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Un visiteur
4,5
Publiée le 2 décembre 2013
Ce deuxième volet est véritablement la suite logique du premier. Et lorsque je dis "suite logique", je ne parle pas vraiment d'un point de vue scénaristique, puisque dans ce nouveau volet, l'histoire se recentre sur le personnage de Tony, incarné par Mad Mikkelsen, qui rappelons le, était totalement relégué au second plan dans Pusher 1. Je vais surtout parler d'une suite en terme d'intrigue, de personnages et de réalisations ! On suit une nouvelle fois le parcours laborieux d'un Homme, ici Tony donc, qui est complètement maladroit et dénué de leadership. J'ai eu le même ressenti que pour le personnage de Frank dans Pusher 1. Ces mecs sont perdus dans la vie, et ils n'ont strictement aucun principe et n'ont jamais de chance. C'est avec toutes ces caractéristiques que l'on trouve une nouvelle fois un film drôle dans beaucoup de moment, grâce à des situations burlesques. Après, force est de constater que le film arrive quand même à instaurer un climat de tension avec la réalisation. Comme le premier, Pusher 2 est filmé façon documentaire, ce qui donne un aspect très réaliste. Le jeu des acteurs est très axé sur l'improvisation, ce qui permet de donner vie à ces personnages et d'entretenir une relation de proximité avec le spectateur. Je trouve aussi que la musique est plus présente ici que dans le premier volet. Mais dans l'ensemble, je dois avouer que j'ai beaucoup plus accroché au premier Pusher. Certes, le personnage de Tony va plus nous marquer l'esprit que celui de Frank, mais je trouve que le premier était plus trash, plus rythmé et rarement en baisse de ton sur la durée. Reste que Pusher 2 s'avère être un excellent divertissement, qui déjà à sa sortie, laissait présager le type de travail fait par Nicolas Widding Refn dans les films qu'il réalisa par la suite ! (certains plans sont très similaires à ceux employés dans Only God Forgives, avec un jeu sur la lumière et le silence)
Très bon second opus qui ne se limite pas au vice de la drogue, mais évoque aussi les vols de voitures, la prostitution et surtout les problèmes liés à la famille. On retrouve l'univers et les personnages du premier film, sans que ce soit une véritable suite. L'histoire tourne à présent autour de Tonny et prend des air de tragédie, nous confrontant ainsi à des aspects moraux de la vie, là où le précédent film se centrait principalement sur une affaire de règlement de dettes. La mise en scène est peut-être plus conventionnelle dans ce second film, mais on se laisse toujours convaincre par ce ton très cru et juste. On finit par éprouver un certaine compassion pour Tonny, car même s'il est un paumé qui commet souvent des erreurs, on se rend également compte qu'il évolue dans un monde où les autres font très souvent preuve d'égoïsme...
Je n'avais pas aimé le premier, il faut dire que celui-ci le surclasse largement. Beaucoup plus profond, plus touchant et plus violent, Pusher 2 est un très bon film dans l'univers du trafic noir et de la drogue. On se retrouve avec Tonny, un personnage très travaillé brillamment interprété par Mads Mikkelsen, qui tente de se refaire une réputation. Contrairement à Pusher 1, Pusher 2 a une histoire non répétitive aux nombreuses scènes d'anthologie. Que ce soit au niveau du mariage, de la paternité, de la rédemption, de l'argent, tout y passe et on se trouve avec des personnages completement tarés et rongés par différents sentiments, rongés également par leur dépendance et leur mal-être général. L'ensemble du casting joue avec un réalisme qui accentue encore plus l'histoire, on retrouve une fois de plus le style de Widding Refn : un personnage central haut en couleur, des musiques électros, et une mise en abime si particulière, et le tout forme donc un film très efficace. De plus malgré le comportement de l'ensemble des protagonistes, un certain espoir semble se dégager sur la fin. Très bon film.
Aussi DELICIEUX que c'est VIOLENT! Magnifiquement tourné; L'atmosphère sombre accentue la qualité du film. La violence est parfaitement retranscrite et ça nous un film d'une vérité étonnante. Une véritable surprise!!! Le meilleur volet de la trilogie malgré quelques lenteurs.
Ce pusher 2 est l'apogée de cette trilogie . Peut être moins d'action que dans le 1 ou 3 mais le réalisme n'en est que plus remarquable . Ce deuxième volet , se repose essentiellement sur tonny , qui sorti de prison , essaye de se refaire une "santé" . Réaliste , social , ce pusher sent le souffre avec son ambiance crade et sombre , sa réalisation coup poing qui prend aux tripes . Les personnages , plus barrés les uns que les autres , sont tous pleins de vices et de violences en eux . Cru et subversif , ce pusher II est un véritable bijou .
Une suite tout aussi réussie, ou les moyens supplémentaires se ressentent. Le cadrage, les dialogues, le jeu des acteurs nous approchent d'une certaine réalité, et nous voyons Copenhague sous un autre angle, glauque et violent. Un quotidien très bien mis en scène, et qui met parfois mal à l'aise. Une suite qui permet de mieux comprendre le personnage de Tonny, auquel on peut s'y attacher. Un bon thriller.
Huit ans après, Refn décide de donner une suite à son premier film qui sera suivi de très près par le 3. Côté mise en scène, rien n'a changé, nous sommes toujours très proches du documentaire mais l'histoire est bien plus solide et le personnage de Mads Mikkelsen suscite bien plus d'intérêt que celui du premier volet. Un film honorable qui se rapproche de plus en plus de la qualité de ses films actuels.
Tout aussi passionnant que le premier. Ce deuxième opus est désormais centré sur Tonny et sur ses relations et son évolution à sa sortie de prison. Un scénario toujours aussi dense, une réalisation hyperréaliste, des personnages violents, charismatiques et sans concessions. Nicolas Winding Refn ajoute en plus une histoire vraiment sordide de paternité qui se terminera de la plus mauvaise des façons. Un deuxième épisode vraiment excellent. Si la conclusion est à la hauteur (ce dont je ne doute pas une seconde), cette trilogie sera vraiment extraordinaire.
8 ans après le premier opus, Nicolas a pris du recul, gagné de l'expérience. Il a corrigé les défauts de Pusher premier du nom, avec une histoire toujours très réaliste mais plus accrocheuse. Le personnage de Mads Mikkelsen est incroyable, véritable révélation du cinéma Danois. Ce thriller est vraiment au dessus du lot, mais destiné aux amateurs de cinéma intimiste.
Renversant!! le meilleur de la trilogie. Une très bonne mise en scène avec des plans caméra exceptionnels, une atmosphère bien retranscrit appuyé par une musique superbe. On est carrément absorbé par ce film. Visuellement très réussi avec encore une fois un très bon final.
Oh peuchére que tu me fais plaisir !! ( oui le jeux de mot est pourri mais suis fatigué ce soir ) J'avais lu dans une interview que NWR avait fait ce film sans y être vraiment, occupé par d'autres projets qu'il était. C'est fou de se dire qu'un quasi chef d'oeuvre peut débouler comme ça presque par hasard. Ça interroge pas mal sur la part de mystère et de hasard qui fait qu'un film devient ce qu'il devient entre l’écriture, l'intention et la projection sur la toile du résultat final. C'est fort, c'est brut et sensible à la fois, à l'image de ce héros pommé dans un milieu trop dur pour lui (bien qu'il ne soit pas un ange non plus), immensément seul et que personne ne respecte (ce qui renvoie au tatouage sur son crane), surtout pas son père. La scène terrible de mariage fait froid dans le dos tellement elle s'étire en longueur dans le glauque, le louche, l'alcool mauvais et l'isolement pour son héros. Quel tableau. Après l'irréparable commis, le long travelling final est superbe et fait office de libération, on respire. Et on se demande qui du héros ou du bébé porte l'autre vers un avenir qui s'inscrit en pointillé quand même. Cette fuite reste vraiment désespérée et rien ne nous ai dit sur un éventuel happy-end . Hors de propos ici. On se prend ces images en plein visage et c'est tout. Seul compte le présent, comme pour le héros qui n'a jamais rien construit ( et surtout pas avec ce père détestable ) l'avenir n'est pas de mise. Au moins, pour la première fois, ces actes vont le forcer à se battre ( avec soi même en changeant ? ) pour en envisager peut être un.
Ce deuxième volet est moins accrocheur que son petit frère. On s'attache malgré tout à son protagoniste qui, comme celui du premier, cherche absolument à survivre. Dans le fond, le film ne m'a pas fait penser à un autre polar mais à "Julien Donkey-Boy" de Harmony Korine (!?). La réalisation de Refn est acide et lui vaut largement le titre de "punk" du cinéma danois.
"Pusher II", 8 ans après le premier est similaire à "Pusher" et garde son thème principal : le fric. On a droit à une belle brochette de personnages dont la plupart sont des déchets interprétés par des bons comédiens (Mads Mikkelsen en tête). J'ai légèrement préféré celui la par rapport au premier pour l'histoire qui s'avère intéressante et un peu plus violente grâce à son personnage principal encore moins intelligent que celui du premier, on est hors des sentiers battus, les polars de NWR sont originaux et soignés (la lumière est plus travaillé sur ce film). Un bon film dont la fin est belle à sa façon (bien que je n'aimerais pas être à la place du bébé).