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shuffleup
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1,5
Publiée le 13 novembre 2025
ah le symbole du pied de caméra qui se lève, et pan dans la dame ! c'est grotesque et vraiment pas fin, on éprouve aucune empathie pour aucun des personnages, c'est peut-être la première fois qu'on voyait les premices du found footage, mais aujourd'hui, ce film n'a plus qu'un intérêt historique. Quand on sait que "Psychose" sortait la même année, on mesure la différence de talent entre Powell et Hitchcock.
On s'ennuie ferme mais je peux comprendre le côté culte de ce film, puisque le début des années 60 expérimentait tout un tas de nouveautés au cinéma. Là je dois dire que j'ai perdu mon temps.
Le sujet, initialement, ne manque pas d'intérêt car la réflexion morale et intellectuelle introduite par le réalisateur Michael Powell à propos du voyeurisme et de l'incapacité à regarder la réalité autrement qu'à travers l'œilleton d'une caméra, en appelle aussi, au-delà de l'intrigue, à la psychanalyse ou plus simplement à la psychiatrie. Mark, le sujet psychopathe que Powell met en scène, tue ses victimes pour le plaisir de filmer leur peur, réminiscence masochiste pour le jeune homme interprété par Carl Boehm d'une enfance traumatique. Mais le comédien, dans ses expressions affectées de timidité et de dualité intérieure, est finalement plus agaçant que convaincant. D'autant que ce thriller trop soucieux du sens qu'il porte en oublie d'être angoissant. Trop sage -époque oblige- dans la violence et l'érotisme qu'il veut montrer à l'écran, le cinéaste ne trouve pas, dans une intrigue de surcroît très banale, le support idéal pour donner toute sa vigueur au propos, et au scénario tout son caractère macabre. Dès lors, ces lacunes desservent et amoindrissent l'argumentation.
Je n'avais jamais vu ce film et j'ai été agréablement surpris. Ce film possède tous les codes de ces années-là, donc il ne plaira pas forcément à tout le monde. Personnellement, j'aime les films anciens, souvent très bien photographiés, et le voyeur n'échappe pas à cette règle. Ce film est malsain et dérangeant, c'est aussi avant l'heure l'ancêtre du Found Footage. Le voyeur est captivant bien que l'on ne voit pas les meurtres, mais on les devine, formidablement bien joués par les acteurs. Très belle palette de couleurs qui nous font ressentir une tension sexuelle montant pendant tout le film. Par contre, sa fin est trop théâtrale, beaucoup moins bien jouée que tout le reste, ce qui gâche un peu l'œuvre.
Trop long, trop lent, trop de baratins, un suspense qui ne s'installe jamais vraiment. On préferera Psychose sans sourciller qui est capable de nous scotcher même 60 ans après malgré le noir et blanc là où Peeping Tom est soporifique d'un bout à l'autre.
Le belle présence de Karlheinz Böhm et la parfaite mise en image par Michael Powell sont hélas les deux seuls atouts que j'ai pu trouver à ce film. Un Thriller Dramatique en demi-teinte qui ne m'a pas réellement enthousiasmé, notamment par son manque de surprises, le rythme du scénario qui s'essouffle sur la durée de ce long-métrage, et son final me laissant sur ma faim.
Quand je l'avais vu petit ce film m'avait beaucoup marqué donc évidemment le revoir 30 ans plus tard en 2024 n'a plus tout à fait la même saveur, mais néanmoins pour un film de 1960 il est encore au goût du jour, c'est dire l'influence de ce film sur une génération de réalisateurs et notamment les réalisateurs de films d'horreur, avec la grande idée de la caméra immersive. C'est un film incontournable pour les amateurs de ce genre.
Sorti la même année que « Psychose » d’Alfred Hitchcock, « Le voyeur » met aussi en images un jeune homme traumatisé par un de ses parents durant l’enfance. Mais contrairement à son confrère, « Peeping Tom » a longtemps connu la censure car jugé trop malsain ! Pourtant, à sa sotrie, le film fit l’effet d’un véritable coup de poing en raison de cette faculté qu’il avait de mettre le public dans la peau d’un voyeur, donc d’un témoin de crimes perpétrés par un esprit malade sur des femmes sans défense. Alors même si l’on pourra reprocher aujourd’hui au long-métrage de Michael Powell de souvent manquer de dynamisme, de traîner parfois en longueur lors de certaines scènes (cf. celle de l’échauffement de la doublure), ce dernier a cependant de nombreux atouts (dont la mise en scène, l’éclairage, la fin…) qui justifient amplement son statut de film culte car il est tout de même devenu une référence en termes de slasher dont il est l’un des précurseurs !
Le cinéma est une sorte de voyeurisme. Michael Powell tire cette réflexion à l’extrême à travers son tueur en série cherchant à capter la peur de ses victimes avec sa caméra. Restant du point de vue du tueur, "Le voyeur" est un film perturbant capable de secouer le spectateur.
Le Voyeur est un film de Michael Powell sorti en 1960. Ce film est vraiment prenant. Karlheinz Böhm est fantastique dans le rôle de Mark Lewis, personnage complexe qui essaie de se sortir de ses démons mais qui parvient à être angoissant jusqu'au fond de son être. L'ambiance est pesante, marquée par une musique qui souligne avec justesse les émotions ressenties par les personnages. Le scénario est profond et pose des questions fortes, notamment la place de l'enfance dans la construction de la vie et de la personnalité de l'adulte. La fin est peut être un peu expédiée (elle aurait mérité 5 minutes de développement supplémentaires) et certaines scènes ne sont pas forcément utiles (spoiler: la scène de "comédie musicale" avant que la doubleuse se fasse assassiner par Mark ) mais la pression ne retombe jamais devant ce thriller captivant. Ce film est assez malaisant mais on ne décroche pas de cette histoire bien réalisée. Une très bonne réalisation.
Certes l’œuvre date (1969) mais elle a de nombreux atouts, surtout pour l’époque. La réalisation soignée et son scénario avant gardiste nous plonge dans le premier film malsain mélangeant tueur en série et voyeurisme. On y retrouve du Hitchcock et ce film a donné des idées à De Palma ou Scorsese.
Ce que j'ai vu de pire de Michael Powell ! Certains voient dans cette réalisation les prémices du found footage , un film précurseur, une œuvre majeure etc... personnellement j'ai vu un film ou les acteurs surjouent complètement (ca en devient même grotesque), on n'y crois pas une seconde, cela vient probablement du fait que Powell aime l'opéra (les contes d'Hoffman) et les ballets (les chaussons rouges) ou forcer les traits fait partie de la discipline, mais sur un thriller… ca ne colle pas !
Descendu par la critique anglaise lors de sa sortie en salle (1960), "peeping Tom" (" le voyeur") est aujourd'hui reconnu comme une oeuvre majeure et constitue, sans doute, le titre le plus connu de Michael Powell par le grand public.
Par delà ce cas extrême de scoptophilie ( voyeurisme), c'est aussi une réflexion sur le cinéma lui même ( le spectateur lui même et la fabrication du film sont ici pris à partie et interrogés).
" Le voyeur" se rattache aussi au travail de Powell sur la couleur ( " les chaussons rouges", " les contes d'Hoffmann", " le Narcisse noir").
On a ici affaire à une pièce maîtresse du septième art au sein d'une filmographie de premier ordre qui mérite d'être connue intégralement
Dans ce film sur la pulsion scopique, Powell joue habilement des points de vue de la caméra pour faire nôtre la scopophilie de son personnage. Un exemple : lorsque Helen découvre la pulsion morbide de Mark. A ce moment du récit, on sait l’intérêt tout particulier de Mark pour la capture des visages terrifiés de ses victimes au moment du coup létal. Mais on sait aussi son refus obstiné de ne pas filmer Helen pour qui il a des sentiments. Or,spoiler: en l’absence de Mark, celle-ci va tomber par hasard sur la prise de vue d’un de ses meurtres. Cette vidéo, nous ne la voyons pas, Powell prend le soin de la laisser tourner en hors champ. Ce qu’il filme en revanche, et bien en gros plan, c’est le visage de plus en plus gagné par l’horreur de Helen, renvoyant directement au spectateur ce que Mark prend, lors de ses crimes, un plaisir pervers à filmer et à regarder. Dans cette scène, il ne s’agit pas pour Powell de faire adopter à la caméra un point de vue objectif mais bien le point de vue subjectif que pourrait avoir Mark (absent de la scène donc) et qui devient ici… le nôtre ! Malin et diablement efficace, on ne peut qu’être dérangé par ce miroir tendu.
En voilà un film surestimé! Peut-être, sans doute, certainement surprenant voire choquant à sa sortie. Mais si l'on compare à Psychose (à peu de choses contemporain) "Le voyeur" n'a rien d'enthousiasmant et a vieilli comme une mauvaise bouteille éventée. Le style est expressionniste. Comme beaucoup de films des années 30 et 40 ou 50. Mais en 1960, Godard, Bergman, Fellini étaient passés par là. Le film de Michael Powell est vieillot, mal fagoté, hésitant entre classicisme et modernité. Et mal joué: la distribution est simplement catastrophique, les premiers rôles comme les seconds. Ça grimace, ça surjoue, comme dans un muet de Murnau ou de E.A. Dupont. Mais ce qui faisait le charme du cinéma expressionniste passe moins bien en 1960. Comment ce petit film a-t-il pu atteindre une telle renommée et servir de modèle à certains metteurs en scène des années suivantes? Cela reste pour moi un mystère.