Les conséquences qu'eurent ce film référence sur le public furent de lui ouvrir les yeux de l'aspect malsain que peut avoir le 7ème art et, sur les cinéastes, de les inspirer pour créer un nouveau genre: le "snuff-movie". Pour cela, mais aussi pour sa mise scène prenante, pour sa photographie cauchemardesque dont les couleurs s'opposent l'obscurité et surtout pour l'interprétation de Carl Boehm incarnant le tout premier tueur en série attachant de l'histoire du cinéma, cette oeuvre est immortelle.
Ce que j'aime dans les films de Powell c'est l'utilisation de la couleur, dans le narcisse noir, le film devenait de plus en plus saturé en rouge avec le désir sexuel qui montait, magnifique, ici, tout le film est saturé en rouge, c'est juste magnifique. Je pense que Powell est le réalisateur qui possède les plus belles photographies de films en couleurs. C'est quelqu'un qui a compris l'utilité de la couleur sur le noir et blanc et parvient à les faire éclater sur pellicule et voir ça c'est émouvant je trouve. Sinon le film m'a moins plu que les chaussons rouges ou bien le narcisse noir, mais ça reste un grand film, bourré d'idées excellentes. Il y a ne scène qui me frappe, c'est la chute des stylos avec un léger ralentis, j'ai eu l'impression de décoller de mon siège tant l'effet était saisissant. C'est vraiment un bon film qui va beaucoup influencer le cinéma et qui a déjà compris des tas de choses sur l'image et la vidéo.
Les œuvres mettant en question au plus radical leur art sont les plus visionnaires. « Le voyeur » annonce la télé réalité, l’actualité filmée en temps réel, la surveillance vidéo généralisée… En y regardant de plus près on y voit aussi actualisés des vieux contes comme Barbe-bleue ou la Belle et la Bête. Permanence aussi des habitudes londoniennes : c’est à croire que trucider des prostituées y fait partie de l'ordinaire. En bref c’est diaboliquement cohérent, fin, intelligent.
Longtemps considéré comme un film culte, on comprend pourquoi "Le Voyeur", interdit à sa sortie, fut porté aux nues par nombre de critiques cinéphiles. A croire que chaque fois que le sujet a trait au cinéma et à sa passion, le sujet l'emporte sur le fond. Il convient pourtant de reconsidérer le sujet et de ne voir ici qu'une simple œuvre cinématographique. On voit alors apparaître un bon film de Powell, mais à mille lieues de la qualité d'un "Voleur de Bagdad", des "Chaussons rouges" ou du magistral "Colonel Blimp". Certes Karlheinz Böhm semble littéralement habité par son personnage de tueur fou, mais l'histoire est confondante de naïveté et d'invraisemblances. Un film mineur dans la carrière de Powell.
Un film peu connu et cependant assez incroyable. L'anglais Hitchcock qui fit presque la même chose la même année ne reçut pas l'acceuil glaciale de celui ci!!! Il faut reconnaitre qu'adopter le point de vue du tueur était à l'époque un peu trop révolutionnaire. Doublé d'une unhappy end! Et en prime une rélfexion sur le cinéma!
Incontestablement l'un des meilleurs films de Michael Powell. Une vraie leçon de cinéma, la mise en abime de l'image y est magistrale, une des références ultimes en la matière ! Une mise en scène extraordinaire, Powell est un virtuose de la caméra ! Il porte a l'écran une histoire saisissante, un scenario brillant... Les personnage sont incroyablement intéressants et joués a la perfection (Et notamment l'acteur principal, Karlheinz Böhm, absolument génial !). Un chef d'oeuvre.
Un petit bijoux trop méconnu. Une œuvre fascinante et avant gardiste. Mais comme tout film avant gardiste, il avait provoqué un tollé général à sa sortie, car à l'affiche trop tôt par rapport à son époque. Fort heureusement le temps a permis de réparer cette grave erreur et aujourd'hui ce film peut être apprécié à sa juste valeur. Quand on le voit, on comprend pourquoi bcp de grands noms du cinéma y font référence, ce film est un cas d'école, une œuvre admirable pour tout réalisateur. Ce film est aussi une merveille parce que dans le cinéma d'aujourd'hui où les nouvelles technologies sont utilisées parfois à outrance, ce film nous rappelle que le cinéma c'est avant tout un art où il faut savoir jouer avec subtilité sur les images et le son, chose que Powell fait à la perfection. L'autre performance du film est au crédit de KarlHeinz Bohm. Bluffant dans la peau de ce personnage névrosé, très loin de l'image "Gendre Idéal" qu'il avait à la fin de la sage Sissi. Avec ses allures de bon garçon, bien élevé, "propret", charmant, il surprend en tant que "Peeping Tom"; Personnage à la foi enfantin, maladroit, terrifiant, obsessionnel, qui vit une relation "orgasmique" avec sa caméra. Déroutant.
Film dont je n'avai pa entendu l'existence maisle réalisateur oui donc aprés avoir lu le synopsis j'ai foncer dessus, et je n'est pas était decu. Les serial killers sont des sujets interessants pour le cinema surtout quand le tueur est intriguant. Autant dire que dans le voyeur le personnage principal est plus qu'intiguant car il est certes demoniaques car il tue mais il est aussi emouvant et on le pardonerait presque ces meutres. Seul point dont je regrete c'est que le film n'appui pas plus sur la psychologie du tueur même si il en parle. Bref une excellente surprise, un film dans la ligné de Psychose et presque aussi bien mais moin surprenant.
Réflexion vertigineuse sur la fonction de cinéaste, Le Voyeur est un film clé dans l’œuvre de Michael Powell puisqu’il permet à l’auteur une réflexion sur son métier à travers un perpétuel jeu de miroir (celui qui filme celui qui est en train de le filmer). La mort est au rendez-vous de ce jeu pervers qui finira comme de juste par se retourner contre son initiateur. Un beau film à qui il manque un toutefois peu de souffle et d’émotion pour être un chef-d’œuvre. Il lui manque aussi une interprétation à la hauteur, Karlheinz Böhm dans le rôle du héros étant un peu fade et Anna Massey, dans celui de la dame des ses pensées, parfaitement insignifiante. Mais techniquement, comme toujours, c’est superbement fait avec la patte prodigieuse de Michael Powell dans une mise en scène étincelante.
Une réflexion intelligente sur le cinéma et tout ce qu'il peut impliquer notamment ses obsessions mais qui a mal vieilli au niveau de la forme et qui comporte quelques longueurs. A voir cependant pour tous les cinéphiles.
J'irais pas jusqu'à parler comme certain de film culte (même s'il a inspiré de nombreux réalisateurs dont De Palma) mais il faut reconnaitre a ce Voyeur quelques qualités qui le rendent tout a fait "fréquentable".Replacé dans le contexte des années 60 ,il est facile d'imaginer combien l'aspect dérangeant et "malsain" de ce 1er "snuff-movie" de l'histoire ai pu provoqué tant de réactions hostiles ,si aujourd'hui le scenario a perdu une grande part de sa force ,n'en demeure pas moins toujours présente une qualité de mise en scène constitué de plans novateurs ainsi qu'une remarquable interprétation de Karlheinze Bohm.Le reste du casting n'a rien d'inoubliable mais cet acteur réussi l'incroyable performance de nous séduire par sa timidité ,sa maladresse et son coté "gendre idéal" et de nous glacé d'effroi l'instant d'après avec son regard obsessionnel : vraiment très fort !!!!
Film peu connu, et pourtant il vaut amplement de détour, même plus que ça, Le Voyeur, c'est vraiment du cinéma, une œuvre renversante, sortie peut de temps avant Psychose, d'Hitchcock, ou l'on traitait également des problèmes psychologiques d'un assassin, et en plusieurs point ces deux œuvres sont similaires, mais, à mon humble avis, Le Voyeur est en fait largement supérieur à Psychose, tout d'abord par son esthétisme, de plans réfléchis, le tout dans des tons qui collent avec l'atmosphère du film... Le film commence simplement, mais l'on entre vite dans l'univers de ce "voyeur" et l'on observe, on le suit, on vit même avec lui, on sais tout, et cette proximité entre le spectateur et l'assassin est assez déroutante, car on se sens à la fois complice, et donc voyeur nous aussi, car la caméra suit le voyeur et sa caméra ( on pense au "Je te filme en train de me filmer "). L'enfance tourmentée de Mark Lewis, qui lui causa des troubles psychologiques irréversibles; son père, qui filmait son fils constamment, pour analyser la peur, ce que plus tard le fils poursuivit... Le Voyeur est un film concret, doté d'acteurs très bons (par contre la ce n'est en rien comparable à Anthony Perkins), et d'une atmosphère stupéfiante, où, si j'ose dire, la peur règne, et ce climat tendu, tout le long du film...Le Voyeur est sans conteste une grande œuvre, quasiment méconnue, et c'est réellement dommage, car c'est en quelque sorte une petite leçon de cinéma!
Le voyeur. Un film qui donne envie lorsqu'on lit son synopsis. Le voyeur est le deuxième film de Michael Powell que j'ai pu voir. Je dois dire que je suis agréablement surpris par ce film sorti un an avant le terrible Psychose de Hitchcock! Première qualité du film, sa photo, avec ses couleurs absoluments merveilleuses, je m'attarderai notamment sur le début du film avec un plan divisé en quatre partie, des couleurs vives et accrochantes qui se confondent avec la noirceure de la nuit. Le tueur armé de sa caméra frappe pour la première fois avec pour cible une prostituée. Le voyeur cherche à figer les sentiments, à les retranscrir sur un écran et ainsi à les revivre comme il les a vécu étant petit, à cause d'un père voyeuriste, obsédé par son travail de scientifique. Il a traumatisé considérablement l'enfance de ce mystérieux personnage qu'est le voyeur et ça se ressent sur sa personalité aujourd'hui. La peur est le sujet primordial dans ce film, c'est la peur qui est au centre de cette personnalité troublée, blessée, tourmentée. C'est véritablement déroutant comme film dans la mesure où l'on est immergé dans un sujet typiquement psychanaliste et psychiatrique. Ce sont des films qui me plaisent particulièrement et Le voyeur ne déroge pas à la règle. je lui reprocherai juste certaines longueurs et un manque de peur chez le spéctateur, peut être du à son âge, 50 ans déjà!
Très stupéfiant le film est un condensé d'étrangeté et de simplicité. C'est le premier film de Powell que je vois de lui mais ça m'a donné envie d'en voir d'autres. Les acteurs sont très bons et le film a plutôt bien vieilli au point de vue du concept. Cela m'a un peu fait penser à un Hitchcock même si ce n'est pas tout à fait pareil et que le réalisateur à une autre façon de présenter son sujet et de le tourner. Très bon en tout cas.