Il y a de tout dans les films de propagande de l'âge d'or Hollywoodien, et Dive Bomber a la particularité de plutôt s'intéresser à un corps de métier et la technologie allant avec, qu'à une unité qui se retrouverait face à l'ennemi.
Comme cela pouvait être le cas, c'est un grand nom des Studios qui se charge de la réalisation, ici Michael Curtiz qui tourne depuis le début des années 1910 et qui va, une année avant le mélancolique Casablanca, participer à l'effort de Guerre. L'angle adopté est donc ici différent, et aborde la participation des médecins et scientifiques aux conflits, et la capacité de ceux-ci pour permettre aux soldats de conduire des machines toujours plus puissantes et rapides.
Il va surtout s'intéresser à des phases d'expérimentation, de quoi lui permettre de mettre en avant ses personnages et les relations qu'ils vont entretenir. Il se permet même quelques moments plus légers, qui fonctionnent assez bien, et n'insiste pas forcément sur l'aspect patriotique, mais vraiment sur l'humain. Pour cela, il s'entoure intelligemment d'un casting à la hauteur, en particulier un Errol Flynn cabot, surdoué et toujours souriant, sachant tout de même retranscrire les sensations de son personnage.
Si les ambitions narratives et dramatiques ne sont pas très grandes, Dive Bomber pèche aussi par sa longueur, le film étant parfois trop bavard, avec aussi quelques séquences aériennes qui paraissent trop longues. Enfin, rien de bien dérangeant non plus, et l'œuvre se suit avec plaisir, surtout que Curtiz sublime bien le contexte de l'œuvre et l'utilisation de l'industrie par l'armée, donnant ainsi quelques scènes plus simples, mais passionnantes, notamment en usines et durant les tests.
Si Michael Curtiz s'est déjà montré bien plus ambitieux, il propose tout de même une œuvre intéressante pour son effort de Guerre, s'attardant plus sur un groupe d'humains au cœur d'une science, permettant à Dive Bomber d'éviter les lourdeurs patriotiques tout en sublimant un Errol Flynn égal à lui-même.
Tourné en 1941, en pleine seconde guerre mondiale, « Dive bomber » est en fait un pur film de propagande à la gloire de l'aéronavale US. Ce n'est d'ailleurs pas un cas isolé, tant l'industrie du cinéma était déjà utilisée par tous les belligérants pour communiquer avec le grand public et promouvoir leurs forces armées. Ce qui fait sortir « Dive bomber » des sentiers battus, c'est qu'il est totalement dénué de combat. Les scénaristes ont en effet décidé (cette fois) de mettre en valeur les médecins et chercheurs qui permettaient d'améliorer les conditions de vie des combattants. On suit donc la vie et le destin, parfois tragique, des pilotes d'essais et des techniciens qui développaient les nouvelles technologies de l'aviation encore balbutiante. Les scènes aériennes sont d'ailleurs plutôt intéressantes et devraient plaire aux amateurs du genre. Pour le reste, le film est plus à appréhender comme un témoin de son époque que comme une œuvre majeure du cinéma Hollywoodien. Ceci dit... il y a le grand Errol Flynn au casting, ce n'est jamais négligeable !
Un angle différent pour aider la nation dans un film de propagande masqué, où l’on ne met pas en avant des troupes face à des ennemis montrés de manière caricaturale et souvent absurde. Non, l’approche est différente, elle montre que les grandes nations savent résoudre les problèmes pour faciliter le combat et renforcer les forces armées, voilà qui est bien amené et rassurant. Donc on se retrouve avec des médecins militaires qui s’évertuent à pousser plus loin la technologie pour que les aviateurs puissent se surpasser, mettre en avant un corps de métiers de l’armée, plutôt qu’une unité d’élite est assez intéressant. On retrouve avec plaisir Errol Flynn, cabot mais surdoué, entouré de très bons seconds rôles, il y a même parfois des moments plus léger avec ce militaire qui se retrouve harceler par sa femme, fraîchement divorcer et qui courre après sa pension…que doit-on en penser ? Le film malgré tout reste bavard, et les séquences d’aéronautiques s’attarde parfois et ralentisse le rythme général. Film peu connu donc à découvrir pour son duo Curtiz Flynn.
Le duo Michael Curtiz - Errol Flynn se retrouve une nouvelle fois pour un film de propagande comme il y en avait dse tonnes pendant la période 41-45. Cette fois ce film se démarque beaucoup dse autres films du genre par un thème plus original, à savoir la recherche médicale pour optimiser les conditions de vols des pilotes de chasse. Errol Flynn y interprète donc pas un héros de base comme on pourrait s'y attendre mais un médecin. Le scénario conte donc les relations entre pilotes et médecins pendant les phases d'expérimentation... Pas obligatoirement des plus palpitants faut en convenir, le film étant de plus dépourvu de toutes scènes de combats aériens. Heureusement Michael Curtiz est un grand cinéaste et il a su s'entourer d'un casting riche et solide. Evidemment on a droit à un lourd message patriotique mais l'époque (Seconde Guerre Mondiale) excuse cette manque de finesse. Interessant et divertissant à défaut d'être un grand film. Errol Flynn porte le film et il faut avouer que Curtiz a su magnifiquement filmé les sècnes aériennes.
Une fois encore, Michael Curtiz démontre qu'il reste un des grands maîtres de l'histoire du cinéma. Histoire maîtrisée, sens aigu du récit et de la mise en scène, direction des acteurs, Curtiz fait d'une petite histoire un récit passionnant et enlevé. Sous sa direction Errol Flynn donne le meilleur de lui-même entouré d'une pléiade de seconds rôles finement ciselés. Un excellent moment de cinéma.
Une bonne surprise. Alors que les films de guerre de l'époque étaient d'une banalité à la limite du navrant, ce film se révèle assez touchant, grace à une mise en scène très sérieuse de Michael Curtiz. De plus, même si bien sur quelques clichés passent par ci par là, on regarde l'ensemble avec un réel plaisir, d'autant plus que les acteurs sont bons, à l'image d'Errol Flynn, Fred MCMurray et Ralph Bellamy. Et l'humour est lui aussi relativement présent, ce qui nous offre au final un très bon divertissement, un peu alourdi par une fin pour le moins patriotique (c'était systématique à l'époque, et quelque peu agacant.) Dive Bomber reste un divertissement très agréable.