Danger: Diabolik!
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Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Malgré toutes les précautions mises en œuvre par l'inspecteur Ginko, dix millions de dollar sont subtilisés par l'insaisissable Diabolik. Mais le policier ne dit pas son dernier mot et essaye de coincer son adversaire criminel en montant un nouveau stratagème…
Dino De Laurentiis se lance sur le créneau de la bande dessinée adaptée au cinéma. Il produit au même moment « Barbarella » réalisé par Roger Vadim. Mario Bava se voit offrir ici le plus gros budget de sa carrière mais, toujours économe et bricoleur, il n’utilisera que le sixième de l'argent alloué !
« Danger : Diabolik ! » occupe donc une place tout à fait singulière dans la filmographie de Mario Bava. Film de commande destiné à exploiter le succès phénoménal de la bande dessinée en Italie, il devient paradoxalement l’un de ses films les plus libres et les plus expérimentaux sur le plan formel.
Bava ne cherche jamais à naturaliser l’univers de Diabolik. Au contraire, il assume pleinement l’artifice et transforme le film en véritable bande dessinée filmée. Les couleurs violemment saturées, les éclairages irréalistes, les fonds stylisés, les décors géométriques et les effets optiques composent un univers visuel pop, psychédélique, presque abstrait. L’écran devient une surface picturale où dominent les rouges flamboyants, les bleus électriques et les verts acides, sculptant les corps et les espaces avec une liberté plastique rare dans le cinéma populaire de l’époque.
Contrairement à ses films gothiques dominés par le clair-obscur et la lenteur hypnotique, Bava privilégie ici la vitesse, le rythme, la mobilité permanente de la caméra. Travellings, zooms, cadres obliques et compositions très graphiques donnent à chaque plan la valeur d’une vignette stylisée. La musique d’Ennio Morricone, à la fois pop, ironique et sensuelle, participe pleinement à cette dynamique ludique et à cette atmosphère de fantaisie criminelle élégante.
Le personnage de Diabolik lui-même s’inscrit dans cet esprit. Il ne s’agit ni d’un justicier ni d’un héros moral, mais d’un voleur hédoniste, amoral, narcissique, que le film ne cherche jamais à condamner. Le couple qu’il forme avec Eva Kant devient une véritable icône pop, vivant dans un monde parallèle de luxe, de désir et de transgression. Cette glorification ludique de l’anti-héros s’inscrit pleinement dans le climat libertaire de la fin des années 1960, marqué par la défiance envers les institutions, la dérision du pouvoir et la fascination pour les figures marginales triomphantes.
Si « Danger : Diabolik ! » s’éloigne du gothique et de l’horreur qui ont fait la réputation de Bava, on y retrouve pourtant ses obsessions fondamentales : primauté de l’image sur le récit, théâtralisation de l’espace, goût pour l’artifice assumé, stylisation extrême de la violence et de l’érotisme. Plus encore que dans d’autres films, Bava semble ici filmer pour le pur plaisir de créer des formes, des couleurs et des mouvements.

Longtemps considéré comme une curiosité kitsch, il a même eu les honneurs du site Nanarland », le film apparaît aujourd’hui un manifeste ludique et flamboyant du génie visuel de Mario Bava, où le cinéma devient avant tout un art du regard et du plaisir plastique.
Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 308 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
Ce film est aussi bien que Fantomas , honnêtement on s’ennuie pas du tout. Le scénario est excellent, les gadgets sont bien pensés. On se régale, carrément diabolique.
Coco Nico
Coco Nico

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 mars 2024
Bonjour,
personnellement, je suis un grand fan de Mario Bava et de Diabolik ; j'ai commencé à lire la Bd en 1969, (j'en possède 621 exemplaires en Italien, et une centaine en Français) : je n'ai pas du tout aimé ce film, car il ne respecte absolument pas les personnages de Diabolik et d'Eva, et même si c'est du second degré, délires psyché assumés et tutti quanti, je pense que si j'avais vu le film avant de découvrir la BD, je ne me serais jamais intéressé à cette fiction. Je ne reconnais pas du tout Diabolik et Eva, et en plus John Philip Law (à part peut-être ses yeux) n'est pas du tout crédible dans ce rôle...
Mais ceci n'est que mon humble avis, je suis peut-être trop imprégné de la BD pour avoir suffisamment de recul...
aime five
aime five

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2023
"Danger Diabolik", BD revisitée par Mario Bava, séduit malgré ses imperfections et incohérences, grâce à ses décors psychédéliques et une superbe bande musicale. Les performances - propres à chacun - de Michel Piccoli, Adolfo Celi, Marisa Mell, John Phillip Law nous plongent avec délice dans l'ambiance romantique des années 60, faisant de ce film une expérience captivante pour les amateurs de cette époque. Kitsch, esthétique, romantique.
Christophe R
Christophe R

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2023
Il s'agit d'une adaptation cinématographique de la bande dessinée italienne du même nom, mettant en scène le personnage de Diabolik, un célèbre voleur.

L'esthétique visuelle du film est l'un de ses points forts indiscutables. Mario Bava, célèbre pour son expertise dans le cinéma d'horreur et de suspense, a créé un univers visuellement captivant. Les décors audacieux, les costumes extravagants et les effets spéciaux rétro ajoutent une touche unique à l'ensemble du film. La manière dont les couleurs sont utilisées pour symboliser les différents aspects de l'histoire et des personnages est particulièrement remarquable.

Cependant, le film peut être critiqué pour son intrigue relativement faible et sa narration parfois disjointe. L'histoire suit Diabolik et sa complice, Eva Kant, dans une série de vols spectaculaires, mais elle manque de profondeur et de complexité. Les motivations des personnages ne sont pas toujours clairement définies, ce qui peut rendre difficile pour le public de s'investir émotionnellement dans l'histoire.

De plus, la musique de Ennio Morricone, bien que mémorable et emblématique, peut parfois sembler envahissante et détourner l'attention de l'action à l'écran.

Dans l'ensemble, "Danger: Diabolik!" est un film qui séduira les amateurs de cinéma pour son esthétique visuelle et son style unique, mais qui pourrait laisser certains spectateurs sur leur faim en termes d'intrigue et de développement des personnages.
Redzing

1 448 abonnés 4 902 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2023
S'il on essayait aujourd'hui de faire un film, sérieux ou parodique, qui reprend l'essence des 60's, on aurait du mal à atteindre le concentré de rétro sympathique que constitue "Diabolik".
Maria Bava adapte ici une BD italienne à succès. Cela aurait pu donner un produit kitsch, moche et sous acide, façon "Barbarella". Ou un trip bébête en carton-pâte ringard, façon "Batman". Mais il n'en est rien.
Pourtant, "Diabolik" partait avec un handicap de taille : le film n'a pas de héros ! Diabolik est un super criminel à la Fantomas. Intelligent, bourré de gagdet, et surtout expéditif. Il n'a rien d'un héros, exécutant régulièrement des innocents avec le plus grand sang froid. Son rire machiavélique tient d'ailleurs du super vilain. Et ses motivations ne sont guère humaines, puisqu'il vole... pour satisfaire sa petite amie !
Pour autant le film se centre très ostensiblement sur ses diverses fourberies. Et en face, on a surtout des forces de polices incompétentes d'un état fictif. Le seul personnage qui ressemble vaguement à un protagoniste est un espèce de sous-commissaire Juves, incarné par Michel Piccoli.
Pour autant, le film fonctionne. Principalement grâce à l'ambiance, qui reprend clairement un esprit de bande dessinée. Dont des costumes originaux, dont la fameuse combinaison spandex de Diabolik, qui ne laisse voir que ses yeux. Ou les tenues de Marisa Mell, qui mettent l'accent sur d'autres parties de son corps...
Des décors réussis, le repère de Diabolik en tête. Un humour qui fonctionne quand il survient. Et une BO là encore très marquée 60's d'Ennio Morricone (tout de même !).
Côté acteurs, c'est là encore un film très ancré dans son époque. Outre Michel Piccoli, on retrouve la gueule sinistre d'Adolfo Celi, qui incarne un méchant secondaire. Ou l'habitué des comédies Terry Thomas. A propos de John Philip Law, je dois dire que son corps fin et athlétique et son regard perçant conviennent très bien à Diabolik. Mais question finesse de jeu on repassera, Law se contenant d'être rigide comme la pierre en terme d'expressions !
A noter qu'étonnement, aucune suite ne sera produite. Mais les Italiens ont rebooté Diabolik en 2021, et sur grand écran !
ManoCornuta

357 abonnés 3 062 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2023
Il y a quelque chose de Fantômas mélangé à James Bond (période sixties) dans ce personnage tiré d'une BD italienne, dont on ne voit guère l'intérêt si ce n'est de surfer sur le psychédélisme anar inhérent à son époque. Michel Piccoli s'en tire du mieux possible et, hormis quelques traits d'humour bien amenés et la sculpturale Marisa Mell (je sais, ce n'est pas de bon ton mais c'est comme ça) on ne retiendra pas grand-chose à l'arrivée, la débauche de moyens donnant dans le kitsch et le carton-pâte.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 066 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2023
On a bien rigolé mais on ne va pas se mentir. Très surpris par certaines séquences digne d'un James Bond, pour citer précisément ce saut en parachute très mal incrusté au passage, on fini très souvent dans le parodie à la Fantômas. Et il faut bien précisé que ça n'est pas voulu.
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2022
Ce Diabolik doit être un kleptomane mégalomaniaque, car richissime, il ne pense qu'à voler et tel un vilain james-bondien a tout ce qu'il lui faut a portée main pour ces méfaits. Le déroulement du scénarionous rappelle cependant bien plus "Fantomas" sauf que ce dernier a infiniment plus de charisme et de faconde que ce pauvre Diabolik, insipide en tous points. Par contre son assistante aurait été une parfaite Lady Belpham, elle est potentiellement la véritable héroïne de ce film psychédélique, kitchissime, et plus embêtant totalement incohérent tant au niveau des actions que du montage. A regarder comme une curiosité d'une époque révolue qui nous proposait des films fadasses mais hauts en couleurs.
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2020
Une série B assez nerveuse, à l'apparence kitsch, qui file vite et qui met en scène ce génial cambrioleur, opposé à un flic tenace (Michel Piccoli, co-production franco-italienne oblige) et à un truand sans scrupule. Le scénario est un peu dispersé, avec un vague fil rouge, comme si on avait adapté trois épisodes différents. Le charismatique John Philip Law est impeccable dans la tenue moulante de Diabolik, parlant peu, et son duo amoureux avec la belle Eva (Marisa Mell, très sexy). Abusant d'effets vieillots, pour continuer à stimuler sa débrouillardise, Bava ne fait pas dans la subtilité ou le réalisme documentaire, optimise son budget, signe quelques belles séquences, et offre in fine un divertissement fort agréable, à défaut d'être enthousiasmant ou vraiment jouissif. Fun, mais daté.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2020
Dino de Laurentis offrit un budget conséquent à Mario Bava pour qu’il adapte à l’écran « Diabolik » bande dessinée à succès d’Angela et Luciana Giussani. Même si le réalisateur n’utilisa qu’une partie de l’argent, le casting, les décors, travelling aériens et accessoires sont assez inhabituels dans ses réalisations. Et de s’en donner à cœur joie question mise en scène avec des cadrages originaux et des zooms fréquents (parfois inutiles). Si le ton du film est plutôt drôle, libertaire et déluré, le fond est parfois contestable : tout cela pour assouvir les caprices de son amante ultra sexy, avec moult morts au passage et police ridiculisée dans les grandes largeurs. Marisa Mell offre sa plastique très avantageuse au rôle de la belle, malheureusement, mais John Phillip Law, l’ange de « Barbarella » est une fois de plus inexpressif égalant, question charisme, celui d’un bloc de paraffine. Heureusement, les seconds rôles, Michel Piccoli, Adolfo Celi, Terry Thomas sont excellents et permettent à cet étrange mélange à l’humour noir, synthèse improbable entre « Fantômas » et James Bond, de faire passer un bon moment au spectateur.
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2019
Danger : Diabolik a tout pour attirer les amateurs de nanars et de kitch et pourtant ce serait faire injustice à Mario Bava que de réduire son film à cette simple dimension.
Alors que les peintures de certains artistes du pop art se vendent aujourd'hui des millions d’euros , Danger diabolik par l’inventivité de ses décors, le travail des couleurs , ses effets spéciaux visuels , ses symboles à connotation sexuelle, sa direction d’acteurs faisant d’eux des mannequins déshumanisés ou des archétypes risibles , constitue une véritable et unique œuvre cinématographique du pop art
Outre ses qualités artistiques formelles,l’autre force du film est de ne jamais tomber dans la parodie ou le second degré.
Si l’humour noir est bien présent, il est sous jacent et Mario Bava en tant qu'artiste engagé et obsessionnel traite avec le plus grand sérieux une matière qui ne l'est pas donnant à son film, une poésie et un aura dont sont totalement dépourvus des films comme Austin Powers .
Peut on parler cependant d'une œuvre majeur?
Peut être pas car il y a toujours un côté inabouti ou imparfait dans les films de Mario Bava
Mais je trouve plus de charme à ses films que dans les films plus maitrisés de metteurs de scènes qui ont recyclé ses idées tel que Quentin Tarentino , grand découvreur de ce genre de cinéma;
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

141 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2017
Tiré d'une BD italienne à succès, Danger : Diabolik est un chef-d'œuvre du kitsch, baroque, drôle, vaguement érotique et plein de trouvailles, et témoigne à merveille d'une certaine atmosphère de la fin des années 60. La mise en scène est soignée et les cadrage géométriques sont souvent intéressants, la musique d'Ennio Morricone est assez géniale et les décors sont dignes de leur décennie. Et que dire de l'interprétation de Michel Piccoli dans le rôle d'un inspecteur de police malchanceux qui passe son temps à traquer avec insuccès le diabolique Diabolik, et qui doit encore se demander aujourd'hui comment masquer le titre de ce film sur son CV.
ferdinand75

721 abonnés 4 445 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 novembre 2017
Un film Vintage, parodie des James Bond des années 60, à la Sean Connery. De l'humour un peu décalé. Des belles voitures de sport, une assistante super canon. On est effectivement dans une sorte de "comics".. On se demande ce que Piccoli est venir faire dans série B , italienne , en jouant l'inspecteur qui traque le Diabolik , mais se fait souvent ridiculisé. De beaux décors de la Riviera, pour un film qui se laisse voir pour son charme Kitch.
soulman
soulman

139 abonnés 1 397 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2017
Un étonnant film psychédélique qui a très bien vieilli : réalisation nerveuse, montage cut à souhait, décors recherchés et excellente b.o. de Morricone. De la très belle ouvrage.
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