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nathalie R
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4,0
Publiée le 10 mai 2014
J'ai été happée par cette histoire ; tétanisée par la perfection de la photographie. La mise en scène est maitrisée. Le jeune acteur joue avec brio. Il est comme un adulte parmi les soldats. Quelques scènes ironiques (comme l'homme qui se cache derrière la porte de sa maison alors que les murs sont détruits), d'autres tendres (notamment lorsqu'Ivan se rappelle de sa mère), il y a un peu de romantisme avec un magnifique baiser comme en apesanteur ; beaucoup de Génie.
Un film d'Andrei Tarkovski d'une grande beauté... Son premier long-métrage, et déjà on parvient a palper par moment le génie immense de ce cinéaste a travers la poésie et la nostalgie qui se dégage magnifiquement des images. Un film de guerre particulierement original et puissant, mis en scene avec beaucoup de justesse... Si on est bien loin de la virtuosité de ses oeuvres futures, on peux tout de même constater le talent de monsieur Tarkovski.
Dès son premier long-métrage, Tarkovski éclabousse l'écran de son talent et de sa classe en livrant une oeuvre dense pleinement maîtrisée. Le cinéaste russe impressionne par ses aptitudes de metteur en scène dès les premières minutes grâce à un impressionnant travail du cadre. Combiné à la justesse des mouvements de caméra et à une photographie splendide, cela donne naissance à des plans tout bonnement superbes et à des instants de cinéma suspendus dans le temps. Le réalisateur de "Solaris" fait preuve d'une grande sensibilité en filmant son personnage principal avec beaucoup de tendresse tout en procurant au spectateur de fortes émotions par l'intermédiaire d'une écriture très juste. On a en effet affaire à l'un des films anti-militaristes les plus aboutis du septième art, Tarkovski démontrant avec beaucoup d'habileté le caractère inutile, violence et gratuit de la guerre. Il est un peu dommage que le long-métrage souffre de quelques maladresses d'écriture avec des scènes inutiles qui parasitent le récit et une dimension patriotique qui plombe un peu le message. "L'enfance d'Ivan" n'en demeure pas moins un vrai bijou de cinéma, un long-métrage fort et passionnant qui ouvre la carrière d'une des plus grands cinéastes de tout les temps.
Le réalisateur frappe fort pour son premier long métrage avec une esthétique rare et sa direction d' acteurs en particulier avec le jeune héros marquant joué par Nikolai Burlyayev. Malheureusement il part parfois dans des nouvelles directions sans donner suite ce qui divise d'autant la puissance du film.
Quelle beauté ! Rien que pour le jeune acteur, ce film vaut le coup, en montrant comment la guerre peut confronter la vie dans ce qu'elle a de plus beau et d'émouvant à l'absurde du malheur politique. Dans le même genre, seul le petit séducteur de "Mr Ibrahim et les fleurs du Coran" lui arrive aux chevilles. Ca vaut aussi pour les rôles masculins et féminins du film, profils et yeux slaves, le tout en noir et blanc ultra-lumineux ou d'une noirceur totale pour plus de pureté. Rien à voir avec les films de guerre à l'américaine. Tout est montré avec distanciation, un peu d'humour et beaucoup de poésie pour se souvenir que ce sont bien des personnes qui vivent sous l'uniforme. C'est donc beau, surtout les scènes dans la forêt de bouleaux, c'est extrêmement triste, à un détail près. La fin n'est pas triste, et c'est un joli pied de nez à l'existentialisme à l'européenne, ici, Tarkovski met une pincée de poésie et de rêve pour ne pas quitter son spectateur sur une note sombre. Photo irréprochable, même si la projection au MK2 Parnasse était légèrement décalée, coupant les têtes dans les plans larges. Un beau film sur l'absurdité de la guerre sans la violence démonstrative américaine, tout simplement.
Tellement de qualités, avec une thématique marquante et touchante avec un final excellent, mais comment ça le film dure 1h30 ressenti 3h? C’était trop long, j’ai commencé à subir c’est dommage.
Le premier long métrage de Tarkovski narre, comme son nom l'indique, l'enfance d'un jeune garçon de 12 ans, Ivan. Sa famille éliminée par les nazis, il n'a plus qu'un but dans sa vie: se venger. Pour un premier film, Tarkovski imprègne déjà son oeuvre par des thèmes poignants, ici, l'enfance durant la seconde guerre mondiale et le manque d'amour du à la perte de la famille. Dans ce film mélangeant habilement le film de guerre et le film social, pas de combat apparent ni d'explosions comme les productions de l'époque le faisaient. La guerre est principalement mentale et c'est chez Ivan qu'elle se manifeste, notamment lors de ces magnifiques séquences de rêves ou Ivan se remémore son passé heureux, séquences aussi belles que mystiques, avant le réveil ou le jeune garçon se retrouve face à la réalité, dure, du monde réel. Faisant la part belle au dialogue, "L'enfance d'Ivan" met en scène, par la suite, d'autres esprits durant le conflit mondial face aux armées d'Hitler. L'un des plus interessants est cette parenthèse, dans une forêt, ou la guerre semble loin et ou le colonel flirte avec l'infirmière de la compagnie. Comme si les atrocités se déroulant aux alentours n'était que pure blague. Andrei Tarkovski, par un tout ultra philosophique, narre de cette manière la guerre âpre et violente d'un petit garçon plein de colère. Techniquement cependant, malgré une mise en scène fort bien maîtrisée pour un début, un certain manque de fluidité se fait ressentir que ce soit lors de ces longs travellings durant les rêves ou lors de ces longues discutions. A certains moments, le film est entaché de quelque baisse de rythme ce qui est fort dommage. Mais qu'importe, la patte Tarkovski subblime une histoire pourtant simple qui n'a, en son absolu rien d'exceptionnel, mais qui parvient à faire ressentir au spectateur une émotion particulière face aux horreurs et à l'absurdité de la guerre, sans passer par une case démago- comme le font la plupart des films traitant du sujet.
Une veritable claque. On suit ivan pendant la deuxieme guerre mondiale. La mise en scene est élégante et presque majestueuse par moment. On se prend souvent a dire : "Merde, comment il a filmé ca??".
Considérons tous les plus grands maîtres de l'histoire du cinéma et leur première oeuvre respective. Pour moi, de toutes, celle de Tarkovski constitue le plus grand chef d'oeuvre. En effet, dès sa première réalisation, Tarkovski nous offre, avec "L'enfance d'Ivan", qui est pourtant un film de commande, une petite perle cinématographique. Le film s'ouvre sur une première séquence de rêve absolument magnifique: on y voit Ivan, heureux, qui joue dans la nature, se cache derrière un arbre pour pouvoir approcher un animal. Puis plan sur un papillon qui permet le raccord mental avec la séquence suivante: on suit le haut du corps de Ivan devant un paysage qui défile nous donnant la sensation qu'il vole au milieu de ce décors (procédé qui sera virtuosement repris à la fin du film avec la décapitation suggérée de l'enfant). Puis brutal retour à la réalité, Ivan (et le spectateur) se réveille en sursaut. Cà y est, un immense cinéaste est né et le spectateur est d'emblée plongé dans l'émerveillement et propulsé dans cet au-delà poétique qui caractérise les films de Tarkovski. "L'enfance d'Ivan" offrira ainsi de nombreuses séquences extraordinaires tout en gardant un schéma narratif relativement classique lui donnant en effet un caractère plus directement accessible que les autres oeuvres du cinéaste, au dépens certes d'une plus grande légèreté du propos. Il n'empêche que "L'enfance d'Ivan" garde une place de choix dans la liste des plus grands films que le cinéma nous ait offert.
Andreï TARTOVSKI nous livre là un superbe film sur la Seconde Guerre Mondiale vue côté soviétique. Il nous en démontre toute la cruauté. En quelques heures, Ivan, enfant insouciant d'une douzaine d'années passera de l'enfance à l'âge adulte. Nicolaï BURLYAVEV est parfait dans ce rôle. Ca doit être en effet très dur à cet âge-là de devoir assumer un rôle si tragique car tout se terminera au bout d'une corde dans une prison allemande à la fin de la guerre. On peut mettre ce film en parallèle avec Stalingrad de Jean-Jacques ANNAUD. Là aussi, un enfant ayant rejoint les Partisans a un sort aussi tragique. Pour en revenir à L'enfance d'Ivan, les images en noir et blanc associées à la VO sous-titrée contribuent beaucoup à la beauté et l'esthétisme du film. Je l'ai alors enregistré en VHS et je le repiquerai en DVD dès que possible. Si vous ne l'avez pas, dépêchez-vous de l'acheter s'il est dans le commerce car vous serez alors sûrs de voir un film poignant qui vous secouera jusqu'au fond des tripes. Après, vous verrez sans doute l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale et les guerres en général autrement.
Malgré toutes les bonnes choses entendu sur les films de Tarkowski, je n'ai pas réussi à entrer une seule seconde dans "L'enfance d'Ivan". D'un point de vu esthetique, le film est vraiment impréssionant et son réalisateur a vraiment l'air d'être un amoureux de l'image, mais le sujet ne m'a vraiment pas passionné.
Orphelin depuis l'assassinat de sa famille par les nazis, Ivan 12 ans, est devenu éclaireur au sein de l'armée russe. Il accepte une dernière mission alors que ses supérieurs voulaient l'envoyé dans une école militaire. C'est le premier film de Tarkovski et c'est déjà un film de maitre, un premier film aussi réussi, je n'ai vu ça qu'avec A bout de souffle.L'on a devant nous une grande tragédie humaine et historique du point de vue d'un enfant.Si le film n'atteint pas la perfection esthétique comme Le miroir du meme auteur, c'est filmé dans un noir et blanc sublime qui donne parfois l'impression de contempler un tableau. La vision de la guerre est atténuée par les visions(songe) de l'enfant ou il reve d'un monde perdue (sa mere) et que l'on peut voir comme l'innocence perdue, la guerre et ces horreurs face aux reves de l'enfant.
Pour son premier long-métrage, Andreï Tarkovski s'attaque à la Seconde Guerre Mondiale. Et si on peut déjà lui attribuer un sens de l'esthétique au point, je ne peux pas en dire autant de cette histoire peu emballante piégée dans une intrigue qui n'avance pas. Dommage car le film sait avoir ses moments de grâce. Correct mais un peu longuet, pour le coup Ivan n'est pas terrible.
Le premier du géant russe...Bien que ce film ai une prétention moindre que ses petits frères, il est tout de même puissant de par le sujet traité.La psychologie du jeune Ivan est mise en avant grâce notamment à des choix de "mise en scène" assez bien choisis. Par exemple spoiler: le moment ou Ivan cède à la folie et simule une attaque ou bien lorsqu'il dors et qu'on voit alors un puis (l'endroit où meurt sa mère) Très bon film, relativement simple, mais touchant.