Sans toit ni loi
Note moyenne
3,7
963 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

76 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
29 critiques
3
24 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 novembre 2017
Qu'est-ce que la liberté dans ces conditions ? Un suicide, une bravade, un hymne à n'importe quoi , un film purement idéologique qui fait l'apologie du néant !!!
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 juin 2016
Dans "Sans toit ni loi", Agnès Varda retrace les derniers jours d'une jeune SDF. La situation de ces marginaux n'a guère trouvé beaucoup d'écho au cinéma et c'est tout à l'honneur de la cinéaste de s'y pencher. Malheureusement, Agnès Varda exploite mal cette histoire et en fait une sorte de soupe où règne la vacuité.
Plusieurs choses m'ont dérangés dans son long métrage. Tout d'abord, on retrouve de nombreuses traces de "La Nouvelle Vague", ce mouvement cinématographique prétentieux et creux. "Sans toit ni loi", à l'instar des différents protagonistes, manque cruellement de vie. Les acteurs se contentent de réciter bêtement leur texte et l'approche quasi-documentaire créée une distance entre le sujet et le spectateur. Impossible de se sentir concerner par le destin de cette jeune fille sans-abri qui n'a rien d'attachant. Le pire est que tout ceci est volontaire.
Sujet attrayant mais traitement annihile son intérêt.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 avril 2016
Bon faut être franc, Agnès Varda c’est avant tout une réalisatrice de documentaire, et du coup ce film a à la fois les atouts du cinéma documentaire de Varda, et ses limites flagrantes dans le registre fictionnel.
C’est sûr, ce film est une plongée intéressante, réaliste et directe dans le milieu des gens de la route (plus que de la rue), avec une approche indéniablement subtile. Les personnages sont crédibles, le propos fort, l’absence de manichéisme ou de caricature est une très bonne chose, le film dégage une vraie authenticité et c’est clairement un atout. En plus le métrage ne possède pas de longueurs intempestives, et se suit avec une certaine fluidité malgré le caractère du film qui aurait vite pu le rendre décousu, tout du moins moins performant. Maintenant il faut être franc aussi : je ne comprends pas pourquoi vouloir être aussi neutre et documentaire, et en même temps faire régulièrement n’importe quoi ! C’est quoi ces infâmes dialogues ? C’est quoi ces seconds rôles amateurs qui débitent leur texte sans aucune crédibilité minimale ? C’est souvent le souci d’engager des amateurs d’ailleurs, on veut faire authentique, mais il joue trop faux et cela fait très artificiel. La différence de niveau en plus entre les acteurs confirmés et les autres est monumentale ! En effet Bonnaire joue très juste, comme souvent (même dans les films pourris elle est la bonne surprise), Méril est honorable, Stéphane Freiss en revanche n’est pas terrible et Yolande Moreau quasi-transparente. Le reste c’est au petit bonheur la chance (et surtout de la malchance !).
Sur la forme Varda ne se force pas. Photographie grisâtre, ambiance de campagne sans le sou des années 80, le film recherche l’authenticité, c’est sûr, mais la mise en scène des plus plate de la réalisatrice n’a aucune allure. On dira la même chose d’une bande son qui pique tant elle est mauvaise. En fait le film peut compter sur ses décors et sa photo pour se doter d’une ambiance (pas déplaisante d’ailleurs), mais je ne comprends pas ces réalisateurs qui s’effacent complètement, ne parvenant jamais à transmettre. Si on fait une œuvre d’art plutôt qu’un documentaire, c’est justement pour aller au-delà de la platitude formelle, de l’objectivité visuelle.
En clair Sans toit ni loi est intelligent dans son refus des clichés sur son sujet, est séduisant pour son actrice principale, toujours d’une grande justesse et doté d’un personnage qui ne manque pas de relief, l’ambiance assez morne de campagne pourra aussi séduire, mais alors en face il y a des loupés très pénibles. L’introduction du film à mon sens le résume bien : de la force, c’est manifeste, mais alors des maladresses ou des choix contradictoires très pénibles. 2.5
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2018
Du Agnès Varda, rarement dans les clous, souvent en marge pour notre plus grand plaisir. A noter les débuts de Sandrine Bonnaire, irréprochable ici.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2015
Quinze ans avant qu’Agnès Varda ne signe avec Les Glaneurs et la glaneuse, un documentaire sur les plus pauvres, elle réussit déjà à mettre au point une fiction –support qu’elle maitrise généralement moins bien- autour d’une jeune sans-abri où, déjà, le souci de réalisme prévalait sur la fluidité de la narration. Davantage que la mise en scène qui, en multipliant les travellings latéraux, illustre la liberté qui anime cette Mona, c’est surtout son interprétation fougueuse par Sandrine Bonnaire qui la rend profondément attachante et donc multiplie l’impact émotionnel du drame annoncé. Plutôt que de se concentrer sur ses errances, et susciter ainsi un inévitable misérabilisme, la façon qu’a le scénario de se construire sur les points de vue tronqués qu’ont d’elle les personnages secondaires en font un être abstrait, sans passé et à la personnalité insaisissable. Cette construction fait surtout du film une succession d’anecdotes tantôt amusantes, tantôt touchantes, mais sur lesquelles planent toujours cette fatalité qui fait de sa fragilité le trait principal de cette jeune fille que l’on n’aurait sans doute pas aussi bien accepté dans la réalité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 novembre 2014
Le film se lance sur la découverte du cadavre d’une jeune femme dans une rigole, près d’un champ. Les individus qui l’ont croisée au cours des derniers mois se rappellent d’elle et racontent leurs impressions que ce soit au cours d’entretiens donnés à la police ou lors de conversations banales et quotidiennes. Elle se confronte à un moment à un berger qui a choisi lui aussi la marge et qui porte ce jugement sur elle : « Pas de projet, pas de but, pas d’envie, c’est pas l’errance, c’est l’erreur. Elle est inutile et en prouvant qu’elle est inutile, elle fait le jeu d’un système qu’elle refuse. » Un procédé stylistique constant dans le film est l’usage du travelling qui tour à tour rattrape la routarde, la dépasse ou prend une autre route. Il rappelle que la rencontre avec Mona relève du hasard et qu’au mieux on ne fera que croiser sa route pour un temps plus ou moins long.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juin 2014
En décidant d'"écrire" sur ce film, je m aperçois qu'il est à l'opposé de cléo de 5 à 7:
mort est éventuelle chez C. , içi elle est certaine, et ce dés la première minute du film
narration est linéaire et même continue chez C. (et pour cause , c'est l idée du film). ici elle est un va et vient entre l avant et l aprés mort, dans un montage exceptionnel rythmé par l'apparition des nouveaux personnages
3.C. est exclusivement urbain, içi c'est la ruralité qui domine
éo est belle, coquette, soignée , içi les ongles sales et les lacets défaits de la vagabonde

ce film est fait un peu sur le modèle de la tragédie grecque: dénouement implacable, et choeur narratif constitué de personnages annexes, presque aussi égarés que l’héroïne principal .
Le choeur de la tragédie grecque par Yolande Moreau, voila l'exploit réalisé par Varda: le comique décalé au service du tragique, c'est bien ce qui est la vie
La vie où le sain , toujours provisoire, côtoie le malsain: un arbre magnifique mais inquiétant ouvre le film, tandis que d'autres pourrissent, du fait des sauveurs américains, et soignées par d'autres sauveurs, pacifistes ceux là .
Exceptionnel et rassurez vous , la restauration est identique à l'original, c'est juste du marketing (varda elle même dixit)
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2014
"Le prix de ta liberté c'est l'extrême solitude". C'est ce qui résume la vie frondeuse de cette jeune femme qui refuse toute autorité. Un film fait de rencontres diverses, de gens tous prêts à l'aider et à l'aimer même.... si elle voulait se laisser faire. Un beau film qui marche bien aussi grâce au talent de Sandrine Bonnaire
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2014
Empruntant le ton du documentaire, à travers des témoignages face caméra, Agnès Varda a suivi la piste de Mona/ Sandrine Bonnaire qui donne ainsi un visage aux exclus du système. Sans concession, le personnage n'est pas vraiment sympathique, on y admire sa liberté, son courage et on s'agace de son jusqu'en boutiste, son absence de compromis. La difficulté de vivre en dehors de la société.
NeoLain

5 889 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2013
Lion d'Or à la Mostra de Venise en 1985. Le cadavre d'une vagabonde au fond d'un fossé. Mort naturelle à cause du froid. Et là, Varda remonte en arrière, sur les derniers jours de Mona, sale, rageuse, qui ne veut accepter la loi de personne, elle mourra de ce refus. Film qui fait mal, qui donne froid. Son errance est vu avec 12 travelings, le début de chaque traveling fait écho à la fin du précédent à plusieurs minutes d'intervalles. Un portrait d'une routarde qui marche vers sa fin et aussi une expérience d'actrice. Sandrine Bonnaire pas encore 18 ans. C'est son père qui signe son contrat à sa place. Et elle remporta le César de la meilleur actrice.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2013
Excellent. j'ai été captivée du début à la fin. Grâce à la qualité du scénario, la justesse des dialogues et du jeu des acteurs, la mise en scène admirable, ce film, d'un réalisme fascinant, porte à la réfexion.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 février 2013
J'ai vu plusieurs fois ce film et au cinéma à l'époque. J'avais plus ou moins l'age de l'héroine et ce film m'a marqué à vie.Très très beau film. Pourtant je ne suis pas un inconditionnel de Varda.
Sandrine Bonnaire déjà montrait tout son talent. C'est une actrice qui a fait depuis une belle carrière mais peut-être sous évaluée par rapport à d'autres.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2012
On retient de ce film le jeu très naturel de Sandrine Bonnaire car la sobriété de la réalisation d'Agnès Varda si elle sied bien au film a cependant ses limites, le style documentaire de Sans toit ni loi enlève toutes émotions au récit. Le début du film dans sa narration est assez décousue, on rentre malgré tout dedans et on suit le parcours chaotique d'une marginale pas forcément attachante mais dont la vie sans but nous attriste, elle est loin d'être libre contrairement à ce qu'elle croît ; la dernière scène est vraiment triste.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2012
Le grand mérite d'Agnès Varda, avec un sujet hélas tellement toujours aussi actuel qu'on pourrait quasiment tourner le film à l'identique aujourd'hui, c'est de ne pas nous sortir de schéma simplificateur ou manichéen pour répondre à un problème très complexe ; la seule chose que l'on puisse dire c'est que le pire ennemi de la protagoniste est en grande partie la protagoniste elle-même qui va payer chèrement sa quête d'indépendance et de liberté, mais là encore c'est loin d'être simple. On peut souligner aussi l'interprétation naturelle, très réaliste, de Sandrine Bonnaire qui porte remarquablement le film sur ses épaules. Et on peut donc regretter que certains seconds rôles ne soient pas du tout à la hauteur de la comédienne, avec une mention particulière pour Yolande Moreau qui parvient même souvent à titiller le ridicule. Malgré ses défauts, ce film est un constat clinique, sans fioritures, et malheureusement définitivement indémodable.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 avril 2012
Pinkzeppelin1 a tout dit, je ne vais pas le paraphraser pour souligner à quel point c'est une daube monumentale.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse