Derniers Avis : Pusher 2 - Du sang sur les mains - Page 14
Pusher 2 - Du sang sur les mains
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EricDebarnot
241 abonnés
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3,5
Publiée le 2 février 2011
Largement supérieur au premier volet, ce "Pusher 2" fascine immédiatement par la manière dont Nicolas Winding Refn transcende son matériau brut, voire bestial (la vie minable de criminels des plus rudimentaires) pour offrir un portrait aussi dépressif qu'ironique de la désespérance urbaine : plus que la violence, quasiment absente ici, ce sont les relations entre ses personnages qui fascinent le réalisateur, alors que la bêtise générale et la cupidité ne laissent que peu de place aux sentiments. Les scènes de sexe, très crues, d'une tristesse et d'une solitude effrayantes, témoignent en particulier de la parfaite justesse de son regard. Une sorte d'humanité palpite quand même à la lisière de ces personnages, brutaux et impitoyables, qui jamais ne se rachèteront (pas un geste de bonté, pas une parole de réconfort ne viennent illuminer les 90 minutes du film) : l'interprétation très fine de Mads Mikkelsen n'y est pas pour rien, conférant au personnage borné de Tonny une fragilité qui finit par émouvoir.
Ce film est un véritable chef d'oeuvre de noirceur. Cependant, si la scène limite porno avait été coupée, le film aurait gagné en accessibilité et perdu en provocation qui est malheureusement inutile dans ce passage.
Pusher II n'est pas aussi rythmé que le premier opus, mais il est tout aussi oppressant. Le personnage principal, loser en quète de redemption et de reconnaissance, n'est pas aussi déglingué que le héro du 1°. Le principal point fort de ce film est la difficulté qu'ont les différents protagonistes a se respecter, s'aimer. Le petit budget alloué a la réalisation confère au film un côté reportage qui ne le rend que plus réaliste. La réalisation, ainsi que la lumière et la bande son sont bien réussies. Le premier opus était un film "coup de poing", haletant, celui ci est plus calme, basé sur les rapports entre les personnages, mais est au moins aussi intéressant. Je vais enchaîner avec le 3°...
Même défaut que dans le premier opus. le film n'est pas assez long et sa manque d'ambition. On voit clairement qu'il manque un bon budget derrière. le réalisateur voudrait faire du Scorsese mais n'arrive à aucun moment à sa cheville. Dommage parce qu'il avait le scénario et surtout l'acteur principal pour faire quelque chose de grand. Au final c'est un film sympa sur un paumé mais certainement pas un grand film de mafia comme on essaye de nous le vendre. en plus de ça la mise en scène est loin d'être extraordinaire. Si vous avez aimer le premier vous aimerez celui ci qui est un rien meilleur.
Dans cet opus, celui qui s'est fait détruire la tête à coup de batte de base ball dans l'épisode précédent, sort de prison. Il devient le personnage central de cette chronique du milieu de la dope. Une nouvelle dimension est donnée à cette suite ; celle de la filiation. D'abord avec le père dont il essaye de se faire aimer, puis de son propre fils qu'il apprend à aimer à son tour. S'en sortir en trouvant des petites combines qui pourraient rapporter, c'est ce qui fait le quotidien des personnages de Pusher. Comme toujours. Mais cette fois-ci, la course est pour la vie, en quelque sorte. Des moments d'émotion pure. La saga devient alors superbe.
Plus qu'un véritable malfrat, Tonny est plutôt un paumé qui plus est doté d'un père castrateur. Fraîchement sorti de prison, il n'a de cesse d'essayer de prouver sa valeur à son paternel en accumulant les plans foireux, tout en essayant de devenir lui-même un père. Traité comme le pire des larbins par son père et pris pour un raté par la plupart des gens qu'il côtoie, pas facile pour lui de se faire une place et un nom. Ce film est un portrait à la fois dur et émouvant de ce pauvre type merveilleusement interprété par Mads Mikkelsen.
Ce deuxième volet est moins accrocheur que son petit frère. On s'attache malgré tout à son protagoniste qui, comme celui du premier, cherche absolument à survivre. Dans le fond, le film ne m'a pas fait penser à un autre polar mais à "Julien Donkey-Boy" de Harmony Korine (!?). La réalisation de Refn est acide et lui vaut largement le titre de "punk" du cinéma danois.
Suite de la critique ( voir "Pusher") pour le 2 et le 3. Dans le second ( "Du sang sur les mains"), Tonny ( Mads Mikkelsen, le "méchant" dans le dernier James Bond) sort de prison. C’est le temps des retrouvailles avec son père, garagiste frauduleux dans le trafic de voitures volées. Au lieu de recevoir l’amour qu’il attendait de son paternel, il se rend compte que celui-ci va l’utiliser dans ses combines foireuses. De plus, il apprend qu’à son tour, il serait papa. Face au désintérêt que lui porte son père, mais aussi à l’oppression qu’il lui fait subir, la tension va crescendo jusqu’au point de rupture fatal... Dans le dernier ( "L’ange de la mort"), Milo prépare l’anniversaire de sa fille de 25 ans, à qui il n’a jamais rien su refuser. Ses hommes de main, souffrant de maux d’estomac ( provoqués par les plats qu’il a confectionnés), le laissent dans l’obligation d’aller vérifier si sa cargaison d’héroïne est bien arrivée. Dépassé par les événements ( l’anniversaire à gérer et ses affaires professionnelles qui virent au cauchemar), il va finir par péter les plombs, le tout se terminant dans un bain de sang...comme dans un abattoir ! Laissez-vous emporter par cette merveille qui ne dure que cinq heures et, vous serez sidérés de reconnaître que cette trilogie est plus forte que "Trainspotting" de Boyle, "Affliction" de Schrader ( le scénariste de "Taxi driver") et "Les affranchis" de Scorsese réunis, avec l’ambiance glauque de "Bad lieutenant" de Ferrara. Du cinéma à l’état pur...
Un putain de film, un putain de film. Peut être le meilleur de la saga. En tout cas, Pusher 2 est encore plus troublant que le premier, toujours aussi bien réalisé, même mieux, toujours aussi prenant. Mads Mikkelsen confirme son grand talent en étant le personnage principal du film. Sincèrement, un putain de choc visuel. La réalisation de Nicolas Winding Refn est ultra viscérale. Les mouvements de caméra sont magnifiques. Une très grande suite, un très grand film.
L'ambiance y est toujours mais un peu moins forte parce que moins d'action et puis on ne voit plus l'acteur principal du premier. Parfois un peu d'humour bien placé bref ça mérite trois étoiles, j'espère que le dernier est à la hauteur du premier !
La suite du 1 mais avec un changement de personnages principaux. Ce film est légèrement moins bien que son prédécesseur mais il est pas mauvais. Toujours autant d'action, toujours dans le milieu de la drogue... Bref un film pas mauvais mais qui aurait pu etre mieux
Une suite qui se hisse sans peine au niveau de son prédecesseur. On suit avec fascination les déboires de Tonny dans le milieu de la pègre danoise. C'est cru, violent, parfois drôle, mais toujours juste. Bon, je vais regarder le troisième !
Pas besoin d'avoir beaucoup de bon sens, pour apprécier ce film à sa juste valeur : c'est un chef-d'oeuvre. Le réalisateur Nicolas Winding Refn nous mène dans une ville danoise, où erre Tonny (joué tendresse et subtilité par Mads Mikkelsen) un jeune homme à l'esprit un peu bancal, qui doit faire face aux ambitions douteuses de son paternel. Lorsque Tonny, escroc involontaire, apprend qu'il est père d'un bébé, il médite silencieusement sur sa vie, son passé, et le futur utopique qu'il voudrait donner à son enfant. D'une rare sincérité, et d'une profondeur indéniable, ce film joue beaucoup avec les couleurs, pour adoucir et brouiller le spectateur, le prenant ensuite mieux à la gorge, dans les situations plus engagées, violemment parlant. Un excellent film, que j'ai visonné avec ma petite soeur, qui a été très charmée par le jeu de l'acteur principal !