Sans toit ni loi
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ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2023
Ce type de cinéma français n'est pas exactement mon genre de prédilection, et je dois admettre que je n'avais jamais vu un film d'Agnès Varda auparavant. Cela posé, la mise en scène m'est apparue hautement soporifique, et excepté la performance de Sandrine Bonnaire on ne peut pas dire que les comédiens tirent leur épingle du jeu, dans un enchaînement de saynètes typé comme un pseudo-documentaire, et avec cette structuration en flashbacks, certes maîtrisée mais pas novatrice pour un sou.
Nicolas Métrich
Nicolas Métrich

41 abonnés 742 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2023
Une bonne histoire dramatique , triste mais émouvante, sur une jeune femme SDF , avec beaucoup d'émotions .

Mais ce film est d' une longueur , d' une lenteur !
Il y a des lenteurs du début à la fin du film , ce film dure 1H40 , mais il est tellement mou , que j' ai l' impression , qu' il dure 3H00 !
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2023
C’est le portrait de Mona, une paumée, dans tous les sens du terme, qui semble n’avoir ni relation sociale suivie, ni repères personnels, ni port d’attache. Loin de tout angélisme, Agnès Varda a choisi de montrer ce personnage assez peu attachant à l’état brut. Sa mort n’est qu’un fait divers de bas de page et n’affecte probablement personne. C’est pour cela que la réalisatrice s’intéresse à elle, pour rendre leur humanité à tous ces SDF que l’on retrouve morts dans la rue, dans l’indifférence générale. Pour mieux intégrer ce fait divers fictionnel dans notre réalité sociale, le film prend en partie la forme d’une enquête, d’un documentaire dans lequel sont interrogés les témoins rencontrés lors de ses dernières errances, ce qui donne une impression de véracité importante. Un film qui s’adresse à notre conscience, en ménageant aussi quelques moments d’émotion, comme la superbe rencontre avec la prof d’université qui mène des recherches sur la maladie des platanes..
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2023
Pour Bonnaire, étonnante dans son second rôle d'importance, celui d'une jeune paumée sur les routes du Gard en plein hiver. Sans concessions et sans attente particulière, le personnage avance au gré des rencontres, certaines bienveillantes, auxquelles on refuse de s'attacher. L'aspect quasi-documentaire du film lui donne une force glacée et on demeure ici davantage dans le constat que dans l'émotion, ce qui peut constituer les limites de ce beau long-métrage.
Dans une de ses premières apparitions à l'écran, Yolande Moreau surprend déjà par la singularité de son phrasé.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2023
Une chronique Dramatique écrite et parfaitement réalisée par Agnès Varda. Elle nous décrit une suite de rencontres faites par Simone (Mona), une routarde libre et solitaire qui a lâché la société.
Le rythme du film est très lent et d'une ambiance épouvantable et une seule scène de rires avec la vieille tante. L'intérêt de ce film violent et émouvant est "sauvé" par sa BO, son casting et les belles présences de Yolande Moreau, de Macha Méril et le jeu de Sandrine Bonnaire à juste titre Césarisée pour ce rôle.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 190 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2023
Ce film nous amène à suivre la trajectoire vers la déchéance et la mort d'une jeune femme, pourtant diplômée, mais éprise d'indépendance et rétive à toute autorité ou contrainte. Jeune femme au demeurant peu sympathique.
Le film est froid, les personnages sont froids, la température est froide; Bien sûr c'est un choix d'Agnès Varda, comme c'est sans doute un choix d'égrener les rencontres successives de l'héroïne avec des personnes la plupart sans charisme, dont certaines interprétées par des acteurs sans talent qui récitent leur texte, ânonnent, ne savent pas prendre une posture.
Au total, on se sent spectateur et voyeur, peu concerné et impuissant, mais mal à l'aise, si c'est l'objectif visé, il me semble malsain.
Reconnaissons toutefois l'excellence de la prestation de la jeune Sandrine Bonnaire et également celle de Macha Méril qui sort un peu du lot au milieu de trop d'acteurs amateurs
Verobisson
Verobisson

21 abonnés 312 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2023
Mona qui va « sans toit, ni loi », une véritable vagabonde de ceux et celles, dont nous ne connaissons jamais la source des failles. Sandrine Bonnaire, sous la caméra d’Agnès Varda campe avec brio et réalisme cette jeune femme dont l’apparente liberté cache un profond désespoir, dont nous ne saurons rien. Elle témoignage de tous ces marginaux exclus de gré ou spoiler: souvent plus
de force du système. C’est sobre et brillant à la fois, un grand film de la « nouvelle vague » indémodable
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 571 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2023
Film de 1985 vu au cinéma, intelligent, acide et intéressant sur les aléas de la vie et les errances. Un bon rôle pour la jeune Sandrine Bonnaire.
Iphias
Iphias

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2023
Dans ce film, Agnès Varda nous dévoile, une « sans toit ni loi » mais non sans humanité. Ce film, doux et touchant fait le portrait, étonnant, puis ce qu’il commence à sa mort, et que son aventure débute dans un cimetière, d’une femme sans domicile. L’ont ne sait à peine plus que son prénom : Mona. Tout ce que la réalisatrice nous dévoile, est à travers ce que les personnages croisant la route de Mona disent sur elle. Un film doux, touchant, parfois un peu lent, mais très subtil et surprenant.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2022
Portrait maternel d'une jeunesse qui se meurt dans la solitude et le rejet de la vie, dans une France rude, et patriarcale. Agnès Varda apporte un point de vue miséricordieux sur cette jeune femme, qui finit "sacrifiée", après un rituel païen organisé par la communauté masculine du village. Cela vient clore le film, qui jusque à présent nous montrait une jeunesse qui se détruit par faiblesse nihiliste, exposé par cette confrontation entre une jeune anarchiste et un vieux riche (produit de l'ascension sociale), portée par un espoir idéaliste de l'auteur. Comme si Varda disait à cette jeunesse anarchiste : "Réveillez vous, tout est encore possible, ne vous laissez pas sombrer, ne vous laissez pas rejeter par la société".

Avec la même actrice, Chabrol à fait tout l'inverse dans "la cérémonie". Il a dit à cette même jeunesse : "Détruisez la société et assassinez les liens qui l'unissent". Deux visions, deux points de vue. L'une portée par l'amour, l'autre par la haine. Hélas, aucune des deux n'a apporté une bonne récolte, bien au contraire.. La miséricorde a pourrie les jeunes fruits et la haine les a fait tomber trop tôt..
Shuv
Shuv

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2022
Je trouve ce film très bon car intelligent. La première pensée que j'ai eue avant de voir le film était qu'une réalisatrice de gauche formée à la Nouvelle Vague avait engagé une actrice jeune, charmante et très en vogue au moment du tournage pour nous vanter la vie sur la route (dans les années 80, il y avait Sophie Marceau, belle, glamour, minette et son opposée, Sandrine Bonnaire, nature, prolo, spontanée et sans chichis, actrice parfaite pour ce genre de rôle naturaliste)

Je m'attendais au récit d'une jeune femme aimant la route, cherchant quelque chose de philosophique, poursuivant une quête personnelle voire spirituelle, poète dans l'âme et adorant les rencontres qui seraient toutes, à leur manière, source de bonheur et d'enrichissement pour elle.
Je ne spoile pas en disant que cette jeune femme est retrouvée morte de froid dans un fossé, c'est le synopsis du film et c'est là qu'il débute. On se dit alors "quelle société de salauds !!!".
Or, Agnès Varda a eu l'intelligence de nous présenter le personnage de Mona Bergeron comme antipathique et répugnant. Elle ne cherche rien, elle erre sans but, ne saisit aucune opportunité, est ingrate, revêche et d'une saleté repoussante. Non, Mona Bergeron n'est pas une "clocharde céleste" à l'aura merveilleux: c'est une asociale complète qui ne respecte personne et ne se respecte même pas elle-même.

Autre point de vue intelligent, Varda a évité de tomber dans le piège de la justification. Mona n'a, a priori pas eu de traumas dans sa prime jeunesse, elle n'a pas fui un mari violent, ni un proxénète et elle a eu une vie de salariée ordinaire. Ce faux documentaire ne cherche pas à créer du pathos mais à exposer un parcours sans jugement ni parti pris.

Quelques acteurs amateurs extrêmement mauvais qui récitent (mais de façon si brève que cela n'entrave pas la qualité du film) d'autres qui tiennent la route, comme le berger en couple et père de famille qui lui explique, alors qu'il n'a pas une vie de bourgeois aliéné par la société de consommation, que son choix de vie à elle n'est qu'une irrémédiable fuite en avant.
Sandrine Bonnaire joue très juste, à tel point qu'on en oublie qu'elle n'est pas réellement la victime d'un fait "d'hiver", elle a donné beaucoup de sa personne pour jouer un personnage aussi dégradé, tout cela à dix-sept ans: chapeau !!!

J'ai lu de ci de là que le film était chiant comme la pluie et qu'il ne s'y passait rien. Je l'ai trouvé extrêmement violent au contraire. Voir Mona répugnante vautrée par terre enragée de n'avoir que du pain sec désespère, la voir se dégrader de jour en jour jusqu'à la complète déchéance est dur à supporter, mais n'oublions pas spoiler: le viol qu'elle subit sans réagir plus que cela, les mecs de passage toujours plus glauques jusqu'à celui qui ne la fréquente que dans le but de l'exploiter en lui faisant faire du porno et l'avant dernière scène, cauchemardesque, où elle se fait littéralement lyncher avec du raisin par des hommes aux masques de pestiférés dans une feria locale, cette scène est horrible.
Le film est violent et sait user de suffisamment de subtilité pour rester naturaliste sans tomber dans le pathos.

"Sans toit ni loi" ne vante pas un mode de vie poétique et romantique au travers d'une anti-héroïne touchante et attachante. Par le biais du faux documentaire qui est un exercice intéressant et pas forcément aisé, il y a le constat implacable d'un parcours de vie où, si l'on décide de ne plus suivre la moindre règle, utopie folle, on finit par périr. Belle honnêteté de la part de la réalisatrice.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2021
Sublime film à la mise en scène inventive, au récit prenant et captivant, à l'actrice merveilleuse et au propos subtil.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2023
En 1985, Agnès Varda livre une œuvre à caractère sociologique très sombre. On suit les dernières rencontres d’une jeune femme sans domicile fixe (Sandrine Bonnaire, César de la meilleure actrice). Les regards que les gens portent sur cette marginale sont variés mais sans concession. Parfois généreux souvent méprisant, chacun réagit à sa manière devant un choix de vie incompris. Le ton neutre et sans jugement que porte la réalisatrice constitue à la fois la force et la faiblesse de ce film proche du documentaire. On aimerait en connaitre un peu plus sur le passé et les motivations profondes de rejet de la société de cette vagabonde mais on reste souvent proche du factuel. Notons, qu’aux côtés d’acteurs essentiellement amateurs, on retrouve l’expérimentée Macha Méril ainsi que les novices Yolande Moreau et Stéphane Freiss qui font leurs premiers pas au cinéma. Bref, un récit froid et austère.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mai 2021
Les deux dernières semaines de la vie d'une femme vagabonde sont racontées en flashbacks. Comme un vagabond le film s'égare sans but et plutôt inutilement. Mona le personnage principal paresseuse maussade et toxicomane n'est pas sympathique et Bonnaire ne fait pas grand-chose pour le rendre intéressant. Bien que certains dialogues prétentieux tentent d'expliquer pourquoi Mona a choisi ce mode de vie misérable ses motivations ne sont jamais vraiment claires. La nature épisodique du film impliquant des personnages aléatoires devient lassante au bout d'un moment ce qui le fait paraître beaucoup plus long que sa durée réelle. Il est également difficile de croire qu'une jeune femme sans-abri séduisante n'attire pas davantage l'attention des hommes...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2021
L’inéluctable naufrage décrit sans pathos d’une asociale libre et marginale, et bien incarnée par Sandrine Bonnaire. De bonnes scènes (le philosophe) mais le parti pris de faire participer le gens du cru n’est pas toujours réussi.
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