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Pascal
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4,0
Publiée le 25 mai 2026
" nunca pasa nada " (1963 ) - il ne se passe jamais rien - distribué sous le titre " une femme est passée " ( probablement en référence commerciale afin de laisser entendre un parallélisme de qualité avec " un homme est passé" excellent opus de John Sturges ) n' obtint au moment de sa sortie aucun succès.
Pourtant considéré comme son opus préféré par son réalisateur, l'espagnol Juan Bardem, ( oncle de Javier Bardem ) et cinéaste emblématique du cinéma espagnol des années 1950/60.
Si l'on pourra peut-être reprocher un petit manque de fluidité entre les plans séquence ( stylistique caractéristique de la mise en scène de Bardem ), ce film intimiste est néanmoins une réussite.
Étude d'un moment de la vie ou un individu ( sans doute l'angoisse de la mort n'est pas éloignée de l'état d'esprit du personnage principal ) veut refaire sa vie sentimentale qu'il juge terne, fade et trop tranquille.
C'est aussi un regard sur l'Espagne de Franco, société recroquevillée sur elle-même, ou le poids de la religion agit indirectement sur les frustrations, le malaise ( conscient ou inconscient ) éprouvé par les habitants de ce village enclavé au milieu de nulle part.
On peut souligner la beauté de la musique de Georges Delerue qui venait de composer celle de " le mépris " de Jean-Luc Godard et dont les sonorités et l'harmonie présentent des traits communs avec la participation musicale de " nunca pasa nada ".
Deux acteurs français occupent un rôle majeur dans la distribution, Corinne Marchand qu'on avait vu dans " Cléo de 5 à 7 " d'Agnes Varda et Jean-Pierre Cassel ( père de Vincent Cassel ).
Une découverte très intéressante en ce qui me concerne, de surcroît magnifiquement photographiée en noir et blanc.