Winding est pour moi un très grand cinéaste. Non seulement son Pusher (réalisé en 1996 à 26 ans – 2006 est la date de distribution en France) est un choc cinématographique digne des Taxi Driver et autre Reservoir Dogs, mais ses suites sont tout aussi remarquables. Et quand on sait qu'elles ont été faites pour éponger ses dettes colossales suite à l'échec commercial d'Inside Job, cela donne encore plus de valeur au bonhomme. Peu de réalisateurs en quête impérative de succès commercial auraient pris le risque de faire des suites aussi différentes du premier volet. C'est pourtant ce qu'a fait Winding. les seuls liens entre les trois volets étant les personnages et le milieu de la drogue et de la prostitution. Parce que sur le fond c'est totalement différent. Si dans le premier volet on suit les mésaventures d'un dealer qui se débat pour sortir du pétrin, dans ce Pusher 2 on plonge dans l'histoire familiale éprouvante du vulgaire et dépravé Tonny, l'un des personnages secondaires éblouissant du 1er opus. Ce que nous raconte Winding est plus proche du drame shakespearien que du traditionnel film de gangsters. Alors évidemment, le parti pris radical du réalisme donne un film d'une rare crudité verbale et cruauté morale qui peut choquer plus d'un. Mais justement, c'est ce qui élève ce film au rang de chef-d'oeuvre et de film culte. On n'est pas en présence d'une oeuvre commerciale édulcorée, ou gratuitement sanglante et gore comme nos écrans en sont inondés. Le film est même beaucoup moins violent au sens propre du terme que le premier. Le propos est ici étonnamment intelligent, il nous renvoie aux thèmes universels des relations père/fils et nous fait réfléchir sur la construction de l'individu au sein de son environnement familial. Un très très grand film.
N'aillons pas peur des grands ce film est une merveille qui renvoie le premier volet aux oubliettes. Beaucoup plus psychologique que le premier opus, les relations père fils sont au centre de Pusher II. L'acteur principal est merveilleux et touchant, son personnage est très attachant même si c'est pas quelqu'un de bien et au final on a mal pour lui. grand coup de maître.
Ambiance poisseuse, réalisme, mise en scène puissante, violence, drogue... On retrouve ce qui faisait la force du premier opus... Avec en plus dans ce numéro 2 : des personnages plus fouillés ; une bande son énorme ; un Mads Mikkelsen qui crève l'écran dans l'interprétation de son personnage looseur et lache mais de plus en plus attachant; plus d'humour... En résumé, c'est encore mieux que le premier...
Le second opus de cette trilogie n'est pas meilleur que le premier mais il reste très bon. Ce n'est pas une suite du précédent même si le prénom de Frank fait un brève apparition. Ici, la caméra est concentré sur Tonny, l'associé de Frank. Les principaux ingrédients de la trilogie sont toujours là: violence, drogues, alcool, tout ce qu'il faut pour bâtir l'utopie dans lequel flotte l'univers des camés. Mais le sujet est aussi beaucoup axé sur la relation père à fils et fils qui devient à tour père. Le paternel exerce un pouvoir sans cesse croissant sur son fils, une peur, une certaine autorité, un souffre-douleur que Tonny endosse avec honte et frustration. Cruauté, dureté, c'est ce qui finit par l'étouffer. Les erreurs sont-elles à prendre en compte pour le futur? C'est ce que notre personnage ne cesse de se dire au fond de lui. Il regarde autour de lui et voit l'univers dans lequel il rampe. Triste sort. Nicolas Winding Refn continue son chemin et nous dévoile d'autres horizons sans perdre son sujet de vue. Un peu mois frais que son premier bijoux, mais tout de même brillant.
Tonny est cinglé. Mais ca ne suffit pas... L'histoire n'est pas extraordinaire, et, à part deux ou trois scènes, il ne se passe pas grand chose. Mais ca reste Pusher alors regardez le quand même.
Pusher II reste intéressant mais on sort de l'esprit si sombre et violent du premier volet. On se concentre sur les pensées du personnage principal qui se pose beaucoup trop de questions pour un soi-disant "paumé". Plus de bla-bla, d'intimisme, moins de charisme. La réalisation est aussi moins soignée. Pusher II dénature le premier volet et est donc décevant... Quel dommage.
Deuxième opus de la trilogie Pusher . J'ai été litéralement boulvérsé par la fin .Mads Mikkelsen est vraiment formidable et donne une profondeur au personnage de Tonny . Au début du film j'avais plus du dégout pour le personnage que de la compassion , mais au fil du temps on ressent la douleur que peut éprouver cette petite frappe entre le devoir d'impressionner son pére , la mére de son fils qui est vraiment une grosse trainée et le besoin de s'en sortir .Ce qui ma déplut c'est que le film est un peu long à démarrer mais il montre avec brio la déchéence humaine .
Sans doute mon préfèré de cette desormais mythique saga danoise ou le réalisateur fait encore une fois preuve d'un talent rare. Suivant les traces de l'homme de main minable du premier qui va se decouvrir père à sa sortie de prison alors que le sien le rejette, le film pose un regard lucide sur cette société et s'interroge sur la paternité et les liens qui en decoulent. Un film à la fois sincère, réaliste et même parfois drôle.
Second opus de la trilogie Pusher réalisée par Nicolas Winding Refn, Du Sang Sur Les Mains est incontestablement le meilleur des trois car le petit prodige du cinéma danois nous offre un film aussi cru et réaliste que le premier tout en y ajoutant un paquet de scènes touchantes (la relation entre Mads Mikkelsen et le bébé est aussi burlesque qu'attendrissante) et finissant dans une lueur d'espoir magique révélant un humanisme refoulé jusque là. Un très grand film !