Le Voyeur
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pierrre s.

569 abonnés 3 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2017
De belles choses, dans la réalisation surtout, mais des longueurs et les acteurs ne sont pas toujours très convaincants. Une mise en abyme qui avait du potentiel mais qui nous laisse sur notre faim.
Estonius

4 758 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2017
Si l'histoire se tient (malgré une fin granguignolesque) et si la réalisation est très correcte (et même parfois très innovante), on regrettera le casting, dans lequel les deux principaux rôles peinent à être à la hauteur. L'ambiance fait penser à certains films de la Hammer ce qui constitue à la fois un compliment et un constat sur les limites du film.
tomPSGcinema

886 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2017
Magnifiquement réalisé par Michael Powell, superbement interprété par Karlheinz Bohm, et doté d'une admirable photographie, "Le Voyeur" est un thriller britannique qui nous montre comment un jeune opérateur de cinéma filme ses propres assassinats qu'il commet sur des femmes. L'ensemble est vraiment prenant à suivre, car il possède encore aujourd'hui une grande modernité dans son style et par son approche du voyeurisme qui a rarement été aussi bien montrer au cinéma. Un chef-d'oeuvre car il pose en plus une belle réflexion sur la violence au cinéma.
soniadidierkmurgia

1 455 abonnés 4 362 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2016
Quand il met en chantier « Le voyeur », Michael Powell n’est plus en collaboration avec Emeric Pressburger depuis trois ans et son premier film en solitaire « Lune de miel » n’a pas été un franc succès. Le sujet lui est amené par Leo Marks, personnage au parcours atypique, fils du propriétaire d’une célèbre librairie de Londres (Marks and Co), ancien cryptographe pour l’armée anglaise pendant la Seconde Guerre Mondiale mais aussi écrivain à ses heures. Les deux hommes sont fortement intéressés par les travaux de Freud dont ils envisagent dans un premier temps de réaliser une biographie, mais l’annonce du projet de John Huston sur le même sujet les faits renoncer. Marks propose alors une histoire autour de la scoptophilie (voyeurisme) , phénomène qui l’intrigue depuis ses années passées au SOE (Special Operation Service) et déjà porté à l’écran avec succès par Alfred Hitchcock (« Fenêtre sur cour »). Il raconte donc à Powell le parcours de Mark, spoiler: un jeune homme martyrisé dans son enfance par un père psychologue qui sous prétexte d’une étude sur la réaction de l'humain à la peur torture son fils en le filmant en continu, soumis à l’angoisse et au stress. Mark sort de cette expérience perturbé
. Devenu adulte et opérateur-caméra il, reproduit la psychose de son père en filmant des femmes juste avant la mort qu’il va leur infliger, incapable qu'il est de développer une relation sentimentale ou sexuelle normale. Le sujet emballe Powell qui bien conscient de l’âpreté du thème abordé récolte difficilement les fonds utiles au tournage. Grand adepte de Fritz Lang et de son film choc « M le maudit » (1931), Powell choisit comme le grand réalisateur allemand de ne pas accabler son héros en le présentant en monstre. Allant encore plus loin que Lang, il choisit après la défection de Lawrence Harvey, l’acteur allemand Carl Boehm (fils du grand chef d’orchestre), ex-fiancé de Romy Schneider dans la série des Sissi dont le visage séraphique est à mille lieux de l’image que l’on peut se faire du tueur en série qui n’a pas encore acquis la popularité cinématographique que lui donnera le slasher à partir des années 80. Pire encore, il donne une lecture romantique à cette histoire sordide en laissant imaginer un temps une rédemption par l'amour. Ce sera selon Bertrand Tavernier l’erreur commerciale fatale de Powell qui verra un tombereau d’injures agonir le film à sa sortie, la critique encore moralisatrice de l'époque ne comprenant pas le parti pris à ses yeux déviant du réalisateur que n’excusera en rien le substrat traumatique révélé par l’enfance du héros dont le père est joué dans le film par Powell lui-même (son fils interprétant Mark enfant). Comme souvent le temps fera son affaire et le film sera réhabilité mais la carrière de Powell un temps exilé en Australie ne s’en relèvera pas. Sur le plan formel "Le voyeur" dégage une étrangeté que reprendra à son compte quatre ans plus tard WiIliam Wyler dans « L’obsédé » suivi de bien d’autres par la suite. Powell filme le quotidien du jeune homme en le parsemant de moments drolatiques qui ne préparent en rien le spectateur à voir apparaitre cette face sombre, elle-même montrée de manière peu dramatique lui faisant toucher du doigt la frontière ténue entre normalité et monstruosité. Le pouvoir d’immersion dont use Powell avec son immense talent étant ressenti comme un miroir tendu aux pulsions enfouies en chacun de nous, le prix à payer a été à la hauteur du choc ressenti. Le cinéaste avait sans aucun doute raison si l‘on observe ce que la technologie actuelle qui permet à chacun de filmer tout et tout le temps, développe comme abus d’intimité chez beaucoup de scoptophiles qui s’ignorent. « Le voyeur » était donc un film prémonitoire et c’est sans aucun doute ce qui lui a valu cet opprobre. S’il reste le dernier film marquant de Powell qui n’avait alors que 54 ans, « Le voyeur » démontre une virtuosité aujourd’hui incontestée alliée à une curiosité artistique insatiable qui ne pouvait être tenue en laisse par quelques producteurs frileux ou critiques moralistes.
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mars 2016
Un film assez étrange au carrefour entre "M le maudit" pour la profondeur de son personnage principal et "Blow up" pour la qualité de sa photographie et l'expérience sensorielle le tout dans une ambiance digne d'Alfred Hitchcock au niveau de sa construction scénaristique. Une oeuvre tout à fait dérangeante, très forte émotionnellement avec quelques passages extrêmement durs et éprouvants, techniquement impressionnants pour l'époque avec notamment quelques plans séquences réussis. Carl Boehm est littéralement stupéfiant dans son interprétation de tueur psychopathe froid, presque scientifique. Particulièrement marquant, un film assez choc dont je comprends très bien la difficile réception critique à sa sortie même si aujourd'hui cela n'a plus rien de surprenant ou d'inédit.
Redzing

1 463 abonnés 4 987 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2022
« Peeping Tom » est aujourd’hui célèbre pour avoir flingué la carrière de Michael Powell. Le brillant cinéaste britannique tourne ce thriller psychologique sans son comparse Emeric Pressburger, et le sort en 1960. Vilipendé par la critique obtuse qui y voit une œuvre ultra-malsaine et perverse, le film sort très confidentiellement, tandis que la réputation de Powell est anéantie en Grande-Bretagne. Le réalisateur devra s’exiler pour continuer à tourner. « Peeping Tom » et Powell ne seront réhabilités qu’à partir des années 70, lorsque des ténors du cinéma (Martin Scorcese, Bertrand Tavernier) défendent le film.
Pourquoi tant de haine à l’époque ? Il y a certes quelques scènes osées. On y voit par exemple -furtivement- pour la première fois dans le cinéma britannique une poitrine entièrement dénudée. Mais la raison principale est que le film suit un tueur en série, sans le présenter comme un grand fou ou un méchant machiavélique. Mark ne peut s’empêcher de filmer la terreur des femmes alors qu’elles agonisent. Et « Peeping Tom » tente de fournir une explication psychologique en montrant Mark comme victime attendrissante des abus de son père.
Un concept presque standard aujourd’hui, mais inacceptable par l’establishment de 1960… Alors que « Peeping Tom » est une belle œuvre, à la complexité bienvenue, et à l’audace chère à Michael Powell.
En premier lieu, il y a l’idée géniale d’avoir embauché Karlheinz Böhm pour jouer le tueur à l’esprit torturé. Connu en Europe continentale pour son rôle de prince galant et romantique dans les films Sissi, il livre là un énorme contre-emploi.
Puis il y a les thématiques abordées, très riches. Une mise en abîme du cinéma et du fait de capter les émotions (et l’âme ?) d’une personne via une caméra. Ceci évoqué à travers l’obsession voyeuriste du protagoniste, allant jusqu’à faire de sa caméra un objet sexuel (allusions phalliques, baisers à l’objectif…). Ou à travers sa volonté de construire une réalité à l’écran plutôt que dans la vraie vie. Ainsi, notre homme, privé de sa peur par son père, a l’obsession de vouloir capturer celle des autres sur pellicule.
Enfin, évidemment, la mise en scène. Michael Powell livre là une œuvre immédiatement dérangeante. Des plans novateurs très modernes (dont la fameuse vision subjective, qui sera réutilisée à foison dans les slashers). Des couleurs vives, des jeux d’ombres, et des éclairages de couleurs dissonantes, qui donnent un aspect irréel, voire cauchemardesque à certaines scènes. Et cette BO éparse au piano, qui rappelle le cinéma muet le fait que notre protagoniste filme sans enregistrer le son.
« Peeping Tom » est donc à ranger à la liste des grandes injustices du cinéma. D’autant plus injuste que ses thèmes sont hitchcockiens, et que « Psycho » est sorti à peu près au même moment, avec succès.
weihnachtsmann

1 636 abonnés 5 775 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2014
Assez énigmatique, angoissant et bizarre. Ce jeune homme perturbé qui assassine des femmes en les filmant est quelque peu dérangé. Powell a peut-être voulu essayer le genre film d'angoisse. Les machines et les objets ont un rôle assez machiavélique ici. On y retrouve une ambiance à la Hitchcock dans ses drames psychologiques. Mais il y a un côté un peu daté qui gêne un peu. Pourtant Powell ici ne démérite pas. Il crée un suspense tendu avec ses plans furtifs sur les horloges, sur les femmes qui se déshabillent. Cet homme a un problème avec les femmes......
"Tout ce que je film avec ma caméra, je le perds ensuite". Cette phrase nous prépare à un film haletant
Raw Moon Show
Raw Moon Show

155 abonnés 858 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2014
Capter l'insondable, filmer l'impossible.... Michael Powell crée le papa du slasher, du film de serial killer mais pas seulement... Il est aussi avant l'heure l'ancêtre du Snuff, du Found Footage que sanctifiera Cannibal Holocaust puis tant d'autres... Car toutes ces bobines retrouvées après la mort du personnage principal constitueront la matière première et le plus beau prétexte à du Found Footage dans sa plus pure tradition. En cela,Le Voyeur est tout à la fois génial et précurseur. Michael Powell nous dit aussi qu'en tout voyeur sommeille un meurtrier en puissance et que pour devenir réalisateur il faut être ce meurtrier en puissance, ce tyran, ce voleur ou plus exactement ce violeur d'âmes... Le fait que les victimes ici soient des femmes et que l'arme du crime soit une caméra dans les mains d'un homme résume parfaitement cette dialectique (éminemment sexuelle). Il a souvent été constaté au contact des civilisations autochtones d'Amazonie ou des confins de l'Afrique (les Pygmées d'Afrique Centrale) un réflexe de peur et de repli à l'idée d'être pris en photo. En y mettant des mots, il y avait l'angoisse que l'appareil ne vole, ne suce les âmes (la photo comme sa propre image hors de soi, dépossédée), ... La vérité se niche souvent dans ces intuitions premières. Ces hommes avaient tout compris à cette étrange intrusion qui peut s'avérer terriblement mortifère... Le Voyeur est donc un monument du 7ème art, la pierre angulaire d'un genre (le film d'horreur) et surtout une des plus grandes réflexions qui soient sur la création d'images d'éternité et le chemin forcément douloureux, chaotique, parfois meurtrier que cet accouchement impliique...
Sergio-Leone
Sergio-Leone

213 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 septembre 2013
Je trouve que l'on est très loin de ce qu'ont pu réaliser Powell et Pressburger ensemble dans les années 40, le génie visuel n'y est pas et la narration n'a rien de fabuleux. L'acteur principal semble stoïque et peu enclin au jeu varié, un peu trop cliché pour le rôle du psychopathe comme toujours traumatisé pendant l'enfance. Mais tout n'est pas non plus à jeter, la plupart des scènes sont bonnes et rivalisent avec certains thrillers notamment d'époque.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

26 abonnés 320 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juillet 2013
Un film a la réputation surprenante, qui semble fasciner l'ensemble des critiques pour sa peinture de la relation spectateur-image et le fait que seule l’aveugle perce la noirceur du personnage. L'histoire est plutôt faible et on a vraiment du mal à adhérer à ce qui semble passionner ce personnage principal aux airs de puceau attardé. Quand a l’idée qui veut que la peur de mourir soit décuplée par le fait de se voir mourir dans un miroir, elle est carrément grotesque. Comparer cette bluette faussement audacieuse (le symbole sexuel de la lame dressée devant la femme) au puissantissime PSYCHOSE est assez illusoire. Un peu plus intéressant que « l’obsédé » malgré tout.
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2013
Jumeau maléfique de "Psychose", "Le Voyeur" de Michael Powell se distingue de tous les films de l'époque grâce à l'incorporation des premières idées qui évolueront pour devenir les premiers slashers ou encore les premiers snuff movies.
Démarrant avec une scène de voyeurisme à la photographie surprenante de qualité pour l'époque, l’œuvre de Powell s'appuie en grande partie sur le sa tête d'affiche Karlheinz Böhm. Interprétant le rôle d'un jeune homme à l'enfance malheureusement qui se réfugie dans ses films maisons, Böhm dépasse ses limites pour donner corps et âme à son personnage. La porté de son rôle nuira malheureusement à sa carrière puis qu’après ça l'acteur ne se verra plus proposé beaucoup de contrats. Quoi qu'il en soit cela n'entache en rien l'investissement qu'il aura donné durant le tournage, bien au contraire. A ses côtés on Moira Shearer qui, malgré une certaine réussite à jouer son character ralentit le récit au détriment du plaisir gustatif des spectateur. Car c'est là le principal problème du "Voyeur". Jonglant entre scène fortes et instants plats anormalement longs, l'impact émotionnel s'en retrouve soustrait à une tension mal dosées qui n'aboutit pas.
Au final, ce sont les percées de forme et la justesse du jeu d'acteur de Böhm qui retiendront l'intérêt du public. Même s'il ne rivalise pas avec d'autres classiques du genre, il réussit à lancer un mouvement à la manière d'un certain "Massacre à la tronçonneuse" qui reprendra les mêmes lignes de pensées quelques années plus tard.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juillet 2013
Ce film est certes intéressant à analyser sur le rapport de l'homme à l'image, et surtout du spectateur au cinéma. Ouais. Sauf que je suis vraiment pas fan de cette façon de le transposer dans Le voyeur de Powell. Déjà les films de Powell et Presburger me laissent parfois un peu pantois, mais là Powell tout seul ça m'a vraiment pas convaincu. Il y a des passages très symboliques, j'ai remarqué une scène où la hanse de la caméra se dresse de façon très peu subtile d'ailleurs alors que l'homme va faire son meurtre, mouais, bon je sais pas, sur ce film ça m'a déplu toutes ces choses et tout, ça m'a pas convaincu, j'ai trouvé ça vraiment pénible en fait, ça m'a pas du tout intéressé, le film est pas mauvais mais moi il ne m'a vraiment pas plu, après il peut valoir le coup d'oeil pour ceux qui seraient à fond sur ce genre d'idées : le rapport du spectateur au cinéma.
Kalie
Kalie

85 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2013
"Le voyeur" est l'ancêtre de tous les slashers qui ont fleuri au cinéma ces dernières décennies. Plus qu'un slasher d'ailleurs car le réalisateur s'intéresse à la personnalité et à la maladie psychiatrique du tueur. Tel un médecin qui examine son patient. Et le spectateur ne sort pas indemne de cette analyse. Bien que les meurtres passent au second plan ; ils sont psychologiquement éprouvants (filmer la peur des victimes en gros plan) et originaux (tuer avec une caméra). Les acteurs (le psychopathe et sa voisine) sont très convaincants. Bref, ce film est un modèle du genre.
Hotinhere

807 abonnés 5 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2013
Un film mythique qui coûta sa carrière à Michael Powell, dans lequel on plonge au plus profond du cerveau d’un fou. Terrifiant.
Louis Morel
Louis Morel

64 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2013
Un film perturbant sur la perversité, qui remet le point de vue du spectateur en question... Des vrais questions de cinéma sont abordée dans ce chef-d'oeuvre aussi terrifiant que dérangeant.
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