eh ben! je ne vois vraiment ce que l'on peut trouver de chouette dans ce film, qui m'a laissé bouche bée d'interrogations, la fin je la trouve tellement stupide...
Je n’ai malheureusement pas réussi à m’attacher à l’univers de ce film. Sa structure est en deux parties : la première, presque documentaire, plonge dans les rouages des écoles d’élite britanniques, ces institutions ultra-sélectives où la bourgeoisie envoie ses héritiers. On y découvre un monde rigide, régi par des codes d’un autre âge, presque caricatural. Puis, le récit bascule dans la rébellion d’un groupe d’élèves. Entre ces deux pôles, s’immiscent des métaphores obscures: comme cette scène du fœtus, dont le sens m’a échappé ; qui semblent plus destinées à choquer qu’à éclairer. Le film se pare d’une ambition subversive, multipliant les images provocatrices (femmes nues, symboles brutaux), mais sans jamais clarifier son propos. Résultat : on a l’impression d’assister à une succession de séquences décousues, où le message, s’il existe, se noie dans un esthétisme volontairement déstabilisant. Bref, une expérience cinématographique qui m’a laissée perplexe, et surtout… indifférente.
Film sorti en 1968 (La Palme l'année suivante à Cannes) et montrant la vie de l'époque dans une "public school" britannique .Le réglèment strict marquée par l'influence religieuse vs les mœurs des ados dans une époque agitée. Lindsay Anderson énuméré différents phénomènes (l'ado souffre douleur, le flirt entre deux garcons, la virée en bécanes pour draguer des filles en ville...) mais s'attarde surtout sur le fil rouge :un trio emmené par le tout jeune Malcom McDowell, qui frappe les esprits dans son rôle de jeune homme ambigu, qui peut inspirer la confiance au 1er abord tout en ayant des mauvaises intentions cachées, avec la démarche fière et prêt à défier l'autorité. C'est moins "coup de poing" que je ne l'aurai imaginé , le réalisateur ne cherche pas à forcer le trait dans la présentation des ados, des comportements tout en laissant la tension montée jusqu' au final apocalyptique.
Il est particulièrement dommage qu'aucune vidéo ou DVD de ce film ne soit réalisée. Souhaitons qu'un jour prochain enfin, bien qu'interdit à son époque nous puission revoir ce chef d'oeuvre. Trés violent, mais trés instructif sur les capacités destructrices d'une adolescence incomprise.
Le choc supposément provoqué par ce film s'est considérablement amoindri, 40 ans après. Certes le carnage final fait toujours son petit effet : tirer à la mitrailleuse sur une assemblée composée de vieilles rombières et d'honnêtes pères de famille, à la sortie d'une église, c'est quand même pas banal. Mais contrairement à ce que laissent penser les résumés et les critiques, cette scène n'est qu'un fantasme grotesque issu de l'esprit surchauffé de ces jeunes gens. Le propos du film semble être de dire que les conditions sont réunies pour que ceci arrive vraiment un jour. Or le film est peu faible de ce point de vue, car ce qui est montré ne justifie pas vraiment une telle furie. Les adultes y sont des pantins pathétiques. A la limite, ce monde semble tellement pourrie qu'il semble qu'un coup de pied suffirait à le faire tomber. La partie la plus convaincante est la peinture d'une galerie de jeunes gens distingués parfaitement cyniques et un brin pervers, chargés de faire régner l'ordre au sein de l'école. Néanmoins pas de quoi justifier un massacre, ni 2 heures devant un écran. L'ironie, c'est que de tels carnages auront lieu dans la réalité lorsque ce que rêvait ce film, la destruction des traditions et de l'autorité, se sera réalisé dans notre belle société libérée.
Interdit plusieurs années ? Je ne saurais dire avec exactitude l'année où je l'ai vu mais c'était au moment de sa sortie en salles et cela ne pouvait pas être après 1969.