Classique du cinéma fantastique, the ?mega-man n’a pourtant rien de particulièrement exceptionnel, tout en étant un film admirable.
Seconde adaptation cinématographique du chef d’œuvre de Richard Matheson « Je suis une légende », ce film prend de grandes libertés par rapport au livre original, dont il n’est finalement qu’un lointain cousin.
Ici, les vampires monstrueux, assez proches du zombie du roman (et aussi du dernier film en date) sont remplacés par une bande de fanatiques religieux albinos (avec lunettes de soleil) qui craignent la lumière et veulent faire disparaître toutes traces de la civilisation passée, car la technologie, c’est le mal !!
Au milieu de cela, Robert Neuville, incarné avec talent par Charlton Heston, est un docteur/colonel ayant possibilité de sauver le monde, ce qu’il n’a pas fait avant et on se demande bien pourquoi ?
The ?mega-man met en scène avec un réel talent la grande solitude du personnage principal, seul dans un monde seulement peuplé de monstres nocturnes, sous-entendant même son alcoolisme latent.
Pourtant le film sonne faux quand on comprend mieux à qui il fait face, le sentiment de solitude et le silence faisant place à un affrontement en règle contre ces forces du mal.
Le groupe d’enfants, espoir pour reconstruire le monde, n’a lui aussi, qu’un rôle assez obscur au début, tout comme Lisa, qui ne sert qu’à perturber notre héros, comme son frère bien peu reconnaissant.
La plupart des personnages secondaires servant plus de ressorts scénaristiques qu’autre chose.
Le métrage se finit d’ailleurs sur la figure christique de Neuville, reflet de son importance et du symbole qu’il véhicule.
Film typique des années 1970, classique à souhait, doté d’un scénario assez naïf et lent, the ?mega-man est au final relativement décevant, mais vaut le visionnage, un classique un brin démodé, mais le reflet d’une époque et de tout un pan du cinéma fantastique qui vaut quand même le détour.