Pusher 2 - Du sang sur les mains
Note moyenne
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220 critiques spectateurs

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LUET M
LUET M

57 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2013
Aussi puissant que le premier volet, 'Pusher 2' est un vrai choc, par sa violence plus psychologique que physique. On suit ici Tonny, l'ancien ami de Frank, personnage principal du premier opus. Récemment sorti de prison, il essaye de se refaire en participant à quelques coups, notamment sous la direction de son père, qui dissimule ses activités de délinquance grâce à son garage dont il est le gérant. Parallèlement, il retrouve une ex avec qui il a eu un enfant par accident avant son incarcération. Alors que 'Pusher' traitait du puits sans fond qu'était la poursuite du remboursement des dettes d'un petit criminel, 'Pusher 2' se centre sur la recherche de rédemption, sur les rapports père-fils et les relations familiales plus généralement. Tout cela dans la même ambiance sombre et crasseuse du premier volet. Même sur un terrain plus général que sont ces thèmes de société, Nicolas W. Refn garde une totale maîtrise de son sujet, restant neutre et objectif, tout comme sa mise en scène léchée alliée au réalisme qu'apporte la caméra à l'épaule.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2011
Deuxième partie de cette chronique évolutive sur le milieu du crime. Niveau réalisation toujours autant impeccable, dans la veine du premier et donc pas réellement de grand changement et bon c'est tant mieux ! Niveau histoire, là on peut parler de changement. Parce que même si on se retrouve au milieu de cette univers cru, impitoyable et violent, on retrouve une certaine touche de tendresse, une touche d'humanité. Cette fois, on suit Tonny, tout juste sorti de prison. Un gars un peu pommé rejeté par son père et qui vient d'apprendre qu'il avait un fils. On voit donc une double relation père/fils, l'une complétement abimée et foutue et une autre révélatrice et salvatrice. Touchant et horrifiant, drôle de mélange que voilà...drôle mais pourtant tellement réaliste et c'est peut être toute la force du film, ne tomber ni dans le tout noir ou le tout blanc... Saisissant, captivant, choquant, NWR sait ce qu'il fait et il sait exactement où il va, reste plus qu'à savoir si vous, vous êtes prêt à le suivre !
Le cinéphile

795 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2014
Un peu le même ressenti que pour le premier épisode dont cette suite n'a en réalité avoir que le personnage de Madd Mikkelsen! Je ressors du long metrage encore une fois en demi teinte, à la fois partagé par une certaine frustration puisque connaissant le talent incommensurable de NWR, ce "Pusher 2" m'a, comme son prédécesseur, quelque peu déçu ; mais également avec une bonne grosse claque dans la face! Car en effet certains passages sont réellement viscéraux, terriblement pesants, et d'un réalisme terrifiant, montrant la misère de ce personnage qui s'en sort tant bien que mal à coup de batte de baseball et autre coups de poings puissants! Le film de NWR est donc au delà d'être artistiquement sublime comme ses trois dernières réalisations, une oeuvre atypique, énigmatique, prenante et pesante, engagée, porté par un Mikkelsen qu'on a connu en meilleur forme mais qui dégage une fragilité déconcertante malgré la puissance de son personnage qui correspond très bien à sa psychologie! La réalisation n'est pas en reste et meme si elle n'est que les prémisses de ce que nous offrira plus tard NWR elle réserve quand même quelques passages sympathiques et étonnants! Un film détonnant, une expérience qui vaut le détour mais qui laissera comme tous les films de ce réalisateur un bon nombre d'entre vous sur le trottoir! Reste a voir le dernier episode?!
EricDebarnot
EricDebarnot

241 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2011
Largement supérieur au premier volet, ce "Pusher 2" fascine immédiatement par la manière dont Nicolas Winding Refn transcende son matériau brut, voire bestial (la vie minable de criminels des plus rudimentaires) pour offrir un portrait aussi dépressif qu'ironique de la désespérance urbaine : plus que la violence, quasiment absente ici, ce sont les relations entre ses personnages qui fascinent le réalisateur, alors que la bêtise générale et la cupidité ne laissent que peu de place aux sentiments. Les scènes de sexe, très crues, d'une tristesse et d'une solitude effrayantes, témoignent en particulier de la parfaite justesse de son regard. Une sorte d'humanité palpite quand même à la lisière de ces personnages, brutaux et impitoyables, qui jamais ne se rachèteront (pas un geste de bonté, pas une parole de réconfort ne viennent illuminer les 90 minutes du film) : l'interprétation très fine de Mads Mikkelsen n'y est pas pour rien, conférant au personnage borné de Tonny une fragilité qui finit par émouvoir.
NiERONiMO
NiERONiMO

59 abonnés 353 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2012
Je penchais pour un 4.5, mais devant un tel dénouement et un final si démentiel, je ne pouvais m’y résoudre … on tient donc là un chef d’œuvre de Nicolas Winding Refn, qui quelques 8 années après son déjà très réussit Pusher, nous servait une suite des plus alléchante. Toujours centré sur un unique personnage, Tonny que l’on avait perdu de vue au cours du précédent volet se retrouve ainsi sous le feu des projecteurs de ce Pusher II, qui débute de la meilleure des façons au travers d’une introduction éloquente en la matière. En effet , un monologue conclut par des bribes de dialogues nous rappelle avec soudaineté la portée du contenu arboré par Pusher, c’est-à-dire un univers fait de petits malfrats danois (et autres) au ton avant tout réaliste et … pessimiste. La suite poursuit dans cette veine avec le retour de Tonny à la liberté, qui tout en renouant avec son père, dit Le Duc (chef de gang), va découvrir un fils surprise et tout un lots de problèmes. Et cette situation précaire, on la suit avec d’autant plus d’intérêt que Tonny est foutrement attachant, malgré (ou même du fait de) son comportement plutôt décalé et imprévisible ; et il va sans dire que l’excellentissime prestation de Mad Mikkelsen abonde en ce sens, faisant de ce Pusher II un opus supérieur à son ainé sur ce point. Par ailleurs, on est littéralement captivé devant ce flot d’émotions latent que véhicule le personnage face à tout ce petit monde, sa relation avec son père en tête de file ; de même, la naissance d’une relative notion de responsabilité chez Tonny, et ce vis-à-vis de son enfant, ajoute une dimension supplémentaire à la psychologie du personnage, qui s’éloigne sans cesse au cours du long-métrage d’un profil d’insouciant auquel il manquerait une case … et tandis que ce dernier va se retrouver au centre d’une sombre affaire de dettes bien malgré lui, tous ces divers éléments vont s’unir pour donner lieu à une dernière partie de film tantôt magnifique, tantôt tendue et … en tout points saisissante. On pense donc d’abord à l’après-mariage où l’absence de dialogues laisse place à une BO enchanteresse (accompagnant l’état d’esprit de Tonny) ; par la suite, c’est l’éclaircissement des actions de Kurt et l’importance du Duc qui entre dans la danse, donnant lieu à une montée en puissance de la tension, à laquelle fera figure de conclusion ce fameux dénouement mêlant tristesse et colère … le tout de façon brusque et surprenante ! Enfin, Pusher II ne s’arrête pas là en revenant à la responsabilité nouvelle de Tonny, qui donnera ainsi lieu à un final des plus transcendant, autant visuellement que musicalement, le film prenant alors des allures d’happy end jubilatoire sans pour autant l’être … quelle claque ! Pour conclure on ne peut que résumer ce Pusher II de Refn comme étant culte et encore meilleur que son prédécesseur, pourtant déjà excellent ; la palme revient donc à Mad Mikkelsen et son inoubliable personnage, aux côtés d’une réalisation encore et toujours parfaite, ni plus ni moins.
bobmorane75
bobmorane75

27 abonnés 216 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Terrible descente aux enfers d'un monde de dégénérés que la drogue enfonce dans une spirale sans fin vers la déchéance et la mort. Un non sens à la vie. Le portrait psychologique de Tonny (Mads Mikkelsen est génialissime) est stupéfiant de réalisme dérangeant. La seule beauté dans cet univers effrayant n'est pas la belle Gry en string, mais l'adorable bébé qui donne une fausse lueur d'espoir dans cette obscur société, tant issue de parents camés à mort, on se doute qu'il perpétuera à son tour de déjection maudite... Admirable !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2014
Des histoires de survies, de filiations et de pressions psychologiques terribles traités avec un une intelligence humaine exemplaire et pour le moins déconcertante pour un si jeune réalisateur...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juillet 2012
Beaucoup plus noire que le premier opus. On se situe dans un drame pur et dur nettoyé des rebondissements qui rythmaient le premier. Bien que cela peut un peu décevoir, la performance de Mads Mikkelsen est superbe et mérite d'être applaudie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 novembre 2010
On aborde dans ce second volet, le point de vue de Tonny, jouait par un excellent mads mikkelsen (le chiffre dans un 007). Violent, tres realiste ce deuxieme volet ne décoit pas meme si je suis un peu resté sur ma faim...
dahbou
dahbou

249 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2007
Sans doute mon préfèré de cette desormais mythique saga danoise ou le réalisateur fait encore une fois preuve d'un talent rare. Suivant les traces de l'homme de main minable du premier qui va se decouvrir père à sa sortie de prison alors que le sien le rejette, le film pose un regard lucide sur cette société et s'interroge sur la paternité et les liens qui en decoulent. Un film à la fois sincère, réaliste et même parfois drôle.
Noistillon
Noistillon

95 abonnés 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2011
Pusher 2 gagne en profondeur et en sensibilité ce qu'il perd en scénario. Certes moins percutante que son aîné, cette suite demeure une immense réussite, ne serait-ce que pour la complexité de Tonny, le personnage principal. Nicolas Winding Refn transforme le genre du premier volet en tragédie
familiale. La mise en scène est toujours très inspirée et Mads Mikkelsen est époustouflant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juin 2015
Nicolas Winding Refn continue sa fresque sur la pègre danoise avec le deuxième volet de la saga Pusher. On y retrouve Tony (alias Madds Mikkelsen très bon en petit malfrat trivial) qui à peine sorti de prison apprend qu'il à un fils ce qui va l'amener à changer d'attitude et surtout à faire tout pour offrir une vie décente à sa progéniture. Ainsi NWR offre un film similaire au premier et démontre une nouvelle fois son talent pour la mise en scène avec ses plans serrés, caméra à l'épaule et sa photographie crade renforçant l'aspect trash du film. On y retrouve aussi tous les éléments qui font le style de NWR (violence exacerbée, longs plans, atmosphère travaillée) qui feront son succès 7 ans plus tard avec son chef d'œuvre "DRIVE". Néanmoins, on note la forte présence de la relation père-fils qui est un thème central dans le film et qui apporte un aspect dramatique contrastant avec l'ambiance générale . En conclusion, ce deuxième volet est un film trash réservé à un public averti qui renferme néanmoins d'excellentes idées de mise en scène notamment grâce à son talentueux réalisateur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 février 2011
Très bonne suite. On garde toujours la même atmosphère glauque et froide que le premier. Seulement le premier "Pusher"ressemblait un peu a Scarface version Danoise alors que ce second volet reprend l’idée du portrait d’une jeune frappe mais l’aborde d’une manière très différente. L’aspect film de gangster est laissé de côté au profit du drame, changement de point de vue oblige, du chemin de croix d’un junkie vers une forme d’absolution, d’un cheminement intérieur d’un type sur qui les coups n’arrêtent pas de tomber et qui fait tout pour se relever. Le personnage de Tonny est donc nettement plus attachant que celui de Franck. L'histoire est beaucoup plus émouvante. Et le spectateur est blasé au final.
Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2011
Côté mise en scène on se rapproche un peu plus que de ce que sait faire Winding refn aujourd'hui on retrouve des scènes ou l'image est entièrement colorés en rouge comme dans "Bronson" et "Le guerrier silencieux"

Côté histoire c'est un peu la même chose que le premier sauf que le personnage principal est Tonny l'amie de Franck dans le premier.

Tonny aussi va avoir des gros problèmes.

Mais l'histoire est encore plus intense du fait que c'est aussi une histoire de famille d'ailleurs la dernière scène du film est magnifique.

Tonny est une personne incroyablement stupide pourtant quand il apprend sa paternité il se préoccupe de son fils, il se révèle avoir une conscience, c'est une sorte d'ironie quand on sait ce qu'il advient de son propre père.

Sinon il y a encore plus de junkies, d'images de culs (attention pour les enfants) et dialogues vulgaires sur le cul donc.
C'est sale, c'est glauque c'est le milieu de la drogue quoi.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 janvier 2014
Mieux que le 1, ce pusher se distingue par un personnage principal plus complexe et intéressant, génialement interprété par Mads Mikelsen, une histoire et un suspense plus aboutis et une esthétique bien plus tape à l'oeil que son prédécesseur, certaines scènes sont même quasiment pornographiques, spoiler: notamment la géniale scène du mariage, qui met en contraste l'innocence de l'enfant qui dort et la strip-teaseuse qui se touche.
Le cocktail est toujours le même, nervosité, musiques électro, gangsters, drogue etc. Ici, Tonny porte encore les séquelles de ses mésaventures du 1 mais ne s'en souvient pas, on croise également la route de Milo et de plusieurs autres personnages sombres et inquiétants.
Cette fois ci en revanche on a aussi le parcours initiatique de Tonny que lui imposent ses responsabilités de père, ou comment ce personnage dérangé, immature, violent et dangereux peut aussi être quelqu'un de fragile, bon et doux. C'est beau, et ça claque.
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