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Kouto
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4,0
Publiée le 16 août 2025
Centré sur le personnage incarné par Mads Mikkelsen – tout bonnement excellent – dans le premier volet cette suite est autant un polar âpre qu’un récit sur la filiation. La réalisation de Nicolas Winding Refn conserve son aspect percutant tout en gagnant en maitrise ainsi qu’en style et surtout dans un récit plus humain grâce à l’interprétation de son acteur principal.
Le destin de Tonny, ex taulard attachant qui cherche la reconnaissance de son père qui le considère comme un looser. L’épisode le plus complexe et émouvant de la trilogie à l’ambiance et à la musique oppressantes et toujours cette même maîtrise absolue de la narration et de la mise en scène.
On s'attarde cette fois sur la vie misérable de Tonny (Mads Mikkelsen). Même ambiance sordide et crasseuse que le précédent, des dialogues toujours aussi percutants, on commence à retrouver des éléments récurrents de la filmographie du réalisateur (drogue, garage, magouilles). Le scénario semble plus approfondi, plus mature. Il y a un thème central défini et le personnage principal connait une vraie transformation. (Pas mal)
Pourquoi tu pousses ? Ce ne devait pas être une trilogie mais voilà, c’est fait. Le premier volet était un petit coup de poing cradingue. Pusher 2 nettoie un peu l’image mais garde l’ambiance. Quelques années après les évènements racontés dans Pusher, on retrouve Tonny qui était alors un personnage secondaire lourdaud. Cette fois, il est au centre du récit, il sort de prison et va chercher à se faire une place dans la société, dans le milieu, dans sa famille. Tout un programme pour celui qui passait jusqu’alors pour un fieffé demeuré. C’est son père, trafiquant de véhicules qui va lui donner sa dernière chance et Tonny fera tout pour reconquérir son respect. On garde donc l’ambiance grise, humide et froide de la ville de Brest … pardon, de Copenhague. Là-bas, on cause peu et on fait la gueule entre deux cuites et trois coups foireux. Il faut reconnaître qu’aucun des personnages n’est particulièrement sympathique ou attachant. Si bien que le Tonny le blaireau du premier Pusher devient Tonny le miséreux pour qui on finit par ressentir de la pitié. Car rien de ce qu’il entreprend ne va. Car on sait où tout ça va finir. Et même si ça ne finit pas. Une des forces du film est dans l’interprétation. Mads Mikkelsen y est parfaitement juste comme toujours et le reste du casting est aussi à l’ouest que nécessaire. A la mise en scène, on gagne en sobriété dans le sens où on s’éloigne du parti pris fatigant du dogme. De fait, Pusher 2 se distingue moins que le premier mais ça permet de mettre en avant la tragédie qui se joue. En bref, une réussite qui mérite le coup d’œil pour qui ne sera pas rebuté par le misérabilisme de l’ensemble.
Noir c’est le cinéma chez Nicolas au Danemark, des combines de skinheads tatoué respect avec le milieu, aussi trash, violent, c’est sexe, drogue et rock´n’roll, une intrigue de camés dans les bas-fonds du Duc de Copenhague, conseillés aux plus de 16 ans. Ami baroudeur délinquant danois envoyé à l’hosto sérieusement amoché du 1er film datant de 1996, pas plus ni moins suite à la Playa Gravelax suspense, devenu perso principal de ce 2ème épisode, après 8 ans d’économie sur l’écriture du scénario sortie en 2004.
Patience peaufinée style et goûts musicaux, c’est pas mal, drôle de loulou, comique bien révélé acteur, le père et le fils volé avant que n’arrive les missionnaires services sociaux négligés dans un avenir incertain, courir vers ce temps rallongé, l’histoire suspendue à une corde.
Ce 2ème opus surpasse le 1er. Je le trouve beaucoup plus personnel, plus émotionnel, plus accrocheur. Si le 1er traitait le monde de la délinquance et de la drogue, celui-ci nous entraîne directement dans la vie de misère de Tonny, qui est certes un sale type mais on arrive tout de même à avoir de la sympathie, voire de l'ampathie pour lui et au final on l'apprécie presque. Le film traite des relations père, fils et des responsabilités que l'on doit assumer. Ce pusher 2 est donc plus de tout que son aîné. Une grande oeuvre
Qu’on se le dise, Pusher 2 & 3 sont davantage les suites « alimentaires » du premier film de NWR que les épisodes d’une trilogie pensée dès le départ. Pusher 2 est surtout là pour asseoir à NWR une nouvelle reconnaissance critique, son court séjour aux USA ayant été injustement boudé. Et le succès critique sera non seulement là mais amplement mérité, car NWR va continuer à se réinventer (comme il le fait à chaque film). A partir de son premier grand film, NWR se prend donc à en développer certains de ses personnages secondaires, à commencer par le bien brave Tony aka Mads Mikkelsen. Alors que le premier Pusher baignait dans le film noir, aux accents mafieux et avec un côté polar assumé, Pusher II semble vouloir s’orienter davantage dans le drame familial. Et que voilà une famille de truand tous plus infects les uns que les autres (bien que quelques « bons » gars s’en dégagent). Mads Mikkelsen, déjà impressionnant dans le premier opus, devient donc le premier rôle, et à l’instar de Kim Bodnia, porte le film sur ses épaules. Sa volonté de s’impliquer dans le commerce de son père sera systématiquement mise en échec. Tony en cela est un abruti total, défoncé à la coke et l’alcool, mais son entourage n’est guère mieux. Les êtres plus « rationnels » de NWR sont autant de monstres symboles de cette ville écrasante. C’est en cela qu’il parvient à arracher son humanité à Tony, qui finit, complètement tiraillé à se créer un chemin de rédemption, en rompant littéralement sa filiation. Très fort émotionnellement, et bien sûr indispensable.
Ressortie en salle de la trilogie culte de NWR, ou Mads Mikkelsen entre dans la légende et réussit une performance exceptionnelle avec ce " Pusher 2 " .
Polar introspectif aux accents psychologiques profonds ( on voit ou conduit la blessure de rejet parentale associée à celle de l'humiliation).
La scène finale est un modèle d'émotions ou le personnage principal accompli le geste formidable ou il décide de ne pas reproduire ce qu'il a subi. Le coeur parle enfin !
Avec un film ( 2004 ) d'une pareille puissance émotionnelle, NWR s'affirme définitivement comme un des grands noms du cinéma.
Pour moi, "Pusher 2" est légèrement moins bon que son prédécesseur. Certes Mads Mikkelsen est intéressant et nous plonge dans un milieu que peu de personnes connaissent mais il persiste quelques petites choses qui me dérangent. Tout d'abord, j'ai trouvé que le côté documentaire du premier volet avait un peu disparu, laissant place à un style plus commun. D'autre part, ces ambiances tamisées sont trop présentes et on ne voit pas grand chose ... ce qui est assez dérangeant pour un film ! J'ai également constaté que tout se ressemblait avec son aîné et j'aurai préféré un peu plus de nouvelles choses. Mais, évidement, il n'y a pas que des mauvais côtés sinon ça ne serait pas drôle. Les plans séquences sont ultras efficaces et le cinéma mondial y gagnerait beaucoup à en intégrer plus. Les scènes d'agressions ou similaires sont réalistes et parfois, on s'y croirait, notamment celle avec les péripatéticiennes (vous comprendrez par vous même). La venue d'un bébé apporte un petit plus et j'espère qu'il en sera encore question dans le dernier épisode de la trilogie, que bien entendu, j'ai hâte de visionner ! 12/20.
Difficile de noter individuellement les films de cette trilogie à découvrir, mais Mads Mikkelsen est vraiment le point phare de cet épisode et expose déjà ses talents encore peu connus du grand public. La psychologie d'un fils éternelle déception d'un père malfrat notoire et connu du milieu, qui cherche à se faire une place et un prénom dans cet univers de vols de voiture, meurtres et prostitutions... Du très bon film noir.
Même défaut que dans le premier opus. le film n'est pas assez long et sa manque d'ambition. On voit clairement qu'il manque un bon budget derrière. le réalisateur voudrait faire du Scorsese mais n'arrive à aucun moment à sa cheville. Dommage parce qu'il avait le scénario et surtout l'acteur principal pour faire quelque chose de grand. Au final c'est un film sympa sur un paumé mais certainement pas un grand film de mafia comme on essaye de nous le vendre. en plus de ça la mise en scène est loin d'être extraordinaire. Si vous avez aimer le premier vous aimerez celui ci qui est un rien meilleur.
Toujours le même esprit avec cette même ambiance qui a fait le style du premier volet (musique, lumières). Premier rôle cette fois-ci pour l'excellent Mikkelsen toujours aussi fou dans son rôle mais profondément touchant. L'histoire est moins intense que le premier volet mais toujours aussi intéressante et focalisée sur les nombreuses galères de Tonny en passant par la paternité ou sa relation avec son père. On continue direct sur le troisième volet.