Magnifique romance mélodramatique de 1940 tournée dans un noir et blanc somptueux, raffiné, avec à l'affiche un couple sublime et charismatique. Musique et mise en scène superbes, en plein dans l'Age d'Or Hollywoodien.
"Le bonheur tient éveillé, le malheur aussi". Cette phrase n'a l'air de rien écrite comme ça et pourtant, elle en dit long sur ce qui arrive à un personnage du film. Même en 1940, le thème de l'amour fauché en plein vol par la guerre était déjà battu et rebattu, mais comme toujours, c'est ce que l'on en fait qui compte. Pour ce qui est de cette "Valse dans l'ombre" (préférez "Waterloo Bridge", bien plus représentatif) il est question d'une jeune femme aux allures d'enfant qui, après avoir perdu (le croit-elle) son fiancé parti au front, va d'abord sombrer dans la dépression puis la prostitution. Pour finir pas l'irréparable à force de s'être souillée, selon elle. Parti pris audacieux pour un mélodrame, et d'autant plus car il devait composer avec la présence d'un impitoyable Code Hayes. Cette fois-ci, il y a une histoire, une vraie et elle est belle. Tout comme il y a de vrais personnages bien écrits. Par conséquent, y a pas de hasard, on croit tout à fait au couple Taylor/Leigh. Notons aussi une belle mise en scène, à l'image la scène finale. On ne peut raisonnablement pas le classer parmi les chef-d'oeuvre du mélo, mais il fait partie du haut du panier, c'est incontestable.
Un drame sentimental d'une grande délicatesse, qui questionne la relation aux conventions sociales et le poids des rapports de classe à travers une superbe histoire d'amour rendue crédible par la sobriété de la mise en scène, qui ne s'encombre nullement de fioritures ou d'effets mélodramatiques pour se centrer sur l'essentiel, ainsi que par cet alchimique duo d'acteurs dont l'interprétation confère pertinence et justesse à leur couple. La touchante valse dans l'ombre symbolise pleinement le lien inaltérable entre ces amants mis en danger par les ressentis traumatiques de l'héroïne nullement hystérique ou dépendante par ailleurs. Et comment ne pas souhaiter être aimée de la manière portraite par Robert Taylor!
Quand on a versé des larmes peux t'on parler d'un succès ?
Tout est cohérent dans cette oeuvre, c'est une histoire calibrée. De l'amour qui semble idéal, des idées qui volent en éclat, des femmes qui décident de tout.
Il paraît que c'est peu commerciale de produire un drame, trop osé pour être malhonnête.
La musique accompagne, elle ne fait pas le film. C'est une ombre elle aussi, que l'on entend quand deux amants savourent leur valse et leur moment. Ils devaient en être ainsi, c'était trop beau pour durer, elle le savait, lui non.
Qui trinque donc le plus, elles ou nous ?
Combien d'histoire avortée, de souffrance désespérée, de coeur brisé et de promesse oubliée. Si simple, si douce, pourtant tellement amers.
Incroyable, comme film ! Le scénario est vite passionnant et en même temps terrifiant ! La guerre est passée par là, le temps était compté et les nouvelles tombaient crues ne laissant aucune place au doute ! Pour un film de 1940, le charisme dégagés par les acteurs est puissant !
Très beau mélodrame de Mervyn LeRoy, la valse dans l'ombre se distingue par une mise en scène et une photographie d'une grande élégance, mais aussi pour le couple Vivien Leigh - Robert Taylor qui est particulièrement touchant. Une oeuvre que l'on prend vraiment plaisir à visionner du début jusqu'à une fin bien émouvante.