Juliette des esprits
Note moyenne
3,5
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29 critiques spectateurs

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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2025
L’univers fantasmagorique de Fellini, décidément, ce n’est pas pour moi. Cela dit, parmi les quelques films du réalisateur que j’ai vus, c’est sans doute celui dont l’histoire m’a le plus intéressée; sans pour autant réussir à me captiver pleinement. À noter tout de même : l’usage de la couleur apporte un vrai plus et donne au film une dimension visuelle indéniable.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 janvier 2025
Bourgeoise mariée à un industriel qu'elle soupçonne de la tromper, Giuletta Masina s'élance dans une série de rêveries faite de fantasmes et de résurgences de l'enfance qui agissent, peut-être, comme une thérapie.
De fait, le film de Fellini est un récit libre et déroutant, suivant l'imagination débridée de Giulietta, femme timide et effacée, généralement spectatrice de ses rêves étranges, peuplés de personnages extravagants, volubiles...et incompréhensibles. Car, si on est séduit formellement par les fantasmagories colorées et baroques de Fellini, par la richesse et la sensualité de sa réalisation, l'onirisme dans lequel nous plonge (nous noie?) le cinéaste est moins poétique, moins fantaisiste, finalement, qu'ésotérique et obscur.
L'exubérance fellinienne passe ici par des personnages -occultistes, grandes prêtresses, etc, etc...- dont le langage nous échappe et de la bizarrerie desquels n'émanent ni intérêt ni cocasserie. Au contraire de l'héroïne Giulietta, amusée et intriguée par ces fantoches, je suis resté indifférent, en dehors du songe.
Martine R.
Martine R.

15 abonnés 65 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mai 2023
Si j'apprécie en général le cinéma de Fellini , ma préférence allant au sublime "Amarcord", Juliette des Esprits m'ennuie profondément. Certes, les acteurs sont très bons mais dans ce film, on sent que Fellini ne se soucie pas de ceux qui vont aller le voir.
C'est long, verbeux et tout se déroule dans des décors à l'esthétique vieillie.
Je l'ai vu à sa sortie et le revois aujourd'hui sur OCS.
Eh bien l'ennui se fait plus encore ressentir à présent.
Angelo M.
Angelo M.

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2023
Pendant la première heure, on peut avoir l'impression que Fellini s'amuse aux dépends du spectateur. Rien ne permet de supposer que la mosaïque de scènes réelles (et quelle réalité !), de scènes imaginaires, de scènes oniriques, de scènes peut-être vécues, de scènes remémorées, puisse s’agencer en une signification quelconque.

Mais, par son génie de la mise en scène, de l'or et de la fange qui sont le lot de ces personnages, le maître arrache la réalité de Juliette et, graduellement, donne au film la vraisemblance psychologique que l'on commençait à désespérer d'y trouver.

Pauvre Juliette. Issue d'un milieu hyper-bourgeois, sœur d'une star de la TV, affublée d'amis au snobisme délirant, elle espérait trouver dans le mariage l'absolu que tout esprit recherche. Hélas, dans cette voie, elle s'enlisera alors dans le mysticisme le plus forcené, contactant les esprits dans ces réunion mondaine où l'on fait tourner les tables, croyant communiquer avec eux dans sa vie quotidienne, consultant un gourou ambisexuel dans l'espoir de reconquérir son mari.

Et lorsqu'un jour, elle saura avec certitude que son mari la trompe, minée par cette révélation, soumise à ses fantasmes et à ses hallucinations, poursuivie par le souvenir d'un grand-père à demi-fou, hantée par l'obsession chrétienne de la faute, refusant tout contact avec l’écœurant snobisme de ses anciens faux amis et avec la vie de débauche de ses nouveaux faux amis, refusant même le contact avec les rares personnes qui pourraient lui venir en aide, elle s'enferme en elle-même, là où elle ne pourra éviter la folie.

La conclusion de ce drame est inévitable. Mais les derniers combats de Juliette constituent un moment hallucinant du film, où Fellini laisse libre cours à son imagination délirante, en allant crescendo de scènes tellement indescriptibles que l'on ne peut les dire que... felliniennes !
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2020
De retour devant les caméras de son Fellini de compagnon après sa période ”attends, chérie, je fais des chefs-d’œuvres”, Giulietta Masina prend des couleurs mais pas de rides. De plus en plus captivante quoique moins présente avec ce rôle qui la fait un peu trop sourire, elle éponymise aussi l’œuvre dont le titre semble lui donner le rôle plus ou moins religieux d’une illuminée – même si c’était sans doute Fellini l’illuminé, comme il était dans le coup comme toujours & déclare avoir pris de la LSD pour produire ses Juliette.

Au cœur de cette confusione dont le réalisateur tirait d’ordinaire le meilleur & le meilleur, j’ai trouvé cette fois-ci qu’il tournait un peu en rond. Pour la première fois chez lui, la bouffonnerie bourgeoise est à la fois le thème & le procédé, ce qui use à la longue. On s’intéressera aux scènes que le symbolisme mystique éclaire aussi bien que la couleur (dont c’est le premier usage homogène chez l’artiste) & arrivant à faire tenir le scénario malgré l’absence d’une réelle trame. On arguera que c’est commun chez Fellini, mais la résumabilité exhaustive de l’histoire en une seule ligne témoigne des deux heures passées à tourner autour du Pô.

Le créateur cherche à porter cette fois son criticisme ambigu en même temps sur le spiritisme & la médecine de comptoir, confiant dans son idée qu’il a eue d’en dénoncer la superficialité tout en la rendant ontologiquement fascinante par son obtusité & son ridicule intrinsèque.

Tout cela fonctionnerait si Masina, au cœur de l’entonnoir, n’était pas entièrement & assumément passive. Tout mon préjugé positif pour Fellini (peut-être émoussé, je l’admets, par la puissance de La Dolce Vita & de 8 ½) n’a pas suffi à me faire voir Giulietta comme autre chose que la titanesque bande-annonce du buñuelisme social qu’on lui connaissait déjà (je ne m’en veux même pas de le priver ici de l’étiquette du fellinisme) où il se fait plaisir avec un casting cosmopolite & butinant dont il remplit les dialogues d’une outrance qui ne semble cette fois-ci rien viser.

Juliette des Esprits doit être vu pour son ambiance essentiellement héritée d’Hitchcock (et très prégnante dans ce sens), recyclant en couleurs vives une psychose nouvellement à la mode avec le style d’un autre ”grand” en matière d’hallucinations au septième art. C’est précisément le comparatif qui catalyse ma vision du film telle une œuvre non originale, tentative de faire seulement ”au moins aussi bien” dans une lignée somme toute très reconnaissable où Fellini prend un peu trop ses aises dans une gloire bien établie.

→ https://septiemeartetdemi.com/
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 avril 2017
Film personnel de Fellini qui est un portrait de femme analysant son couple et voyant en lui une multitude de fantasmes ou d'images réelles qui forment un univers fantasmagorique.
Fidèle à lui-même, bigarré, étrange et laid au final.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 octobre 2015
J'ai adoré ce film, que j'ai pourtant revu après une première vision décevante. Je me rappelais pourtant de sa légèreté, à mon sens il ne s'agit pas d'une comédie dramatique, malgré la gravité du sujet (Juliette qui découvre et souffre des trahisons de son mari), mais bien d'une comédie un brin farfelue, comme le monde qui entoure la protagoniste, notamment les sœurs et la mère, rôles joués par une très grande Valentina Cortese, une délicieuse Sylva Koscina et Caterina Boratto, une très belle ancienne star du cinémas italien des années 30 - 40 que Fellini est allé chercher on ne sait pas par quel miracle.
Et comment oublier les invités du party et la voisine, interprétée par une irrésistible Sandra Milo en grande forme? C'est le portrait d'une certaine grande bourgeoisie romaine, malheureusement presque disparue après les années Berlusconi, insouciante et bien loin des difficultés qui commençaient à traverser le nord du pays, des sujets si chers à la gauche italienne.
Les décors, la photographie, la musique de Nino Rota sont excellents, l'imaginaire de Fellini est très présent, sublimé par la couleur, que Federico utilise pour la première fois. En conclusion, un petit régal.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2013
Fellini a composé un univers baroque aux accents psychanalytiques, constamment inventif et jubilatoire. Un délire onirique très maîtrisé, doublé d'un itinéraire intérieur, drôle et triste à la fois. L'absurde côtoie le grotesque pour la peinture de la bourgeoisie. Mais l'ensemble n'est pas exempt de tendresse à l'égard du personnage principal, interprété par Giulietta Masina, la femme du réalisateur. Peu importe la part biographique, c'est un rôle en or. L'actrice est magnifique et touchante dans un rôle de petit oiseau naïf, se débattant avec des visions qui la hantent, son passé, son présent, son avenir. Sur le plan esthétique, c'est le premier long-métrage de Fellini en couleurs. Le cinéaste exploite parfaitement ce nouvel atout pour renforcer l'effet des scènes fantasmées. Les couleurs sont exubérantes, les éclairages et cadrages superbes.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2013
J'ai vraiment adoré "Juliette des esprits" qui m'a beaucoup fait penser à "Huit et demi", un de mes films préférés de Federico Fellini. (En fait, je crois que ce "Juliette..." serait le pendant féminin de 8 1/2 avec le grand Mastroianni dans le rôle principal). Quel plaisir que de retrouver la formidable Giulietta Masina dans cette merveille de créativité, de mise en scène (Comme toujours avec Fellini), de subtilité. La musique de Nino Rota, évidemment, est splendide. Premier film du maestro italien en couleur mais pas le plus connu, il est à découvrir absolument.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 septembre 2013
Ce n'est pas un film, c'est un livre d'images. Si on peut apprécier la méticulosité de la mise en scène (pardon, de la mise en images), il faut bien convenir que certaines de ces images sont non seulement inintéressantes mais sont aussi fort laides. Fellini serait-il un réalisateur surcôté ?
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2013
Dans ses oeuvres postèrieures (l'après "8 1/2"), Federico Fellini effectua un retour aux « produits » typiquement italiens, quitte à les remodeler pour les adapter aux exigences de son propre univers! Ainsi naquit en 1965 le très beau "Giulietta degli spiriti" avec la grande Giulietta Masina où l'on oubliera pas cette Juliette dèlivrèe de ses fantômes et de ses fantasmes regardant partir dans l'ombre du souvenir la petite Juliette martyrisèe sur le gril factice d'un mystère de patronage! Avec aussi du talent dans les seconds rôles fèminins telles que Valentina Cortese et surtout Sandra Milo (le personnage de Suzy est en fait l'antithèse de ce que l'on connaissait de l'actrice), chargèe d'exprimer les obsessions du cinèaste, en sachant dessiner une dèlicieuse caricature d'elle-même et de la mythologie fèminine italienne! Fantaisie onirique par excellence, "Giulietta degli spiriti" est un film majeur de Fellini, sans lesquels le cinoche italien de l'après-guerre perdrait l'une de ses dimensions essentielles! Cette façon de se tourner vers les ressources de la subjectivitè pour renforcer le côtè spectaculaire du cinèma se retrouve ègalement dans l'utilisation qu'il fit de la personnalitè de sa Giulietta! Toutefois, même dans ce film mêlant rèel et imaginaire, Fellini continua de tourner autour de son propre moi! Musique de Nino Rota, cela va de soi...
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2013
L'imagination du réalisateur est sans doute débordante et réaliser un portrait non linéaire est une idée comme une autre, encore faut-il que le spectateur puisse se raccrocher à quelque chose, encore faut-il que le fil conducteur soit intéressant et Giulietta Massina n'a pas cette qualité, loin s'en faut ! On s'ennuie à mourir et certaines scènes sont carrément hideuses (la séance chez le médium).
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2017
«Juliette des Esprits» est souvent présenté comme le pendant féminin de «Huit et Demi». Après avoir analysé et extériorisé son inconscient, Federico Fellini a en effet décidé de s'attaquer à celui de sa femme. Il a voulu porter à l'écran les obsessions, les fantasmes, les rêves les plus fous de son épouse, cherchant à mieux la comprendre en disséquant l'influence notamment de son enfance et de son éducation sur sa personnalité. Et le résultat est plus qu'extraordinaire! Laissant libre cours à son imagination foisonnante, le maestro enchaînes les séquences oniriques, gorgées d'un symbolisme exubérant et faisant preuve d'une originalité permanente. «Juliette des Esprits» est le premier film en couleur de Fellini, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a fourni un travail remarquable de recherche graphique, sa palette s'ouvrant aux nuances les plus variées. Sa mise en scène est admirable de maîtrise et d'ingéniosité, influence notable de bien des réalisateurs (Lynch, Kubrick,...) n'ayant jamais su l'égaler dans l'extravagance géniale de ses visions. Nombre de passages restent mémorables, le long métrage baignant constamment dans une atmosphère enjouée et fascinante, complètement hallucinée. Merveille de subtilité et de créativité, «Juliette des Esprits» est assurément l'un des plus grands films de Federico Fellini. Un réjouissant chef-d'oeuvre! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2011
Entre Huit et demi et Satyricon, Juliette des esprits se situe dans cette période de l’œuvre de Fellini où, comme d’autres avant lui (Claude Simon dans le domaine des lettres notamment, suivant le modèle de Blanchot), il se prépare à abandonner le procédé de la narration (raconter une histoire) pour passer à celui du récit (se raconter soi-même en tant que chaque vie est porteuse d’histoires ou plutôt d’une histoire). Nous sommes ici dans une espèce de transition (et nous y resterons avec Satyricon) où l’auteur ne se cantonne plus à une histoire linéaire comme dans I Vitelloni ou La strada mais ne peut encore se résoudre à l’éclatement total du propos comme ce sera le cas à partir de 1971 avec I Clowns… On a donc encore droit à un semblant d’histoire structurée avec une bourgeoise bien mariée qui fréquente un cercle d’amis décadents (les mêmes que ceux de La dolce Vita puis de Huit et demi, ceux que l’on retrouvera à l’époque romaine dans Satyricon) et s’ennuie ferme, seulement distraite par des échappées oniriques… qui vont devenir l’essence de sa vie lorsque ce monde s’écroulera sous le coup de l’adultère du mari adulé. Les images, comme toujours sont magnifiques, la musique de Nino Rota est expressive au-delà des mots pour atteindre le cœur du propos, Giuleta Masina est aussi à l’aise en bourgeoise qu’en souillon ou en prostituée et les séquences oniriques sont toujours aussi bien maîtrisées avec des fantasmes qui remontent au Cheik blanc et annoncent ceux à venir… J’aurai une seule réserve pour ma part à propos de la résolution finale un peu trop facile sous forme d’un emballage œdipien assez grossier et vite expédié… Mais ce film a beau être un film de transition et se terminer sur une ultime pirouette insatisfaisante, il n’en demeure pas moins un film qui tient la route, un film de Fellini, un vrai !
Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2011
Onirique et délicat. Voici deux termes désignant Juliette des esprits, traitant pourtant d'une femme découvrant son cocufiage (rôle attribué à l'excellente Giulietta Masina) alors qu'elle aimait et vivait naïvement avec son mari qu'elle n'aurait jamais soupçonné de quoi que ce soit; Mais alors qu'on serait en droit de s'attendre à un énième film abordant un tel sujet sous un aspect dramatique, Fellini nous mène vers le for intérieur de cette femme de haute famille, que l'on découvre en tant qu'univers extrêmement riche, mêlant rêve et réalité.

Si la portée du film n'est pas aussi forte que la période pré-Dolce Vite du Maestro, il n'en demeure pas moins un exercice artistique éminemment intéressant et doté, à l'instar de sa protagoniste, d'un univers tantôt fabuleux, tantôt magique, et finalement unique. Sans doute même le plus riche et passionnant de la filmographie de Fellini. Mais je persiste à dire que le plus beau reste La Strada !
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