Ce n’est pas parce qu’un film parle de la guerre qu’on doit avoir envie de se tirer une balle en le regardant. Certes, l’histoire ne manque pas d’intérêt, mais cette mise en forme moi me plombe totalement. Je ne supporte pas cet aspect pièce de théâtre qu’on les dialogues et les personnages, c’est atroce…
Sûrement mécontent de son rôle supercherique avec Le Retour de Martin Guerre, Depardieu réitère le genre, passant de Zola à Balzac en termes d’adaptation. Sa continuation dans le domaine littéraire est très digne, son image un peu moins : on sent qu’Angelo prend ses racines dans la photographie car il ne sait que zoomer.
Les dialogues toussotent, sauf chez Luchini qui est brillant dans son rôle d’avocat dont l’intelligence se transforme en une magnifique duplicité. Ça compense Ardant qui essouffle ses phrases et hoquète ses pauses. Elle rentre bien dans son milieu, toutefois, une bourgeoisie qui rencontre la paperasse législative en provoquant des bourrasques de francs soudain comparables à celles d’une époque plus contemporaine.
Si la mise en scène est juste assez épaisse pour créer le confort d’y voir déambuler des costumes, elle est faible d’un ressenti ; trop juridique, le jargon n’a sa place que chez Luchini ; trop intriquées, les intrigues ont la sottise de jeux dans les jardins d’un palais ; trop militaire, la cité est fade. Si Chabert était vraiment la conversion de Guerre en version urbaine, il lui manquerait les étages de la bureaucracie, et ceux de l’âme humaine.
Une brillante adaptation du roman de Zola. Yves Angelo grand directeur photo réalise cette fois. La photo du film est d'ailleurs magnifique. Il y a un souci esthétique évident et la reconstitution de l'époque est très soignée. Et puis, surtout, Angelo s'appuie sur un casting exceptionnel. Il y a évidemment Depardieu qui est magnifique mais aussi un Fabrice Lucchini formidable en avocat et une Fanny Ardant au sommet de son art. Sans oublier, dans des rôles plus petits, un excellent André Dussolier, Daniel Prévôt en clerc de notaire zélé et enfin le merveilleux Claude Rich qui ne joue qu'une scène mais tellement marquante.
Adapté du classique de Balzac, "Le colonel Chabert" manque vraiment de piquant dans la réalisation mais le scénario est bien construit, sachant caser de solides dialogues à partir d'un roman essentiellement descriptif et puis il y a Gérard Depardieu et Fabrice Luchini, tous deux très bons.
Ici Balzac est plus grand que le film, les acteurs plus grands que la mise en scène et le théâtre plus fort que le cinéma mais malgré tout cela et surtout à cause de cela le film est une réussite. Difficile de rater un scénario de Balzac avec ces titans où l'on retrouve cette délicatesse toute française et aussi cette violence qui l'est tout autant, française, avec la bataille d'Eylau: sublime métaphore d'un peuple pris entre les intrigues de châteaux et les canons de la mort! Allons enfants de la patrie le sang et les complots abreuvent également tes sillons! Tous ses morts et ses vivants aussi morts que les morts ne marchent pas sur une musique militaire mais sur la tristesse d'un piano, écho du désespoir humain qui se joue sous nos yeux! Ténèbres lumineuses! Orphée Chabert n'a pas besoin de se retourner pour voir Eurydice-Ferraud devenue statue de pierre marchante. Ainsi va la mort au pays de la vie.
Une excellente adaptation très bien dirigée et très bien écrite avec un casting tout simplement exceptionnel, des dialogues quasi parfaits, une histoire passionnante et une mise en scène soignée.
Bof bof. Le problème ne vient pas des acteurs qui, étonnamment, n'en font pas trop. Depardieu et Luchini ne sont pas aussi insupportables que d'habitude, Prévost est très bon, mais on s'ennuie. Il ne se passe pas grand chose, à aucun moment le réalisateur ne laisse planer le doute sur la bonne foi de Chabert, ce qui aurait pu constituer un semblant d'intrigue. Notons qu'à la suite de la première rencontre Depardieu/Luchini, censée se passer à une heure du matin et qui doit durer moins d'une heure, il fait grand jour quand Depardieu se retrouve dans la rue...
Je pense que cela doit être le plus grand rôle de Depardieu au cinéma. Il incarne le Colonel Chabert, un homme qui reviens d'entre les morts et retrouve la bonne société à son retour en France, au bord de la folie.
C'est le chef d'oeuvre, casting de rêve, mise en scène et dialogues formidables. La scène de Chabert//Depardieu racontant son passé au notaire//Luchini est grandiose.
Pompeux, pénible et pas accrocheur du tout !! En plus les acteurs surjouent, le ton est trop théatral et évidemment Depardieu fait du Depardieu c'est à dire qu'il en rajoute des caisses et il est agaçant comme toujours ! Bref un vrai moment de solitude que ce colonel Chabert !
Distribution luxueuse pour cette adaptation de Balzac!!! Costumes et dialogues superbes. On peut s’étonner de quelques libertés sur le fond de l’histoire, inutiles ma foi pour rendre le pessimisme de l’âme humaine porté par l’auteur du livre. Le renier est un crime à ses yeux. Qu’est-ce que l’argent après tout? Superbe Depardieu !!!!!!!!
Adaptation du roman de Balzac, un drame historique puissant à la reconstitution soignée et aux dialogues bien écrits, porté par un casting solide, notamment un Depardieu convaincant.