Sans toit ni loi
Note moyenne
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Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2020
Je suis assez divisé sur ce film. Au sens où beaucoup de répliques sont joué d'un manière qui me sort complétement du film. Je pense que la plupart des gens qui apparaissent dans ce film ne sont pas comédien. Seulement ça m'horripile d'entendre quelqu'un dire son teste de manière machinale. Aucune vie dans les mots si l'on préfère. Ce n'est pas le cas de l'actrice principale par contre. Est-ce que c'est voulu? Peut-être. Mettre un contraste entre les personnes intégré et celles qui ne le sont pas.
Peut-être, les soucis ayant étaient posé je peut parler d'autre chose.
Ce qui est bien pour le coup, ça n'est ni la musique ou le son. C'est la mise en scène. On a un vrai spectacle devant les yeux, naturaliste mais spectacle tout de même. Au sens où tout sonne envie d'être regardé. Le scénario étant aussi particulièrement intéressant on a pleins de petites situation et bribes qui tapent dans l'œil. Comme si par hasard il s'agissait d'un compte moderne. N'ayant pas vraiment de morale. On juge naturellement ce qui nous vient à l'écran.
Il y a certaines choses qui me paraissent très importantes dans ce film. Il s'agit de ce sujet qu'est la liberté. Qui lui, met en place toutes les pièce du puzzle qu'a construit Varda.
On découvre une finalité peu enviable, miséreuse voir tragique. Puis l'on voit par où passe t'on pour en arriver là. On ne sait pas qui sont les gens qui finiront oublié, mais rien n'empêche que ce ne soit pas des philosophes, ni des sages. Surement des gens vide, pas de sens à leur vie, juste un mot ou deux, "s'amuser" peut-être, ou bien "liberté". Regardez où elle vous mène donc cette liberté. Elle ne vous mène pas elle vous détruit. Car ce n'est qu'une illusion. Pourquoi craché sur eux de toutes façon? Ils ne sont pas si différent. Ils errent avec autant d'objectifs que nous.
Sauf que je ne pense pas que dire non à tout ce qui viendrait nous enfermé est un quelconque intérêt. On ne se sentira pas très bien là, surement même moins bien. Ne faut-il pas parfois juste accepté au lieu de profiter de notre soit disant innocence. Faire toujours en sorte de ne jamais comprendre, rester toujours entre deux ponts.
En cela je pense ce film très beau, il ose aborder cette facette un peu idéalisé par certains des punks ou punks à chien. Ce ne sont pas des héros ni des méchants, plus des gens dépriment. Y a t-il de l'espoir dans un type qui vit bourré, défoncé ou fou? Je ne pense pas.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 janvier 2010
nous le projetons le dimanche 28 mars à Rousset dans le cadre du Festival Provence Terre de Cinéma

thématiques AGnès Varda / Jacques Demy pour les amatteurs !
une expo de photographies originales d'Agnès Varda

projections suivies de rencontres

infos : filmsdelta.com
Druliens
Druliens

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2009
Voici l'histoire tragique et singulière de Mona, joué par une admirable Sandrine Bonnaire, raconté par les dernières personnes qui l'ont connue. Il s'agit donc de la quête de liberté et d'absolu d'une jeune vagabonde voulant échapper à toutes contraintes qui trouvera au bout de sa courte errance, une mort inévitable que pourtant elle ne recherchait pas.
Ce formidable film d'Agnès Varda démontre avec brio, comment l'absence de "compromis" et "d'échanges" consentis avec l'Autre dans la société, conduit inéluctablement à la mort.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
Attention ce n’est pas un divertissement. Le personnage principal est filmé sans complaisance : hygiene douteuse, impolitesse, vol, ingratitude. La galerie de personnages rencontrés est intéressante. Le film s’inscrit dans une vague post soixante huitaine désenchantée et en face à la montée de la pauvreté en France. On peut faire le rapprochement avec la vie comme ca de Brisseau, qui parle de la chute d’une jeune femme issue des classes populaires ou d’une époque formidable avec Gérard Jugnot devenu SDF. Le passage le plus interessant est le séjour chez le berger ancien routard, resté dans une vie simple mais travaillant dur. Il la met en garde : la vie d’errance est trop dure et mène à la mort.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 février 2013
J'ai vu plusieurs fois ce film et au cinéma à l'époque. J'avais plus ou moins l'age de l'héroine et ce film m'a marqué à vie.Très très beau film. Pourtant je ne suis pas un inconditionnel de Varda.
Sandrine Bonnaire déjà montrait tout son talent. C'est une actrice qui a fait depuis une belle carrière mais peut-être sous évaluée par rapport à d'autres.
que du cinéma
que du cinéma

5 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2019
Film sur une "vagabonne"joué par une Sandrine Bonnaire plus authentique que jamais. Film qui montre la misère et la détresse d'une femme qui va essayer de vivre de rien
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 novembre 2017
Qu'est-ce que la liberté dans ces conditions ? Un suicide, une bravade, un hymne à n'importe quoi , un film purement idéologique qui fait l'apologie du néant !!!
Peuch Peuch
Peuch Peuch

3 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2023
Rarement, un film n'aura dépeint la vie des exclus avec une telle force.
Une jeune fille est retrouvée morte de froid dans une tranchée, sur un chantier, en plein hiver. Partant de ce constat, en voix off, Agnès Varda nous propose de relater les derniers mois de vie d'errance de cette sdf qui se prénomme Mona. Et elle va le faire très habilement, En ponctuant son récit par divers témoignages de personnes qui ont croisé Mona dans son itinéraire. elle va lui donner un aspect quasi documentaire. Elle va aussi éviter de tomber dans le pathos.
Mona n'est pas sympathique avec les autres. C'est un animal écorché qui ne cherche qu'à survivre. Même quand on lui propose un embryon de vie sociale, elle finit par envoyer tout bouler. Sa vie, c'est no future. Pourtant, une scène, très touchante, nous révèle une profonde humanité chez Mona. Lorsqu'elle garde la mamie, et qu'une grande complicité unit les deux femmes. C'est la seule fois où on la voit joyeuse.
Quant aux autres protagonistes de rencontres, surtout chez les hommes, les comportements vertueux brillent souvent par leur absence.
En nous livrant une œuvre puissante et sans fard, sur le quotidien des laissés pour compte de notre société, sdf ou travailleurs immigrés, Agnès Varda nous assène un énorme coup de poing à l'estomac. Et on n'en sort pas indemne.
Gardons le meilleur pour la fin. C'est Sandrine Bonnaire qui interprète Mona. Où plutôt, elle ne l'interprète pas, elle EST Mona. Eblouissante de justesse. Dans sa démarche, dans ses regards, dans ses colères et ses révoltes, et même dans sa façon de manger des sardines. Du Grand Art.
On l'aura compris. Sans Toit Ni Loi est un film essentiel.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 novembre 2011
Je paraphrase l'avis de l'agrégé de philo du film. Ce film sur l'errance est une erreur.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 avril 2012
Pinkzeppelin1 a tout dit, je ne vais pas le paraphraser pour souligner à quel point c'est une daube monumentale.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2025
« Sans toit, ni loi » est un film qui infuse profondément après son visionnage par sa justesse.
C’est ici l’histoire des errants, des sans-places, des solitaires qui nous est contée au travers des 2 derniers mois de la vie de Mona Bergeron.
Sa destination, nous la connaissons dès le début du film… Mais sa route, pas celle de Jack Kerouac - celle de Mona la sans abri - c’est celle que nous allons découvrir au travers des témoignages de ceux qui ont croisé son chemin.
Ces rencontres qui nous sont transmises, parfois ravivées par les questions de la Voix - celle d’Agnes Varda - est ce qu’il restera de Mona la presque invisible.
Agnes Varda s’inspire de la construction du « Nouveau Roman » et de Nathalie Sarraute. Le ton neutre de la Voix, narratrice principale, le rapport de chaque témoignage à sa propre histoire, l’agencement de récits fixes offerts, respectivement par de fixes narrateurs, l’utilisation du descriptif, s’ancrent pourtant pleinement dans un réalisme.
Pas un hommage, seulement une preuve d’existence. Mona existe, vous l’avez certainement croisée…
Iphias
Iphias

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2023
Dans ce film, Agnès Varda nous dévoile, une « sans toit ni loi » mais non sans humanité. Ce film, doux et touchant fait le portrait, étonnant, puis ce qu’il commence à sa mort, et que son aventure débute dans un cimetière, d’une femme sans domicile. L’ont ne sait à peine plus que son prénom : Mona. Tout ce que la réalisatrice nous dévoile, est à travers ce que les personnages croisant la route de Mona disent sur elle. Un film doux, touchant, parfois un peu lent, mais très subtil et surprenant.
e_v_g
e_v_g

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2025
“Sans toit ni loi” connu en anglais comme “Vagabond” est un film de 1985 par Agnes Varda. Il parle d’une vagabonde appelée Mona. Le film commence par l’image de son corps mort et gelé dans un fossé. Alors que nous voyons les gendarmes s'occuper de son cadavre, la narratrice parle de son enquête sur la vie de Mona. On entend les deux semaines de sa vie par des rencontres d'étrangers qui étaient touchés par elle. Ce que je préfère dans ce film, c'est son ensemble de personnages.
Hippie-philosophe et sa femme avec qui Mona reste peu de temps en essayant pousser des pommes de terre avant de quitter et de partir.
La professeure-environnementaliste qui conduit Mona pendant quelques jours. Bien que son dégoût initial, elle s'attache à lui. Je trouve leur relation très touchante.
Yolande, une femme jeune qui est tres admirative mais tres jalouse, désenchanté par Mona à la fin du film.
Une vieille femme qui boit avec Mona, et rit de l'hypocrisie de son neveu et de l'inévitable fin solitaire de sa vie.
L’ouvrier tunisien qui tombe amoureux de Mona et essaie de lui offrir un foyer.
Il n’y pas un sujet, le style documentaire génial de nouvelle vague d'Agnès Varda convient parfaitement à ce film. Les plages d’hiver pittoresques et mélancoliques de sud de la France et le désire de liberté d’une jeune femme qui aboutit à sa solitude. Il n'est pas clair si Mona a choisi cette vie par volonté ou parce qu'elle était incapable de mener une vie normale. Varda présente un côté moche de cette vie, mais il y a des moments plus heureux où j’ai trouvé le film très romantique. Quand Mona voyage avec la professeure, ce film se transforme presque en road movie. C’est la partie la plus lumineuse et joyeuse du film (et aussi ma préférée). Mona met Marcia Baila par les Rita Mitsouko quand ils voyagent. C'est une chanson optimiste avec un texte triste reflétant excellemment la dualité du film. En général, la musique du film le relie à l'époque. Elle montre que Mona représente la jeunesse contemporaine.
C'est l'un de mes films préférés: contemplatif, mais charismatique et profondément humain. À voir absolument.
Lisalavoine
Lisalavoine

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2026
La force du film réside dans le regard d'Agnès Varda qui ne regarde jamais de haut son personnage, et puis bien évidemment la proposition de Sandrine Bonnaire incroyablement convaincante.
Ben
Ben

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Un film très fort sur un sujet toujours brûlant en 2026 au moment où le film ressort au cinéma.
Sandrine Bonnaire est incroyable et le propos d'Agnès Varda si pertinent...
À voir en grand en salles en version restaurée !

Mention spéciale à la séquence avec Marcia Baïla des Rita Mitsouko ^^
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