J’ai vu Forrest Gump, ce grand classique dont on m’a tant parlé. Et je dois avouer que mon ressenti est très mitigé. D’un côté, je comprends pourquoi le film a marqué les esprits : Tom Hanks livre une performance touchante, pleine de sincérité, et certaines scènes sont devenues cultes. Mais de l’autre, j’ai eu beaucoup de mal à vraiment m’attacher à l’histoire, ou plutôt à la façon dont elle est racontée.
Le principal souci, pour moi, c’est cette accumulation d’événements historiques auxquels Forrest est mêlé, sans que cela n’apporte grand-chose à son développement personnel. À force, j’ai eu l’impression qu’on enchaînait les séquences comme une sorte de "best-of" de l’Amérique du XXe siècle, sans réelle profondeur. Forrest traverse les décennies avec une naïveté presque absurde, et si cela peut être attendrissant au début, ça devient lassant à la longue.
Je n’ai pas non plus réussi à m’émouvoir autant que je l’aurais voulu. L’histoire d’amour avec Jenny, par exemple, m’a semblé trop bancale pour vraiment me toucher. Le film semble vouloir dire beaucoup de choses (sur la différence, sur le destin, sur la société américaine) mais au final, tout reste en surface. J’aurais préféré un propos plus resserré, plus incarné, plutôt qu’une fable trop sucrée pour être honnête.
Alors oui, Forrest Gump est un film qui a une identité forte, et je comprends qu’on puisse l’adorer. Mais pour moi, il s’est contenté de survoler des thèmes profonds sans jamais vraiment les creuser. Ce n’est pas un mauvais film, loin de là, mais ce n’est pas non plus ce chef-d’œuvre qu’on m’avait vendu. Une jolie coquille, mais un peu vide à l’intérieur.