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Vinz1
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4,0
Publiée le 15 août 2024
Sorti la même année que « Psychose » d’Alfred Hitchcock, « Le voyeur » met aussi en images un jeune homme traumatisé par un de ses parents durant l’enfance. Mais contrairement à son confrère, « Peeping Tom » a longtemps connu la censure car jugé trop malsain ! Pourtant, à sa sotrie, le film fit l’effet d’un véritable coup de poing en raison de cette faculté qu’il avait de mettre le public dans la peau d’un voyeur, donc d’un témoin de crimes perpétrés par un esprit malade sur des femmes sans défense. Alors même si l’on pourra reprocher aujourd’hui au long-métrage de Michael Powell de souvent manquer de dynamisme, de traîner parfois en longueur lors de certaines scènes (cf. celle de l’échauffement de la doublure), ce dernier a cependant de nombreux atouts (dont la mise en scène, l’éclairage, la fin…) qui justifient amplement son statut de film culte car il est tout de même devenu une référence en termes de slasher dont il est l’un des précurseurs !
Ce film est certes intéressant à analyser sur le rapport de l'homme à l'image, et surtout du spectateur au cinéma. Ouais. Sauf que je suis vraiment pas fan de cette façon de le transposer dans Le voyeur de Powell. Déjà les films de Powell et Presburger me laissent parfois un peu pantois, mais là Powell tout seul ça m'a vraiment pas convaincu. Il y a des passages très symboliques, j'ai remarqué une scène où la hanse de la caméra se dresse de façon très peu subtile d'ailleurs alors que l'homme va faire son meurtre, mouais, bon je sais pas, sur ce film ça m'a déplu toutes ces choses et tout, ça m'a pas convaincu, j'ai trouvé ça vraiment pénible en fait, ça m'a pas du tout intéressé, le film est pas mauvais mais moi il ne m'a vraiment pas plu, après il peut valoir le coup d'oeil pour ceux qui seraient à fond sur ce genre d'idées : le rapport du spectateur au cinéma.
Thriller très psy du cinéma britannique. Les couleurs sont éclatantes et pourtant le sujet est très noir. L'histoire d'un serial killer qui prend plaisir a tuer en filmant la peur de ses victimes. Une magnifique mise en abyme du cinéma et de qui est le sadique, celui qui tue ou celui qui regarde celui qui tue ? Caméra subjective, voisine aveugle, omniprésence de caméras, d'appareils photos et pellicules de film composent et illustre ce film étrange un peu vieilli mais riche en trouvailles scenaristiques et cinematograohiques!
Le sujet, initialement, ne manque pas d'intérêt car la réflexion morale et intellectuelle introduite par le réalisateur Michael Powell à propos du voyeurisme et de l'incapacité à regarder la réalité autrement qu'à travers l'œilleton d'une caméra, en appelle aussi, au-delà de l'intrigue, à la psychanalyse ou plus simplement à la psychiatrie. Mark, le sujet psychopathe que Powell met en scène, tue ses victimes pour le plaisir de filmer leur peur, réminiscence masochiste pour le jeune homme interprété par Carl Boehm d'une enfance traumatique. Mais le comédien, dans ses expressions affectées de timidité et de dualité intérieure, est finalement plus agaçant que convaincant. D'autant que ce thriller trop soucieux du sens qu'il porte en oublie d'être angoissant. Trop sage -époque oblige- dans la violence et l'érotisme qu'il veut montrer à l'écran, le cinéaste ne trouve pas, dans une intrigue de surcroît très banale, le support idéal pour donner toute sa vigueur au propos, et au scénario tout son caractère macabre. Dès lors, ces lacunes desservent et amoindrissent l'argumentation.
Au vertige méta des premières scènes succède un thriller psychologique certes plus classique mais néanmoins tout aussi passionnant. Même pas besoin d'évoquer sa descendance célèbre pour reconnaître que 'Le Voyeur' est un grand et singulier film.
Mon œil ! Certains films ont marqué le cinéma parce qu’ils ont construit un nouveau genre ou parce qu’ils ont fait naître de grands artistes. Le Voyeur est de ceux-là. On suit un jeune et discret opérateur-caméra, Mark. Mark ne vit que pour la caméra. Solitaire, il se fait ses films et se les repasse le soir chez lui, un appartement dont la porte ne ferme pas et dans lequel chacun peut entrer. Traumatisé par les expériences de son père, psychanalyste travaillant sur la peur, Mark rêve de capturer sur pellicule la terreur à l’état pur ou plutôt la terreur dans l’œil de celui ou celle qui la vit. A la recherche du grand frisson, il tue et filme la mort des jeunes femmes qu’il rencontre. On ne sera pas étonné d’apprendre que ce film a été très mal reçu à sa sortie en 1960. On lui reprochait d’être malsain, pervers, dangereux. C’est pas faux. Mais surtout Powell propose ici au spectateur de réfléchir sur son positionnement face aux images qu’il a consenti à regarder et donc d’assumer son voyeurisme. Pour bien se figurer les choses, il faut voir ces scènes dans lesquelles le pied de la caméra se transforme en lame tranchante qui va s’enfoncer en gros plan dans la gorge des jeunes et jolies demoiselles. On perçoit la référence phallique et il s’agit ici d’un viol. Mark cherche à s’approprier la peur de ses victimes, leur intimité par ce sentiment si profond et si sauvage. Il les possède. En regardant à nouveau les images qu’il a tournées, il revit le meurtre et place l’âme capturée dans une armoire à fétiches. Il est à la fois acteur et spectateur de son voyeurisme. La caméra subjective amène le spectateur du film à prendre cette même position et à analyser son sentiment de malaise. Au fond, c’est le cinéma lui-même que Powell propose de regarder droit dans l’objectif, cette illusion de réalité et la manière dont le spectateur accepte le réalisme des images. Comment il accepte de regarder des gens ignorer sa présence. Le spectateur crée le sens parce que le film n’existe pas sans lui. On pourra aussi se dire que Powell propose un regard décomplexé sur son travail et ses obsessions, c’est en ce sens qu’il influencera grandement de Palma, Argento, Scorsese et d’autres. Dans son film, Powell incarne lui-même le père, celui par qui crée le malheur en premier lieu et son fils IRL tient le rôle de Mark jeune. Sacrée mise en abyme. On tient donc un très grand thriller psychologique à placer sur le même podium que les meilleurs thrillers d’Hitchcock dont les thématiques sont proches. Pour prolonger la réflexion, on peut voir le Voyeur comme un des premiers films à placer le tueur en série au centre du récit, obligeant le spectateur à s’identifier à lui. Plus tard naîtra la fascination pour le tueur chassant sa jeune, belle et innocente victime (La Nuit des Masques et tous les slashers qui suivront). Malsain ? Oui, peut-être. Mais comme la beauté, l’horreur est dans l’œil du spectateur.
Ce film de 1960 de Michael Powell est à voir. Tout d’abord pour le traitement de la couleur, la précision des cadres, les raccords sur les boissons.
Un photographe/caméraman commet une série de crimes de femmes à l’aide du pied de sa caméra tout en filmant ses crimes. Fils d’un biologiste qui a fait des expériences sur lui quand il était petit le filmant sans cesse, le héros n’a pas pu avoir d’intimité. De cette enfance violée est sorti un être immature et impuissant. Le visage imberbe de Karlheinz Böhm rappelle celui de Peter Lorre dans M. le maudit. Aucune scène gore, dans un film d’abord psychologique.
Je n'avais jamais vu ce film et j'ai été agréablement surpris. Ce film possède tous les codes de ces années-là, donc il ne plaira pas forcément à tout le monde. Personnellement, j'aime les films anciens, souvent très bien photographiés, et le voyeur n'échappe pas à cette règle. Ce film est malsain et dérangeant, c'est aussi avant l'heure l'ancêtre du Found Footage. Le voyeur est captivant bien que l'on ne voit pas les meurtres, mais on les devine, formidablement bien joués par les acteurs. Très belle palette de couleurs qui nous font ressentir une tension sexuelle montant pendant tout le film. Par contre, sa fin est trop théâtrale, beaucoup moins bien jouée que tout le reste, ce qui gâche un peu l'œuvre.
Ce film, réalisé par Michael Powell et sorti en 1960, n'est pas mal mais sans plus, enfin à mon goût en tout cas. C'est l'histoire de Mark, un opérateur-caméra, qui commet des meurtres en filmant ses victimes. Considéré comme un précurseur du slasher, je me devais absolument de voir ce film, appréciant beaucoup le genre. Finalement, j'en suis plutôt déçu car au vu des très bonnes notes et critiques, je m'attendais à autre chose chose, tout simplement. Sorti la même année que "Psychose", je comprends un peu pourquoi ce film a beaucoup moins marqué le cinéma que ce dernier. Effectivement, les sujets sont plus ou moins les mêmes et si je dois poursuivre la comparaison à "Psychose", je trouve ce dernier beaucoup mieux élaboré sur le plan psychologique du personnage. Je ne dénigre pas pour au tant le film de Powell mais je trouve qu'il survole un peu trop le sujet, ce qui est assez dommage. Nous avons de plus des scènes un peu longues et le film n'est dans son ensemble pas vraiment captivant, ce qui créer quelques fois de l'ennuie. Malgré tout, nous avons une excellente mise en abyme et une très bonne mise en scène qui remonte, pour moi en tout cas, un scénario pas assez creusé. Je trouve qu'en effet, la réalisation est excellente et rentre tout à fait dans le thème du voyeurisme, nous y sommes constamment plongé et il pose en même temps de très bonnes questions sur le rôle même du cinéma et du regard que l'on y porte, nous, en tant que spectateurs. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons surtout Karlheinz Böhm qui joue vraiment très bien. "Le Voyeur" ne m'aura donc personnellement pas spécialement marqué mais je reconnais qu'il est assez bien fait et intéressant sur de nombreux points.
Descendu par la critique anglaise lors de sa sortie en salle (1960), "peeping Tom" (" le voyeur") est aujourd'hui reconnu comme une oeuvre majeure et constitue, sans doute, le titre le plus connu de Michael Powell par le grand public.
Par delà ce cas extrême de scoptophilie ( voyeurisme), c'est aussi une réflexion sur le cinéma lui même ( le spectateur lui même et la fabrication du film sont ici pris à partie et interrogés).
" Le voyeur" se rattache aussi au travail de Powell sur la couleur ( " les chaussons rouges", " les contes d'Hoffmann", " le Narcisse noir").
On a ici affaire à une pièce maîtresse du septième art au sein d'une filmographie de premier ordre qui mérite d'être connue intégralement
Je trouve que l'on est très loin de ce qu'ont pu réaliser Powell et Pressburger ensemble dans les années 40, le génie visuel n'y est pas et la narration n'a rien de fabuleux. L'acteur principal semble stoïque et peu enclin au jeu varié, un peu trop cliché pour le rôle du psychopathe comme toujours traumatisé pendant l'enfance. Mais tout n'est pas non plus à jeter, la plupart des scènes sont bonnes et rivalisent avec certains thrillers notamment d'époque.
Réalisation vieillotte qui n'arrive pas à rendre cette histoire passionnante malgré un personnage énigmatique et complexe très bien interprété et qui intrigue.
Jumeau maléfique de "Psychose", "Le Voyeur" de Michael Powell se distingue de tous les films de l'époque grâce à l'incorporation des premières idées qui évolueront pour devenir les premiers slashers ou encore les premiers snuff movies. Démarrant avec une scène de voyeurisme à la photographie surprenante de qualité pour l'époque, l’œuvre de Powell s'appuie en grande partie sur le sa tête d'affiche Karlheinz Böhm. Interprétant le rôle d'un jeune homme à l'enfance malheureusement qui se réfugie dans ses films maisons, Böhm dépasse ses limites pour donner corps et âme à son personnage. La porté de son rôle nuira malheureusement à sa carrière puis qu’après ça l'acteur ne se verra plus proposé beaucoup de contrats. Quoi qu'il en soit cela n'entache en rien l'investissement qu'il aura donné durant le tournage, bien au contraire. A ses côtés on Moira Shearer qui, malgré une certaine réussite à jouer son character ralentit le récit au détriment du plaisir gustatif des spectateur. Car c'est là le principal problème du "Voyeur". Jonglant entre scène fortes et instants plats anormalement longs, l'impact émotionnel s'en retrouve soustrait à une tension mal dosées qui n'aboutit pas. Au final, ce sont les percées de forme et la justesse du jeu d'acteur de Böhm qui retiendront l'intérêt du public. Même s'il ne rivalise pas avec d'autres classiques du genre, il réussit à lancer un mouvement à la manière d'un certain "Massacre à la tronçonneuse" qui reprendra les mêmes lignes de pensées quelques années plus tard.
"Le voyeur", ou "Peeping Tom" est une oeuvre très intense, à la fois au niveau du suspens mais surtout au niveau psychologique. La monstruosité ne réside pas du tout dans le surnaturel ou le fantastique mais bien dans le psychologisme, ce qui donne un contenu narratif très riche, sans perdre de vue le but premier : faire peur. Le thème du voyeurisme cinématographique, que j'adore, a ici un rôle très profond, poussé jusque dans ses dernières limites. Un personnage solitaire, kafkaien, qui ne parvient pas à vivre normalement, mais vit uniquement par la caméra. La caméra est utilisée presque comme une arme. Le voyeur, condamné à regarder les autres derrière un écran, semble condamné à mettre en scène sa propre vie. Le côté freudien qui veut expliquer la psychologie du personnage était peut être stéréotypé, même s'il est très bien intégré dans l'histoire. Ces références à Freud étaient de fait habituelles dans les thrillers psychologiques de l'époque ; c'est sans doute le seul élément qui ait vraiment vieilli. La mise en abyme est terrible : Powell réfléchit sur le rôle du cinéma lui même à travers son film. Et surtout il réfléchit au rôle du spectateur, et ça, c'est troublant. Powell, dans la lignée d'Hitchcock et de son fameux "Rear Window", parvient à interroger le spectateur sur son caractère de voyeur. Et moi personnellement je me suis posé pas mal de questions après, sur mon identité de spectateur de film à suspens. Un sentiment fascinant et terrifiant en même temps! Un thriller intense qui propose une réflexion très profonde sur le voyeurisme et le cinéma.
Le film le plus dérangeant et mystérieux du génial Michael Powell, auteur avec son complice Emeric Pressburger (ici absent) de plusieurs chefs-d'oeuvre. Le Voyeur suscita une réaction de rejet voire de révulsion en 1960 car tout le récit se déroule selon le point de vue d'un assassin malade qui filme ses victimes au moment où il les tue. Et lui-même est une victime ayant subi enfant les tourments infligés par un père sadique. Réflexion sur le cinéma et le voyeurisme, filmé avec la virtuosité et l'élégance formelle dont Powell était coutumier, Le Voyeur eut une grande influence sur le giallo, le cinéma de De Palma, etc. Voir ma critique et mon analyse complètes sur mon blog : newstrum.wordpress.com