Le plus touchant de la trilogie. Un personnage de loser superbement interprété par Mads Mikkelsen. Une véritable réflexion sur les conflits père/fils qui débouche sur une solution radicale mais salutaire. Une œuvre maitrisée de bout en bout, d'une grande maturité, un vrai polar qui se la raconte pas et qui se concentre sur les personnages plutôt que sur la mythologie romanesque du genre. Et puis nous balader pendant 1H30 dans la crasse du milieu pour conclure le film sur une belle touche d'espoir, je trouve ça génial.
Huit ans après le succès critique et public de "Pusher", Nicolas Winding Refn revient pour un second opus qui, selon la plupart, dépasse en tout point son prédécesseur. Malheureusement, cette suite n'est pour moi que le pâle, très pâle reflet des origines de la saga. Bien que la psychologie du personnage de Tonny soit extrêmement bien travaillée, en partie grâce au jeu impressionnant de Mads Mikkelsen, on ne peut pas dire que son attractivité soit du même niveau.
De la même manière que l'avait fait Scorcese avec De Niro à leurs début dans "Mean Streets", Refn nous livre un personnage qui multiplie les gaffes et les dettes. Se faisant insulté de toute part même par les prostitués du coin, son tatouage "Respect" présent à l'arrière de son crâne semble bien ironique en comparaison de l'image qu'il veut se donner. En regardant le film sous un angle comique il y aurait peut être (et encore) moyen d'apprécier le film dans toute sa durée. Ne rétorquant jamais, s'imposant encore moins, le réveil tant attendu vous feintera quelques fois mais ne vous donnera jamais satisfaction.
En clair, il est impossible d'aimer un film avec pour seule raison que l'acteur principal est un peu inspiré lorsque le scénario ne vaut pas plus qu'une paire de chaussettes et que la frustration matérialise chaque image, chaque son de ce déchet sur pattes. Mais ce n'est pas tout ! Car oui, il y a beaucoup de chose à redire sur ce long-métrage.
C'est avec exaspération que l'on voit chaque personnage se taper une ligne d'héroïne toutes les cinq minutes (je n'exagère pas), on en vient à se demander comment ils parviennent encore à se tenir debout... Les petites histoires faisant intervenir les prostitués n'ont rien de très excitant pour ce qu'elles impliquent. Avec un manque de rythme flagrant, une histoire minable et surtout un Tonny ridicule auquel il est bien difficile de s’identifier à part si l'on est au sous-sol de la chaîne sociétaire, "Pusher 2" ira tout droit à la décharge des films nauséeux qui tire parti de la corruption artistique qui sévit de nos jours. A fuir comme la peste.
Beaucoup plus réussi techniquement, dans sa réalisation que le premier opus de la trilogie, ce Pusher 2 est sublime, envoutant, porté par un Mads Mikkelsen toujours saisissant à l'écran.L'intrigue avance bien sans temps mort et le film livre de sacrées belles scènes.Un très bon NWR
Le meilleur de la trilogie selon moi. On prend la même recette que le premier film...une réalisation halletante et une bande son qui dépote. Une ambiance malsaine. ici on suit le parcours de Tony apparu dans le premier opus campé par un Mads Mikkelsen qui contribue à faire de ce film le plus intense de la trilogie...il est tout simplement impressionnant. On a toujours la dimension humaine du premier opus, mais grosse claque et grosse surprise, le film ne se répète pas abordant des sujets radicalement différents du premier opus. Bravo...
Mads Mikkelsen devra faire un choix entre la brutalité du "milieu" incarnée par son père et la fuite vers une autre vie pour protéger son enfant. L'acteur incarne tour à tour et avec force le comportement "adolescent" ne souhaitant que fuir ses responsabilités de père et le comportement "adulte" de protéger la chair de sa chair. Plus intéressant socialement parlant et plus humain mais la mise en scène reste terriblement frustrante.
Un excellent second volet. Le premier évoquait le quotidien et les aléas de la vie d'un petit dealer danois. Celui-ci se focalise sur son ex-pote aperçu dans le premier opus, petit loser et fils d'un parrain de la pègre de Copenhague, qui bosse à gauche à droite entre deux séjours en taule. Le milieu est le même, mais l'histoire se focalise cette fois sur les relations familiales difficiles (les relations avec les parents, le mariage, la nouvelle paternité, le vide affectif,...) qu'une telle vie engendre, alors que Pusher premier du nom parlait d'avantage de problèmes individuels. Un parfait complément au premier donc... L'excellence de l'interprétation et de la mise en scène, une nouvelle fois très bien accompagnée par une musique adéquate du plus bel effet (comme toujours chez Nicolas Winding Refn) font le reste. Très très légèrement inférieur au premier, véritable chef-d'oeuvre, parce que moins percutant et un peu moins tendu, mais toujours aussi noir et prenant. Un grand film.
Pusher était une claque, ce qu'on appelle un ''film coup-de-poing'', Pusher II est un coup de massue. (...) C'est la tragédie, rudimentaire a-priori, d'un ''kéké'' des bas-fonds, abandonné par son entourage et écrasé par son environnement. Il est vide, mais ne peut se résoudre à se fondre dans cet univers qu'il ne comprend que trop et paradoxalement lui apparaît toujours plus lointain. Aspirant dans le fond à s'en désengager, il ne se résout pas à couper le cordon, mais ses contributions ne sont qu'amabilités.
Toujours plus seul au milieu des rats de Copenhague, il est terrassé par les ordures : trop de questions, trop d'humanité débordent encore de chez lui, si bien que même parmi les rebuts, il ne trouve plus sa place. Le mélo sordide sublime la peinture d'un milieu ou la règle est de tout détruire puis reconstruire, inlassablement, avec une assurance fébrile. Pusher II est l'histoire d'un automate déconnecté s'éjectant de la spirale qui l'a engendrée.
(...)
Le naturalisme est partagé entre misanthropie et regard attentif vers l'homme, sa bêtise et ses perversions. Mais plus encore que dans le premier opus, Refn creuse un sillon vers la fable, ténébreuse et toxique certes, emprunte d'un espoir aussi, d'un soupçon de vie qui pourrait tromper une condition butée. L'esquisse d'un ''autre chose'' est peut-être accessible.
Certains regretteront cette scène probablement dispensable d'un Tonny échoué au bordel, mais c'est que l'approche du film refuse toute mise en images de fantasmes grossiers et chimériques. Son esthétique licencieuse est tout à fait contraire au sensationnalisme. C'est cru, c'est lumineux.
Pusher premier du nom était un ovni sortit de nul part, un suspense terriblement efficace de la demie heure de film et une vraie plongée dans la petite criminalité européenne. Pusher 2 est peut être d'un niveau en dessous malgré l'extraordinaire prestation de Mads Mikkelsen . En effet, Pusher 2 est peut être un peu trop prévisible par moment notamment sur la fin. Néanmoins ce second opus reste tout aussi bon en reprenant les qualités de son aîné. La réalisation de NWR toujours aussi percutante et fait voyager le spectateur comme si il y était dans la noirceur de la pègre.
Énorme trilogie qui est celle de "Pusher". L'histoire est intéressante et bien construite, les acteurs sont grandioses et nous font vivre un univers fait de violence et sans-pitié. Il y a des suites meilleurs que le film original, "Le Parrain 2", meilleur pour ma pars que "Le Parrain" par exemple, "Pusher 2" en fait partie, l'histoire, plus humaine fait de ce film, de cette suite, le meilleur de la trilogie. L'histoire du raté "Danny" qui essaye de ce faire une place dans la pègre et en même temps dans le coeur du parrain de celle ci qui n'est d'autre que sont père est bouleversante et donne un final magnifique et humain dans ce monde impitoyable. Un chef-d'oeuvre.
Toujours intéressant de voir le regard que porte Nicolas Winding Refn sur la criminalité. Mais ici, ce n'est pas des bandits montrée de manière un peu classe comme dans Le Parrain ou Les Affranchis. Non, c'est juste des dealers qui font tout ce qui est possible pour trouver un peu d'argent. Et ce schéma a un avantage et un inconvénient notable. Pour ce dernier, c'est que le Pusher II n'a pas la classe des films précédemment cités et a beaucoup moins de scènes marquantes. Mais au moins, avec cette approche, on sent des personnages crédibles et le côté tragique de les voir s'enfoncer de plus en plus dans la misère. A commencer par Mads Mikkelsen, qui signe une très bonne performance et est plus proche d'un gros bouffon que d'un gangster charismatique. Bref, pas le film le plus divertissant au monde mais sa vision du monde du crime est réaliste et intéressante, j'ai même personnellement préféré au premier film.
Beaucoup moins démonstratif en terme de scénario que son prédécésseur.Ce deuxiéme volet est plus psychologique et fait plus état des réactions d'un toxico se découvrant pére.Là encore le réalisme est impréssionnat et méme si la violence est moins montrée que dans le premier elle y est plus intense et plus travaillé gràce à un travail authentique.
Nettement meilleur, le film nous offre cette fois un héros plus charismatique ainsi qu un scénario certes simple mais efficace. Grosse nouveauté, c'est tout de suite très visible que Winding Refn a eut un plus gros budget et même si cela a moins un effet de documentaire, le film en reste tout autant réaliste avec une mise en scène plus recherché et même si le film reste moins violent que son précédent, l'ambiance pesante qui s'installe rapidement nous fait stresser pour aucune raison.
Winding est pour moi un très grand cinéaste. Non seulement son Pusher (réalisé en 1996 à 26 ans – 2006 est la date de distribution en France) est un choc cinématographique digne des Taxi Driver et autre Reservoir Dogs, mais ses suites sont tout aussi remarquables. Et quand on sait qu'elles ont été faites pour éponger ses dettes colossales suite à l'échec commercial d'Inside Job, cela donne encore plus de valeur au bonhomme. Peu de réalisateurs en quête impérative de succès commercial auraient pris le risque de faire des suites aussi différentes du premier volet. C'est pourtant ce qu'a fait Winding. les seuls liens entre les trois volets étant les personnages et le milieu de la drogue et de la prostitution. Parce que sur le fond c'est totalement différent. Si dans le premier volet on suit les mésaventures d'un dealer qui se débat pour sortir du pétrin, dans ce Pusher 2 on plonge dans l'histoire familiale éprouvante du vulgaire et dépravé Tonny, l'un des personnages secondaires éblouissant du 1er opus. Ce que nous raconte Winding est plus proche du drame shakespearien que du traditionnel film de gangsters. Alors évidemment, le parti pris radical du réalisme donne un film d'une rare crudité verbale et cruauté morale qui peut choquer plus d'un. Mais justement, c'est ce qui élève ce film au rang de chef-d'oeuvre et de film culte. On n'est pas en présence d'une oeuvre commerciale édulcorée, ou gratuitement sanglante et gore comme nos écrans en sont inondés. Le film est même beaucoup moins violent au sens propre du terme que le premier. Le propos est ici étonnamment intelligent, il nous renvoie aux thèmes universels des relations père/fils et nous fait réfléchir sur la construction de l'individu au sein de son environnement familial. Un très très grand film.
Ce deuxième opus de la saga Refnienne est dans la lignée du premier pour ma part, on a plus ou moins droit à la même histoire mais avec un autre personnage. Les bases sont reprises, on vit l’histoire à travers le point de vue d’une seule personne qui s’avère être une petite frappe de l’économie souterraine danoise. A nouveau avec ce deuxième film, j’ai ressenti une certaine lassitude à l’approche du coup de poignard final (ceci n’est pas un jeu de mot avec le dénouement du film, non non). Sinon dans l’ensemble c’est très correct, la mise en scène est maitrisée, la caméra à l’épaule est moins effrayante que dans Pusher premier du nom pour certains plans. Côté son j’ai apprécié aussi, on a droit à une BO immersive et poignante. C’est toujours aussi réaliste, triste, noir, et pessimiste. Pour moi ce film ne dépasse pas le premier, il est sans doute plus réussi d’un point de vue technique, mais côté scénario et installation de la tension c’est assez semblable. Même note donc, en espérant que l’ultime opus finira un cran plus haut.