, au point d'annihiler des interrogations personnelles importantes qui conduisent normalement à l'interprétation que fait le personnage de l'influence que le temple et sa beauté ont sur lui. Le film semble insister sur des traumatismes du passé, sûrement responsables de l'acte final, alors que normalement le jeune parvient à la conclusion complètement parano que le temple est responsable de sa marginalisation. En bref, on ne semble pas du tout avoir les mêmes motifs.
Et puis le personnage principal manque de charisme, joue la victime perdue et bafouée alors qu'il devrait être un peu plus philosophe et calculateur. La dimension dramatique en prend un sérieux coup.
Par contre, cette adaptation m'a permi de comprendre le passage extrêmement obscur du livre que j'ai dû relire trois fois mais sans toujours rien capter sur la trahison de la mère. Je vous jure que vu le flou artistique du paragraphe, j'étais partie dans une interprétation hyper hard-core alors qu'en fait c'était pas non plus l'horreur ultime. Enfin bref...
La fin va de son côté plus loin que dans le livre, en montrant Mizogushi devant le fait accompli et surtout en révélant (vérité ou fiction ??) son devenir post crime.
S'il fallait choisir entre les deux, il ne faut pas hésiter et lire l'ouvrage de Mishima, qui offre une beauté de l'écriture et une profondeur que le film refuse de mettre en oeuvre.

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