Sans toit ni loi
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Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2024
Portrait en flashbacks, d'une vagabonde que l'on retrouve morte de froid dans un champs. La particularité de ce film de Varda est d'avoir utilisé un forme documentaire à une fiction. La laideur de l'image, très pâle joue aussi beaucoup sur le côté doc. Après l'histoire tourne très vite en rond et les seconds rôles quelque fois attachants sont souvent assez mal joués.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2022
Portrait maternel d'une jeunesse qui se meurt dans la solitude et le rejet de la vie, dans une France rude, et patriarcale. Agnès Varda apporte un point de vue miséricordieux sur cette jeune femme, qui finit "sacrifiée", après un rituel païen organisé par la communauté masculine du village. Cela vient clore le film, qui jusque à présent nous montrait une jeunesse qui se détruit par faiblesse nihiliste, exposé par cette confrontation entre une jeune anarchiste et un vieux riche (produit de l'ascension sociale), portée par un espoir idéaliste de l'auteur. Comme si Varda disait à cette jeunesse anarchiste : "Réveillez vous, tout est encore possible, ne vous laissez pas sombrer, ne vous laissez pas rejeter par la société".

Avec la même actrice, Chabrol à fait tout l'inverse dans "la cérémonie". Il a dit à cette même jeunesse : "Détruisez la société et assassinez les liens qui l'unissent". Deux visions, deux points de vue. L'une portée par l'amour, l'autre par la haine. Hélas, aucune des deux n'a apporté une bonne récolte, bien au contraire.. La miséricorde a pourrie les jeunes fruits et la haine les a fait tomber trop tôt..
Nicolas Métrich
Nicolas Métrich

41 abonnés 738 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2023
Une bonne histoire dramatique , triste mais émouvante, sur une jeune femme SDF , avec beaucoup d'émotions .

Mais ce film est d' une longueur , d' une lenteur !
Il y a des lenteurs du début à la fin du film , ce film dure 1H40 , mais il est tellement mou , que j' ai l' impression , qu' il dure 3H00 !
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2023
Un film sobre, sur l errance d une jeune fille qui a choisi de vivre en marge du monde. Le film est monté comme un faux documentaire ou différents personnages ayant croisé la route de Mona vont éclairer un peu son parcours. Si Sandrine Bonnaire est remarquable dans le premier rôle ce n est pas le cas de tout le casting qui s avère très inégal. Elle réussi cependant à nous faire connaître ce personnage sans pour autant nous en dévoiler tout ses mystères comme si les personnages de fictions avaient eux aussi un intime restant secret.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2019
Itinéraire d’une vagabonde à travers les routes de la France rurale. Un film sur l’errance souvent bouleversant, interprété par l’inoubliable et césarisée Sandrine Bonnaire.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2019
Un bon film de Varda revu en version restauré, en 2019. Ce qui surprend c'est que ce n'est pas du tout un documentaire, ou un témoignage misérabiliste. Bien sûr le thème est celui d'une marginale , à la recherche de sa liberté qui prend la route comme on le faisait dans les années 60/70. Mais il y a énormément de poésie ,et de fraicheur. Les dialogues sont excellents travaillés au couteau. Le montage avec les témoignages intercalés donnent une vraie dynamique, et un rythme bien cadencé. les personnages qui croisent la route de Mona sont tous intéressants. La palme probablement à Macha Méryl , excellente et ravissante, qui comprend la détresse de Mona , mais ne sait pas comment l'adresser. Yolande Moreau est aussi surprenante dans un de ses premiers rôles , telle que l'on retrouvera tout au long de sa carrière.Tous les personnages typiques de ce pays Gardois sont très bien saisi aussi. Mais bien le film dit beaucoup à la très belle et très sobre interprétation de Sandrine Bonnaire.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2024
Agnès Varda, la réalisatrice nous fait assister, sans complaisance, à la descente aux enfers d'une jeune routarde. Sandrine Bonnaire qui interprète magistralement cette sauvageonne avec sac à dos, fait de nombreuses rencontres mais n'arrive jamais à se fixer. Elle n'a nulle envie de faire des concessions et son aspect extérieur finit par être un repoussoir. C'est un film dur, hypnotique par moment.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2023
Pour Bonnaire, étonnante dans son second rôle d'importance, celui d'une jeune paumée sur les routes du Gard en plein hiver. Sans concessions et sans attente particulière, le personnage avance au gré des rencontres, certaines bienveillantes, auxquelles on refuse de s'attacher. L'aspect quasi-documentaire du film lui donne une force glacée et on demeure ici davantage dans le constat que dans l'émotion, ce qui peut constituer les limites de ce beau long-métrage.
Dans une de ses premières apparitions à l'écran, Yolande Moreau surprend déjà par la singularité de son phrasé.
Shuv
Shuv

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2022
Je trouve ce film très bon car intelligent. La première pensée que j'ai eue avant de voir le film était qu'une réalisatrice de gauche formée à la Nouvelle Vague avait engagé une actrice jeune, charmante et très en vogue au moment du tournage pour nous vanter la vie sur la route (dans les années 80, il y avait Sophie Marceau, belle, glamour, minette et son opposée, Sandrine Bonnaire, nature, prolo, spontanée et sans chichis, actrice parfaite pour ce genre de rôle naturaliste)

Je m'attendais au récit d'une jeune femme aimant la route, cherchant quelque chose de philosophique, poursuivant une quête personnelle voire spirituelle, poète dans l'âme et adorant les rencontres qui seraient toutes, à leur manière, source de bonheur et d'enrichissement pour elle.
Je ne spoile pas en disant que cette jeune femme est retrouvée morte de froid dans un fossé, c'est le synopsis du film et c'est là qu'il débute. On se dit alors "quelle société de salauds !!!".
Or, Agnès Varda a eu l'intelligence de nous présenter le personnage de Mona Bergeron comme antipathique et répugnant. Elle ne cherche rien, elle erre sans but, ne saisit aucune opportunité, est ingrate, revêche et d'une saleté repoussante. Non, Mona Bergeron n'est pas une "clocharde céleste" à l'aura merveilleux: c'est une asociale complète qui ne respecte personne et ne se respecte même pas elle-même.

Autre point de vue intelligent, Varda a évité de tomber dans le piège de la justification. Mona n'a, a priori pas eu de traumas dans sa prime jeunesse, elle n'a pas fui un mari violent, ni un proxénète et elle a eu une vie de salariée ordinaire. Ce faux documentaire ne cherche pas à créer du pathos mais à exposer un parcours sans jugement ni parti pris.

Quelques acteurs amateurs extrêmement mauvais qui récitent (mais de façon si brève que cela n'entrave pas la qualité du film) d'autres qui tiennent la route, comme le berger en couple et père de famille qui lui explique, alors qu'il n'a pas une vie de bourgeois aliéné par la société de consommation, que son choix de vie à elle n'est qu'une irrémédiable fuite en avant.
Sandrine Bonnaire joue très juste, à tel point qu'on en oublie qu'elle n'est pas réellement la victime d'un fait "d'hiver", elle a donné beaucoup de sa personne pour jouer un personnage aussi dégradé, tout cela à dix-sept ans: chapeau !!!

J'ai lu de ci de là que le film était chiant comme la pluie et qu'il ne s'y passait rien. Je l'ai trouvé extrêmement violent au contraire. Voir Mona répugnante vautrée par terre enragée de n'avoir que du pain sec désespère, la voir se dégrader de jour en jour jusqu'à la complète déchéance est dur à supporter, mais n'oublions pas spoiler: le viol qu'elle subit sans réagir plus que cela, les mecs de passage toujours plus glauques jusqu'à celui qui ne la fréquente que dans le but de l'exploiter en lui faisant faire du porno et l'avant dernière scène, cauchemardesque, où elle se fait littéralement lyncher avec du raisin par des hommes aux masques de pestiférés dans une feria locale, cette scène est horrible.
Le film est violent et sait user de suffisamment de subtilité pour rester naturaliste sans tomber dans le pathos.

"Sans toit ni loi" ne vante pas un mode de vie poétique et romantique au travers d'une anti-héroïne touchante et attachante. Par le biais du faux documentaire qui est un exercice intéressant et pas forcément aisé, il y a le constat implacable d'un parcours de vie où, si l'on décide de ne plus suivre la moindre règle, utopie folle, on finit par périr. Belle honnêteté de la part de la réalisatrice.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 août 2011
Généralement j'aime beaucoup les roads movies. Plus encore lorsque ceux là développe la philosophie d'une personne. D'ailleurs ce film a quelques ressemblances avec "Into the wild".
Mais, contrairement à ce dernier, le personnage sur lequel est centré l'histoire est tout sauf attirant. Elle n'aime pas les gens (pourquoi pas, mais ya pas de développement), se fiche de tout (là non plus, pas vraiment de développement, elle n'aime rien jusqu'au bout), semble se dire au dessus de tout, mais pourtant qui me semble si idiote. Et si le personnage ne vous inspire ni sympathie, ni même moral, ni rien ... La fille elle même ne sait peut-être pas ce qu'elle veut, elle cherche ... mais du coup on apprend pas grand chose.
Le jeu d'acteur est INSPORTABLE. Je comprend pas comment on peut faire un film en se disant:"vous allez avoir la même intonation que si vous étiez au théâtre, ou si vous lisiez un livre". Quel est le but ? D'après notre cher Wiki, se serait pour être plus objectif. Dans l'absolue il y a une part de vérité: si chaque personne parle dans la même intonation, font le même jeu, le spectateur s'intéressera plus à ce qu'ils disent, à ce qu'ils sont réellement, leur pensé et non ce qu'il semble être. Mais dans les fait, c'est faux (car mal fait). Un exemple: un moment la fille rencontre une dame. Cette dernière, non d'accord avec les fait et gestes de la fille (on la comprend), montre très subtilement (hum hum), sont désaccord. Tellement subtilement que, outre faire rougir Danny Boon, on tend à ne pas aimer cette dite dame (de par son jeu, qui tend à faire d'elle une dame hautaine, sans intérêt et limité d'esprit). Si ça c'est objectif ... (ce n'est qu'un exemple parmi d'autres). Je déteste cette façon de faire, des acteurs qui jouent aussi bien que Stalone mais qui reçoivent un prix, car ils jouent mal, d'accord, mais c'est fait exprès !
ça aurait pu être bien (et ça l'est pour certains), mais j'ai trouvé le tout vraiment mauvais.
Hugo C.
Hugo C.

9 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2020
Magnifique film d'Agnès Varda dans lequel on suit Mona, une jeune femme qui rencontre de nouvelles personnes au fil de son voyage, des personnages très différents entre eux, opposés à elle mais proches finalement. Cette épopée à la musique tendue nous emporte pendant 1h45 sans le moindre ennui, un vrai coup de maître d'Agnès Varda. Entre cinéma culte de Varda, personnages charismatiques, plans larges et ambiance calme : Comment cette aventure peut-t-elle être si intéressante ? Pourquoi Agnès Varda a t-elle choisi un personnage si controversé comme personnage principal ? Comment la réalisatrice déjoue t-elle le côté tragique pour sortir un film lumineux ?
Nous verrons tout d'abord le cadre et les personnages mis en place par Agnès Varda. Puis dans un second temps le paradoxe entre Mona, pauvre vagabonde et la société, peu inclusive ainsi que les procédés de narration interactive qu'utilise Agnès Varda pour rendre ''Sans toit ni loi'' intéressant.

Tout d'abord le film est construit sur les bases d'une tragédie classique. En effet, juste après le générique statique et angoissant par sa musique et ses titres en fondu, le destin de Mona est annoncé dès le début : Elle meurt, gelée, maigre, dans un champs, seule et sale. Cet événement funeste ouvre ensuite sur le film. On y découvre donc cette vagabonde qui erre avec son gros sac. Le fil rouge narratif sont ses chaussures, de saltimbanques, chaussures personnifiés et comparant l'état dans lequel se trouve Mona au fil du temps. Elle ne s'occupe pas d'elle, mais de ses chaussures, qui sont plus propres qu'elle. Par dessus son apparence douteuse, qui apporte au jugement. Mona va à l'encontre de plusieurs personnages, tous différents : un hippie et sa famille, un marocain qui taille des vignes, une femme coquette, un garagiste un peu pervers ou encore la vieille et riche veuve.
Effectivement, cette dame très âgée est tout le paradoxe de Mona, en apparence, celle ci reste ses journées assise dans un fauteuil à attendre alors que Mona se ballade. Mais au fond elles ne font rien toutes les deux. Ce qui les lient c'est qu'elle sont incomprises, personnes n'a vraiment de relation très positive avec elles. La scène de leur fou rire marque leur rapprochement, elles vivent leur meilleur moment sûrement avant leur mort. D'un côté la veuve est âgée, entourée de voleurs qui n'attendent que son décès et de l'autre Mona qui a le destin écrit dès le début du film.
Le personnage du marocain est aussi très intéressant, il a quitté son pays, a lui aussi vagabondé mais il a trouvé un travail et veut un mode de vie stable, il ne veut plus partir, ni risquer de partir – ne défend pas Mona quand les autres reviennent –. Il est aussi lié à Mona parce qu'ils sont tout les deux sales et qu'ils ne s'occupent pas de leur apparence. Enfin le personnage de Mme Landier est un personnage coquet, maniéré et lumineux qui ne rejette pas du tout son opposé : Mona. Mme Landier se lave, Mme Landier achète des petits gâteaux mais surtout Mme Landier s'attache à Mona, elle a sûrement besoin de compagnie, elle recherche peut être une amie, ou veut juste être en aide par pitié. (45' du film) La scène des oreillettes, est très puissante, les deux femmes sont côte à côte, face caméra, dans un plan poitrine, elles parlent et mangent. (48' du film) On retrouve ce même plan mais de nuit, les deux femmes se retrouvent côte à côte, autour d'un plat. Elles ont passé la journée ensemble, comme deux amies. On en déduis donc que Mona est sociable et attachante, si on la rejette c'est parce qu'elle finit par déjouer les lois et ne correspond pas à l'archétype, elle n'est pas conforme.

Mona se ballade, Mona erre. On ne sait pas son passé, imaginons une enfance difficile ou une rebelle sans parents. Ce thème n'est jamais abordé, ce qu'Agnès Varda veut raconter c'est surtout l'histoire d'une jeune femme sans règles, incarnant la liberté pure, Mona divague en chaussures hautes avec du pain sec. Mona n'a pas sa place dans la société. Mais ce n'est pas que de sa faute. Chaque personnage qu'elle a rencontré l'a aidé, à sa manière, elle a accepté cette aide, mais n'est pas entré dans les codes. Elle est malpolie, lui a-t-on un jour enseigné ou éduqué ? Au fil du temps elle perd de l'énergie, elle est perdue. Au fond personne ne l'aide dans son pire moment, la société ne l'inclut pas. Ce n'est qu'une SDF, en 1985 comme aujourd'hui, grand nombre meurent comme elle. Certains l'aident, d'autres profitent de ses faiblesse, mais aucun ne la sauve. Mona n'a donc comme seul destin d'errer jusqu'à être seule, et mourir. Agnès Varda nous donne une vision subjective de la situation, nous sommes donc libres d'éprouver de l'agacement par le comportement de Mona mais aussi de la pitié pour son état. Varda ne fait pas que poser des personnages face à son héroïne, elle les incruste à celle-ci, elle crée des liens entre eux et en elle, des relations, des discours, ils médisent, ils la plaignent, il se rencontrent sans elle mais lorsqu'ils la voient ils sont séparés. Un univers tourne autour de Mona sans qu'elle s'en rende compte, elle ne fait pas parti de ce groupe. Agnès Varda utilise parfaitement les silences, elle nous laisse contempler, observer le milieu qui entoure Mona avec la plus grande attention. La BO signé Joanna Bruzdowicz est pleine de tension, simple et aigu, elle tire sur nos nerfs, nous pousse au suspense, on se demande toujours ce qu'il va arriver quand Mona marche, quand elle va mourir, comment, pourquoi et au fil du film, on s'attache à elle. En nous laissant seul sans opinions, Agnès Varda nous pousse finalement à se dire que Mona est morte trop jeune, dans des conditions terribles et qu'elle n'a pas été sauvée par la société, elle a été délaissée, abandonnée.

Par conséquent ''Sans toit ni loi'' est un immense film dans la grande carrière d'Agnès Varda, beaucoup vu et beaucoup apprécié – lion d'or à Venise –, un million de spectateurs, il porte en lui une véritable humanité, nous montre plusieurs personnages autour de Mona, plusieurs personnages qui pourraient chacun représenter une partie de Mona, ses meilleures : la joie (scène avec la vieille veuve) ou le partage de moments (repas avec le travailleur marocain). ''Sans toit ni loi'' c'est évidemment très esthétique, avec l'utilisation de la lumière naturelle, au coucher (1h02) et les ombres, le réveil glacial et pénible (30') dans la neige ou la nuit chaleureuse autour du feu (35').
Ce film plein de libertés autant artistiques que morales mérite d'être vu une fois, de par le cinéma légendaire d'Agnès Varda ou par son intemporalité sur la gravité des gens sans toit, ni lois.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
L'aspect très documentaire et brut de "Sans toit ni loi" est fortement dégradé par la prestation d'une foule de petits rôles totalement amateurs qui récitent pour la plupart leurs textes d'une façon ridicule. On s'interroge aussi sur l'intérêt de certains personnages et leur développement, comme celui de Yolande Moreau par exemple. Ce n'est que dans sa deuxième partie que la narration et la prestation de Sandrine Bonnaire arrivent à redresser la barre et à rendre le film réellement intéressant et poignant.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2019
Avec des bergers intellos bien typés du style reconversion post- 68, des marginaux dans la gare de Nimes- halte sur la route des Cévennes-, de belles scènes de nature photographiées avec soin, des marocains travaillant dans les vignes, la campagne de lancement de la marque Elf, des 4L et 404, Agnès Varda nous offre une tranche de vie en France des années 70. Filmé à sa façon, non conventionnelle et humaniste.
Au-delà la liberté qui se fracasse contre la solitude de la route, des agressions, des gens ordinaires pas que gentils, du sandwich quémandé au centre de transfusion, il reste la bienveillance de la "platanologue" Macha Meril !! Qui se prend de pitié pour la marginale qui pue. Intello et touchant. Bonnaire est défigurée et faussement débonnaire, mais en pleine impasse.
TV1 - mars 2019
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2023
Une chronique Dramatique écrite et parfaitement réalisée par Agnès Varda. Elle nous décrit une suite de rencontres faites par Simone (Mona), une routarde libre et solitaire qui a lâché la société.
Le rythme du film est très lent et d'une ambiance épouvantable et une seule scène de rires avec la vieille tante. L'intérêt de ce film violent et émouvant est "sauvé" par sa BO, son casting et les belles présences de Yolande Moreau, de Macha Méril et le jeu de Sandrine Bonnaire à juste titre Césarisée pour ce rôle.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2023
Ce type de cinéma français n'est pas exactement mon genre de prédilection, et je dois admettre que je n'avais jamais vu un film d'Agnès Varda auparavant. Cela posé, la mise en scène m'est apparue hautement soporifique, et excepté la performance de Sandrine Bonnaire on ne peut pas dire que les comédiens tirent leur épingle du jeu, dans un enchaînement de saynètes typé comme un pseudo-documentaire, et avec cette structuration en flashbacks, certes maîtrisée mais pas novatrice pour un sou.
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